28 janvier 2012

« La mort ne me fait pas peur, à la limite elle m’intrigue… »

photos-dominique-gutekunst.jpgJ'ai lu ce ce matin ce témoignage de Patrick Thomas que je trouve très beau et j'ai envie de le partager avec vous tous ici. Belle leçon de vie.

On lui a dit qu’il ne « finirait pas 2012 ». Lui pense qu’il n’en a plus que pour « quelques semaines ». Cancéreux en phase terminale, Patrick Thomas a appelé notre rédaction : « Je veux témoigner… »

On prend congé, et il s’installe en robe de chambre et pantoufles sur un tabouret de pêche, devant la porte de sa maison de Geispolsheim. Il fait à peine six degrés, le soir commence à tomber. Il s’allume un cigarillo. Pendant l’heure et demie qu’il nous a consacrée, Patrick, 58 ans, n’a cessé de se lever et de se rasseoir, tout en parlant. Assis, il se penchait rapidement en avant, se tenant le ventre ; puis il marchait un peu, s’accroupissait, se rasseyait de nouveau. « J’en ai marre d’avoir mal ! C’est du 24 heures sur 24… Hier, ça allait mieux, mais aujourd’hui, j’ai beau prendre le traitement… »

C’était dans son salon. Face à lui, Raymonde, celle qui partage sa vie depuis bientôt trois ans. Celle qu’il surnomme « la tendresse ». Et dont le seul regard justifie le surnom.

Face à lui aussi, un mur avec des photos. Les images de celui qu’il était il y a quelques mois encore : un type musclé, moustachu, ancien prof et champion de karaté. Le style fan de Johnny, ce qu’il est vraiment, d’ailleurs : dans son garage sont alignées des séries de portraits sculptés du chanteur… Car Patrick est aussi artiste-artisan : « Staffeur, mouleur, sculpteur », précise-t-il, « maître ouvrier, compagnon du Tour de France ». Il a travaillé sur le palais de Saddam Hussein, à Bagdad. C’était en 1990. Il a même été l’un des fameux « boucliers humains » occidentaux… « Le boulot, c’est ce qui me manque le plus. Moi, je bossais tout le temps, je ne prenais jamais de vacances… »

Ceci n’est pas si vieux, mais ceci file à toute allure dans les fosses du passé. L’homme a fondu. « Je faisais 82 kilos, j’en fais 64… » Il s’est voûté, s’est creusé, a perdu de sa superbe, pas mal de ses cheveux, mais son regard est toujours généreux. Il y a quelques jours, Patrick a appelé la rédaction de L’Alsace : « J’ai un cancer, je n’ai plus que quelques semaines à vivre, et je voudrais témoigner… » On lui demande quand on peut le voir, et il répond, avec cette gouaille de titi parisien qu’il se fera un point d’honneur de conserver jusqu’à la fin : « Quand vous voulez ! J’ai tout mon temps… Il faut prendre le temps de vivre, hein ? »

On peut dater le début de sa fin : c’était au mois d’octobre 2010. Il a mal à l’estomac. On découvre un cancer au pancréas, on lui enlève une tumeur. Mais c’est déjà l’emballement. Ça métastase à qui mieux mieux. En septembre 2011, on lui retire 80 % du foie et un morceau d’intestin. « Le docteur m’a dit que je ne finirai pas 2012. Moi, j’aimerais tenir au moins jusqu’aux élections… »

Ces jours-ci, pour Patrick et sa « tendresse », les minutes durent très longtemps. Elles ont une densité rare. « J’ai peur de l’après, confie Raymonde. C’est après que je vais craquer. Là, il faut en profiter jusqu’au dernier moment, il faut que je sois là pour lui. Des fois, je vais pleurer un bon coup à l’étage, et après ça va mieux. On profite de tous les moments ensemble. »

« Le soir, elle me force à manger, mais dès que je mange, ça me donne envie de vomir…, raconte Patrick. Mais c’est pas pour ça qu’on va s’engueuler, hein ? Ça sert à rien. C’est tellement simple de se faire un câlin, un petit bisou… C’est tellement bon, tellement beau… Je gamberge pas. Le soir, on s’endort en se tenant la main. »

Patrick ne veut perdre aucun de ces instants, et dans le même temps, il voudrait que ça se termine : « Va falloir que ça s’arrête. Mais de là à le faire moi-même, non… C’est fatigant… J’aimerais bien dormir une nuit complète de sept heures, c’est pas possible… C’est dommage qu’on ne puisse pas dire à un médecin : ‘‘On arrête les frais !’’ Je le ferais, si je pouvais. J’aimerais bien qu’on me pique. Je serai content de ne plus souffrir. Je souhaitais ne pas me réveiller, lors de l’opération pour le cancer du foie. Je me suis réveillé quand même… »

Il le dit, le répète, et on ne sait s’il ne s’en persuade pas autant qu’il ne le souhaite : la fin est proche. « Je ne suis peut-être pas normal, mais ça ne me fait pas peur. Je n’ai jamais eu peur de la mort, pas plus maintenant qu’avant. À la limite, ça m’intrigue : je suis curieux de voir ce qui se passe derrière… » Dieu, les anges, le paradis ? C’est pas le genre. « J’ai reçu une éducation religieuse, mais je suis athée. Ce que je sais, c’est qu’à ma place de mort, je n’aurais plus à m’inquiéter de quoi que ce soit. Non, c’est pour ceux qui restent que ça m’ennuie. Je n’aimerais pas être à leur place… »

Dans ces derniers jours, Patrick s’efforce de régler les problèmes, pas simples, de son ménage avec celle d’avant Raymonde. Elle, « la tendresse », il est prévu qu’elle aille vivre chez sa fille…

« Moi, j’ai bien vécu, poursuit Patrick, en bougeant dans la pièce, dans la mesure où je n’ai jamais été méchant. Quand on avait besoin de moi, je ne me suis jamais débiné. On m’a plus fait de mal que je n’en ai fait. »

Patrick l’artisan et Patrick le karatéka ont laissé place à Patrick le philosophe. « Faut prendre les choses du bon côté. On n’a pas le choix, on part quand même, ça sert à rien de se morfondre. Faire souffrir son voisinage, c’est pas bien. La mort, c’est comme la vie… On part comme on est venu au monde. On n’est pas éternels, on y passera tous… Oh oui, la vie est belle ! J’aurais dû m’en apercevoir avant : j’ai toujours bossé comme un malade, je regrette un peu de ne pas avoir plus profité des plaisirs de la vie. J’ai bien vécu, mais je ne me suis pas assez amusé, j’étais peut-être trop sérieux. Si c’était à refaire, j’irais plus souvent en vacances… Je dis aux gens : ‘‘Prenez le temps de vivre, ne courez pas… Vous loupez le train ? Prenez le suivant, y a pas mort d’homme’’… »

Humour ? Noir, mais humour quand même. Encore maintenant, Patrick et sa « tendresse » n’oublient pas de sourire, voire de rire, dès qu’une mince occasion se présente. De se taquiner comme toujours. On ne pense pas à la séance de chimio prévue le lendemain, à la dégradation lente, qui peut se faire soudaine d’un moment à l’autre.

« Quand on est mort, je me dis qu’on est au-dessus, et qu’on essaye de protéger les gens en dessous. Je lui ai dit, à la tendresse : quand je serai parti, tu vas sentir près de toi des caresses, des souffles, comme des effleurements… » Elle rétorque : « Mon grand-père m’avait dit : ‘‘Je reviendrai te dire comment c’est de l’autre côté’’, il l’a pas fait… » « Il est pas loin, assure Patrick. Ça va arriver, tu verras… »

le 28/01/2012 à 05:00 par Hervé de Chalendar Photos : Dominique Gutekunst - source L'Alsace.fr


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130 ans de réchauffement en 25 secondes

La NASA a mis en ligne l'un des films-catastrophe les plus effrayants jamais réalisés. Il ne dure que 25 secondes. Le problème, c'est qu'il ne s'agit pas d'une fiction, d'une anticipation ou d'une hypothèse. L'animation montre l'évolution du réchauffement climatique sur notre planète de 1884 à 2011.



Neuf des dix années les plus chaudes depuis que les relevés météo existent se sont produites depuis 2000, la dixième année étant 1998. La différence entre 2011 et l'année la plus chaude des annales (2005 et 2010 à égalité) est de seulement 0,12 degré.

Le réchauffement climatique est essentiellement dû à l'accroissement des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, en particulier le CO2. Sa concentration en 1880, au début de l'ère industrielle, était de 285 parties par million en volume (ppm). En 1960, elle atteignait 315 ppm. Elle dépasse aujourd'hui 390 ppm et son augmentation, loin de se tasser, s'accélère. Le temps de résidence du CO2 dans l'atmosphère est de plus d'un siècle.

Que les années à venir soient encore plus chaudes est donc une certitude.

2 500 000

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Il y a ces nuages menaçants aux abords de mon boulot qui s'étaient éloignés jeudi matin pour mieux revenir à la charge vendredi soir. Grâce à l'énergie que déploie un honnête homme - à tous les sens du terme - à mes côtés, nous espérons bien les repousser à nouveau. Mais la semaine est finie, alors tout cela attendra lundi.

Entre temps, la vie continue et le week-end est un moment favorable pour l'apprécier pleinement.

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Nous l'avons commencé dès hier en rendant visite à Sylvana et Elsa pour un thé-café-sucreries en compagnie de François, notre artisan préféré qui fait des merveilles d'aménagements chez elles. Cela a été l'occasion de bien des rires et aussi, de scénettes émerveillées au contact de deux petites chattes noires espiègles et craquantes.

Nous avons été héroïques : malgré notre coup de foudre, nous ne les avons pas ramenées à la maison.

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La vraie entrée dans la parenthèse du weekend a commencé après mon dernier coup de fil boulot, quand nous avons lancé un bon petit apéro - Martini blanc complété de citron et de curaçao bleu pour Anti, vodka herbe de bison et tranches de citron pour moi. Pendant ce temps, des magrets de canard et une purée maison se préparaient sous l’œil attentif d'Anti. On s'en est régalé et le repas était très joyeux.

Pour aller chercher Gwlad, Anli et Mouayadi au hip-hop, on a pris la Xsara. En m'y asseyant, j'ai senti la gorge et les yeux me piquer. Anti m'a dit que c'était de l'huile essentielle d'eucalyptus. J'aurais juré qu'il s'agissait plutôt d'antimoustique parfum lacrymo. Le truc curieux, c'est que personne d'autre que moi ne l'a senti. Mais bon, la preuve que j'avais senti juste, c'est qu'il n'y avait pas un seul moustique. Non, mais.

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Pendant que nous étions dehors, Enzo a monté la garde devant la télé, entouré de ses copains chats. Avant-hier, Charlot a dormi avec lui, allongé de tout son long. Le plus souvent, c'est Che qui passe la nuit avec lui.

Hier, il a eu Maoré qui s'est endormi sur son oreiller, entre sa tête et une peluche. Là, c'était carrément craquant. Regardez...

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Ah oui, et aussi, j'oubliais : ça y est, c'est officiel, le nombre de personnes à avoir découvert au moins un de mes livres est désormais supérieur à 2 500 000. Cela représente un peu plus d'un internaute sur mille dans le monde.

Le point intéressant, c'est que plus de la moitié des téléchargements de ces dernières semaines ne sont pas des formats livres mais des ebooks ou des versions audio. J'ai beau le constater jour après jour, cela me semble toujours aussi irréel.

Très belle journée à vous

27 janvier 2012

Présence du chamanisme, nouveau courrier du 18 au 30 janvier

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La Maguelone le 1er janvier 2012

La treizaine Roseau du 18 au 30 janvier 2012


Ce vendredi 27 janvier au « Temps du corps », 10, rue de l'échiquier Paris (Xe) à 19 h 30, soirée composée d'une conférence consacrée à : « l'expérience du temps dans les pratiques chamaniques » suivie d'un cercle de tambours et d'un cercle de parole. C'est une initiation pour les personnes désireuses de découvrir les principes de base de ce que l'on appelle « voyage chamanique ».

Dans le courrier précédent on trouvera les dates des prochaines loges, de la Quête de vision de juillet, des ateliers et conférences du vendredi.

Les ateliers du lundi soir 19 h 15 à mon bureau reprendront le lundi à partir du 6 février. On y traitera surtout de l'art de transformer ses attitudes en s'adaptant aux particularités de 2012. Et on commencera à découvrir les bienfaits d'un schéma simple et efficace :

1) Où en suis-je ?, 2) Vers quoi dois-je aller ? 3) Par quoi dois-je passer pour y aller ?

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La Maguelone le 1er janvier 2012

La treizaine Roseau du 18 au 30 janvier 2012


Roue de médecine aidant à la lecture de la treizaine :

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La treizaine est l'enseignement pour nous permettre de bien vivre l'énergie de la saison qui a lieu de toutes les façons. Le Roseau, dans le calendrier des saisons du Mexique ancien représente le printemps, c'est-à-dire l'Est de cette saison (18 février au 7 mars). Il est l'émergence de l'émergence, une forme d'attente en ses premiers temps.

Cette treizaine arrive en fin d'année 12 Roseau empreinte de quête d'élégance, de dignité, de qualité d'expression gestuelle, langagière, de pensée. Le Roseau demande à être accueilli avec respect, sa force nous tempère. Il permet à la sève de monter dans le corps creux afin que l'épanouissement surgisse en temps voulu.

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Il aide grandement à l'« opération tri » entreprise par le Vent (saison en cours 12 au 31 janvier, lire l'article à ce sujet dans le courrier précédent).

À nous d'empiler, de classer par paire, de trier. Cette colonne devient solide : la tige creuse du Roseau ne demande qu'à se remplir. Elle est le gage d'un meilleur centrage. L'ossature prend alors du volume et de la densité. Elle tient ! Elle résiste aux « coups de Vent »… mais permet aux semences portées par le Vent de prendre forme.

Il est fortement conseillé de ne pas être dans la précipitation. Prudence donc, on est dans le « à venir » et pas encore dans « le faire ». Pas d'éclats de voix. Le Roseau nous conseille de faire en finesse, de respecter autrui (et soi !), d'apporter de la noblesse à nos actes et nos paroles.

Il est donc indispensable de garder son calme. Souvenons-nous que le Roseau est l'Est de l'Est, le printemps du printemps, le début du début, l'inconnu de l'inconnu. L'Est étant l'endroit où on regarde ceux qui ne sont pas comme nous, où on se demande avec qui s'allier.

Si le Vent nous entraîne dans sa tourmente, au lieu de dire « on verra bien », reprenons notre alignement en nous aidant de la droiture du Roseau. Le printemps arrive, on le sent de plus en plus présent, on ouvre les yeux sur les autres, on les découvre.

Aucune animosité, c'est pour nous une leçon à recevoir, une leçon qui va nous enrichir et permettra de la faire fructifier si on l'intègre.

Quand un choix s'impose, tournons-nous vers la nouveauté, vers ce qui naît à la vie.

Le Roseau a peut-être les pieds dans l'eau (parfois dans la vase…) mais il ne nous oblige pas à stagner. Sous l'effet du Vent, il se courbe, il ondule, il est la vie même. À nous de suivre ces ondulations permettant à l'énergie de circuler à l'intérieur et l'extérieur de nous. Quelle belle sensation de se sentir les pieds bien ancrés et le corps ondulant, prêt à capter ce que le ciel nous envoie.

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La Maguelone le 1er janvier 2012


C'est une bonne treizaine pour corriger les mauvais penchants, idées ou habitudes. Ce sont ces efforts (par le geste, l'écriture, la parole...) qui permettent à l'homme l'accès à un certain paradis terrestre. Le Roseau demande d'oublier les peurs, d'avoir confiance en ce qui se prépare à éclore. Petit temps d'acceptation nécessaire, ne pas forcer le destin ! On bouge, on se sent près à présenter nos acquis et pourquoi pas à échanger ?

C'est le moment de relier les éléments, d'associer les événements, les choses, les personnes, avec maîtrise et fécondité. Avec ténacité, parfois violence, les idées prennent forme. On commence à entrer dans la matière, pas toujours en douceur, mais c'est le prix à payer pour activer la transformation et entamer un changement profond. Se plonger dans sa généalogie pour trier et éclaircir. Ce peut-être la généalogie de ses formations, de ses engagements.Un changement radical peut s'imposer, on ne résiste pas (penser à la souplesse du roseau devant le Vent...) On fait place nette pour le printemps à venir, on ouvre, on apporte la lumière, on tire vers la clarté, on lutte contre la confusion.

On attend avec calme le moment juste. Encore une fois, pas de précipitation. Le Roseau est dans l'attente, il est « savoir attendre » sans se dessécher !

Attention aux colères, car la saison du Foie s'installe. Le jeune Yang qui pousse risque de nous faire « bouillonner » la tête. Cette sève montante, le Roseau peut la canaliser et donner la souplesse nécessaire. (Foie et Vésicule biliaire, c'est aussi tout ce qui touche les tendons, donc la souplesse).

Restons dans l'attente... pas de précipitation. Avec noblesse, intelligence et souplesse, le Roseau nous fait pénétrer dans tout ce qui nous entoure et dédouble projets et actions.

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La Maguelone le 1er janvier 2012




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A la queue-chat-chat

Il y a quelques jours, à l'occasion de ma note sur l'origine de la comptine "Ams tram gram", Netsah nous rappelait le sens coquin de "queue leu leu". Comme si nos chats étaient à l'écoute de tout ce qu'on fait dans cette maison - ce qui n'est pas faux - ils ont décidé de jouer, eux aussi, à la queue-leu-leu mais dans son sens le plus innocent, cette fois.

Hier, par exemple, Gus et Maoré ont trouvé sympa de faire la sieste comme ça :

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...alors qu'au petit matin, Mirou, Charlot et Anti étaient, eux, comme ça :

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Bon, certes, c'est un petit peu plus, comment dire, déstructuré comme alignement, mais quand même, la tendance est bien là.

Et l'autre jour, Charlot et Mirou ont fait la queue patiemment devant la porte, sans dire un seul miaou, en attendant qu'elle s'ouvre.

DSCN7487b.jpgAh, les portes... S'il y a bien une chose que les chats n'aiment pas, c'est une porte fermée. Et c'est vraiment une question de principe, pour eux. Chez nous, ils peuvent librement entrer et sortir comme bon leur semble par une chatière donc, si les portes qui donnent sur l'extérieur sont fermées, ça ne devrait pas les embêter.

Hé ben si. En tout cas, la porte principale, ils ne supportent pas.

Le plus tatillon sur le sujet, c'est Mirou. Il lui arrive régulièrement de venir se poster devant cette porte close et, si on ne réagit pas assez vite, il miaule pour nous signaler qu'il attend. Là, on lui ouvre, il sort, on referme... et deux minutes plus tard, il est à nouveau à l'intérieur (après être passé par la chatière, justement), il se remet devant la porte et il remiaule pour sortir.

Avec les températures très douces de ce mois de janvier, on la laisse souvent ouverte aux heures les plus chaudes et là, il est vraiment content.

Ce n'est même pas qu'il veut aller loin. Quand c'est ouvert, il passe juste le pas de la porte et il s'assoit sur le paillasson. Ou alors, il va et vient entre dedans et dehors pour nous montrer qu'il est très affairé et que non, vraiment, ce serait idiot de la refermer, cette porte.

J'ai mis surpris Santiago en train de veiller à ce que le passage reste bien dégagé. Aussi sec, Mirou en a profité pour passer. Et juste derrière lui, Charlot mais je n'ai pas eu le temps de le photographier, lui.

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C'est vous dire s'il nous tarde que les beaux jours reviennent pour qu'on puisse laisser la porte ouverte en grand tout le temps.

Très belle journée à vous

08:30 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : chats

26 janvier 2012

Le moulin à prières

moulin prière jade.JPGJe suis fascinée par l'Asie et particulièrement celle allant de l'Himalaya jusqu'au Vietnam, et ce depuis toujours je crois bien. De la même manière, je suis passionnée des mythes et des religions. Aussi, quand Anna m'offre un cadeau possédant ces deux composantes, elle est certaine de faire mouche.

Quand pour mon anniversaire 2009, elle était arrivée avec une magnifique Tara Blanche, j'étais aux anges ! En septembre dernier, la grande main de Bouddha en bronze m'avait comblée et là, bingo ! j'ai eu l'immense joie de recevoir en présent un magnifique moulin à prières en provenance directe du Népal (en photo).

Certes, mais qu'est-ce donc ? A la demande générale de madame Von Ramon voici donc une petite note sur les moulins à prières.

Sur Wikipédia, on peut lire ceci en guise d'introduction : Un moulin à prières (mani korlo en tibétain) est un objet cultuel utilisé par les Tibétains pratiquant le bouddhisme.

Le moulin à prières traditionnel est constitué d'un cylindre rempli de mantras et pouvant tourner librement autour d'un axe. Selon les croyances associées à cet objet, actionner un tel moulin a la même valeur spirituelle que de réciter la prière du mantra, la prière étant censée se répandre ainsi dans les airs comme si elle était prononcée.

Les moulins souvent disposés en longues séries sont mis en mouvement l'un après l'autre par le fidèle qui passe devant eux. Le fidèle déplace les moulins avec sa main droite. Et le moulin doit être tourné dans le sens des aiguilles d'une montre, afin que le mantra soit lu dans le sens où il a été écrit.

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Moulins à prières Dhagpo - Dordogne


Tourner le moulin à prières est un geste quotidien pour les bouddhistes tibétains. Selon la règle, on doit marcher dans le sens des aiguilles d'une montre, en tournant le moulin à prières dans le même sens et en répétant le mantra universel : « Aum mani padme aum ». Les fidèles, tenant un chien ou un mouton en laisse, avancent lentement, en tournant les moulins à prières en laiton gravé du mantra universel, rangés au bord de la route de déambulation. Il leur semble que les bruits de roulement des moulins soient de bon augure.

Moulin à prières

A l'intérieur sont enroulés des centaines de feuilles de papier sur lesquelles sont imprimées les prières. Quant on tourne le moulin en souhaitant du bien pour tous les autres, ces prières s'en vont dans l'univers... L'écriture est en Tibétain, la langue utilisée par les moines bouddhistes.

Source

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Darchok - Centre Dhagpo - Dordogne


Sur le blog, vous trouverez d'autres articles traitant du bouddhisme ici


Pour une recherche plus précise, vous pouvez utiliser
le moteur de recherche interne au blog situé en haut à gauche de votre écran.

Un autre texte intéressant est à lire sur Persée.fr, là.


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L'occasion de déguster quelques bulles

Drôle de journée pour un anniversaire... Aussi bien Anti que moi, on a eu toutes sortes de galères, petites ou grandes, du matin au soir. Une vraie course d'obstacles pour atteindre le crépuscule. Mais comme dans tous les bons romans, quand on arrive à la fin, les obstacles sont tous derrière nous et on peut enfin se réjouir.

Parce que, bon, on avait la ferme intention de fêter ça dans la joie. Déjà, premier signe avant-coureur de bonne humeur, Anli et Mouayadi ont débarqué avec Gwlad en début de soirée alors qu'Anti était ailleurs pour un rendez-vous (qui n'a pas eu lieu). Gwlad s'est aussitôt mise à la préparation de son gâteau favori. Quand Anti est rentrée, le parfum odorant du chocolat flottait dans la pièce.

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Après nous être raconté nos derniers déboires, Anti m'a dit : "Bon, stop, on passe au champagne." J'ai sorti la bouteille du frigo et on s'est tous mis autour de la table pour la boire - sauf Mouayadi qui préférait prendre du Sprite. L'intégrale des romans publiés par Anti en 2011 était encore sur la table.

Anli a commencé à feuilleter Le racisme anti-blanc et nous en avons parlé, le sujet du racisme en général les touchant de près. Nous leur avons aussi montré des photos de makis prises lors de notre voyage à Mayotte, leur île d'origine.

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Puis Anli a flashé sur A l'embaumée des fleurs de Robert Notenboom. Il nous a dit qu'il adorait la poésie, alors Anti lui a offert le livre. Mouayadi a, lui, été amusé par Dédé la Roulette. Et Anti leur a aussi parlé de Lucienne.

On a mangé tous ensemble et au moment du gâteau, on s'est presque tous éclipsés dans la cuisine pour préparer les bougies. Gwlad a décidé de faire simple : elle ne les a pas comptées, elle a juste mis de quoi faire quelque chose de joli. Le gâteau était un régalissimo supremo mucho gusto.

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Après le café, Mouayadi s'est lancé dans des exercices de calligraphie - l'une de ses passions - à partir de la police de caractères utilisée pour le titre du recueil de poèmes de Robert. Le tout en poursuivant la conversation à bâtons rompus jusque vers 23h et quelques.

Ensuite, Anti les a raccompagnés chez eux. Encore une bien belle soirée...

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Très belle journée à vous


Merci à José pour le titre de la note, extrait d'un de ses commentaires d'hier.

25 janvier 2012

Happy Birthday 2 !

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En ce 25 janvier 2012, Les Éditions du Puits de Roulle fêtent leur second anniversaire !


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Réalisations 2010 des Éditions du Puits de Roulle


En 2010, 5 ouvrages ont été financés en édition à compte d’éditeur, 5 projets ont été menés en auto-édition, 2 livres ont été ré-imprimés.

La première année d'exercice avait été riche en réalisations (voir l'article), cette nouvelle année qui vient de s'écouler l'a été plus encore.

Petit retour sur l’année 2011

L'année 2011 a débuté avec la réimpression de 1000 exemplaires de l'essai de Tarik Yildiz, épuisé trois mois seulement après sa sortie.

2 projets ont été édités à compte d'éditeur :

* une nouveauté : la poésie (A l’embaumée des fleurs, de Robert Notenboom) la langue étant le plus beau lien entre les hommes, celui qui permet de mieux se comprendre et partant de s’honorer.

* un roman : Lucienne, de Jean-Michel Berardi gros coup de cœur, amplement partagé par les lecteurs.

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Réalisations 2011 des Éditions du Puits de Roulle

J'ai eu la joie d'accompagner la réalisation de 13 projets en aide à l'auto-édition.

Voyons Voir, ouvrage collectif
Les aventures de Dédé la Roulette, de Marie Lune Sage.
Les Trois Petits Lapins, de Marie Lune Sage.
Un gros projet : l'heptalogie intitulée : Un voyage, du Dr Georges Ferrario, édition privée - non disponible à la vente.
Le sel de la vie (roman - édition privée non disponible à la vente)
Les Vagues, le flux et le reflux (roman - édition privée non disponible à la vente)
Les arcanes du théâtre d'ombres (roman - édition privée non disponible à la vente)
Les ors du crépuscule (roman - édition privée non disponible à la vente)
La forteresse du livre fermé (roman - édition privée non disponible à la vente)
Le jeu de la Salamandre (roman - édition privée non disponible à la vente)
Quelques piécettes pour faire l'appoint (théâtre - édition privée non disponible à la vente)
Lors… contes poétiques en Pays d’Oc, de Claude Montjaux et Francis Lavigne
J'ai treize envies, d'Anna Galore
Histoires Brèves d’un monde étrange – Observances - Nouvelle édition revue et augmentée 2011, de Jacques Guerrier


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Entre salons, dédicaces, lectures, conférences, on peut dire que l'année a été ponctuée de beaux événements, l'un de ces moments forts ayant été la mise en scène du roman de Kathy Dauthuille "Les Voyageurs au Sang d'Or" en clôture du printemps des poètes de la ville d'Arras en mars 2011.

Et aussi la renommée médiatique de Tarik Yildiz repris sur les grandes stations de radio nationales et dans les grands journaux.

La conférence de Robert Notenboom donnée au Siel de Paris va bientôt être publiée.

Anna Galore offre ses droits d'auteur aux Restos du coeur, lesquels pourront servir 140 repas de plus grâce à son don.

couv.jpgEt en 2012...

Pour 2012, de belles réalisations se dessinent déjà, à commencer par la sortie prochaine du quatrième recueil de Rosaria Mora-Laconi : "Les Liens du Cœur"

J’ai encore 13 envies, d'Anna Galore

Verbatim de la conférence donnée au Siel de Paris, de Robert Notenboom

Suzanne, de Clovis Perrin (Kasimir)

Les Éditions du Puits de Roulle soutiennent aussi l’association Culture Tibétaine - Nîmes en aidant à la réalisation d’un ouvrage qui sera vendu au profit entier de l’association pour soutenir l’institut Ngari au Ladakh.

D’autres manuscrits sont à l’étude et nous promettent une année belle et riche en humanité et en beauté.

Enfin, cette année 2012 sera marquée par la sortie de couveuse d’entreprise dans l’année ce qui signifie la création officielle de l'entreprise Les Éditions du Puits de Roulle.

Mais pour l'instant, je souhaite surtout dire un grand merci à tous les acteurs de ces succès : auteurs, lecteurs, conjoints ;-), journalistes, libraires et passionnés du livre de tous bords !

M E R C I !


Stéphanie Lahana


Retrouvez tous les articles concernant les Éditions du Puits de Roulle ici

Tu es

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Tu es
mon équilibre, mon âme,
mon lien entre la terre et le ciel
mon souffle

Tu es
ma beauté, ma vie,
mon bonheur de chaque instant
ma fée

Tu es
mon sourire, mon but,
mon amour sans cesse plus fort
mon adorée

Tu es
mon harmonie, mon cœur,
mon rêve devenu vrai
ma grâce

Je t'aime

Bon anniversaire

24 janvier 2012

Monsanto va livrer du maïs OGM en France

La France a toujours légiféré jusqu'à maintenant contre la culture d'OGM sur son territoire. Est visé en premier chef le maïs MON-810 produit par Monsanto. Il y a quelques semaines, un moratoire contre cette souche transgénique avait été invalidé par la cour de justice européenne pour des questions purement juridiques imposées par l'Europe. Nathalie Kosciusko-Morizet avait aussitôt promis la rédaction d'un nouveau moratoire applicable à partir de fin février. La date n'est pas innocente : c'est en effet à partir de mars que les semences de maïs commencent.

Ce matin sur France-Info, Guy Kaestler, de la Confédération Paysanne (anti-OGM) a révélé une information ahurissante :

Monsanto est actuellement en train de remplir des centaines de sacs de graines de maïs OGM pour les livrer à certains agriculteurs en France dès que possible afin qu'ils puissent procéder à un semis précoce.

Au_pays_de_Monsanto-2.jpgPlanter ces graines sera vraisemblablement illégal d'ici fin février mais comme le souligne Guy Kaestler, une fois que ces graines auront été semées, rien ne permettra de savoir depuis le bord du champ s'il s'agit de maïs naturel ou transgénique. Pire, un des dirigeants de la FNSEA a publiquement déclaré qu'il ferait planter du MON-810 sur son exploitation.

La seule solution face à ce désastre annoncé, aussi bien du point de vue écologique qu'économique pour les paysans, est de faire interdire définitivement les OGM en France et non pas de se contenter d'un moratoire. La Confédération Paysanne a, pour cela, une idée qui serait compatible avec la législation européenne.

Depuis la décision de la Cour de Justice européenne du 6 septembre, tout miel contenant un grain de pollen de MON810 est interdit à la vente et doit être détruit comme un déchet toxique. Les abeilles étant présentes dans toutes les zones de culture de maïs en France, de nouvelles cultures d'OGM condamneraient la profession.

La règlementation européenne permet au gouvernement d'interdire la culture du MON 810 pour protéger l'apiculture. Une telle décision ne pourrait être annulée en référé en Conseil d'État, elle mettrait un coup d'arrêt à la distribution de semences transgéniques dans les fermes qui a déjà commencé et sauvegarderait durablement la filière apicole.

Ci-dessous, le communiqué que la Confédération Paysanne a rendu public dans la matinée.

confcouleur.gifAbeilles et OGM, la coexistence est impossible
Confédération Paysanne - 24/01/2012 10:05:00

Réunis aujourd'hui à Bron (69), paysans et consommateurs, nous apportons notre soutien aux apiculteurs venus de toute la région Rhône-Alpes.

Le rassemblement à Bron de plus de 300 personnes devant les locaux de Monsanto ce vendredi 20 janvier 2012 a montré notre détermination à exiger du gouvernement qu'il prenne des mesures pour interdire la circulation des semences Mon 810 et à réactiver un réel moratoire.

Suite à la levée du moratoire interdisant le Mon810, le gouvernement a annoncé qu'il allait réactiver une nouvelle clause de sauvegarde, mais aucune mesure ferme n'a été prise pour éviter l'organisation des semis, le risque est grand pour que certains soient réalisés précocement.

Aujourd'hui, l'api­culteur est rendu res­pon­sa­ble de la pol­lu­tion des miels par du pollen de Mon810, ainsi les api­culteurs espa­gnols se voient privés de commercialiser leur production, nous défendons les apiculteurs pénalisés par cette incohérence.

Les diverses organisations apicoles et de nombreux soutiens politiques ont participé au succès de la mobilisation et à un pique-nique devant les locaux de Monsanto en apportant du pollen non contaminé pour réclamer « le droit et la liberté de butiner sans OGM »

Depuis la décision de la Cour de Justice européenne du 6 septembre, tout miel contenant un grain de pollen de MON 810 est interdit à la vente et doit être détruit comme un déchet toxique. Les abeilles étant présentes dans toutes les zones de culture de maïs en France, de nouvelles cultures d'OGM condamneraient la profession.

Pour la Confédération paysanne, la coexistence est impossible, elle est favorable à la clause que veut prendre le gouvernement pour suspendre l'autorisation de culture du MON 810, cependant elle est très inquiète sur sa pérennité face à un recours en référé au Conseil d'État.

La règlementation européenne permet au gouvernement d'interdire la culture du MON 810 pour protéger l'apiculture. Une telle décision ne pourrait être annulée en référé en Conseil d'État, elle mettrait un coup d'arrêt à la distribution de semences transgéniques dans les fermes qui a déjà commencé et sauvegarderait durablement la filière apicole.

Nous sommes opposés à tous les OGM en plein champ, qu'ils soient transgéniques ou issus de mutagénèse, qu'ils soient destinés à l'alimentation animale, humaine ou pour la production d'agrocarburants, qu'ils soient produits chez nous ou ailleurs. La Confédération Paysanne refuse la confiscation du vivant et la spoliation des droits des paysans.

15:23 Publié dans Colère | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ogm

2012 - Année du Dragon d'Eau

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Crédit photo CHINAFOTOPRESS / MAXPPP


Comme vous le savez tous, hier, lundi 23 janvier, marquait la nouvelle année chinoise et nous glissions dans l'année du dragon d'eau... Envie d'en savoir plus ? Suivez-moi ;-)

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L’année 2012 correspond à la 4709e année chinoise, l’an zéro étant marqué par le couronnement du premier roi de Chine : le roi Jaune. Cependant, il ne faut pas concevoir le temps de manière linéaire comme dans les calendriers occidentaux. La Chine préfère adopter un système circulaire composé de cycles de soixante ans, 2012 correspondant à la 29e année du cycle actuel. Alors, devons-nous craindre ou célébrer le retour du Dragon ? Une enquête spéciale sur la plus belle et la plus mystérieuse des créatures.

Le conte des quatre dragons

Remontons dans les temps reculés… à l’époque où la Terre n’était qu’un gigantesque bloc de terre sans rivières ni lacs, simplement entourée par la Mer de l’Est. Dans cette étendue d’eau infinie, vivaient quatre dragons : le Grand Dragon, le Dragon Jaune, le Dragon Noir et le Dragon Perle. Un jour, ces merveilleuses créatures décidèrent de s’échapper dans le ciel. Alors qu’elles batifolaient dans les nuages, le Dragon Perle observa la Terre du haut des cieux et interpella ses frères. Le sol était jonché de sublimes offrandes et les populations, agenouillées dans les brumes des encens, imploraient les êtres divins. Les pauvres gens agonisaient dans l’attente de la moindre goutte de pluie. Devant tant de malheur, les Dragons s’indignèrent.

Ils se dirigèrent vers le palais de l’Empereur de Jade, tout puissant au sommet du paradis, pour lui demander de l’aide. Celui-ci reprocha aux dragons leurs errances célestes et refusa de faire tomber la pluie. Outré, le Grand Dragon eut une idée : il propulsa l’eau de la mer du haut du ciel pour qu’elle se répande sur les populations et sur les récoltes. Les gens dansèrent et hurlèrent de joie, élevant leurs bras vers le ciel en signe de reconnaissance.

Furieux, l’Empereur de Jade fit arrêter les quatre Dragons et les enferma dans quatre montagnes. Malgré leur captivité, les Dragons ne regrettèrent jamais leur bonne action, déterminés à veiller à la prospérité du peuple. Ils se transformèrent en quatre rivières qui serpentent entre les montagnes, les vallées et traversent les terres, apportant de l’eau aux humains. C’est ainsi que naquirent les grandes rivières de Chine : le Heilongjian (Dragon Noir), le Huanghe (Dragon Jaune), le Changjiang (Grand Dragon) et le Zhujiang (Dragon Perle).

6205-000336.jpgLe Dragon chinois, symbole du pouvoir de l'Empereur

Symbolique du Dragon

Contrairement à la culture occidentale qui en a fait une créature maléfique, le Dragon est l’une des figures les plus vénérées de l’imaginaire chinois. Il est le symbole de l’empereur, ce dernier étant systématiquement considéré comme le "fils du Dragon" ayant reçu un "mandat du ciel". Les habits de parade des grands empereurs étaient sublimés de dragons à 5 griffes (les hauts dignitaires ne pouvant porter que des Dragons à 4 griffes), symbole absolu de leur pouvoir. Cette représentation de puissance avait une valeur sacrée puisque revêtir un habit de Dragon sans avoir le statut correspondant était puni de mort.

La formule "perle du Dragon" évoque la sagesse et la perfection de pensée de l’Empereur. Expression qui a été reprise plus récemment par Mao qui désirait absolutiser son pouvoir. Celui–ci s’était exclamé : "On ne discute pas la perle du Dragon".

Influence sur la démographie

La créature sacrée est également celle qui apporte paix et prospérité aux populations. Il est fascinant de voir que les croyances restent profondément enracinées dans les populations chinoises, allant jusqu’à pousser les couples à procréer lors des années dites "du Dragon". Selon la tradition populaire, un enfant né sous la protection du Dragon apporte paix et richesse à son entourage. Ainsi, d’après les estimations, le taux de naissances devrait augmenter de 5% en 2012, générant un véritable baby-boom.

123802892.jpgLe ciel étoilé prend la forme d'un Dragon

Un symbole du Zodiaque

Le Dragon est une figure clé des signes du zodiaque chinois. D’après les croyances populaires, les enfants nés lors d’une année du Dragon possèdent des attributs spécifiques. Le trait de personnalité prédominant du Dragon est sa liberté de pensée et d’action. Il refuse de se conformer aux règles car celles ci éteignent sa flamme, entravant sa nature flamboyante. Le Dragon brûle d’une ambition hors norme et d’une énergie inextinguible. Il ne craint pas les obstacles et son destin le mène presque toujours vers la réussite. Ne serait-il pas une métaphore de la mentalité de la Chine contemporaine, avide de réussite et refusant de se soumettre aux institutions internationales ?

Cependant, certains Dragons sont constamment insatisfaits, carbonisés par une réalité décevant perpétuellement leurs aspirations enflammées. Ils agissent de manière solitaire, trop fiers pour accepter une quelconque association. Même s’ils sont superficiellement entourés d’amis attirés par leur rayonnement, au fond ils se considèrent uniques et restent solitaires. Le Dragon ne laisse nul être atteindre le cœur de sa flamme…

Le Dragon d’Eau ou Dragon Noir

Attendu depuis son dernier passage en 1952, le Dragon d’Eau ou Dragon Noir (la couleur associée à l’Eau) jouit de l’effet apaisant de l’eau. Son impétuosité est tempérée. Celui-ci redirige son énergie incandescente pour s’ouvrir vers autrui. L’oxymore de l’eau et du feu engendre un équilibre parfait : un être éclatant mais emprunt d’une sagesse infinie. Il est capable de patience et ne se perd pas dans la quête d’une gloire superficielle et clinquante.

Un article signé Clara Leonard (www.lepetitjournal.com/hongkong.html) vendredi 20 janvier 2012 - source -



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Calme et volupté

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Sous un ciel qui s'obstine à ne pas vouloir être de saison,


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les lendemains de fête s'étirent paresseusement dans une ambiance de printemps.


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Les chats font leur sieste au soleil, inondés de lumière sur le canapé...


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... ou dehors au pied du mur qui leur renvoie sa chaleur


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Le soir venu, même si certains travaillent tard...


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... il est temps de s'installer pour passer la nuit dans les meilleures conditions de confort.


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Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.


Très belle journée à vous






23 janvier 2012

Le drap de soie du temps sur Littérature Audio

lddsdt LA.jpgIl y a quelques jours, je vous informais de la réalisation d'une version audio de mon roman Le drap de soie du temps, lu par Pascal Frêne, l'un des donneurs de voix du site Littérature Audio. J'avais aussitôt mis en ligne sur mon site la version stéréo.

Depuis hier, ce roman est également en ligne sur Littérature Audio, accompagné d'une notice biographique semblable à celle qui figure sur l'article de Wikipedia qui m'est consacré.

Ce site référence à ce jour un peu plus de 2400 livres audio gratuits, réalisés par les 120 donneurs de voix accrédités. Sa lettre d'information est reçue par près de 20 000 abonnés.

Encore merci à Pascal pour son travail et à Littérature Audio pour m'accueillir aux côtés de tant d'auteurs prestigieux.


Humus, Homme, Humilité, Terre

Par la suite, bien avant les dieux, vinrent les virus.

Dans l’immense chaudron des océans, les éruptions continues et les décharges incessantes d’éclairs monstrueux créèrent les briques élémentaires de tous les futurs systèmes vivants. Les acides nucléiques formèrent les premiers brins d’ADN. Il en fut de même pour les acides aminés qui s’enchaînèrent en protéines de plus en plus complexes. Tout cela grâce à un troisième miracle :
aucun de ces assemblages n’aurait jamais pu se faire sans le rôle de catalyseur joué par l’argile.

La première des convergences.

Tout le reste n’a été qu’évolution.

L’argile… L’Homme descend d’un mélange de terre et d’eau, comme le racontent les mythes fondateurs.


Anna Galore, in Le septième livre


Hier, en travaillant un cours de SVT avec Anghbor, je lui ai parlé de Lydia et Claude Bourguignon, les fondateurs du LAMS qui est un laboratoire d'analyse de sol spécialisé dans l'étude écologique de profil cultural pour restaurer la biodiversité des sols de terroir afin d'améliorer la qualité et la typicité des vins et des denrées agricoles. Si vous avez vu le documentaire de Coline Serreau : "Solutions locales pour un désordre global", vous vous souvenez certainement de ce couple fort sympathique.

Et je suis tombée sur cette vidéo :



dans laquelle Claude Bourguignon nous parle du mot humus qui a donné le mot homme, le mot humilité...

L’humilité, un texte de Philo pour tous

Le terme humilité est à rapprocher du mot humus, qui en est la source étymologique, et qui a donné par ailleurs le terme homme. Cela semble signifier que l’humilité consiste, pour l’homme, à se rappeler qu’il est poussière (ou littéralement : « fait de terre », c’est-à-dire de la matière la plus commune). Cela semble indiquer aussi que l’humilité est une attitude proprement humaine : et de fait, si l’homme n’est pas le seul être dont on puisse dire qu’il fut tiré du limon, il paraît bien être le seul à le savoir.

Mais du coup, il est aussi le seul à pouvoir l’oublier — et pire : à vouloir l’oublier. Au-delà de l’image du matériau (terre, humus), le terme d’humilité renvoie en effet à l’idée d’une provenance étrangère, d’une impuissance à être sa propre origine ; il paraît impliquer aussi, du même coup, l’idée d’une incapacité à s’accomplir par ses seules forces ; en un mot, il s’agirait d’avouer qu’il n’est rien en nous, hormis peut-être nos fautes et nos manquements, que nous puissions nous attribuer à nous-même, à nous seul. Or cette double impuissance n’est pas facile à admettre ; elle semble, à certains, incompatible avec la dignité de l’être humain, et sa reconnaissance constituerait à leurs yeux une intolérable humiliation.

Mais justement, est-ce une même chose d’être humble et d’être humilié ? Être humble, est-ce se rabaisser, se manquer de respect à soi-même ? Cela doit-il conduire, en particulier, à accepter que les autres nous traitent comme « moins que rien » ?

Humilier quelqu’un consiste à nier sa dignité, ou du moins à manifester uniquement ses pauvretés et ses déficiences ; concrètement, cela revient souvent à le réduire à son animalité, ou à sa dimension purement physique : rien de plus humiliant pour un homme, par exemple, que de voir l’accomplissement de ses fonctions organiques privé du secret ou de l’habillage qui l’humanisent. Mais refuser cette humiliation, serait-ce manquer d’humilité ? Et inversement, faudrait-il refuser d’être humble pour échapper à l’humiliation ? Non pas, si humilité et affirmation de sa dignité sont, en vérité, compatibles, voire indissociables. Telle est du moins la position que l’on s’efforce ici de préciser.

D’une part, l’humilité ne consiste pas à se croire dépourvu de dignité, mais à se savoir incapable d’en être soi-même la source, et à se reconnaître impuissant à exister « à la hauteur » de celle-ci. En tant qu’être humain, je suis bien plus qu’un peu de boue (ou d’humus), contrairement à ce que suggère l’étymologie prise au pied de la lettre. Mais ce que je suis de plus, je ne me le suis pas donné à moi-même ; en outre, par mon comportement envers moi-même comme envers autrui, sans doute le trahis-je bien plus souvent que je ne l’honore. Ainsi, autant mon refus de ma dignité ne serait pas une vraie humilité (mais quelque chose qui pourrait être une profonde ingratitude), autant l’humilité véritable se manifeste par l’acceptation du fait que l’aide d’autrui m’est absolument indispensable. L’aide dont j’ai eu besoin pour être, tout simplement, en ce sens que je dois ma venue à l’être, et mon statut d’être pourvu de dignité, à autre chose ou à quelqu’un d’autre que moi-même. L’aide dont j’ai besoin, ensuite, pour tenter de ne pas être trop indigne de ma dignité : car précisément, celle-ci a quelque chose d’infini et d’absolu, qui fait de son plein respect une tâche au-dessus de mes forces — voire des forces humaines en général. Ainsi se préciserait la conciliation évoquée plus haut : être humble, ce n’est pas se considérer comme sans valeur, c’est au contraire voir sa propre grandeur et se sentir petit devant elle.

D’autre part et par conséquent, l’humilité ne saurait conduire à se laisser traiter comme un être sans valeur, et à accepter toutes les humiliations. Nulle incompatibilité entre être humble et exiger le respect : car ce dont j’exige le respect, à savoir ma dignité, c’est aussi ce dont je reconnais ne pouvoir être l’auteur. En ce sens, je demeure effacé et discret (« humble ») lors même que je mets en avant ma dignité d’être humain.

Concluons : il semble particulièrement important de ne pas se tromper sur le vrai sens de l’humilité, car toute erreur à son sujet irait forcément de pair avec une méprise sur le vrai sens de la dignité, et donc sur la juste attitude à avoir envers soi-même comme envers autrui.

* * * * * * *

A lire et à relire :

le très bel article de Sylvie : La prédation, c'est le viol

Vandana Shiva, la victoire des Neuf Graines

et plus généralement tous les articles regroupés sous le tag
Femmes je vous aime


anti, commençons par retrouver notre lien à la Terre.



Les gamins de la ZUP font la fête à la maison

Gwlad, 14 ans, blonde aux yeux bleus, vie aisée dans une grande maison avec jardin, a fêté son anniversaire samedi. Gwlad aime le rap et suit des cours de hip-hop. Il n'était donc pas surprenant que les copains qu'elle a invités soient pour la plupart des fans de rap et de hip-hop. C'est-à-dire en grande majorité des blacks et des beurs, tous musulmans, habitants de la ZUP ou de quartiers pauvres.

DSCN7459.jpgCertains étaient déjà des habitués de la maison, comme Moiyade et Anli, peau d'ébène, originaires de Mayotte d'une famille de dix enfants. On a rencontré certains autres comme Bilel, de parents marocains, lors d'une battle de hip-hop mémorable au centre de Nîmes à l'occasion de laquelle j'avais déjà parlé de la beauté d'âme de ces gamins de la ZUP. Il y avait aussi Siam dont la maman est éthiopienne, Naomi qui a du sang aborigène, Sofia aux allures de princesse du désert, et quelques autres dont les racines s'étirent jusqu'à l'autre bord de la Méditerranée. Aucun Français de souche, comme on dit chez les bas-du-front.

Dans la petite rue où nous habitons, il y a des gens qui ont peur de la ZUP et de tous ces étrangers qui se prétendent Français. Forcément, ce sont des dealers ou des receleurs ou des vendeurs de téléphones portables tombés du camion, de la graine de fainéants qui rêvent de devenir chômeurs pour vivre sur les aides sociales en tous genres, des intégristes qui font peur, pire des racketteurs ou des violeurs en bande ou des agresseurs de personnes âgées. Alors nos voisins peuvent trouver ça vraiment très angoissant parce que notre rue, quelle horreur, elle débouche directement sur la ZUP.

Je ne suis pas angélique. D'ailleurs, nos invités aussi le disent que la ZUP, c'est pas le paradis et qu'ils préfèreraient vivre dans un meilleur environnement. Bien sûr qu'il y a des dealers dans la ZUP. Il y en a aussi dans les beaux quartiers puisque c'est là que sont les meilleurs clients. Bien sûr qu'il y a des trafics et des gens qui truandent dans les ZUP. Il y en a aussi jusqu'au plus haut sommet de l’État. Tout ça, c'est vrai. Ce qui est faux et délétère, c'est la généralisation, l'amalgame, le tous pourris.

DSCN7457b.jpgLes invités de Gwlad sont musulmans mais ils ont autant peur des islamistes que n'importe qui de sensé. Les copines n'ont aucune intention de porter un voile et encore moi un niqab, elles préfèrent les tenues sexy, les soldes et les produits de beauté. Les copains aiment que les copines se fassent belles et pour les séduire, ils ne leur promettent pas des portables volés ou des Rolex tombées du camion, non, pour les séduire, ils dansent, ils font des dessins et ils bossent dur pour avoir une jolie vie un jour.

Et pour une fête, vous savez ce qui est bien, avec les musulmans, surtout entre ados ? C'est qu'ils ne boivent pas une goutte d'alcool. C'est loin d'être le cas des fêtes d'ados bien de chez nous qui mesurent le succès de leurs soirées au volume d'alcool ingéré.

Les ados musulmans qui étaient là ont en plus autre chose de beau qui vient de leur culture : le respect des aînés. Tous sont passés nous voir à un moment ou un autre de la soirée pour nous remercier de les accueillir, nous complimenter sur la décoration de notre maison et parler avec nous de choses légères ou profondes, y compris de leur avenir et de leur envie de réussir dans la vie.

Anti a même fait une démonstration de nunchaku à l'un des ados fan de kung-fu, sidéré de voir un tel engin posé sur la table du séjour (on l'avait acheté pour 4 euros quelques jours plus tôt à Aix) et encore plus sidéré de voir une maman s'en servir (mais c'était justement l'une de ses passions quand elle était plus jeune).

Quand, vers minuit, on leur a demandé de baisser la musique, ils l'ont fait sans discuter et se sont tous installés dans la chambre de Gwlad pour regarder des DVDs avant de s'endormir. Nous, on était au lit bien avant eux. Personne n'a profité de notre sommeil pour nous piquer nos portables ou nos appareils photo numériques restés sur la table ou nos PC ou quoi que ce soit d'autre. Personne n'a cherché la bagarre, ça c'est dans les fêtes où les gens ont trop bu.

Tout le monde était ravi de ce bel anniversaire. Les derniers invités sont repartis le dimanche soir. Ils reviendront vite, ils sont les bienvenus et c'est facile : ils habitent à deux pas de chez nous, dans la ZUP.

Très belle journée à vous