Un bel hommage

La semaine dernière, Robert Notenboom (auteur de quatre ouvrages* publiés aux Editions du Puits de Roulle) mettait en ligne le texte qui suit. Un grand merci à lui pour ce bel hommage qui me touche sincèrement.

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Robert Notenboom – La Grande-Motte 2012

« Chaque jour, je me réjouis d’avoir comme éditeur depuis quelques années les Editions du Puits de Roulle alors qu’auparavant m’éditait la Librairie Galerie Racine à laquelle je n’ai rien à reprocher, gardant par ailleurs des liens d’amitié avec Alain Breton, un grand poète, dont je cite d’ailleurs une poésie dans « Langue Française et Poésie ».

C’est que les éditions du Roulle, à l’époque où le livre-papier va être concurrencé de plus en plus par le numérique, édite des livres qui sont en même temps de beaux objets, beau papier, belle impression, brochés avec soin avec un pliure de sécurité. Rien de comparable avec une collection de poche célèbre d’un très grand éditeur où les pages, mal encollées, se détachent au bout de deux ou trois lectures.

Or un livre de poésie ne se lit pas d’une traite. On le prend, on l’ouvre, souvent au hasard, on butine une ou deux poésies. On y reviendra plus tard après les avoir laissé poursuivre leur chemin dans notre imagination.

Enfin, je voudrais rendre hommage à la directrice des Editions du Puits de Roulle, Stéphanie Lahana, qui outre sont total dévouement à la littérature parvient à se dévouer de la même façon à la défense de la cause animale et joue avec son mari, Roger Lahana, un rôle de premier plan dans la lutte active contre la corrida. C’est d’ailleurs cette lutte qui nous a fait nous connaître, nous apprécier et travailler ensemble.

Mais il s’agit – comme c’est en général le cas pour la poésie dès lors que le poète n’a pas eu le bon goût de mourir – d’une petite maison d’édition qui doit atteindre un certain tirage pour survivre dans ce monde dominé par l’argent. La soutenir, en participant activement à la promotion de mes recueils qu’elle publie, – plus que ma petite vanité personnelle qui va faiblissant – est devenu ma motivation principale. »

Robert Notenboom

Livres RN 4 800

*À l’embaumée des Fleurs, 2011

Langue française et poésie, 2012

Ultima Verba – Une vie de poésie,2013

Les chemins du silence,2014

Très belle journée à toutes et à tous,

Anti

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Faire face à l’automne pluvieux

Après bien des retards et des hésitations, cette fois c’est sûr : l’automne vient d’arriver dans le Gard. Et même si la végétation reste encore très verte, j’ai vu des feuilles tomber des arbres ces derniers jours, c’est dire si l’heure est grave. Certes, il fait encore 15° à 4 h du matin (comme au mois de mai), mais il faut bien l’avouer, l’été est terminé.

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Nos chats, ineffables gourous du bon-vivre pourvu qu’on soit à l’abri (ce qui est loin d’être le cas de la majorité, malheureusement), nous font ces jours-ci de très belles démonstrations de comment faire face agréablement aux journées pluvieuses.

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Une cheminée en action peut aider, mais normalement, ça marche aussi avec des radiateurs pourvu qu’il y ait des lieux confortables pour se poser un peu partout dans vos pièces.

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Très belle journée à vous

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Rock or bust, la vidéo

Viiiiite ça presse ! Encore quelques jours et le nouvel opus d’AC/DC sera enfin dispo à la vente. Le 1er décembre très exactement, taddaaaah ! Pour en donner un avant-goût, il est déjà possible de voir et d’entendre le morceau qui donne son titre à l’album : « Rock or bust ». Vas-y, Gérard, mets le son à donf.

Aux côtés d’Angus avec sa SG qui déchire l’air à la hache plus que jamais et de Brian dont la voix est superbe de puissance, on retrouve l’inaliénable Cliff Williams à la basse. Malcolm Young, qui a de sérieux problèmes de santé, n’est malheureusement pas là pour tenir la rythmique, même si son neveu Stevie assure honorablement, et Phil Rudd, qui a eu lui des soucis avec la justice, a laissé son siège à Bob Richards derrière les fûts.

Un petit deuxième pour la route ? C’est parti.

Très belle journée à vous

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Le tout petit et le très gros

Hier, nous avons croisé la route d’un tout petit animal qui traînait dans le jardin au lieu de se préparer à l’hiver comme ses congénères : un bébé hérisson, comme l’an dernier à la même date. Celui-ci pesait 300 g, beaucoup trop peu pour survivre à une hibernation. Nous l’avons installé dans un grand carton garni d’une couverture épaisse dans notre salle de bains. Malheureusement, ce matin, il avait cessé de vivre.

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Dans l’après-midi, nous sommes allés rendre visite à Ilona et Leszek, que nous n’avions pas revus depuis des mois. C’était vraiment un très agréable moment. Nous ne sommes repartis qu’à la nuit tombée. Mais auparavant, nous avons pu admirer leur énorme chat, Vodek. Il est très doux et, à côté de lui, même les plus enveloppés de nos minous semblent fluets.

Très belle journée à vous

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Un passage chez les Chats Libres

Hier, après un bon film en famille avec Enzo et Anghbor, je suis parti faire un saut à l’expo-vente des Chats Libres qui se tenait, comme chaque année, près de la gare, au centre de Nîmes. Anti vous en parlera plus en détails, elle y a passé le plus gros de sa journée. Je vais me contenter ici de quelques impressions, toutes très joyeuses, sur l’ambiance qui régnait là-bas.

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Laure, notre président bien-aimée, était heureuse comme tout. Plein de monde était passé dans la matinée et les gens étaient heureux de venir voir et/ou acheter les œuvres exposées pour soutenir nos amis félins tout en s’offrant de beaux objets.

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Le grand événement, c’était bien sûr la présentation en avant-première du livre des Chats Libres, « Le peuple de l’ombre« , édité par les Editions du Puits de Roulle. Des dizaines d’exemplaires se sont vendus en quelques heures, un excellent démarrage.

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Anti en a profité pour s’offrir quelques-unes des œuvres présentées. Et en prime, je l’ai photographiée en compagnie des artistes concernés.

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Tout cela sous le regard bienveillant et heureux d’une certaine Brigitte B. qui a tenu à nous manifester son soutien enthousiaste, ce qui nous a fait énormément plaisir…

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Aux Chats Libres, on est toutes et tous la star des autres :-)

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Très belle journée à vous

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Avant-Première

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C’est aujourd’hui, samedi 22 novembre 2014, que vous pourrez découvrir en avant première le livre « Le peuple de l’ombre – Les histoires humaines et félines des Chats Libres de Nîmes Agglo » avant sa sortie officielle prévue le 10 décembre 2014, journée internationale pour le droit des animaux.

Cette présentation aura lieu dans le cadre de l’expo-vente annuelle de l’association qui aura lieu 19, boulevard Talabot à Nîmes, avec du très beau monde cette année encore pour soutenir nos actions (liste non exhaustive) :

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 L’artiste peintre Mireille Jourdan, aussi membre d’honneur de l’association

Tableau Mireille Jourdan

Jean Marc Saffon

Le sculpteur Jean-Marc SAFFON : en voir plus ici

« Mes sculptures sont l’assemblage et la métamorphose de vieux outils agricoles et de fer usés, reste d’un passé oublié. 
Après avoir été chinés dans les vides greniers de la région toulousaine, les pièces de métal vont être assemblées au gré de mon imagination.

Grâce à ma passion créative, je réalise des sculptures qui doivent avoir sa propre histoire et doit offrir à celui qui la regarde un plaisir toujours renouvelé. »

Emanuelle Joos

 L’artiste peintre Emmanuelle Joos

Françoise Rambossom

 Françoise Rambossom

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 La potière Nadine Bailly – Atelier de la Machotte

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Carl Marthom

L’artiste peintre international Carl Marthom, fondateur du mouvement d’art contemporain Art Continu.

Isabelle Meriot

L’artiste Isabelle Meriot, portraitiste animalier.

A tout à l’heure !

Anti

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Gourmandise au feu de bois

Depuis que la cheminée a repris du service, le grand plaisir d’Enzo le soir, après le repas, c’est de se faire griller des bouts de pain au feu de bois. Le moindre quignon, même rassis, devient alors le plus délicieux des desserts.

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Même les glaces à la vanille ne font pas le poids à côté d’un tel régal. C’est dire. Et puis, il y a ce côté contemplatif, lorsqu’on attend patiemment, les yeux perdus dans la lumière vacillante des flammes, le moment idéal où la tranche sera tout juste grillée à point mais pas trop. Bref, tout un art, que dis-je, une méditation.

Très belle journée à vous

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Mao téléphone maison

Depuis un an ou deux, Maoré habite entre deux maisons : la nôtre et celle du voisin. Nous n’avons découvert son second domicile que récemment en discutant avec lui (avec le voisin, pas avec Mao). Cela ne nous pose aucun problème puisqu’il est tout autant couvert d’amour d’un côté ou de l’autre du mur qui nous sépare. Au contraire, nous avons été, du coup, rassuré de savoir que quand il disparaissait pendant des jours, ce n’était pas parce qu’il allait mal mais juste parce qu’il profitait d’autres câlins (la voisine en est folle amoureuse, nous a dit le voisin).

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Il y a trois semaines, Mao a disparu pour de bon. Il n’était plus ni chez nous, ni chez eux. On s’est dit qu’après avoir eu envie de ne plus voir trop de nouveaux chats chez nous, il en avait aussi eu marre de Titou, le chat officiel (et énorme) du voisin. Etant à la fois très beau et très social, il avait dû trouver une troisième maison un peu plus loin.

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Hier à 15h09, on reçoit un coup de fil. Une dame nous explique que Mao est sur son lieu de travail depuis deux semaines. Avec ses collègues, ils ont réussi à lire son tatouage et du coup à savoir d’où venait Mao. Merci le tatouage ! La surprise, c’est que le lieu de travail en question, c’était le site de Perrier. Perrier ? C’est fou ! (pas pu m’empêcher). Ça se trouve à Vergèze, à 30 km de chez nous. Une seule possibilité : Mao s’est retrouvé dans un véhicule qui était dans notre rue et n’en a été libéré que là-bas. Hasard malencontreux ou malveillance ? Impossible à dire pour le moment.

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Une fois là-bas, les dames et les messieurs nous ont donné des nouvelles. Mao venait souvent les voir, il était bien nourri par tout le monde, il fallait juste attendre qu’il pointe le bout de son nez. Ce qu’il a fait au bout d’une vingtaine de minutes. Quelle joie de le retrouver ! Une joie partagée, il était surexcité en nous voyant ! Et très heureux de retrouver aussi des vraies croquettes de luxe. Nous avons remercié chaleureusement les personnes qui ont veillé sur lui et nous ont appelés.

Voilà, il est de retour chez nous, bien au chaud, avec un traitement de roi. Demain, on donnera la bonne nouvelle aux voisins.

Très belle journée à vous

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Duchesse : tous coupables ?

Alors que les médias se sont saisis de l’affaire qui a coûté la vie à Duchesse, voici le communiqué de presse de l’Association Les Chats Libres de Nîmes Agglo.

A diffuser massivement, afin de faire savoir pour que cessent ces horreurs car, comme le disait Angela, amie bénévole, « c’est tous les jours que des chats sont torturés! Duchesse doit tous nous souder pour lutter et dénoncer ces horreurs quotidiennes. ET QUE DES SANCTIONS PÉNALES TOMBENT !« 

Duchesse prostrée chez le vétérinaire. Malheureusement, on ne pouvait plus rien faire pour elle. Repose en paix petite mère…

Le 30 octobre dernier, l’Association Les Chats Libres de Nîmes Agglo est intervenue à Vauvert (Gard – 30) pour prendre en charge la chatte Duchesse, mortellement blessée par des adolescents qui jouaient au ballon avec.

Le 30 octobre dernier, l’Association Les Chats Libres de Nîmes Agglo reçoit un nouvel appel de détresse. C’est une dame de Vauvert. Elle vient de récupérer une chatte dans un triste état après que des gamins l’aient brutalisée. Immédiatement, la présidente, Laure Breye assure sa prise en charge financière et vétérinaire, puis le suivi de la pauvre Duchesse qui doit malheureusement être euthanasiée dans les heures qui suivent.

Interrogée sur ce triste fait divers Laure Breye s’insurge :

« Cela fait plus de huit ans qu’on s’occupe des chats sur Vauvert en plus de notre secteur. Nous avons assumé un grand nombre de stérilisations en aidant les petites associations sur place qui ne peuvent pas faire face. Il faut savoir que Vauvert est malheureusement une haute place d’actes de cruauté envers les animaux en général, et les chats en particulier.»

Des années que nous tirons la sonnette d’alarme. Cette expression de la violence est l’affaire de tous.

Caramel… Trop tard aussi… Repose en paix…

« Des années que nous tirons la sonnette d’alarme. Chaque fois, nous alertons les pouvoirs publics et les grandes associations ou fondations nationales qui ne nous répondent pas. Ce n’est pas faute d’essayer de nous faire entendre ! Il y a de la maltraitance, et beaucoup trop. Chaque période de vacances scolaires, c’est l’explosion des appels pour actes de cruauté et torture commis par des jeunes désœuvrés. Nous croulons sous les dossiers les plus sordides. Il faut le dire, mais surtout il faut agir ! Intervenir, oublier sa peur, avoir le courage de témoigner (car sans témoignage direct et précis nous ne pouvons rien faire) et porter plainte pour qu’un jugement puisse être prononcé. Les Chats Libres de Nîmes Agglo se portent bien sûr partie civile dans le cas de la malheureuse Duchesse. On ne peut pas laisser de tels actes impunis, ce serait les encourager. Il faudrait surtout éduquer, que les adultes et l’État agissent en prévention. Cette expression de la violence chez les jeunes est l’affaire de tous.»

Des associations débordées.

« Duchesse avait été signalée il y a plusieurs mois déjà à différentes associations, dont la nôtre. Elle avait été stérilisée et était nourrie, mais elle était en danger dans ce quartier, nous le savions tous, mais personne ne l’a fait sortir de la rue faute de place. Nous sommes surchargés de demandes, d’appels au secours, de chatons. Nos familles d’accueil compte 2, 3, 4 voire plus de chats. Sur le terrain, rien que l’an dernier, nous avons fait soigner, stériliser et adopter pour certains plus de 1300 chats ! Pour réaliser ce travail, nous agissons tous bénévolement, en dehors de nos heures de travail. Imaginez ce que cela représente.

Pour financer tout cela, nous multiplions les actions : vide-greniers, expositions, loto, calendrier, appels aux dons car nous ne recevons quasiment pas de subventions de la part des mairies ou d’aides des grandes associations nationales. Rien que ce mois-ci, nous avons à régler 20 000 € utilisés uniquement pour les chats et rien que pour les chats. Et nous y arriverons ! Parce qu’une fois qu’on a vu la souffrance, la vraie, le martyr, la tristesse et l’incompréhension dans un regard, la misérable existence de ces oubliés de la ville, celles des chats, on ne peut plus fermer les yeux et faire comme si de rien n’était.

La seule question qui se pose à présent est la suivante : combien faudra-t-il encore d’Oscar, de Caramel, de Duchesse qui défraient la chronique avant que les particuliers ne se responsabilisent et que les pouvoirs publics ne se décident à faire évoluer les choses en commençant par voter la stérilisation obligatoire des animaux de compagnie seule et unique solution à la misère féline sous toutes ses formes, y compris les actes de cruauté à son encontre ? »

Diffuser le lien : http://www.chatslibres.com/actualites/presse/duchesse-tous-coupables/

Association « Les Chats Libres Nîmes Agglo »

9, rue Lafayette

30230 Rodilhan+

http://www.chatslibres.com/

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Classé dans Colère, L'Univers d'Anti

De la quiétude

On ne s’en lasse pas, rien ne vaut une jolie bande de chats bien dans leur peau pour avoir en permanence sous les yeux une sensation de quiétude.

Petite scène photographie vers 4 heures du matin, devant la cheminée… Une bonne partie des chatons a passé la nuit sur la couverture rouge magique de Luis, de gauche à droite : Batman, Kalinka, Capucin, Grigri et Joli Coeur. Ne manquent que Crevette et Squirrel, qui dorment un peu plus loin.

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Nous vous avons souvent dit que, chez nous, les chatons qui se sont succédés ont été toujours maternés par un chat mâle (donc, en fait, paternés). Hé bien, nous venons d’avoir une exception : pour Capucin et Grigri, c’est bien une maman d’adoption qui s’occupe d’eux, à peine plus âgée de quelques mois, Kalinka. Regardez-la se prêter au jeu de se laisser téter alors qu’elle n’a pas de lait.

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Un peu plus tard dans la matinée, c’est le réveil en douceur sur notre lit. Je parle de celui d’Anti, qui attire aussitôt les petits curieux de passage.

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Pas forcément que des petits, d’ailleurs. Le beaucoup moins petit Che ne dédaigne pas non plus ce moment particulièrement douillet où tout le monde s’allonge sur elle pendant qu’elle prend son café.

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Dans l’après-midi, c’est repassage. L’occasion de vérifier de près si les piles sont bien faites. Quitte à faire un petit somme au passage.

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Sortir faire un tour ? Avec l’air qui devient plus frais, on hésite un peu. C’est vrai qu’il se passe plein de choses dehors. Mais, après tout, on peut toujours les regarder de l’intérieur. C’est moins fatiguant. Et on est plus près du radiateur, que demander de plus ?

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Très belle journée à vous

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Offrande du jour

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C’était il y a trois jours, Joli Coeur feuilletant Offrandes dans la lumière d’un après-midi d’automne, sous le regard bienveillant de Tara.

« Ma voie est traversée par un fil unique qui relie tout »

Très belle et lumineuse journée à toutes et à tous,

Anti

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« L’aficion s’effondre » dans le Huffington Post

Lorsque mon article « L’aficion s’effondre » a été mis en ligne sur le site du CRAC Europe et sur ce blog, j’ai eu le grand plaisir de voir qu’il était relayé sur Twitter, non seulement par le CRAC et la FLAC ainsi que plusieurs autres de mes abonnés moins connus, mais aussi par la Fondation Brigitte Bardot, l’Eurogroup Act for Animals (nous nous suivons mutuellement depuis la campagne de soutien aux eurodéputés pour la suppression des subventions à la tauromachie) et la députée Laurence Abeille, que nous avons eu le plaisir de rencontrer lors de notre conférence de presse à l’Assemblée nationale avec Damien Meslot.

L’Eurogroup totalise plus de 3600 abonnés,  Madame Abeille en a 1200 et la FBB plus de 11 000. Chacun d’entre eux ayant aussi été relayé un grand nombre de fois, cela a valu à cet article une très belle visibilité.

Hier soir, j’ai reçu un mail sympa : le Huffington Post a accepté de le publier à son tour. Je vous indiquerai le lien dès que je l’ai. Il s’agit d’une version légèrement réduite en longueur pour satisfaire aux contraintes imposées par les responsables éditoriaux de ce média prestigieux, où j’ai l’honneur d’avoir déjà eu plusieurs autres articles soumis et acceptés, tous sur le thème de la corrida – les plus anciens signés de mon pseudo, les autres de mon vrai nom.

Pour la petite histoire, c’est grâce à mon tout premier article paru sur le Huff, intitulé « Il faut abolir la corrida« , que Jean-Pierre Garrigues a entendu initialement parler de moi. Une anecdote que je raconte dans « Corrida la honte« . A ce sujet-là, le bouclage de la nouvelle édition augmentée est désormais imminent. Elle comporte plus de cent pages supplémentaires. Nous vous en reparlerons en détails le moment venu.

Très belle journée à vous

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Classé dans Accueil, Corrida

Regards de chats, plaisir de yeux

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Et en clin d’oeil pour les bénévoles des Chats Libres :

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Très belle journée à vous

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Un an déjà !

Etre sensible Protection Animale Editions du Puits de Roulle

Il y a un an, naissait la première collection des Editions du Puits de Roulle, baptisée « Être sensible ».

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Un premier titre était publié : « Alès 2013 – L’abolition est en marche », de David Joly qui nous faisait l’honneur hier de mettre en ligne un très émouvant billet concernant cet anniversaire :

« Aujourd’hui, cela fait un an jour pour jour que mon dernier ouvrage a paru.Manifestation anticorrida David Joly Crac europe Editions du Puits de Roulle

Je le porte particulièrement dans mon cœur, car c’est celui qui m’a certainement apporté le plus de bonheur :

- bonheur de pouvoir honorer tous ces militants qui luttent corps et âme contre cette barbarie qui est une véritable honte pour notre pays ;

- bonheur d’avoir reçu ces messages de sympathie et de gentillesse de la part de lecteurs ayant apprécié l’ouvrage et s’étant reconnus dans son état d’esprit ;- et bien sûr, immense bonheur de faire connaissance de la femme qui devenait à l’époque mon éditrice, qui est aujourd’hui une amie chère à qui je porte la plus grande estime.

Une femme qui m’a fait l’honneur d’être le numéro 1 de la fabuleuse collection créée par sa maison d’édition (Être sensible) qui va s’enrichir, au fil du temps, de magnifiques ouvrages qui ne pourront que nous aider dans notre combat (en témoigne le numéro 2 : Corrida la honte).

Une femme dont j’ai pu admirer le courage et l’abnégation à Maubourguet, où elle est repartie au front quelques minutes à peine après avoir subi une sévère agression d’aficionados, comme s’y rien ne s’était passé.

Merci mes amis. Merci mes frères de combat. Merci à toi Stéphanie.

Ensemble, nous vaincrons et gagnerons, en l’honneur et la mémoire de toutes les victimes de cette lâche monstruosité. »

Corrida la honte interdiction couverturePuis, en mai dernier, un second titre voyait le jour : « Corrida la honte – Les dessous de la tauromachie », de Roger Lahana, devenu rapidement le livre de référence en la matière.

Dans les semaines qui viennent, une nouvelle édition revue et augmentée d’une centaine de pages de « Corrida la honte – Les dessous de la tauromachie » va paraître avec une nouvelle couverture.

Plusieurs nouveaux titres sont en cours de réalisation dans cette collection, notamment l’ouvrage de Liliane Sujanszky et un second qui mettra en lumière la situation dramatique des animaux dans certains départements d’Outre-Mer, mais pour l’heure, je suis très heureuse de vous annoncer la sortie,dans les jours à venir, du troisième titre de notre collection :

« Le peuple de l’ombre – Les histoires humaines et félines des chats libres de Nîmes Agglo », de l’Association Les chats Libres de Nîmes Agglo qui sera présenté en avant-première samedi 22 novembre lors de l’exposition annuelle de l’association.

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Plus d’information très bientôt ;-)

« Le peuple de l’ombre – Les histoires humaines et félines des chats libres de Nîmes Agglo », de l’Association Les chats Libres de Nîmes Agglo. Préface de Liliane Sujanszky, membre du conseil d’administration de la Société Nationale pour la Défense des Animaux (SNDA), ancienne directrice nationale de la SPA et de la Fondation Bardot, ancienne attachée de direction à la Fondation Assistance aux Animaux. 116 pages. Nombreuses photos. Nombreux témoignages de bénévoles et textes de Roger Lahana, Henry-Jean Servat, Catherine Velle. Prix : 15 €. ISBN : 978-2-36782-017-0. Bientôt disponible.

Très belle journée à toutes et à tous,

Anti

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Classé dans L'Univers d'Anti, Tous des humains

L’aficion s’effondre

La saison taurine 2014 va probablement être marquée d’une pierre noire par l’aficion, tant en France qu’en Espagne. Depuis plusieurs années, on le sait, les corridas ont aggravé significativement leurs déficits chroniques pour au moins deux raisons directes, qui sont d’ailleurs fortement liées entre elles : la baisse de fréquentation des arènes et la hausse des tarifs des figuras (mot espagnol désignant les toreros les plus célèbres). Il s’agit là, en fait, d’une réaction en chaîne dont les éléments sont analysés ici.

L’effondrement économique de l’industrie de la tauromachie est la conséquence ultime d’un système en pleine implosion, qui prend l’eau de toutes parts. Pourquoi y a-t-il de moins en moins de monde pour aller aux corridas ? Pour répondre à cette question, il suffit de définir qui va assister à ces spectacles. On peut distinguer trois grandes catégories, qui s’entremêlent partiellement : les aficionados purs et durs, les spectateurs occasionnels et la composante populaire.

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Le public populaire n’a plus les moyens ni l’envie d’aller aux corridas

Il y a encore quelques dizaines d’années, la corrida était le lieu où des gens majoritairement modestes venaient célébrer une fête annuelle. Il s’agissait en grande partie de paysans ou d’ouvriers, avec de faibles revenus, surtout dans les milieux ruraux. L’envol progressif des tarifs des billets conjugué à la crise économique mondiale les a inexorablement éloignés des arènes.

Il faut y ajouter le désintérêt croissant de la population en général pour ces pratiques d’un autre âge, l’évolution de la société vers plus de considération pour le bien-être animal et, bien sûr, les actions des militants anti-corrida, le tout démultiplié par la généralisation d’internet et des réseaux sociaux comme source principale d’information, y compris dans les lieux les plus reculés.

En Espagne, ce sont désormais toutes les arènes de troisième catégorie – l’immense majorité – qui sont menacées de fermeture pour des raisons strictement économiques. Entre 2007 et 2013, plus de la moitié d’entre elles ont cessé toute activité, passant de 1665 à 589. Les arènes de première catégorie n’ont pas été épargnées, les classes populaires étant largement représentées dans les grandes villes. La baisse totale du nombre de corridas dans ce pays a été de 56% en dix ans, avec une accélération marquée ces cinq dernières années.

La corrida n’est plus un spectacle familial anodin

Les spectateurs que l’on peut qualifier d’occasionnels sont ceux qui viennent voir une corrida comme ils iraient voir autre chose – simple curiosité, désœuvrement faute d’autres distractions là où ils résident ou passent des vacances, tradition locale qui fait qu’on va aux corridas en famille une fois par an parce que c’est comme ça.

Ce public-là a été très largement découragé de persister, face à l’accueil franchement désagréable qu’ils reçoivent désormais de façon quasi systématique en raison de la montée en puissance des actions anti-corrida, ce qui a entraîné un durcissement des conditions de sécurité autour des arènes même quand aucune manifestation n’est prévue.

Personne n’aime se faire fouiller au corps et passer plusieurs barrières de sécurité, personne n’aime se faire huer et traiter de sadique ou de barbare, surtout accompagné d’enfants, personne n’aime respirer des gaz lacrymogènes ou voir des CRS déchaînés, tout cela pour atteindre un lieu supposé être de détente et de fête.

Le côté « familial » du spectacle est devenu indéfendable. Ajoutons à cela les touristes leurrés, qui s’attendent à assister à une chorégraphie gracieuse entre les toreros et les taureaux et qui découvrent avec horreur une boucherie abominable à ciel ouvert. Là encore, la caisse de résonance des réseaux sociaux a permis de dévoiler et de diffuser largement les impostures multiples de ce milieu.

Les vrais aficionados sont en voie d’extinction

Restent les vrais aficionados, ceux qui prétendront jusqu’à leur dernier souffle que la tradition prime tout et justifie les pires sévices, reprenant ainsi à leur compte les sophismes des esclavagistes ou des brûleurs de sorcières il y a à peine quelques siècles, comme ceux des exciseurs de fillettes de nos jours. Leur principal problème est que leur population vieillit et donc se fait de plus en plus clairsemée.

Les tentatives pour renouveler leurs troupes en proposant la gratuité des arènes aux mineurs sont largement insuffisantes pour compenser cette érosion et ne font qu’aggraver l’aspect économique.

Les organisateurs espagnols de corridas annoncent leur disparition

En Espagne, l’ANOET (Associacion de Organizadores des Espactuculos Taurinos), principal regroupement d’organisateurs de corridas, vient de rendre public un communiqué qui annonce sans ambages la disparition prochaine des spectacles tauromachiques.

« Le Comité Directeur d’ANOET, compte tenu de la grave aggravation économique supportée par la Fiesta, plus particulièrement ces cinq dernières années, a fait le bilan des problèmes qui menacent le secteur afin d’évaluer si nous sommes devant une crise conjoncturelle ou structurelle. Malheureusement, nous constatons qu’il s’agit d’une crise de fond, mise sous pression par la crise économique subie par l’Espagne. [...] Cette profonde crise économique et sociale de la dernière décennie a constitué l’accélérateur du processus de combustion qui consume la Fiesta, jusqu’à nous situer de manière abrupte face à une dure réalité : le monde des toros va vers la faillite. »

Un facteur supplémentaire est que les toreros les plus réputés, cédant à la panique de voir le nombre de spectacles diminuer, ont presque unanimement décidé d’augmenter leurs tarifs pour préserver leurs revenus et ont tout fait pour laisser sur la touche une large partie de toreros moins connus et moins chers, ce qui ne fait qu’accélérer la chute libre du secteur. Mais, aveuglés par leur égoïsme et leur appât du gain à court terme, ils n’ont de cesse de désigner comme sources de tous leurs problèmes les seules causes sur lesquelles ils n’ont aucune prise : les charges sociales, la TVA, etc.

« Accablés par des coûts insurmontables, exposés à la pression de conditions d’embauches, de location et de redevances exorbitants, au point que certains appels d’offres ne trouvent pas preneur ou qu’ils empêchent la concurrence dans les plus importantes plazas du pays, le tout s’accompagne de charges sociales et fiscales qui nous poussent à l’asphyxie. »

L’ANOET admet tout de même, du bout des lèvres, que si la corrida périclite, c’est aussi et avant tout parce qu’elle est ringardisée et combattue par des opposants de plus en plus soutenus par le grand public et donc par les politiques, grâce à la prise de conscience croissante de l’absurdité inacceptable de donner des spectacles basés sur la souffrance infligée à des animaux :

« La Fiesta se trouve paralysée dans son évolution par un immobilisme qui se réfugie dans la tradition, marginalisée par les médias audiovisuels et une longue liste d’attaques que nous détaillerons en temps voulu. »

Simon Casas et d’autres confirment la chute

Simon Casas, organisateur de corridas à Nîmes mais également en Espagne à Valence, Saragosse et Alicante, soutient lui aussi que le déficit est la règle et que cela est dû aux taxes et au trop faible remplissage des arènes (sans se remettre lui-même en cause et sans s’exprimer sur les raisons qui font que les arènes se vident, cela lui serait insupportable) :

« Nous sommes tous déficitaires depuis cinq ans et ce n’est pas parce nous sommes mauvais professionnellement. Avec des chiffres dans le rouge et un tel manque de solidarité, cette industrie ne peut survivre. Nous ne pouvons pas avoir une TVA de 21%, avec des charges décidées par des politiciens qui n’ont jamais vraiment réfléchi à l’industrie de la tauromachie, il faut y mettre un terme. A Valence, j’ai perdu 600 000 euros cette saison. » 

Les autres grandes corridas produites par Casas se sont elles aussi soldées par des pertes importantes. Angel Bernal, également organisateur de corrida, ne fait pas mieux : « Les arènes de Murcia sont privées et cela fait quatre ans que je perds de l’argent. Durant ces années, je suis passé de onze corridas que je devais faire à quatre, j’aimerais bien n’en faire que deux parce que la corrida continue d’être déficitaire. »

Casas précise : « Nous fabriquons des toreros comme des spaghetti et nous condamnons ces gamins de 15 ou 16 ans à une impasse ! 95% des toreros ne gagnent pas suffisamment pour vivre. Nous devrions pouvoir augmenter leur salaire mais pour arriver au minimum syndical, nous avons besoin de 4000 spectateurs par corrida et nous en sommes loin. »

A cela s’ajoute le fait que le parti Podemos, fondé début 2014 en Espagne et positionné très à gauche, a inscrit l’abolition de la tauromachie à son programme (mesure 6.7) et arrive désormais en tête des intentions de vote selon El Pais, devant les deux grandes formations traditionnelles que sont le PP (conservateurs) et le PSOE (socialistes).

« La corrida court à sa perte. On fait quoi ? »

Le site français Torofiesta résume le désarroi des aficionados :

« Ces derniers jours, les cris d’alarme se sont multipliés, et le constat est clair, si rien n’est fait pour redresser la barre, la corrida court à sa perte. On est donc sur un problème économique et structurel de première importance, j’allais dire de première urgence […] Le constat étant établi et partagé par tous les secteurs du monde taurin, il apparaît souhaitable que toutes les parties prenantes se retrouvent autour d’une table pour en discuter et trouver les solutions qui permettraient de remettre le navire à flot… tout en étant conscients que les intérêts des uns et des autres sont loin de converger.

Une équation difficile à résoudre, certes, mais qui faute de solutions, plongerait la tauromachie au fond du gouffre. Espérons donc que chacun y mette du sien, empresas, toreros, ganaderos et autorités, dans la même volonté d’éviter le pire. Ce n’est pas pour eux une mince responsabilité. 

Avec en filigrane, la question qui tue : on fait quoi ?« 

Il faut en finir

On fait quoi ? Voilà une question à laquelle nous savons, nous, répondre.

En 2015, nous allons accentuer la pression sur tous les fronts : actions pacifiques de terrain démultipliées grâce aux initiatives citoyennes, soutien actif des parlementaires français abolitionnistes, collaboration plus étroite avec les eurodéputés qui veulent supprimer les subventions européennes à la tauromachie, attaques juridiques à tous les niveaux contre l’édifice chancelant de la tauromachie (arrêtés abusifs, légalité douteuse des écoles taurines en France, contestation de l’inscription de la corrida au PCI en appel, etc.)

L’aficion s’effondre, ce sont ses représentants qui le disent. Sur ce point, nous sommes tous d’accord. Il faut en finir.

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Des nouvelles des nouveaux

Quelques nouvelles de trois des petits nouveaux que nous hébergeons à la maison : Capucin, Grigri et Harry. Capucin et Grigri sont frère et sœur. Au début très distants avec nous, ils se sont graduellement laissés approcher et même caresser. Capucin s’est montré plus prompt au câlin que sa sœur. Il faut dire qu’ils ont très vite été adoptés par le reste de la communauté féline, jouant très souvent avec les plus jeunes de la bande – Batman, Squirrel, Joli Cœur, Kalinka et Crevette – qui n’ont que quelques mois de plus qu’eux.

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Comme à chaque fois qu’il y a des chatons chez nous, c’est un mâle plus âgé qu’eux qui joue le rôle de maman quand ils en ont le besoin : lèchements, siestes ensemble, apprentissage de certains jeux, toilette, etc. Cette fois, c’est alternativement Squirrel et Joli Cœur qui font les « mamans ».

Ces deux petites merveilles sont proposées à l’adoption, n’hésitez pas à nous contacter !

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Passons à Harry, nommé ainsi par Anti parce que sa queue forme un zigzag qui rappelle la célèbre cicatrice de Harry Potter. Ce matou adulte est apparu dans notre jardin il y a un an environ. Il avait alors une silhouette typique de chat de rue : corps très maigre, donnant l’impression que la tête est énorme. Bien entendu, il ne se laissait pas approcher… mais il a vite compris qu’il avait de la nourriture à sa disposition un peu partout autour de le maison, ce qui lui a permis de reprendre une ligne normale.

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Cet été, il a profité plus d’une fois du fait que les portes restaient tout le temps ouvertes, s’aventurant de façon furtive jusqu’à la cuisine ou passant la nuit sur un canapé ou une chaise avant de s’éclipser à l’aube. Et puis, exactement comme avec Charlot, il a de moins en moins eu tendance à s’enfuir quand on passait près de lui.

Hier matin vers 4 h, il dormait tranquillement sur un fauteuil du salon, entouré de plusieurs autres de nos chats, tous à l’intérieur à cause de l’orage. Quand il m’a vu, il est resté allongé, détendu. Dans la journée, il s’est installé près de la cheminée. Anti a pu s’asseoir à côté de lui et, ô bonheur, le caresser sur le dos et sous le menton. Il s’est même étiré à moitié sur le dos pour mieux en profiter.

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Ensuite, il a trottiné jusqu’à la cuisine pour manger un peu. Ca aussi, c’est un comportement hyper fréquent : câlin, manger, sieste. Les chats, comme tous les mammifères nous y compris, n’ont qu’un seul centre du plaisir dans le cerveau. Ne vous étonnez pas si vous trouvez érotique de manger du chocolat ou appétissant de satisfaire vos désirs.

Très belle journée à vous

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Mezzés végés au Libanais

Mercredi soir,  nous sommes revenus chez notre Libanais favori, Gaston et son restau Gastonomie. Nous y étions cette fois en compagnie de Laure et Jean-François. Nous avons été accueillis par Patrick, l’associé de Gaston, un vieux routier de la restauration puisqu’il a officié pendant dix ans aux Oliviers, une table bien connue des Nîmois.

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Gaston nous a proposé un superbe assortiment de mezzés végétariens : son incomparable taboulé, du houmous, un caviar d’aubergine, une salade de courgettes au citron à tomber, des fèves au cumin, une salade d’aubergines, des pois chiches au fromage blanc et une nouvelle recette pas encore à la carte, à base de salsifis cuits à feu doux pendant trois heures et agrémentés d’un nappage à se rouler par terre. Avec les desserts, les boissons et les cafés à la turque ou « blanc » (une infusion à l’eau de rose ou à la fleur d’oranger) – cela nous a coûté environ 20 euros par personne, un prix imbattable. C’était Patrick qui œuvrait aux fourneaux, avec un talent remarquable.

Nous avons eu en fin de repas l’occasion de bavarder tranquillement avec Patrick et Gaston, entre anecdotes libanaises et nîmoises, sans oublier de parler musique, Patrick étant un rasta affiché, fan de Marley (c’est un pléonasme) comme nous.

Justement, le weekend commence. Si vous passez par là, réservez-leur votre soirée, plus on y retourne et mieux c’est.

Très belle journée à vous

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Classé dans Accueil, Bon appétit

Sous des milliers d’étourneaux

Tous les ans en novembre, les étourneaux reviennent aux alentours de Nîmes. Ils sont peut-être un peu plus tardif cette fois-ci, probablement parce qu’il a fait moins froid plus au nord. Hier un peu avant 17h, nous avons entendu un drôle de bruit près de la maison : presque comme des bourrasques de vent, sauf que les arbres ne bougeaient pas. Je suis sorti pendant qu’Anti regardait par l’un des Velux des combles.

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Il y avait des milliers d’étourneaux juste au-dessus de nous, à quelques mètres à peine qui cherchaient probablement sur quels arbres passer la nuit, volant à toute vitesse dans le boucan feutré de leurs battements d’ailes, se posant sur les cimes puis repartant tous ensemble, encore et encore.

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A un moment, ils ont envahi le grand micocoulier qui s’est mis à trembler dans tous les sens tellement il était saturé d’oiseaux surexcités. Ils ont fini par s’éloigner. Il devait y avoir trop d’humains à leur goût, ou alors, quelque autre raison les poussait à chercher ailleurs.

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Mais nous allons les revoir, c’est sûr.

Très belle journée à vous

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L’eau, la vie venue d’ailleurs

Alors que j’allais acheter trois bricoles à Intermarché, on ne parlait sur France Info que de l’arrimage réussi du robot européen Philae sur la comète Tchouri (c’est son petit nom), à environ 500 millions de kilomètres de nous, après un trajet de plusieurs milliards de kilomètres qui a duré dix ans – dans l’espace, la trajectoire optimale pour aller d’un point à un autre n’est jamais la ligne droite.

Pourquoi cet intérêt à se poser sur une comète, au-delà de l’exploit technique ? Parce que l’une des hypothèses de l’apparition de l’eau sur Terre, et donc de la vie sous toutes ses formes, est qu’elle a été apportée il y a plus de quatre milliards d’années sur notre globe en fusion par des comètes qui se sont écrasées à sa surface. Des comètes formées d’eau gelée, bien sûr, et qui proviennent de l’une des ceintures d’astéroïdes qui tournent autour du Soleil quelque part entre Neptune et Pluton (qu’on a longtemps pris pour une planète à part entière mais qui fait partie de la ceinture en question), voire même du mystérieux nuage d’Oort, mille fois plus éloigné et dont l’existence est encore incertaine.

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Si cette théorie de l’arrivée de l’eau sur Terre grâce à des corps étrangers est vraie, alors nous pouvons dire que tous nos océans, nos mers, nos lacs, nos glaciers, nos rivières et nos nuages sont d’origine extra-terrestre. Et toutes les formes de vie que compte notre planète n’ont pu se développer que grâce à cette eau, arrivée des confins de l’Univers. Ne cherchez plus E.T., c’est chacun d’entre nous.

Avant de reprendre ma voiture, j’ai admiré le ciel où des nuages peut-être venus jusque-là grâce à des comètes formaient un décor magnifique en s’illuminant sous les rayons du soleil couchant, notre plus proche étoile et autre élément fondamental de l’existence de formes de vie sur notre globe, pas seulement parce qu’il nous réchauffe mais parce que notre monde est fait d’accrétions projetées hors de sa surface il y a plus de quatre milliards d’années et lentement refroidies. La vie… de la terre et de l’eau, de la poussière d’étoile avec des glaçons…

Très belle journée à vous

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Un très beau Nimagine

Tous les ans se tient à Nîmes un salon d’artisanat nommé Nimagine. Les éditions se suivent et ne se ressemblent pas. En 2008, c’était franchement médiocre (les photos ont disparu du blog, ce n’est pas exprès). L’an dernier, en revanche, c’était bien. Nous y avions rencontré un céramiste talentueux spécialiste de raku, Pascal Desmet, un ami de notre amie Nadine – vous savez, c’est elle qui a organisé ce superbe salon à Sauve l’été dernier. Et en 2014 (c’est-à-dire ces jours-ci), l’expo était franchement très belle.

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Nous avons bien sûr commencé par le stand de Nadine, très bien placé, parfaitement agencé avec une multitude de pièces magnifiques. Cela nous a permis de papoter un long moment, nous avions des tas de choses à nous raconter. Et d’ailleurs, n’ayant pas eu le temps de tout nous dire, il est déjà prévu qu’on aille manger ensemble un de ces quatre quand Nadine pourra enfin se poser un peu.

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Pascal est passé par là. Il nous a dit qu’il avait quelque chose pour Anti. Nous lui avons promis de passer par son stand, mais auparavant, nous avons fait un tour dans les travées pour profiter de quelques autres très beaux stands.

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Et puis, nous avons retrouvé Pascal. Lors du salon de Sauve, il y avait eu ce concours bon enfant où le public votait pour un objet offert par chacun des artisans qui avaient participé au jeu. Anti avait choisi une création de Pascal… qui avait perdu le concours. Moi aussi, j’avais perdu, mais peu importe, on s’était bien amusés. Bref, Pascal avait dit à Anti qu’il devait encore participer à un autre concours mais que si son oeuvre restait sans preneur, il l’offrirait à Anti.

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Ce qu’il a fait hier. Un superbe euh hé bien disons hérisson. A moins que ce soit un bidule avec des trucs et des machins. Faut voir. Mais bon, très drôle et franchement adorable comme cadeau de la part de Pascal. Ce dernier avait ajouté deux autres petits objets de son cru, un chat et une chouette, superbes. Un très grand merci, Pascal !

Très belle journée à vous

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