Les toreros mineurs dans l’illégalité

Communiqué

LE CRAC EUROPE DEMANDE À TROIS PRÉFETS
D’INTERDIRE L’ACTIVITÉ DES TOREROS MINEURS

Le 10 avril 2014, le CRAC Europe a envoyé un courrier en RAR aux préfets des Bouches du Rhône, Des Landes et du Gers. En effet, lors des corridas des 19 au 21 avril 2014 de la feria d’Arles (13), ainsi qu’à Aignan (32) et à Mugron (40), des mineurs doivent se produire en tant que torero, novillero ou banderillero. C’est le cas de Miguelito Lagravère le samedi 19 avril au matin lors de la feria d’Arles.

Or, la réglementation applicable au travail des mineurs a récemment changé : depuis l’entrée en vigueur, le 14 octobre 2013 (JORF n°0239 du 13 octobre 2013 page 16901 texte n° 8), du décret n° 2013-915 relatif aux travaux interdits et réglementés pour les jeunes âgés de moins de dix-huit ans, les « catégories de travaux déterminées par voie réglementaire » auxquelles renvoie l’article L. 4153-8  du code du travail ont été modifiées.

Dorénavant, nous avons deux articles ainsi rédigés :

Article D. 4153-16 du code du travail : « Il est interdit d’affecter les jeunes à des travaux les exposant à des actes ou représentations à caractère pornographique ou violent ».

Article D. 4153-37 du code du travail : « Il est interdit d’affecter les jeunes à : 1° Des travaux d’abattage, d’euthanasie et d’équarrissage des animaux ; 2° Des travaux en contact d’animaux féroces ou venimeux ».

Rappelons que par décret du 20 décembre 2000, Jean Glavany alors ministre de l’agriculture, avait assimilé la corrida à un abattage d’urgence pour cause d’accident. L’objectif du ministre aficionado était alors de permettre la consommation de la viande de taureau malgré les risques d’ESB.

Au-delà du but poursuivi par ces dispositions lié à la protection des mineurs, il nous parait utile de rappeler que la violation de ces dernières expose ceux qui en seraient les auteurs à des poursuites pénales (le travail interdit de mineurs étant réprimé par les articles R.4743-5 et R.4743-6 du même code / contravention de 5° classe / amende de 1 500 euros par mineur employé, multiplié par 5 si l’employeur est une personne morale).

Dans l’hypothèse improbable d’une passivité des pouvoirs publics, nous envisagerions très sérieusement leur éventuelle mise en cause sur le fondement de la mise en danger d’autrui.

A Alès, le 16 avril 2014
Jean-Pierre Garrigues, président
Tél. 06 75 90 11 93
www.anticorrida.com

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Ainsi naquit le mot ordinateur

C’est un 16 avril, en 1955, que fut proposé pour la première fois le mot “ordinateur” pour désigner, hé bien, un ordinateur. A cette époque reculée où j’étais sur le point de fêter mon premier anniversaire (rien à voir, je sais), la filiale française d’une certaine compagnie IBM s’apprêtait à lancer une grande campagne de publicité (on disait “réclames”) pour parler de certains ses appareils nommés des computers destinés aux activités commerciales, en l’occurrence le modèle IBM 650 (dont le dernier a rendu l’âme en 2007, une longévité incroyable).

IBM 650

Or, la traduction littérale de “computer” était “calculateur” ou “calculatrice” et François Girard, le responsable du service publicité, pensait que cela risquait de créer une confusion avec les machines scientifiques dédiées à faire des calculs. Et là, les computers en question visaient à dominer le marché naissant du traitement de l’information au sens large.

Il décida donc de soumettre la question à Jacques Perret, son ancien professeur de lettres : imaginer un « nom français pour sa nouvelle machine électronique destinées au traitement de l’information ».

Par association d’idées avec l’ordonnateur – celui qui met les choses en ordre, que ce soit dans les comptes d’un établissement public ou dans l’église catholique – Jacques Perret proposa l’expression “ordinatrice électronique”, furieusement moderne et volontairement au féminin pour bien distinguer l’ordinatrice (machine) de l’ordinateur (ecclésiaste).

IBM France ne rentra pas dans de telles subtilités. Il trancha pour “ordinateur” et tenta aussitôt de déposer ce terme en tant que marque. Cependant, l’adhésion du grand public à ce nom fut tellement rapide que finalement, IBM préféra le laisser dans le domaine public.

IBM PC

De façon assez amusante, il arriva quasiment la même histoire à IBM Corp (la maison-mère) lorsque les responsables marketing décidèrent en 1981 de nommer leur premier ordinateur de bureau le Personal Computer (ordinateur personnel, par opposition aux énormes systèmes informatiques qui occupaient des pièces voire des bâtiments entiers), avec leur célèbre modèle IBM PC. Très vite, le monde entier se mit à parler de “PC” pour n’importe quel appareil de ce genre, qu’il soit de marque IBM ou pas. Et le mot PC devint lui aussi une terminologie universelle (hors Apple) après avoir été fugitivement une marque.

Très belle journée à vous

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Arles ville amie des enfants ?

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
ARLES VILLE AMIE DES ENFANTS ?

Se basant sur la Convention des Droits de l’Enfant (CIDE) de 1989, la Brigade Anti Corrida Marseille (BACM) et le Comité Radicalement Anti Corrida (CRAC pour la protection de l’enfance) co-organisent une manifestation pacifique, le dimanche 20 avril, pour dénoncer la présence d’enfants aux corridas. Ils souhaitent attirer l’attention des médias sur l’existence en Arles d’événements tauromachiques et d’école de tauromachie impliquant des enfants.

Paradoxalement, Arles a été déclarée “Ville amie des enfants” par l’UNICEF en 2006. Se déclarer “Amie des enfants” et promouvoir la tauromachie au jeune public, comme le fait la ville d’Arles, constitue un non-sens. Pire, une violation des obligations découlant de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, traité contraignant qui demeure à ce jour la Convention des droits de l’Homme la plus ratifiée dans le monde. Cette Convention garantit le droit pour tous les mineurs à un niveau de vie favorable, à leur développement physique, psychologique, moral et social ainsi que l’obligation pour les Etats parties d’adopter les mesures assurant cette protection de l’enfant.

En ce qui concerne la corrida, cette exigence n’est pas respectée. En effet, le Comité des droits de l’Enfant, l’un des 9 organes de traité sur les droits de l’Homme de l’ONU, s’est expressément prononcé contre la participation et la présence d’enfants à des manifestations de tauromachie. Il sera fait référence aux autres articles de la Convention, violés par la présence d’enfants aux événements tauromachiques et dans les écoles de corrida.

Quant à l’argument souvent brandi par les aficionados d’une culture commune immatérielle – Arles étant inscrite au Patrimoine mondial de l’Humanité géré par l’UNESCO depuis 1981- cet argument est fallacieux. Un élément d’un patrimoine culturel immatériel d’une nation contredisant les principes des droits de l’homme ne saurait être validé par le même organisme qui protège la santé psychologique et physique des enfants. (cf. la récente recommandation de l’ONU au Portugal d’ éloigner les enfants de “la violence tauromachique”).

Aussi, ce 20 avril, la BACM, le CRAC, de nombreuses associations de protection animale et de protection de l’enfance, ainsi que des citoyens espagnols, italiens et belges viendront dénoncer la pratique de corridas ibériques et d’école de tauromachie recrutant des mineurs dans une ville inscrite au Patrimoine de l’UNESCO et ayant passé convention avec l’UNICEF.

Pour témoigner de la nocivité des spectacles de violence sur de jeunes esprits en formation, de leur mise en danger psychique et physique interviendront, notamment:

- Le Pr Hubert Montagner Docteur ès sciences, professeur des universités, ancien directeur de recherche à l’Inserm.

- Le Dr Joël Lequesne, membre du Collectif des psychiatres et psychologues soutenant la demande d’interdiction des enfants de moins de 16 ans aux corridas.

- Le Dr Vasco Reis, ex vétérinaire affecté aux arènes et membre de la MATP (Mouvement portugais Antitauromaquia),

Parole sera aussi donnée aux représentants des associations de Protection Animale de Provence, du Languedoc (Comité de Liaison Biterrois pour l’Abolition de la Corrida) COLBAC car, avec les centaines de manifestants attendus, c’est avant tout le peuple du sud de la France qui rejette une pratique dégradante, nuisible à leurs enfants, et dans laquelle ils ne  reconnaissent pas leur culture.

Lieu: Place Lamartine, ARLES, de 14 h à 18 h.

Contacts :

- Mario Valenza
Président de la BACM tél: 06 83 05 61 58
contact@bacmarseille.fr

- Sophie Brocklehurst
Vice-présidente de la BACM tél: 06 89 13 58 69
indefeso@yahoo.fr

- CRAC Europe

Clip annonçant la réunion : http://www.youtube.com/watch?v=nR3-trx5rQE

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Assemblée : les animaux reconnus comme doués de sensibilité

AFP, 15 avril 2014 – La commission des Lois de l’Assemblée nationale a reconnu mardi aux animaux la qualité “d’être vivants doués de sensibilité”, alors que jusqu’à maintenant le Code civil les considère comme “des biens meubles”, selon une source parlementaire.

Cette modification législative fait l’objet d’une pétition lancée il y a près de deux ans par la fondation de protection animale 30 Millions d’amis, et qui a reçu le soutien de plusieurs intellectuels.

La commission a adopté un amendement socialiste en ce sens, dans le cadre d’un projet de loi de modernisation et de simplification du droit, qui sera soumis au vote dans l’hémicycle, mardi soir et mercredi.

Actuellement, le code rural et le code pénal “reconnaissent, explicitement ou implicitement, les animaux comme +des êtres vivants et sensibles+” mais pas le Code civil, explique les auteurs de l’amendement, au premier chef le député PS des Hautes-Pyrénées Jean Glavany.

L’amendement doit permettre, selon eux, de “concilier la qualification juridique et la valeur affective” de l’animal. “Pour parvenir à un régime juridique de l’animal cohérent, dans un souci d’harmonisation de nos différents codes et de modernisation du droit, l’amendement donne une définition juridique de l’animal, être vivant et doué de sensibilité, et soumet expressément les animaux au régime juridique des biens corporels en mettant l’accent sur les lois spéciales qui les protègent”.

89% des Français sont favorables à une telle modification du Code civil, selon un sondage Ifop réalisé fin octobre pour 30 millions d’amis. A la même période, une vingtaine d’intellectuels, philosophes, écrivains, historiens et scientifiques français se sont également prononcé en ce sens.

Il s’agit notamment des philosophes Michel Onfray et Luc Ferry, de l’écrivain Erik Orsenna, de l’Académie française, de l’astrophysicien Hubert Reeves, président de Humanité et Biodiversité, et de Matthieu Ricard, moine bouddhiste et docteur en génétique cellulaire.

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Le petit squatteur

Nous vous en avons parlé rapidement sur le fil Bonjour hier mais ça vaut le coup d’y consacrer une note… Jeudi dernier, nous avons rendu la liberté aux trois hérissons que nous avions hébergés pour l’hiver. Tout s’est très bien passé. Dans les jours qui ont suivi, nous avons revu certains d’entre eux à plusieurs reprises dans le jardin une fois la nuit tombée. Et aussitôt qu’ils ont été dehors, Anti a fait un ménage très poussé de la salle de bains qu’ils avaient occupée parce que, si vous l’ignorez, des hérissons dans un lieu clos, ça sent vite très fort. Un bon litre de Javel y est passé.

Lorsque le lendemain Anti est passé dans la salle de bains, elle a trouvé qu’il restait encore une petite odeur et elle s’est dit que c’était vraiment tenace. Un peu plus tard, en prenant une pile de linge qui était là, elle y a trouvé des petites crottes. Et encore un peu plus tard, il y avait une mini flaque suspecte sur le carrelage.

L’un d’entre eux était-il revenu dans la maison ?

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Hé bien oui ! Avant-hier soir, Gwlad nous a appelés vers 22h30 ou 23h : elle avait un hérisson dans sa chambre. On l’a trouvé sous une étagère, bien en boule, tentant de passer inaperçu. On était morts de rire.  Hier matin, on en a parlé à Anghbor sur le mode “Tu ne vas pas nous croire”. Et il nous répond, l’air blasé : ““Ben je sais, je les entends le soir devant la porte de ma chambre. Ils font un de ces foins !”. Précision utile : sa porte est juste à côté de la chatière.

Elle semble pourtant bien haute, cette chatière. Mais il faut croire que non seulement au moins un de nos ex-pensionnaires ne se fait pas à l’idée de vivre dehors, mais en plus qu’il est capable de grimper à la porte suffisamment pour attendre le trou qui lui permet d’entrer. D’ailleurs, hier soir, on l’a retrouvé dans le débarras, sur une étagère à un mètre du sol.

Après tout, l’important, c’est qu’il soit bien. Cette maison est vraiment de plus en plus attachante :-)

Très belle journée à vous

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Kathy Dauthuille et les amis de la Vaunage

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Kathy Dauthuille, auteur du roman “Les Voyageurs au Sang d’Or” et du conte “Tisserand du Soleil“, a été interviewée dernièrement par l’association Vaunage.

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Une vidéo à voir en ligne en cliquant ici.

Kathy Dauthuille sera présente au salon du livre de Redessan le 1er mai prochain, ainsi qu’aux Pyramides du Livre de la Grande-Motte les 10 & 11 mai.

Très bonne journée à toutes et à tous,

Anti

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Dans le tunnel de l’aqueduc romain

Profitant du beau temps, nous avons fait hier une petite balade, Anti, Enzo et moi, aux abords de Sernhac, une commune gardoise typique qui vaut la visite par elle-même. Mais si nous y allions, c’est parce qu’elle a pour particularité d’avoir des vestiges de l’aqueduc qui alimentait Nîmes en eau il y a deux mille ans. Le tronçon de cet aqueduc le plus fameux est le pont du Gard mais le trajet complet des conduits faisant une cinquantaine de kilomètres, il en a été retrouvé des traces moins monumentales à divers autres endroits.

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L’un d’entre eux a été découvert par hasard lors du percement d’une voie ferrée – celle par où passe le TGV qui monte vers Lyon et Paris. En creusant un talus, les ouvriers sont tombés sur deux tunnels parallèles enfouis à plusieurs mètres sous la surface. Peu de guides en parlent, dont notre indispensable “Les chemins d’Emilie”, aux parcours souvent très approximatifs, ce qui n’enlève rien au plaisir de la découverte.

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Pour voir la suite du trajet de l’eau, il faut traverser le village et s’avancer dans un très joli vallon. Sur le bord, la roche a été percée de deux grands tunnels, longs chacun d’une soixantaine de mètres, par où passaient des conduits désormais disparus. Nous avons juste parcouru le premier d’entre eux. Il présente régulièrement des cheminées qui laissent entrer la lumière du jour et par où les hommes entraient et extrayaient les gravats.

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A la sortie, une dame était assise sur de grosses pierres et nous a raconté plein d’histoires autour de ces lieux qu’elle connait depuis qu’elle est enfant. Elle nous a dit qu’elle a longtemps vécu à Sernhac, mais qu’elle réside maintenant à Marseille. C’était une conversation paisible et très agréable, avec en plus la sensation curieuse que la dame nous attendait là, juste pour nous. Probablement une fée qui a ensuite disparu à peine nous étions partis.

Très belle journée à vous

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Chats du matin

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C’est dimanche, on prend le temps… Pour démarrer la journée en douceur, en vous souhaitant un réveil agréable, voici quelques photos de certains de nos chats au petit matin dans le jardin, en train de humer les parfums du jour qui se lève.

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Carnaval !

Hier soir, c’était le carnaval des élèves de la Grotte aux Fées. Enzo s’était déguisé en guerrier ninja. La fête avait lieu au collège Jean Rostand. Un certain nombre de parents s’étaient aussi déguisés et quelques-uns étaient carrément très réussis. Place aux images !

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A l’unanimité, c’est la famille Shrek qui a gagné le concours du plus beau déguisement.

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Ensuite, j’avoue que j’ai commencé à sérieusement piquer du nez quand, tout à coup, miracle : Anti est arrivée avec Anli, Mouayadi et Houssam pour me sauver. Anli et Anti ont improvisé une chouette choré sur Alexandrie.

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Ensuite, les organisateurs ont voulu faire un karaoké. Il était temps de s’éclipser. De retour à la maison, Anti a fait un tour dans le jardin et je l’ai rejointe. On a entendu le souffle caractéristique des hérissons. Deux d’entre eux étaient là sous les taillis. Anti en a vu un troisième un peu plus loin. Une bien belle fin de soirée…

Très belle journée à vous

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Michèle Rivasi contre la corrida et la fourrure

Nos amis de L214 ont recueilli la prise de position qui suit de Michèle Rivasi, députée européenne EELV pour la circonscription Sud-Est.

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Êtes-vous favorable à l’interdiction des corridas et des combats de coqs ?

Oui, je suis favorable à l’interdiction des corridas et des combats de coqs, ces deux pratiques étant parfaitement opposées au principe même du bien-être animal. Le taureau comme le coq sont des êtres sensibles, et non des meubles comme l’assimile malheureusement notre Code Civil, à tort (et comme François Hollande continue de croire). Torturer un animal sous couvert de loisir et de tradition n’est pas acceptable.

D’ailleurs, toutes les traditions ne sont pas défendables : certains pays pratiquent l’excision des petites filles, doit-on pour autant cautionner ces actes barbares sous couvert de tradition? En aucun cas cela donne une caution morale. Il y a dans la vue du sang et la jubilation de voir un taureau ou un coq souffrir quelque chose de malsain, qui n’est plus en adéquation avec notre époque.

Je trouve regrettable que la tauromachie ait été inscrite au patrimoine immatériel de la France, nous avons d’autres richesses et talents à mettre en avant que ceux-ci.

Êtes-vous favorable à l’interdiction des élevages des animaux pour leur fourrure ?

Oui, je suis favorable à l’interdiction des élevages des animaux pour leur fourrure. Personnellement, je ne porte pas de fourrure et je le vis très bien! Il n’y a qu’à constater les conditions d’élevages déplorables des visons, renards, lapins et autres et la façon dont ils sont abattus (beaucoup de souffrance car leur mode de mise à mort afin de ne pas altérer la qualité de la fourrure est terrible) pour refuser en bloc ce commerce. Là encore, il y a quelque chose d’indécent dans le port de la fourrure, une pratique démodée qui n’a plus lieu d’être.

Propos recueillis par L214. Photo : Wikipedia.

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Les hérissons se mettent au vert

Comme vous le savez, nous hébergeons chez nous trois hérissons depuis l’automne dernier. Ils s’appellent Boris, Iris et Risson. Lorsque nous les avons recueillis fin novembre, ils étaient bien trop petits pour pouvoir survivre à une hibernation. Ils ont donc passé l’hiver bien au chaud dans notre grande salle de bain, où ils sont vite devenus gros. Très gros. En fait, je crois bien que je n’en ai jamais vu d’aussi énormes. Il faut dire qu’ils ont été bien nourris.

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Avec le retour des beaux jours, le moment de leur rendre leur liberté est venu. Hier dans la journée, pendant qu’ils dormaient, Anti les a transportés dans la cabane avec laquelle jouait Enzo quand il était petit. Pour qu’ils ne soient pas trop dépaysés, elle a mis dedans leur tas de feuilles, leurs sacs à main favoris et leur carton d’emballage dans lequel ils aiment dormir ensemble.

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Les chats ont été fort intéressés par tout ça. Aucun risque pour les hérissons, cela dit, ils n’intéressent pas du tout les minous, on l’a vu à de multiples reprises depuis des années chaque été dans le jardin. Il ne restait plus qu’à attendre le soir. Vers 21h30, on est allé voir.

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Il y avait, de fait, de l’animation dans la cabane. Boris, Iris et Risson exploraient leur nouveau décor avant de tenter une vraie sortie. On a bloqué la porte en position entrouverte pour qu’ils puissent circuler librement et revenir à leur carton s’ils en avaient envie. Au bout d’une heure, ils ne s’étaient toujours pas décidés à sortir faire un tour sur la pelouse. On est remonté au salon.

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Une demi-heure plus tard, on est retourné voir. Ils étaient partis – non sans avoir vidé l’assiette de croquettes avant de prendre la route. Le plus hésitant était encore tout près de la cabane, les deux autres avaient filé sur plusieurs dizaines de mètres à travers le terrain en direction du compost. On a aidé le retardataire à rejoindre ses copains.

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Et ce n’était que le début : là-bas, un quatrième hérisson les attendait, prêt à leur faire découvrir les trésors de leur nouveau territoire.

Très belle journée à vous

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Aider vous donne tant de récompenses magnifiques

Les amis, je vous propose trois minutes de pur bonheur. Voici mon énoooooooorme coup de cœur du jour ! Cette vidéo est une pure merveille !

 


Helping gives you so many beautiful rewards

 

Merveilleuse journée à toutes et à tous,

Anti

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Classé dans L'Univers d'Anti, Tous des humains

A tous les acteurs en rapport avec l’emploi et la formation en PACA

Suite à son enquête sur les attributions massives de subventions à la tauromachie en PACA, la BACM vient de faire parvenir la lettre qui suit à environ 500 organismes en lien avec la formation et l’emploi de cette région.

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Mesdames, Messieurs,

Alors que les financements en direction des mesures pour l’emploi se raréfient, alors les organismes de formation peinent à bénéficier de financements corrects au regard de tout le travail accompli, alors que la priorité dans la Région PACA devrait être l’emploi et la formation, nous regrettons le gaspillage de l’argent public. (Vous en avez le détail dans ce blog)

Ainsi nos décideurs préfèrent financer la corrida, une activité vouée à la disparition, plutôt que d’aider notre Région à fonctionner un peu mieux, qu’il y ait plus de créations d’emploi, plus de gens sortis de l’impasse du chômage et de la précarité en aidant les acteurs sur le terrain.

L’argent public doit favoriser l’Avenir et la Vie, il doit préparer notre jeunesse à s’intégrer dans un monde de plus en plus dur et non à alimenter des magouilles inacceptables en entretenant une “industrie de la Mort”.

Quand vous saurez que les Conseils Généraux arrosent généreusement cette filière, que les subventions européennes soutiennent l’élevage des “taureaux de combat” sous la couverture agricole, que les municipalités des villes taurines distribuent généreusement l’argent de leurs administrés, vous comprendrez que ce n’est là que la partie apparente de l’iceberg.

Vous pouvez en tirer une conclusion certaine, de l’argent il y en a, donc n’hésitez pas à en demander !

N’accordez aucun crédit à l’argument qu’ils ne manqueront pas de vous opposer: ”Ce ne sont pas les mêmes budgets, tout cela touche à l’art et au maintien des traditions”.

La réponse est facile, il n’y a pas d’arts ni de traditions qui se justifient par la mort.

Cordialement,

Le bureau de la BAC Marseille

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Pipe Dream & Hang

Je partage avec vous mes découvertes musicales de ces derniers jours : le Pipe Dream & le Hang.

Enjoy !

 

Bonne journée à tous,

Anti

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Classé dans L'Univers d'Anti, Musique

Vous aimez chat ? Nous aussi

A la demande générale de tous ceux qui, parmi vous, aiment nos notes sur les chats – et ça fait du monde – je vais vous offrir ce matin encore une occasion de fondre un peu plus grâce à nos minous. C’était hier soir, Gwlad regardait la télé avec Houssam et Pierrot n’a pas résisté à cette occasion parfaite d’avoir un méga câlin. Remarquez, dans l’après-midi, c’était moi qui regardais la télé et là, c’était Morphée qui profitait à fond du doux plaisir d’être caressé en s’endormant.

C’est fou comme il grandi, d’ailleurs, ce petit Pierrot. Surtout quand il s’allonge sur le dos. Et remarquez son expression de béatitude proche de l’extase.

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Irrésistible, non ? Quelques secondes plus tard, il dormait profondément. Et on peut parier qu’il faisait des beaux rêves…

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Très belle journée à vous

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L’autoédition, l’alternative idéale au compte d’auteur

Vendredi dernier, Elodie, mon imprimeur, m’a sollicitée pour écrire un article sur l’autoédition. Cet article est paru hier dans sa newsletter ce qui me vaut de nombreux messages. Je la remercie d’avoir pensé à moi pour la rédaction et je remercie aussi les nombreuses personnes qui m’ont contactées et me contactent encore suite à sa parution.

Article CM conseil du mois

L’AUTOÉDITION,

L’ALTERNATIVE IDÉALE AU COMPTE D’AUTEUR

Petit rappel

Au sens premier, le mot « éditer » a pour origine le mot latin editum (de edere) et signifie « faire paraître au public ». Il y a là toute l’idée que j’aime particulièrement de lien, de lier, relier les hommes entre eux grâce au livre, tout comme on relie entre elles les pages d’un ouvrage.

Cette activité est celle de l’édition et les personnes ou entreprises qui l’exercent sont des éditeurs.

Selon la nature de l’œuvre publiée (livres, périodiques, musique, logiciels, jeux vidéo), les éditeurs spécialisés sont désignés par des termes plus précis tels que : maison d’édition (livre), éditeur de presse (presse) ou éditeur de logiciel (logiciel).

L’autre sens du mot « éditer » est modifier, corriger, ce qui fait aussi partie intégrante du travail d’éditeur.

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L’autoédition, comment y arrive-t-on ?

Le parcours d’un auteur à l’autre reste sensiblement le même. Il y a tout d’abord l’écriture, puis la recherche d’une maison d’édition qui voudra bien le publier. On commence tout d’abord par les plus connues, puis face aux réponses négatives qui arrivent les unes après les autres, on démarche – la plupart du temps sans même le savoir -, des éditeurs à compte d’auteur. Là, le manuscrit est bien évidemment « sélectionné » et sera publié moyennant finances.

À ce stade, il y a trois réactions :

- L’auteur refuse de dépenser une telle somme et replonge son manuscrit dans le tiroir duquel il avait été sorti quelques mois plus tôt.

- L’auteur signe le pseudo contrat d’édition reçu (au regard de la loi, le contrat d’édition ne s’entend que si l’édition [fabrication, publication et diffusion de l’ouvrage] est un investissement propre de l’éditeur) et reçoit plus tard quelques exemplaires de son livre qu’il aura payé au prix fort sans que celui-ci n’ait été relu et corrigé. Il déplorera rapidement le manque d’activité de son « éditeur » pour stimuler les ventes et avec un peu de chance, se tournera la prochaine fois vers l’autoédition.

- Il se renseigne via internet et trouve des avis d’auteurs mécontents sur la « maison d’édition » qui lui proposait de le publier et entend, peut-être pour la première fois, parler de l’autoédition. Il laisse de côté le pseudo contrat et commence à se renseigner sur cette nouvelle piste.

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L’autoédition : ça consiste en quoi exactement ?

L’autoédition consiste, pour un auteur, à prendre lui-même en charge l’édition de ses ouvrages, sans passer par l’intermédiaire d’une maison d’édition et surtout pas par un compte d’auteur. Elle se distingue précisément de l’édition à compte d’éditeur ou à compte d’auteur. Dans le premier cas, c’est l’éditeur qui se charge à ses frais de réaliser et diffuser l’ouvrage en rémunérant l’auteur selon les ventes. Dans le second, le prestataire s’en charge ou prétend le faire (il y a très souvent au moins défaut de distribution) aux frais de l’auteur.

Dans le cas de l’autoédition, l’auteur se charge de toutes les étapes de la publication du livre, c’est-à-dire :

- la saisie et la mise en page.

- les corrections : orthographe, grammaire, style, règles typographiques.

- l’impression : elle peut être éventuellement réalisée avec une imprimante personnelle pour un petit projet ; la reliure est toutefois un point délicat, car le résultat n’est pas toujours satisfaisant (reliure type spirale). Toutefois, l’impression est le plus souvent confiée à un professionnel.

- la réalisation de sa couverture en y intégrant un ISBN, un code-barre et en indiquant le prix de l’ouvrage.

- la conversion du manuscrit et la couverture en fichiers au format Portable Document Format si on veut avoir recours à un imprimeur.

- les formalités administratives et juridiques (ISBN, dépôts légaux).

- la publicité.

- la diffusion de son livre : c’est la phase sans doute la plus délicate de l’autoédition, mais pas plus que celle d’une édition à compte d’éditeur !

L’autoédition ne permet peut-être pas de gagner beaucoup d’argent, mais elle permet néanmoins de ne pas en perdre ! En effet, payer un compte d’auteur entre 2000 et 4000 €, voire plus, même en espérant vendre des centaines d’ouvrages, ne permet pas de récupérer son investissement avec 10 %, 15 % ou 25 % de droits d’auteur sur le prix de vente HT du livre.

Prenons un exemple simple, si votre livre est vendu 15 € et que vous touchez 1,50 € par vente (10 % en droits d’auteur), il vous faudra vendre 2000 livres pour simplement récupérer les 3 000 € que vous aurez payés. Vendre 2 000 exemplaires d’un livre est une chose qui ne se fait pas facilement, même pour un vrai éditeur ! Tandis que si vous vous autoéditez, vous toucherez l’intégralité (100 %) du prix de vente de votre livre et rentrerez plus rapidement dans vos frais puisqu’il faudra en vendre dix fois moins pour y parvenir.

Les seuls inconvénients de l’autoédition restent le temps que cela demande et les compétences requises. C’est pour cela que j’ai créé la prestation Antipode Éditions au sein des Éditions du Puits de Roulle, pour aider les personnes, les accompagner dans la réalisation de leur beau projet. Pourquoi ? Parce que j’ai déjà aidé beaucoup d’auteurs dans ce cas et que c’est une immense satisfaction. Parce que je suis scandalisée par certains contrats que j’ai eus entre les mains. Parce que c’est une philosophie de vie : œuvrer pour le bien de tous. Il ne suffit pas d’être heureux, il faut aussi que les autres le soient. Et enfin, parce que j’aime les livres et le travail bien fait.

Mon expérience avec Copy-Média

Mon activité consiste à aider les auteurs dans leur réalisation. Pour ce faire, il m’a fallu tester plusieurs professionnels du livre et choisir un imprimeur correspondant aux meilleurs critères de prix bien sûr, mais aussi de qualité et de compétences professionnelles tout au long du processus de fabrication. C’est ainsi que j’ai sélectionné Copy-Média.

Je travaille avec Copy-Média depuis 2009. J’ai tout de suite été séduite par la relation client franche et directe qui s’est établie avec ma conseillère commerciale, Élodie Dartois. Les tarifs de Copy-Média ne sont peut-être pas les plus bas sur le marché, mais comme on dit si bien Outre-Manche « If you pay peanuts, you get monkeys ! » (« Si vous payez des cacahouètes, vous attirez des singes ! »)

Ave Copy-Média, jamais de mauvaises surprises : vous obtenez un devis dans des délais raisonnables, le choix de papier est varié et il est de bonne qualité, les personnes du service prépresse vérifient vos fichiers et vous donnent les bons conseils, les pages de votre livre son bien calées l’une en face de l’autre, les livres sont correctement encollés, vous avez un bon à tirer papier, la livraison est faite sur palettes et les ouvrages sont soigneusement emballés. Le tout, avec un conseiller toujours disponible en cas de besoin.

Pour terminer, je donnerai ce petit conseil aux auteurs : avant toute démarche posez-vous la question de savoir pourquoi vous souhaitez être publié. Cela vous donnera la réponse à la question : quel type d’édition choisir ? Après, donnez-vous les moyens de réaliser votre rêve et n’oubliez pas L’Art Poétique de Nicolas Boileau :

plume

“Avant donc que d’écrire, apprenez à penser”

* * * * *

“Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément.”

* * * * *

“Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,

Polissez-le sans cesse, et le repolissez,

Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.”

Très bonne journée à tous,

Anti

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Chats et chaleur, c’est le bonheur

Avec les températures qui montent, le ciel bleu et le soleil, les chats de chez nous prennent leurs habitudes d’été. Pour commencer, la porte d’entrée restant ouverte en grand, plus de problème pour entrer et sortir – il y a certes la chatière en permanence mais ce n’est pas la même chose, n’importe quel chat vous le dira.

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Tout commence au petit matin par un bon petit déjeuner au lit, avec café et tartines beurrées sur la couette. La spécialiste en la matière, c’est Abigaëlle qui ne loupe jamais ce rituel incontournable.

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Ensuite, il est temps d’aller dehors prendre le soleil. La place de choix, c’est le toit de l’une ou l’autre des voitures. Tous les chats s’y succèdent depuis que nous avons des chats (et des voitures).

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Attention à ne pas se déshydrater pour autant. Des bols pleins d’eau sont disposés un peu partout dans et autour de la maison. Mais le luxe suprême, c’est de boire directement au robinet.

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Dans l’après-midi, une petite sieste est toujours la bienvenue. Ce n’est pas parce qu’il y en a eu une autre le matin qu’on va s’en priver. Là encore, des coins détente sont à la disposition des minous un peu partout. Gus a cependant une préférence pour la grande table en chêne, à côté de moi quand je suis à mon PC.

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Enfin vient le soir. Pourquoi enfin ? Parce que c’est le grand repas en commun pour une bonne partie de la communauté. Les plus rebelles – ou les plus endormis à l’autre bout de la maison – viendront un peu plus tard ou mangeront là où ils sont, car la nourriture également est servie dans toutes les chambres.

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Après toutes ces siestes et ces festins, il n’y a plus qu’à aller dormir. Il faut être en forme pour pouvoir recommencer dès le lendemain.

Très belle journée à vous

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Anti a fait le mur

Dimanche, pendant que je participais au marathon de Paris, Anti a fait le mur, profitant de mon absence. Je ne l’ai appris qu’une fois de retour à la maison, peu après 21 h. Je ne me doutais de rien, bien sûr. Comment aurais-je pu imaginer une chose pareille ? En fait, je ne m’en suis pas rendu compte avant qu’elle ne me le dise. Du coup, je suis ressorti en courant. Je ne pouvais pas y croire, il fallait que je le vois de mes yeux.

Effectivement, un très joli petit mur, entourant les lavandes et le mûrier-platane, tout près du portillon et de la grande agave. Voyez plutôt :

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Pour réaliser ce ravissant muret qui donne un cachet charmant à ce coin de notre jardin, elle a rassemblé toutes les pierres qui s’empilaient en vrac à plusieurs endroits de notre terrain. Ensuite, pour paraphraser ce qu’elle a répondu à un djeun’s qui la regardait chercher les meilleures complémentarités entres les petits et gros blocs, elle a fait un Tétrys grandeur nature.

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Djinette, qui passait par là hier matin alors que nous venions prendre un café à l’ombre du grand if, a trouvé l’ensemble très seyant. Bon, certes, un spécialiste des murs en pierre sèche ferait probablement mieux mais, en ce qui me concerne, je trouve le résultat superbe.

Très belle journée à vous

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Lettre ouverte du COLBAC

A la suite des incidents graves qui se sont produits dimanche 6 avril lors d’une manifestation anticorrida pacifique organisée à Béziers par le COLBAC (Comité de Liaison Biterrois pour l’Abolition de la Corrida), Robert Clavijo, président de cette association, a écrit la lettre ouverte qui suit.

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A Monsieur le sous-préfet
A Monsieur le commissaire de police
A Monsieur Robert MENARD Maire de Béziers
A Messieurs D’ABBADIE et BRESSON adjoints au Maire

Objet : manifestation antitauromachique du 06 avril                          Béziers le 07/04/14

Messieurs,

Au cours de la corrida qui a eu lieu hier après-midi à Béziers, trois manifestants du COLBAC dont moi-même ont déployé à l’intérieur de l’arène, sur le gradin élevé où ils se trouvaient une longue banderole qui proclamait en lettres géantes et en occitan « La tortura es pas nostra cultura ».

Le déploiement de cette banderole a soulevé pendant quelques minutes les clameurs des quatre à cinq cents spectateurs présents dans l’amphithéâtre. Après quoi, une dizaine d’entre eux ont couru vers nous, nous ont arraché des mains la banderole et nous auraient rossés sans l’intervention de la police.

L’agression dont nous avons été victimes est totalement injustifiable, attendu que nous ne faisions strictement rien de répréhensible. Munis de billets dûment achetés au guichet de l’arène nous avions le droit d’assister à la corrida.

D’autre part, tout spectateur a le droit d’exprimer son opinion sur le spectacle qu’il a contribué à financer. Ce droit est particulièrement reconnu au public des corridas qui ne se prive pas d’insulter les toreros, de les huer et même de leur lancer des projectiles. La « bronca », c’est-à-dire la révolte du public contre le spectacle et ses acteurs, est fréquente en corrida. J’ajoute enfin que les clubs taurins ont l’habitude de déployer diverses banderoles pendant le spectacle. Les trois manifestants du COLBAC ne hurlaient pas, ne gesticulaient pas. Ils exprimaient immobiles et en silence une opinion qui ne contenait aucune insulte. Nous étions donc irréprochables.

Or, au lieu de s’en prendre à nos agresseurs, c’est à nous que la police s’en est prise. Elle nous a obligés à quitter aussitôt l’amphithéâtre alors qu’ayant payé notre place, nous avions le droit d’assister au spectacle jusqu’au bout. Avant de nous expulser de l’arène, la police a confisqué notre banderole (de quel droit ?), a relevé nos identités et nous a fouillés comme si nous étions des malfaiteurs.

Nous tenons à protester officiellement et publiquement contre cette partialité des forces dites « de l’ordre ». Dans les villes « taurines » où les lois de la république décidément sont lettre morte, non seulement on peut en toute impunité dans une arène torturer, massacrer, faire couler le sang animal et le sang humain, mais en plus, quand des citoyens indignés expriment leur indignation par une banderole, même cette innocente protestation est réprimée par des agents de l’Etat. Mais dans quel monde vivons-nous ?

De plus en plus de Méridionaux emploient les mots mafia taurine ou toromafia pour désigner la complicité constante entre les pouvoirs publics et le mundillo, complicité sans laquelle la corrida n’ existerait pas en France. Cette complicité, loin de nous décourager, stimule notre engagement. Soutenus par un nombre toujours plus grand de citoyens, nous intensifierons notre action jusqu’à la victoire.

Veuillez agréer, messieurs, l’assurance de nos sentiments républicains.

Robert CLAVIJO, président du COLBAC

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J’ai participé au marathon de Paris

Lorsque j’ai commencé à courir de façon régulière avec mon coach en août dernier, jamais, même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais cru pouvoir participer au prestigieux marathon de Paris à peine huit mois plus tard.

Hé bien hier, je l’ai fait. Il se trouve que j’étais dans la capitale avec JP pour voir des amis et, justement, c’était jour du marathon. On a vu la longue file des coureurs en arrivant gare de Lyon. Le chauffeur de taxi nous a dit qu’il allait trouver un moyen de nous emmener au plus près de notre rendez-vous. On a roulé sur la rive gauche pendant que les coureurs avançaient à bonne allure sur la rive droite. Ça m’a rappelé un article de Jogging International.

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Peu après la tour Eiffel, il est passé rive droite mais impossible d’aller jusqu’à la rue de notre destination. Il était plus simple de terminer à pied. On est descendus et on s’est approchés des barrières. D’après JP, les concurrents faisaient un bon 15 km/h. Il fallait qu’on traverse en leur coupant la route mais surtout sans les ralentir.

Hop, on s’est lancés au milieu du flot et on a trottiné en biais jusqu’à se retrouver de l’autre côté. On a bien dû courir entre 5 et 10 secondes avant d’y parvenir. Comme disait Pierre de Coubertin en soulevant les pieds sans bouger de son fauteuil pendant que sa femme passait le balai, l’important c’est de participer. Ou alors, il parlait d’autre chose, allez savoir.

Bon, je n’ai aucune photo de ce sommet de ma carrière sportive – moi au milieu des marathoniens – mais je ne pouvais pas tout faire, non plus.

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Là où nous nous sommes rendus, il y avait un très joli chat et je tiens à vous en montrer une photo. Non pas parce que lui aussi a participé au marathon mais parce qu’après tout, c’est en courant le long de la Seine, très loin derrière l’Éthiopien Kenenisa Bekele qui venait de passer l’arrivée largement en tête, qu’on est arrivés jusqu’à lui. Comme disait un grand sage, ce n’est pas la destination qui compte, c’est le chemin. Ou alors, c’était un chauffeur de taxi peu scrupuleux qui tentait de justifier un méga détour.

Vachement philosophique, cette fin de note, vous ne trouvez pas ? C’est depuis que je fais du sport de haut niveau, j’ai le mental stratosphérique.

Très belle journée à vous

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