“Danse avec la vie”, des nouvelles de Coco et d’Hugo

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous apporter quelques nouvelles, bonnes nouvelles, de Coco et d’Hugo.

Tout d’abord, la semaine dernière, notre jeune auteur Hugo Blin qui bûche actuellement son bac, passait aussi un  concours d’entrée dans une école de journalisme. Il en est sorti visiblement content : “Bon voilà c’est fait, je ne peux pas vraiment dire si j’ai réussi ou pas mais en tout cas ce qui est clair c’est que c’est vraiment ca que je veux faire dans la vie !” Vendredi dernier, il passait aussi un  oral pour une autre école. On y croit !!!

Ce matin, mardi 21 mai, devait se tenir le procès pour expulsion de Coco au tribunal de grande instance de Nîmes. J’étais sur le départ quand Claudine m’a téléphoné pour m’annoncer que le procès était ajourné au… 8 octobre !!! Merveilleuse nouvelle en soit car cela laisse plus de quatre mois à Coco pour continuer à recevoir des dons (voir toi-mon-toit.fr) et réussir son pari !

Enfin, ce soir, à 20 h 50, TMC rediffuse le sujet consacré à Coco dans l’émission “Devenir propriétaire : des solutions contre la crise – 90′ Enquêtes“.

ML COCO 29 AVRIL

Tous les articles sur le blog consacrés à Coco se trouvent ici.

Pour commander « Danse avec la vie », récit de vie de Claudine Leroy avec le concours d’Hugo Blin.

114 pages. ISBN : 978-2-919139-58-3 – 11,90 € + frais de port 2,55 €, c’est simple :

directement auprès de Coco qui vous fera une dédicace :

rendez-vous sur toi-mon-toit.fr

auprès de la maison d’édition :

rendez-vous sur le site des Éditions du Puits de Roulle

Disponible dans toutes les librairies en version papier

et en versions Kindle (disponible ici) et Epub.

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Belle journée à tous !

anti

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Couteaux de cuisine

Suite à la surprise qu’a faite Valentine au chef pour son anniversaire, à savoir une journée d’initiation à la forge de La Sarraz chez Jean-Marie Corona qui va lui apprendre à créer son propre couteau, j’ai déniché un documentaire suisse passionnant sur les couteaux de cuisine : CLIQUEZ ICI POUR LE VOIR (c’est vraiment passionnant !)

Couteaux de cuisine : ABE tranche dans le vif !

 Il est un ustensile indispensable à notre alimentation, et on en trouve de toutes les sortes. Comment fabrique-t-on les couteaux, et comment les choisir, sachant qu’on modèle standard peut coûter de 10 à 280 francs ?

Fabrications artisanale et industrielle

De Vallorbe à Delémont, de l’artisanat à l’industrie, le mode de fabrication d’un bon couteau ne change pas vraiment, même si la matière a changé au fil du temps. Aujourd’hui encore, en Suisse romande, on trouve des couteliers qui travaillent à la forge et à la pièce.

 [DR] [DR] Les artisans de Vallorbe

A Vallorbe, plusieurs artisans utilisent le musée du fer pour fabriquer leurs couteaux. On y travaille le métal depuis 5 siècles. Désormais le lieu sert à la démonstration et au travail des couteliers, grâce à des machines actionnées à la force de l’eau. Tout commence par le forgeage d’une barre d’acier. Le coutelier surveille de près la couleur du métal, car elle indique la température de chauffe. Jean-Marie Corona, coutelier : « On doit absolument surveiller [les fers]. La surchauffe est très vite arrivée. » A l’aide d’un marteau mécanique, le coutelier dégage d’abord le manche, Le couteau apparaît peu à peu, affiné par touches successives. Puis le coutelier lui donne ses premières formes, dégageant le tranchant tout en évitant des coups de froid. Ces opérations permettent de tasser le grain du métal, et d’obtenir un acier plus résistant, avec plus de nerf. Il doit ensuite passer au recuit : de la cendre de bois va ramener le couteau chauffé aux environs de 900 degrés à température ambiante. « Cette étape va permettre au métal de se recristalliser tranquillement, cela permet d’éliminer les tensions qu’on a pu donner lors du forgeage. » Ensuite vient l’émouture, qui permet de donner son profil au tranchant. L’opération est délicate, elle va déterminer la fonction du couteau. Avec des flancs plats, ils seront très tranchants mais fragiles. Bombés, ils serviront au contraire pour du gros œuvre. Puis le coutelier ajoute sa signature, le coup de poinçon.

Le coutelier trempe ensuite le bas du tranchant dans un bain d’huile pour qu’il gagne en dureté, ce qui nécessaire à la coupe. Du coup, il devient cassant. Pour redonner de la souplesse à la lame, il faut la réchauffer aux environs de 250 degrés. Une différence d’une dizaine de degrés – que le coutelier détermine à la couleur – peut rendre un tranchant plus ou moins dur. Les dernières finitions se font à la meule, la lame est affilée au millimètre près. Au final, il faut une journée pour extraire un couteau d’une simple barre d’acier, et une dizaine d’étapes que l’on retrouve en partie dans le secteur industriel.

 [DR] [DR] Secret de fabrication

Chez Wenger à Delémont, secret d’entreprise oblige, on ne nous montre pas tout, loin de là. Le processus de fabrication des couteaux de cuisine est l’objet des plus grandes précautions, l’entreprise dit craindre la concurrence chinoise. Pas question de filmer les stocks d’acier, qui compte pour beaucoup dans la qualité des couteaux. L’alliage de fer, de carbone, de chrome décide de la dureté des lames et de leur résistance à la corrosion. Quand il arrive ici, il est déjà moulé en fonction de l’appareillage Wenger. Les lames ne sont donc pas forgées mais découpées avant le traitement thermique, qui va les rendre plus dures, plus solides. La température de cette réchauffe n’est pas dévoilée, c’est recette d’entreprise. A leur sortie, les lames sont ensuite redressées à la main. Un travail de précision effectué par des ouvriers dont les gestes et les regards sont quasi -identiques à ceux de l’artisan coutelier.

 [DR] [DR] La renommée grâce à des couteaux jaunes

D’étranges couteaux jaunes ont fait le renom de Wenger auprès des bouchers et des cuisiniers. Peter Hug, directeur, Wenger : « Cette couleur permet aux personnes qui travaillent sous stress de mieux voir les couteaux. Dans les cuisines industrielles, les couteaux noirs sont moins visibles que les jaunes. » Autre particularité, « Wenger était effectivement le premier à injecter directement les manches sur les lames. » Une technique que l’entreprise jurassienne utilise toujours aujourd’hui, et qui a été adoptée par l’industrie coutelière. Cela permet d’éviter que des restes d’aliments ou des bactéries viennent se nicher dans les jointures. Aujourd’hui, la production de couteaux de cuisine tous modèles inclus atteint chez Wenger les 100’000 pièces par mois. L’entreprise reste leader mondial auprès des boucheries et abattoirs, et elle commence à se faire une place plus importante dans le très concurrentiel marché ménager.

Couteaux : le test des experts

ABE a testé 12 couteaux, dont les prix varient de 9.95 fr. à 279 fr. Trois personnes constituent le jury :

Joseph Currat, maître forgeron de Vallorbe, coutelier à ses heures.

Henri Paul Grédy, boucher à Porrentruy et grand prêtre des saucisses d’Ajoie.

Le chef Gérard Praud, du Château de Pleujouse en Ajoie, coté 14 sur 20 au Gault et Millau.

Chacun a reçu un set de 12 couteaux neufs, dit de chef, dont la lame est d’environ 20 cm, achetés en Suisse romande et dont la marque a été masquée. La plupart des couteaux testés sont vendus sans que leur usage soit spécifié sur l’emballage. Nous avons voulu tester leur polyvalence, comme le ferait tout consommateur. Pour les experts, nous avons donc préparé divers aliments à couper : fines herbes, légumes, mais aussi poulet et lard séché.

Les testeurs ont noté les couteaux sur une échelle de 1 à 5.

JUGÉS BONS

 [DR] [DR] Couteau Wenger, le préféré de nos experts.

Henri-Paul Grédy, boucher : « Il n’est pas trop flexible, la lame n’est pas trop lourde ni trop épaisse, on l’a bien en main et il coupe bien. »

 [DR] [DR] Zwilling, apprécié pour la férocité de sa lame.

 [DR] [DR] Mivit, convainc par son équilibre.

JUGÉS MOYENS

 [DR] [DR] Jamie Oliver, critiqué à cause de la forme de sa lame.

Gérard Praud, chef, restaurant Château de Pleujouse (JU) : « La lame est arrondie, on va mettre plus de temps à faire le même travail car on ne peut pas aller jusqu’au bout. »

 [DR] [DR] KAI. Son manche jugé glissant et inconfortable l’a fait baisser dans ce classement, malgré son pouvoir de coupe. Au test du poil, il rase en effet au plus près

Henri-Paul Grédy, boucher : « c’est le monstre, le top de la coupe. »

 [DR] [DR] Victorinox, jugé trop léger en main, comparé aux autres.

 [DR] [DR] M-Sélection. La lame est jugée correcte, contrairement au manche.

Henri-Paul Grédy : « Il est tout en métal et j’ai un peu peur quand le métal devient mouillé cela glisse. Je le déconseillerai fortement à ma belle mère. »

JUGÉS INSATISFAISANTS

 [DR] [DR] Home. Ce modèle pose un problème de coupe.

Gérard Praud : « C’est vraiment difficile et avec la pointe c’est encore pire. »

 [DR] [DR] Sola.

 [DR] [DR] WMF.

Gérard Praud : « La chair est plus déchirée que coupée, c’est moyen moyen. »

 [DR] [DR] IKEA.

Gérard Praud : « Les manches ressoudés, ça ne dure pas longtemps. La lame est beaucoup trop fine et on sent qu’on a pas la matière pour avoir toujours un bon tranchant. »

 [DR] [DR] Richardson Sheffield. Nos experts sont quasi unanimes : son pouvoir de coupe est mauvais, et son manche inconfortable et glissant.

Joseph Currat : « Il y a très peu de matière, il donne l’impression d’avoir été fait à l’emporte pièce dans une tôle. »

Couteaux : avis d’experts + test en laboratoire

 

Pour compléter notre évaluation, nous avons confié nos douze couteaux au laboratoire Eurofins d’Aix en Provence.

Les ingénieurs ont fait analyser la composition chimique de l’acier, et mesurer sa dureté. Selon l’alliage choisi par le fabricant, la lame sera plus ou moins tranchante et résistante.

Le labo a ensuite procédé à un test d’usure. Pendant 8 heures, à raison d’environ 70 va-et-vient par minute, les couteaux ont passé par ce dispositif d’usure simulée. Une macrographie permet ensuite de juger de l’état de la lame.

Au final, nous obtenons donc un classement basé à la fois sur ces tests techniques et sur les notes de notre test pratique, sur une échelle de 1 à 5.

TRÈS SATISFAISANT

 [DR] [DR] Wenger : note finale de 4,4.

SATISFAISANTS

 [DR] [DR] Jamie Oliver : 4.

Victorinox : 3,9.

CORRECTS

 [DR] [DR] Kai : 3,7.

M-Sélection : 3,5.

Le laboratoire a confirmé que ces 2 couteaux sont bien en acier damassé, à savoir constitué de plusieurs couches soudées.

 [DR] [DR] Zwilling : 3,5. Ses performances techniques l’ont fait baisser malgré une bonne appréciation pratique. La dureté de la lame est jugée juste satisfaisante.

Mivit : 3,3. Sa lame a la dureté la plus faible du panel, et l’examen de sa composition chimique ne correspond pas aux indications du fabricant.

 [DR] [DR] Home : 3,3.

INSATISFAISANTS

 [DR] [DR] Sola : 3.

Ikea : 2,9.

 [DR] [DR] Richardson Sheffield : 2,8. Il présente la teneur en chrome la plus faible du panel, le chrome étant important pour résister à la corrosion

WMF : 2,7. Le tranchant de la lame s’est nettement dégradé au cours du test d’usure.

Conseils d’utilisation et d’entretien

 [DR] [DR]

Les chefs George Wenger, du Noirmont, Gérard Praud, du Château de Pleujouse et le boucher Henri-Paul Grédy distillent leurs conseils d’experts pour une cuisine affutée.

Pour Georges Wenger, le nombre ne fait pas la force : « En principe, 3 à 4 couteaux suffisent : l’éplucheur traditionnel, le petit couteau d’office pour faire tous les taillages, le couteau à hacher et un couteau à trancher pour les légumes ou des choses un peu plus spécifiques, qui soit en même temps souple pour l’éfiletage de poisson. » Car l’essentiel ici n’est pas la multiplication des outils : « L’intérêt du marché est de multiplier l’offre, mais ce qui est important c’est l’habileté de l’utilisateur. »

Mais comment choisir son couteau dans un magasin ?

« Il faut prendre un couteau vraiment en main et ne pas le choisir derrière une vitrine. On a tous une morphologie différente, il faut voir s’il convient à votre main. »

 [DR] [DR] Pour l’entretien, Henri-Paul Grédy, boucher, propose quelques conseils d’aiguisage : « Il y a plusieurs méthodes. Le plus simple est de prendre son aiguisoir, de le poser sur un plot, une table, un objet solide et du manche vers la pointe simplement glisser le couteau en ayant un angle le plus plat possible, simplement en appuyant un peu. Cinq à six passages suffisent mais il faut le faire assez souvent. »

 [DR] [DR] Dernier conseil de pro : utiliser ses couteaux avec discernement, pour préserver leur lame et les faire durer plus longtemps. Gérard Praud : « Il est important de séparer les couteaux en deux catégories, ceux pour couper du dur comme les carottes, et ceux pour couper tout ce qui est tendre. Sinon il faut tout ré-aiguiser en permanence. »

Enfin, voici quelques conseils pratiques de base :

- Utiliser un couteau sur une surface trop dure cause le 70% de son usure. Mieux vaut une planche en bois ou synthétique qu’une surface vitrée ou en granit.

- Au rangement, séparer les couteaux des autres objets métalliques, au contact desquels la lame peut s’abîmer.

- Ne pas mettre au lave-vaisselle, le manche en souffre et la lame peut s’abîmer au contact des autres couverts.

- Ne jamais couper d’os.

- Pousser les herbes avec le dos, pas avec le tranchant.

- Aiguiser les couteaux usés, en gardant toujours le même angle et la même pression.

- Pour éviter les taches de rouille il est conseillé de laver le couteau immédiatement après avoir coupé des agrumes, tomates ou aliments salés.

Des lames japonaises pleins les yeux

 

La technique de forge traditionnelle au charbon des lames japonaises a près d’un millénaire. D’abord utilisée pour produire des sabres de samouraïs, elle sert aujourd’hui à fabriquer des lames de cuisine supérieures aux autres. Rencontre à Osaka avec Shigeaki Morinaga, grand maitre forgeur de couteaux de cuisine japonais, et Toshihiko Nagata, fils d’un des vendeurs de lames japonaises parmi les plus appréciés.

 [DR] [DR] Des couteaux précieux

Dans le quartier de la coutellerie de Sakai à Osaka, Toshihiko Nagata offre, depuis trois générations, certaines des lames les plus appréciées des grandes toques de la cuisine japonaise. Lesquelles n’hésitent pas à venir d’un bout à l’autre du Japon jusqu’ici pour se les procurer. Certaines des lames vendues par Toshihiko Nagata sont produites par Shigehaki Morinaga, l’un des plus grands maîtres forgeurs du Japon. Il a commencé à forger des lames a l’âge de 15 ans, remplaçant son père parti pour la guerre. Il a aujourd’hui 75 ans. Dominique Corby, restaurateur “Le 6ème Sens d’Oenon”, Tokyo: « Quand j’ai franchi sa porte, j’ai eu l’impression d’entrer dans un autre monde. Je me suis dit que ça devait être un travail très artisanal et très très bien fait. »

 [DR] [DR] Le savoir-faire ancien

Dans un bas fourneau fait d’argile et de paille humide, Shigeaki Morinaga transforme à 900 degrés un mélange de fer et de charbon de bois pour obtenir de l’acier en fusion. Il laisse reposer la pièce pendant 24 heures. L’acier rigidifié est réchauffé puis frappé avec de lourds marteaux pour éliminer les impuretés, étirer la matière, lui donner la forme d’une lame. Shigeaki Morinaga transmet à son fils Noboru son habileté à évaluer la qualité du métal, la température de l’eau pour la trempe, à respecter la virginité du métal, à former le tranchant et le dos d’une lame. A la marquer de leurs noms ont l’aide d’un poinçon. Shigeaki Morinaga, maître forgeron : « Chaque jour, je continue d’apprendre, mes couteaux contiennent l’énergie des éléments, c’est ce que je répète à mon fils. »

 [DR] [DR] Affûtage des lames

Toshihiko Nagata s’occupe de l’affûtage des lames de Shigeaki Morinaga après un premier traitement avec des meules rotatives. Les lames sont poncées, polies à la main avec des pierres naturelles au grain de plus en plus fin dans un bain d’eau basique. Le montage du manche consiste, entre autres, à chauffer très rapidement la soie et l’introduire à chaud à l’intérieur avec la partie de la lame qui s’y prête. Le manche est fait d’un bois rare qui ne peut se putréfier. Ce bois importé d’Indonésie est menacé d’extinction sous l’effet du réchauffement climatique.

 [DR] [DR] L’âme de la lame

Pour Toshihiko Nagata, on ne peut pas hériter d’un couteau, c’est un objet trop personnel. Les samouraïs étaient enterres avec leurs sabres cassés en deux. « Un couteau forgé à la main a une âme. Sa lame doit refléter l’esprit même de celui qui l’a forgée . C’est le cas de maitre Morinaga. La production industrielle n’a aucune âme. » Dans son restaurant de Tokyo, Dominique Corby essaie un couteau flambant neuf de Sakai que vient de lui offrir, en cadeau, Toshihiko Nagata. « On ne fait pas de bonne cuisine sans de bons couteaux » observe-t-il. Et on ne fait pas de bons couteaux sans que coule dans notre sang cet amour des lames, assure-t-on à Sakai.

Un article de RTS.ch

 

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A lire aussi sur le blog : Kris, kriss ou keris

Très belle journée à tous !

anti

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Face à la Lune

Il y a un peu moins de 4 milliards et demie d’années, alors que notre planète à peine formée était encore un enfer en fusion, une autre planète nommée Theia l’a percutée de plein fouet. Des quantités phénoménales de roches ont été éjectées dans l’espace. Sous l’effet de la gravitation, elles se sont agrégées pour donner la Lune. Du moins est-ce l’hypothèse la plus communément admise.

terre theia

Rien de plus ancré dans notre mémoire ancestrale que cet objet d’apparence si stable à la naissance si violente. Rien de plus familier et fascinant à la fois, puisqu’elle offre toujours un même paysage immuable à nos yeux. Elle tourne en effet sur elle-même exactement à la même vitesse qu’elle tourne autour de la Terre.

La raison de ce miracle réside dans les interactions réciproques entre notre planète et son unique satellite naturel, les marées exercées entre les deux corps ayant petit à petit ralenti la Lune jusqu’à se stabiliser à cet équilibre parfait.

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Une coïncidence que rien n’explique, en revanche, est que la taille apparente de la Lune dans le ciel est très proche de celle du Soleil. La conséquence en est qu’il existe deux sortes d’éclipses solaires – totale ou annulaire, suivant que la Lune est au plus près ou au plus loin de son orbite elliptique.

Les éclipses solaires sont rares parce que le plan dans lequel se déplace la Terre est différent de celui dans lequel se déplace la Lune et qu’il faut, de plus, que ces deux plans coïncident en période de nouvelle Lune. Les éclipses de Lune se forment lorsque le Soleil projette l’ombre de la Terre sur son satellite, donc uniquement pendant une pleine Lune. Vue de la Lune, cet alignement créerait une éclipse solaire, avec la Terre occultant le Soleil.

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La régularité des phases de la Lune a donné à l’humanité ses premiers calendriers, ses premiers rites, ses premières croyances et ses premières peurs. La Lune est le second objet céleste le plus visible après le Soleil, sa luminosité étant entièrement due à la réflexion de la lumière solaire.

Il y a quelques dizaines d’années, il fallait avoir accès à un sacré équipement pour pouvoir prendre une photo correcte de la Lune. Aujourd’hui, un simple appareil numérique un peu performant permet de le faire sans difficulté – et je viens enfin de pouvoir en profiter. Toutes les photos de la Lune prises de la Terre sont identiques puisque nous voyons toujours sa même face, même s’il existe de toutes petites variations de la zone éclairée.

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Pourtant, on ne se lassera jamais de la photographier, peut-être parce qu’on ne pourra jamais s’y rendre – à ce jour, seulement douze personnes ont marché sur la Lune. Et des milliards pour la regarder, elle et les étoiles…

Très belle journée à vous

Les photos sont de moi, l’illustration de la collision Terre-Theia vient de Wikipedia.

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Action anticorrida du CRAC Europe à Nîmes

Le CRAC Europe était présent aujourd’hui lundi 20 mai 2013 à Nîmes pendant la féria, pour une distribution de tracts avec visuels, sur un rond point du périphérique menant à tous les parkings mis à disposition des visiteurs et touristes. L’action était menée par Nathalie Valentin, déléguée du CRAC Europe pour le Gard, toujours aussi déterminée et infatigable. Quelques larges extraits de son compte-rendu :

CRAC Nimes feria 1

Nous avons distribué énormément de tracts aux automobilistes. Nous avons eu droit à diverses réactions. Beaucoup de personnes nous un soutenu d’un pouce levé vers le haut avec divers messages : “Continuez, c’est bien ce que vous faites !” ou “bravo !”…

D’autres messages moins sympathiques venant d’aficionados : “Dégagez, dégagez !” [...] ou encore “fils de p… !” Une voiture pleine de tortionnaires en habits de guignols nous passe sous les yeux, des tortionnaires qui nous narguent, en voilà même un qui nous fait un doigt d’honneur ! Ann, qui se trouvait au bord du terre-plein central, s’est pris violemment un grand gobelet rempli de coca-cola en pleine figure. Soizick ayant eu le malheur de tapoter sur la vitre d’un véhicule pour donner un tract a reçu des menaces : “Si tu touches encore une fois à ma voiture, je te casse la gueule !”

CRAC Nimes feria 2

Pendant encore combien de temps allons-nous supporter ça ? Ces assassins en habits édulcorés qui torturent et tuent en toute impunité mais qui en plus nous narguent… Ces aficionados prêts à nous bondir dessus alors que nous ne faisons que nous exprimer ! La corrida déclenchera de plus en plus la violence, ça ne peut pas en être autrement[...] Fini le temps des bisounours ! Il est grand temps de se réveiller !

Merci et bravo à tous les militants ayant répondu présents à cette action. Nous étions là pour les taureaux, ils ne sont pas morts dans l’indifférence la plus totale…

Nathalie Valentin, déléguée du CRAC Europe pour le Gard

Le texte intégral peut être lu sur Facebook. Photos CRAC Europe.

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Parla-Montcuq

Pour finir ce week-end sur une note d’humour et puisque nous avons des lecteurs sur ce blog qui aiment les calembours et le vélo, voici une brève qui m’a fait rire aujourd’hui :

Parla-Montcuq à vélo, le raid insolite d’un cycliste amateur

Un consultant en informatique de 35 ans a parcouru plus de 1 000 km en sept jours en vélo entre le village espagnol Parla et le célèbre Montcuq, par amour du jeu de mots.

Un consultant en informatique de 35 ans a parcouru plus de 1 000 km en sept jours en vélo entre le village espagnol Parla et le célèbre Montcuq, par amour du jeu de mots. | (capture écran)

«J’ai envisagé de faire Troyes-Foix-Sète, mais je n’ai pas trouvé de Vingt-et-Un.» Jean-Charles Loeb, un cycliste amateur qui affectionne les calembours, a achevé dimanche son parcours Parla-Montcuq, une semaine après son départ. Soit 1 000 km à vélo entre le village espagnol de la région madrilène et celui du Lot français pour le plaisir de faire un bon mot !

A son arrivée dans le petit bourg lotois dimanche soir, ce consultant en informatique de 35 ans, qui réside à Houilles dans les Yvelines, a souligné «aimer s’imposer des défis».

Si les habitants de Montcuq tiennent à prononcer la consonne finale du nom de leur village, de nombreux humoristes se sont déjà essayés au jeu de mots. Le plus célèbre étant le comédien Daniel Prévost, certifiant en 1976 que «les rues de Montcuq sont très étroites» dans l’émission «le Petit Rapporteur»

VIDEO. Daniel Prévost à Montcuq

Bonne soirée !

anti

Source : LeParisien.fr

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Comme des vacances

Ce weekend prolongé se déroule de façon nonchalante, comme des vacances, exactement ce qu’il nous fallait. Seulement trois jours, mais tellement reposants qu’ils en valent bien plus.

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Samedi, nous nous sommes tous réjouis du déluge tombé du ciel qui a annulé toutes les corridas prévues dans la journée à Nîmes. Faible répit, certes, d’autant que le lendemain, il a fait très beau et que le massacre a pu reprendre sous les vivats du public.

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Hier, Enzo est allé à la mer avec son copain Léo. Ils ont joué à ramasser des coquillages et ont très vite été trempés de la tête aux pieds. Enzo a veillé attentivement à ne prendre aucun coquillage vivant, il n’a ramené que des coques vides.

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Abigaëlle a découvert le goût du thon en boîte. Elle en raffole. Elle a très bien repéré où est la cuisine et où sont ses petits coins favoris pour faire la sieste (sous le lit d’Enzo) ou jouer (pas trop loin de nous, elle aime qu’on la regarde).

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J’ai vu passer une grosse abeille charpentière pendant que je prenais le soleil. J’ai attrapé mon appareil resté sur mon bureau. Elle a eu la gentillesse de m’attendre et ne s’est envolée qu’une fois prise en photo.

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J’ai repensé à ce héron perché sur une palissade devant un barrage en gravats qui traverse le Gardon à Alès. Je l’ai vu alors que l’une de nos manifestations passait sur un pont et j’ai pu lui aussi le photographier avant qu’il ne parte ailleurs. Moment de grâce et de sérénité…

Très belle journée à vous

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Les chats libres s’exposent pour leur 25 ans !

logo chats libres

Cette année l’association Les chats libres de Nîmes Agglo fête ses 25 années d’existence !

Pour marquer cet anniversaire, une exposition-vente de tableaux et d’œuvres d’arts d’artistes connus et amateurs aura lieu samedi prochain, le 25 mai 2013 au 19 boulevard Talabot à Nîmes.

Vous pourrez également vous régaler ou offrir les confitures bio aux parfums extraordinaires. Ces confitures sont cuites dans un chaudron de cuivre par Sylvie la reine des confitures. La boutique de l’association sera également présente avec de nouveaux objets à petits prix.

Ci-dessous voici l’affiche de cette manifestation que vous pourrez imprimer et afficher dans les magasins, chez les vétérinaires, sur les panneaux d’affichage libres des villes, déposer dans les mairies, à votre travail…

Nous comptons sur vous tous  pour que tout Nîmes et les environs soient informés de cette exposition exceptionnelle.

Nous vous remercions bien sincèrement de votre aide et rendez-vous au 25 mai ;-)

affiche expo mai 13 cldna

Exposition des artistes peintres :

Mireille Jourdan, Emmanuelle Joos, Daniella Montecinos Valdivia,

Michèle Aubague, Marie-Claude Gouvernet et Jacqueline Bourdillon

MJ cldna

 

Visitez la galerie de Mireille Jourdan

saffon chats libres

Chats Libres – Jean-Marc Saffon

SCULPTEUR 

 

Jean-Marc SAFFON : en voir plus ici

 

“Mes sculptures sont l’assemblage et la métamorphose de vieux outils agricoles et de fer usés, reste d’un passé oublié.
Aprés avoir été chinés dans les vides greniers de la région toulousaine, les pièces de métal vont être assemblées au gré de mon imagination.

Grâce à ma passion créative, je réalise des sculptures qui doivent avoir sa propre histoire et doit offrir à celui qui la regarde un plaisir toujours renouvelé.”

jb chats libres

Jacqueline Bourdillon – Chats

 

 


Suivez l’actualité de l’association Les Chats Libres de Nîmes Agglo sur Facebook ;-)

 

Nous vous attendrons nombreux !

anti, bénévole aux Chats Libres de Nîmes Agglo

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Abi rôde

Dans quelques semaines va sortir le nouveau film dans lequel joue Alexandre Astier, Pop Redemption. Les extraits qu’on en a vus sont hilarants, dont les multiples clins d’œil aux images cultes de l’histoire du rock.

D’où le titre de cette note en hommage à la Beatlemania. Abi, c’est Abigaëlle. De plus en plus à l’aise dans les vastes pièces de notre maison (vastes par rapport à sa taille microscopique), Abi rôde.

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Certes, tant qu’à plaisanter sur les Beatles, j’aurais pu essayer de faire un jeu de mot sur Sergeant Pepper’s Lonely Heart Club Band mais je voudrais bien vous y voir. De toute façon, nous continuons à profiter de ce weekend prolongé pour nous reposer en famille en admirant la petite Abi qui ne fait pas le moine.

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Bon, il vaut mieux que j’arrête avec mes calembours à deux balles. En plus, c’est vraiment trop facile de faire des jeux de mots avec son nom. Il est tard (au moment où j’écris ces mots sans queue ni tête) et le mieux, c’est que j’aille me coucher.

Très belle journée à vous

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Abigaëlle exploratrice

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A l’heure où cette note sera mise en ligne, il est probable que nous serons en pleine grasse matinée. Le weekend dernier a été épuisant tant pour Anti que pour moi et nous avons traversé plus ou moins au radar la semaine qui a suivi, avec son lot d’occupations diverses.

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En ce qui me concerne, j’avoue que j’ai eu du mal à revenir au business as usual, d’autant qu’après l’énorme succès de nos manifs, des centaines de messages ont circulé entre les membres du conseil d’administration du CRAC Europe (je n’en fait pas partie mais ils me font l’amitié depuis des mois de m’inclure, avec quelques autres, dans leurs discussions).

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Aussi, ce matin, repos. Juste quelques photos de la petite Abigaëlle, toujours plus vive et dont l’œil infecté va de mieux en mieux, en pleine exploration de sa nouvelle maison et de ses nouveaux compagnons de jeu.

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Enfin, de jeu… Disons que pour le moment, c’est elle qui joue et eux qui la regardent, perplexes. Ce qui nous vaut des scènes souvent drôles et toujours attendrissantes.

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Très belle journée à vous

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Le prénom “Kathy”

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La romancière Kathy Dauthuille

Lu hier sur le site Journal des Femmes.com :

Origine
Le prénom Kathy est un dérivé du prénom grec Aikaterinê.

Histoire
Kathy est un diminutif du prénom Catherine. L’adjectif grec kathara, qui inspira ce prénom, signifie “pur”. Le prénom Kathy est répandu en France depuis le milieu du XXe siècle. Sa popularité est allée croissante dans les années 1950 et 1960, jusqu’à atteindre son apogée en 1973 avec 229 nouveau-nées prénommées Kathy. Le prénom Kathy est de moins en moins souvent attribué cependant. C’est un prénom rare aujourd’hui. On dénombre plus de 4000 personnes ayant été prénommées Kathy en France depuis l’apparition de ce prénom.

Signification du prénom
Le prénom Kathy signifie “pur” pour les catholiques qui le renvoient au grec katharos. Pour les orthodoxes, il dériverait du grec aikaterina en allusion à sainte Catherine.

Ste Kathy
25 novembre 2013. Souhaitez sa fête à St Kathy

Caractère
Kathy est une femme charmante et féminine. Elle est également particulièrement sensible. Son ambition hors normes fait qu’elle ne reculera devant rien pour atteindre ses objectifs et réaliser ses rêves. Kathy, il faut le dire, est une femme bouillonnante d’idées. Certains pensent même que sa créativité est le moteur de sa réussite. Toutefois, elle est dotée d’autres qualités qui l’aident dans la vie. Avec un sens inné des affaires et des talents de diplomate avérés, elle sera une entrepreneuse dans l’âme, qui n’hésite pas à prendre des risques face à l’inconnue et à l’innovation. Elle sera aussi attirée par les professions en rapport avec l’art et l’esthétique. Le monde de la finance peut également l’intéresser. Côté cœur, Kathy est une femme très attachante et sensuelle qui prendra grand soin de son compagnon et de sa famille.

Sainte patronne
Les Kathy sont honorées le 25 novembre. On commémore à cette date la sainte Catherine. Sainte Catherine d’Alexandrie se convertit au christianisme après avoir eu une vision. Lors de son procès, elle démontra par son intelligence que les objections des philosophes contre la foi chrétienne étaient sans fondement. On peut aussi souhaiter leur fête aux Kathy le 29 avril, en hommage à sainte Catherine de Sienne.

Célébrités portant ce prénom
Plusieurs personnalités célèbres ont porté le prénom Kathy, parmi lesquelles on peut citer les actrices américaines Kathy Bates et Kathy Hilton (mère de Nicky et Paris Hilton), ainsi que la comédienne et réalisatrice anglaise Kathy Burke. Dans la sphère littéraire, Kathy Dauthuille est une romancière et poétesse française.

Bravo à notre auteur, romancière, poétesse et amie ! A noter que Kathy Dauthuille dédicacera son livre “Les voyageurs au sang d’or” samedi 25 mai 2013 à l’occasion du colloque « Tsiganes, Roms, Gitans en Europe : entre mythes et réalité ».


Samedi 25 mai 2013 – De 9 h 30 à 17 h 00 Auditorium du Lycée agricole Marie Durand de Rodilhan.

Retrouvez tous nos articles sur Kathy Dauthuille, en cliquant ici.

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Houssam et Bilel, engagés contre la corrida

En arrivant à Alès samedi matin pour retrouver les milliers de manifestants qui allaient marcher tout un weekend contre la corrida, j’étais avec deux jeunes hommes. Ils s’appellent Houssam et Bilel. Tous les deux d’origine marocaine, ils habitent à Nîmes et sont amis depuis le collège.

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Houssam est un habitué de notre maison : depuis presque un an et demi, c’est l’amoureux de Gwlad, la fille d’Anti. Il a un peu plus de 19 ans et vit au centre-ville, à quelques pas des arènes, avec sa mère. Bilel est un danseur de hip-hop hors pair, nous l’avons rencontré pour la première fois lors d’une battle mémorable organisée pour le plaisir dans un bar nîmois, sans savoir qu’il était l’ami de Houssam. Il est aussi un redoutable humoriste qui nous régale de ses blagues.

Quand nous avons connu Houssam, il allait parfois assister à des corridas. Il n’y voyait rien de mal, son grand frère qui habite loin l’y invitait quand il venait à Nîmes. Il y a un peu plus d’un an, nous avons décidé de passer quelques jours dans les Pyrénées avec Gwlad et Houssam. C’était la première fois qu’on l’emmenait avec nous. Sur le trajet de l’aller, il nous a demandé d’une petite voix : “Gwlad m’a dit que vous êtes contre la corrida, c’est vrai ? »

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J’ai explosé. Je lui ai tout décrit : les tricheries sadiques pour préparer le taureau, les lésions causées par les piques qui déchirent les muscles du cou, l’hémorragie massive provoquée par les banderilles, la puntilla, les oreilles tranchées sur l’animal encore vivant, les prétendues grâces qui se terminent hors de la vue du public par la mort du taureau à cause de toutes ses blessures. L’horreur, la perversion, la barbarie. Tout en cinq minutes chrono. Houssam était tétanisé. Anti m’a dit ensuite que même elle, elle avait eu peur de moi tellement j’étais en colère.

Mais ça valait le coup. A partir de là, Houssam est devenu anti-corrida. Anti lui a fait lire “Corrida basta », il a cherché d’autres infos sur le web. Il nous a dit et répété qu’il tenait absolument à participer à des manifs dès qu’il y en aurait. Quand on lui a parlé d’Alès, il nous a dit tout de suite : “Je viens ».

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Il en a parlé à Bilel, lui redisant tout ce que je lui avais dit et tout ce qu’il avait appris par lui-même. Et Bilel nous a dit qu’il voulait être à Alès aussi. J’ai pensé qu’ils ne viendraient que le samedi et c’était déjà très bien. Après tout, c’était la première fois qu’ils manifestaient de leur vie et le dimanche, il fallait se lever très tôt pour recommencer. Mais le samedi soir en rentrant à Nîmes, ils étaient encore plus déterminés qu’avant par cette première manif et sa ferveur exceptionnelle, encore plus euphoriques de voir la sympathie naturelle que leur montraient les manifestants qu’ils approchaient, encore plus galvanisés par les mots de Jean-Pierre et des autres orateurs.

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Tous les deux ont toujours été au premier rang face aux forces de l’ordre, y compris le dimanche matin quand aucune barrière n’empêchait les flics de charger. On les voit d’ailleurs sur la plupart des photos prises par les multiples personnes qui voulaient montrer les trois face-à-face que nous avons vécus en fin de trajet.

Houssam n’en revient toujours pas qu’une inconnue qui se trouvait là se soit aussitôt précipitée pour s’occuper de lui quand il était au sol les yeux en feu après s’être pris les lacrymos à bout portant. Eux qui, lorsqu’ils marchent dans les rues de Nîmes, ont l’habitude d’être dans les regards des passants des agresseurs ou des délinquants en puissance parce que leur peau est trop mate, ils étaient enfin traités par la foule dont ils faisaient partie comme des humains,  des égaux, des personnes pour qui on a un a priori de bienveillance.

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Le dimanche, ils ont connu un autre moment exceptionnel.

Jacques Dary, le fondateur du CRAC, a fait un discours très émouvant le matin sur le lieu de rassemblement du cortège, lui-même tellement ému après 22 ans de combat anti-ocrrida de voir une mobilisation aussi extraordinaire. Il se trouve que grâce à Sylvana, nous avons fait la connaissance de Jacques il y a un peu plus d’un an et que, depuis, nous nous voyons ou nous nous appelons régulièrement. Il a de l’affection pour nous et c’est réciproque. Après son discours, j’ai échangé comme d’autres quelques mots avec lui et il m’a proposé de venir déjeuner chez lui entre les deux manifs.

Vers 13h, je l’ai appelé pour lui dire où venir me prendre et je lui ai dit que j’étais avec Houssam et Bilel. Il m’a répondu qu’ils étaient bien entendu invités aussi. Il a acheté des gâteaux et du pain sur la route, nous a dit que ce serait en toute simplicité parce qu’il n’avait que des conserves.

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Pendant tout le repas, Houssam et Bilel étaient en apesanteur, buvant toutes les paroles de Jacques, riant des anecdotes qu’ils racontaient, découvrant son parcours extraordinaire d’imprimeur retraité devenu le fondateur et le combattant infatigable du mouvement anti-corrida en France. Et surtout, Jacques les questionnait, les écoutait, voulait savoir ce qui les avait conduits là.

DSC01131bPuis il nous a ramenés au départ de la dernière manif, qui a culminé dans son intensité avec ce moment d’une force indescriptible où nous nous sommes tous mis à genoux pour les taureaux tandis que la sono diffusait la marche funèbre de Chopin.

Le lendemain et les jours suivants, Houssam et Bilel ont encore approfondi le sujet, ils ont parcouru tout ce qu’ils trouvaient sur Internet, ils ont visité le site du CRAC Europe de fond en comble, ils ont visionné les vidéos de Rodilhan, ils ont parlé à tous leurs copains de l’horreur de la corrida et de l’urgence à agir. Quand ils leur ont parlé de Rodilhan, justement, ils ont été surpris de voir à quel point la plupart d’entre eux étaient déjà au courant. Et à tous, ils ont demandé de venir rejoindre le combat.

Nul doute qu’ils seront nombreux à le faire.

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Calinette cendrée

Je prévois de vous parler à nouveau des manifs d’Alès, sous un angle un peu particulier, mais ce matin mon mot d’accueil va être consacré à Abigaëlle, une toute petite minette qui a réchappé par miracle d’un incendie.

A quelques centaines de mètres de chez nous se trouve une garrigue restée à l’état quasi-naturelle. Perdu dans la végétation, un vieux maset en pierre s’y dresse. Il est squatté depuis une trentaine d’années par Jocelyne, une dame à la vie difficile qui dépense le peu qu’elle a avec son RSA pour nourrir les chats errants qui passent la voir.

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Une douzaine d’entre eux sont devenus des habitués. Pour se faciliter la vie, Jocelyne les appelle tous Julie (même les mâles) à l’exception d’un matou plutôt déglingué qu’elle nomme Piou.

Nous avons fait sa connaissance en décembre, en allant nourrir certains de ces chats, sans savoir qu’ils avaient déjà une protectrice. Jocelyne a aussi depuis peu un minuscule appartement pas très loin de son maset mais jusqu’à récemment, elle venait dormir au maset tous les soirs pour être plus près de ses chats, même en hiver.

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La semaine dernière, dans la nuit, le maset a brûlé. Il n’en reste que les murs.

Les chats adultes ont pu s’échapper mais huit chatons qui venaient de naître sont morts dans le brasier.

Dans les décombres, on a retrouvé Abigaëlle, indemne.

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Elle a juste quelques petits problèmes de santé, dont un œil qu’elle garde fermé. Rien à voir avec l’incendie, c’est à cause d’un coryza, mais depuis que nous l’avons recueillie, elle est traitée avec des gouttes qui lui rendront rapidement ses deux yeux. Elle est folle de câlins, d’où son surnom de calinette et d’où le titre de cette note aussitôt trouvé par Anti, les cendres étant celles dont elle est sortie (amis des Inconnus, vous êtes les seuls à pouvoir comprendre).

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Elle est très vive, joueuse, à sauter partout, pas du tout craintive. Toutes nos tentatives de la prendre en photo, au début, ont échoué tellement elle se déplaçait vite – résultat, elle était toujours floue. Mais à force, on a réussi à en avoir quelques-unes d’à peu près nettes.

Admirez donc cette petite miraculée, cette merveille de la vie qui trouve le plus improbable des chemins.

Très belle journée à vous

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Les deux photos du maset brûlé sont d’Anti, les autres de moi.

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Retour sur les Pyramides du Livre 2013

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Francis Leguen, parrain de cette IVe édition

Il y avait foule pour le discours d’inauguration du salon «Les Pyramides du Livre» qui se tenait à la Grande Motte le week-end dernier, sous le parrainage de Francis Leguen.

Cette IVe édition aura été pour nous l’occasion de retrouver des amis, auteurs, confrères éditeurs et de faire de belles rencontres.

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Elsa Schellhase en compagnie de Michel De Roy

Nous avons notamment retrouvé avec plaisir Michel De Roy qui a reçu le prix du roman policier 2013 de la ville de La Grande-Motte pour son vingt-sixième ouvrage, «Pour solde de tout compte».

Michel De Roy, pour qui ne le connaît pas, outre qu’il est une personne adorable, est un ancien officier de police judiciaire (OPJ) – aujourd’hui retraité –  du commissariat central de Nîmes. Il a exercé à la brigade criminelle, à celle des mœurs, aux stupéfiants ainsi qu’à la brigade financière. Ce n’est pas la première récompense que reçoit Michel, il avait déjà reçu le grand prix du Quai des Orfèvres pour son premier polar « Sûreté urbaine ».

Les Fabricolages de Clovis Perrin

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Sur le stand des éditions du Puits de Roulle, nous avons eu la cote notamment, grâce aux magnifiques fabricolages de Clovis Perrin qui n’ont pas manqué d’attirer les petits et les grands.

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Kathy Dauthuille – Pyramides du livre 2013

Grâce aussi à une Kathy Dauthuille radieuse qui présentait son dernier ouvrage «Tisserand du Soleil».

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Claudine Leroy – Pyramides du livre 2013

Grâce encore à une Claudine Leroy dynamique et ultra souriante qui a pu présenter son étonnante histoire à de nombreuses personnes intéressées.

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Robert Notenboom – Pyramides du Livre de la Grande Motte

Grâce enfin à un Robert Notenboom, brillant conférencier qui a subjugué son public lors de la présentation de « Langue Française et Poésie » faite dimanche à 17 h. Autant de public pour la poésie donc, que pour la conférence donnée par le parrain de cette IVe édition du salon, Francis Leguen, que j’ai eu le bonheur d’écouter parler de sa passion : la plongée sous-marine. J’aurais l’occasion de vous en reparler un petit peu plus tard. En attendant, vous pouvez vous immerger dans son blog : Le Bloguen.

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Merci aux organisateurs pour ce week-end organisé d’une main de maître depuis des mois et un merci plus grand encore à toutes les personnes qui sont venues à notre rencontre sur le stand des éditions du Puits de Roulle.

A l’an prochain !

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Très belle journée à tous !

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Le taureau qui pleure

Je ne connais pas son nom, il ne souhaitait pas le donner. Il était l’un des milliers de manifestants présents à Alès ce weekend. Il vient régulièrement sur le blog et, parce qu’il aime ce que j’écris pour la cause des taureaux, il a voulu me faire un cadeau. Un cadeau magnifique et unique, qu’il a créé de ses mains : une tête de taureau en métal, dont les cornes sont des fers de cheval. Il dégage une émotion indicible, une tristesse infinie. C’est un taureau qui pleure.

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Pour me le faire parvenir, l’inconnu a abordé Jean-Luc. Lui, vous l’avez tous vu, il conduisait le camion-sono vert qui roulait en tête de cortège avec Jean-Pierre sur le toit. L’inconnu a demandé à Jean-Luc s’il me connaissait et si j’étais là. Jean-Luc le lui a confirmé. Pouvait-il lui indiquer où j’étais et comment me reconnaître ? Jean-Luc a répondu que je préférais rester anonyme parmi les manifestants. Alors, l’inconnu a confié à Jean-Luc le taureau qui pleure pour qu’il puisse me le remettre.

Le visage en larmes a mené les deux manifs du dimanche, posée contre le pare-brise, en figure de proue. Jean-Luc me l’a montré peu après le départ de celle du matin mais à ce moment-là, avec la sono à fond et les sirènes des mégaphones, je n’ai pas compris quand il m’a parlé que cet objet m’était destiné. Je l’ai pris en photo à travers la vitre, une photo plutôt loupée à cause des reflets mais que je vais vous montrer quand même parce que c’est celle de la première fois où je l’ai vu.

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Hier, nous étions quelques-uns à nous retrouver dans Nîmes, dont Jean-Luc qui m’a dit qu’il avait quelque chose pour moi. Nous nous sommes rendus là où il avait garé son désormais célèbre camion. Il nous a raconté sa brève rencontre avec l’inconnu et m’a donné le taureau qui pleure.

C’était – c’est toujours – très émouvant. Recevoir ce présent magnifique et si fort, juste après l’agonie atroce de dix-huit taureaux à Alès et juste avant que l’horreur ne recommence dans les jours qui viennent à Nîmes, était particulièrement symbolique et poignant.

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J’ai posé le taureau qui pleure sur mon bureau en attendant que nous lui trouvions sa place définitive. Il me regarde de ses yeux bleus qui disent toute la souffrance du monde et ses larmes se mêlent à celles que nous versons sur le sort de tous les taureaux torturés pour la jouissance perverse de quelques centaines de dépravés. Ses yeux me demandent, comme ils demandent au monde, qu’on en finisse avec cette barbarie.

Frère taureau supplicié, je te salue. Nous sommes l’armée qui se mobilise pour toi.

Et à cet inconnu qui va sûrement passer lire ces mots ce matin, je dis un immense merci.

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Les sourires d’Alès

Le sentiment commun de toutes les personnes qui ont manifesté à Alès ce weekend, c’est le bonheur d’avoir été là. Pourquoi ? Parce que quelque chose de fort nous a unis comme jamais auparavant et ce quelque chose, c’est l’humain et la certitude de l’emporter bientôt. Les plus anciens dans la cause qui se sentaient désabusés ont repris espoir, les plus jeunes sont encore plus déterminés, la dynamique est en marche et rien ne va plus pouvoir l’arrêter.

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Alors, même s’il y a eu bien sûr des moments d’émotion, de gravité, d’exaltation ou de tension comme dans toute manifestation (qui n’est pas, rappelons-le, une promenade touristique mais une protestation), ce bonheur, il s’affichait partout, à tout bout de champ.

La preuve en images, avec quelques visages célèbres et d’autres qui ne le sont pas, mais qui tous expriment la même chose…

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Les sourires ne venaient pas seulement des manifestants, d’ailleurs. On en a vu fleurir aussi sur les visages de nombreux habitants d’Alès qui nous applaudissaient depuis leur fenêtres…

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Et les sourires, ils étaient même, mais oui, chez les forces de l’ordre. Car en dehors d’un unique instant de panique de la part de certains policiers (ou de leur chef) le samedi soir quand ils ont balancé du gaz lacrymogène sur des manifestants qui ne pouvaient rien leur faire puisqu’ils étaient de l’autre côté des barrières, tout s’est très bien passé entre eux et nous. A la fin de ces deux jours sans précédent, nous les avons même tous applaudis pour les remercier de tout ce qu’ils ont fait pour nous protéger des seuls vrais violents, des seuls vrais provocateurs, des seuls vrais haineux qui trainaient dans les rues : les aficionados (rappelons à qui pourrait l’oublier que ce sont les aficionados qui aiment la torture et le sang, pas les anti-corrida).

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Alors, si vous croisez sur Internet ou ailleurs de tristes personnes qui racontent n’importe quoi de négatif ou de catastrophiste sur ces deux journées extraordinaires, demandez-vous d’abord si elles y étaient – elles n’y étaient pas mais elles ont de la chance, le ridicule ne tue pas. Il vaut mieux en rire.

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Merci les humains

Ce que nous avons vécu ce weekend à Alès pour nous dresser contre la barbarie de la corrida va rester inoubliable. Trois manifestations en deux jours rassemblant chacune plusieurs milliers de personnes venues parfois de très loin, aucun dérapage significatif dans nos rangs, une ferveur absolument extraordinaire, des moments intenses qui nous ont mis en larmes, qu’il s’agisse du discours poignant de Jacques Dary l’infatigable combattant par qui tout a commencé ou du recueillement silencieux à genoux pour les taureaux en train de se faire massacrer à 200 mètres de nous.

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Tellement d’images qui restent et resteront dans nos yeux… Tant d’émotions gravées à jamais dans nos cœurs…

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Il appartient à chacun de nous qui avons eu la chance incroyable d’être là de raconter, de transmettre, de toucher le plus grand nombre possible de gens autour de nous. Car cette horreur épouvantable qu’est la corrida recule à chaque fois qu’on décrit ce qu’elle est réellement à ceux qui ne la connaissent pas.

Quelque chose de grand s’est produit à Alès, une accélération dans la mobilisation dont nous rêvions tous et qui est devenue réalité.

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Hier après-midi, pendant qu’une poignée d’attardés sanguinaires bouffaient des chips en se marrant alors que ces pauvres bêtes agonisaient, transpercées de toute part, nous nous sommes tous jurés d’être encore plus combattifs, encore plus mobilisés, encore plus engagés pour que cela cesse. Il est insupportable que cette perversion infâme perdure, pour le seul plaisir sadique de quelques milliers de dépravés en pleine décrépitude.

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Jean-Marc Montegnies et Jérôme Lescure se sont courageusement infiltrés dans les arènes – aux travées de plus en plus dégarnies, soit dit au passage – pendant deux des trois séances de torture pour en ramener des images qui vont désormais circuler largement.

Tout-le-monde pourra voir ce veau traversé par une épée de part en part sous les railleries de débiles qui trouvaient drôle de le comparer à un sapin de Noël. Tout-le-monde pourra voir ce taureau suffoquant dans son sang, épuisé par une hémorragie massive, implorant la fin. Chacun pourra témoigner, relayer, diffuser les images montrant cet enfer publiquement et sans fard.

Et ceux qui seront humains auront honte de ceux qui ne le sont pas.

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Qui peut être assez inhumain pour aimer ça ? Qui peut être assez inhumain pour autoriser ça ? Qui peut être assez inhumain pour tolérer ça ? Des inhumains. Pas des humains.

Nous, les humains, nous le refusons. Et parce que le refuser n’est pas suffisant, nous le combattons. Sans relâche, jusqu’à l’abolition.

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Merci à tous ceux qui étaient là, à tous ceux qui nous soutenaient à distance, à tous ceux qui vont découvrir par nos actions une noirceur qu’ils ont jusque-là ignorée, à tous ceux qui vont nous rejoindre pour amplifier au centuple ce que nous avons vécu hier.

Merci les humains.

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Avant-goût

Ne croyez pas que je joue à me faire désirer mais je ne vous raconterai notre seconde journée de manifestations qu’un peu plus tard. En rentrant d’Alès, j’ai dû en effet ressortir avec des gens qui étaient à la maison et qui voulaient à tout prix nous inviter au restau avant leur départ.

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Du coup, on est rentrés tard et comme il fallait que je dorme un minimum pour démarrer ce matin très tôt, je n’ai simplement pas eu le temps de vous écrire quelque chose qui soit à la hauteur de ce que nous avons vécu hier (si tant est que mes mots y parviennent).

Juste l’essentiel, en avant-goût : c’était magnifique, intense, émouvant, fort. Nous étions à nouveaux des milliers, déterminé, passionnés, à fond pour la cause de l’abolition. Et il n’y a eu absolument aucun incident, les manifestants et les forces de l’ordre se comportant parfaitement.

La suite dans l’après-midi ou demain matin.

Très belle journée à vous

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La déferlante des 5000

Nous vivons un moment historique dans notre lutte contre la corrida. Le rassemblement qui a défilé hier à Alès a été sans précédent par son ampleur. Lorsque nous avons parcouru la première grande ligne droite du parcours, le cortège s’étirait sur plus de 500 mètres, ce qui nous permet d’évaluer le nombre de manifestants entre 4000 et 5000. Les photos sont là pour le prouver, quoi qu’en disent les chiffres de source policière, ridiculement sous-évalués.

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Revenons sur le déroulement de la journée. Les forces de l’ordre ont imposé un changement de point de départ, ce qui a causé pas mal de retard pour que tous soient présents, les bus étant filtrés au compte-goutte pour déposer leurs passagers avant d’aller se garer plus loin. Il est venu des militants de partout en France mais aussi de pays voisins comme la Belgique, l’Italie et – ô combien symbolique – la Catalogne espagnole.

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Jean-Pierre nous a apporté de bonnes nouvelles lors de sa première intervention : grâce à la pression mise par l’impact médiatique du courrier de Brigitte Bardot conjugué au risque évident d’incidents graves si le cortège était tenu strictement hors des rues exclues par le maire, le sous-préfet a fini par accepter un compromis. Nous avons donc été autorisé à traverser à deux reprises la zone interdite. Autrement dit, le sous-préfet a très officiellement désavoué les arrêtés imbéciles du maire.

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J’ai pu rencontrer en vrai quelques-unes des figures du mouvement que je ne connaissais jusque-là que par mail ou par écrits interposés : Luce Lapin, Hélène Vaquier, le couple Andrieux, Gérard Charollois, Christophe Marie, David Chauvet, Muriel Fusi, Marie-Claire Bassot et j’en oublie…

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La mobilisation était vraiment impressionnante. En passant au pied de grand immeubles, nous avons été applaudis par plusieurs des habitants à leur balcon, preuve s’il en est que de nombreux Alésiens sont opposés à la corrida.

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D’ailleurs, lorsque nous avons fait un sit-in géant près du centre-ville, il y avait foule pour venir nous regarder ou écouter les prises de parole et les gens qui étaient là n’étaient pas des aficionados puisque la corrida avait déjà commencée dans les arènes situées plus loin.

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La fin de la manif était un cul-de-sac à 200 mètres de la séance de tortures. Des CRS et policiers barraient l’avenue sur toute sa largeur, vite rejoints par des gros véhicules qui ont approché jusqu’au ras des grilles pour dissuader toute tentative éventuelle de débordement. La tension est montée de plusieurs crans quand certains aficionados sont venus nous narguer, courageusement protégés par des dizaines de flics.

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A la suite d’un mouvement de foule qui les a fait paniquer, les CRS ont envoyé des gaz lacrymogènes. Plusieurs personnes ont fait des malaises et tous ceux qui se trouvaient dans les dix premiers mètres ont eu les yeux sérieusement irrités. Nous avons quand même bien pourri l’ambiance des arènes par nos sifflets et nos cris.

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Ultime provocation, un camion chargé d’animaux (taureaux ou vachettes, impossible à voir depuis là où nous étions) est passé à plusieurs reprise juste en contrebas de notre position, alors que le sous-préfet venait d’affirmer qu’aucun transport de ce genre n’emprunterait cette voie sur berge. Le mensonge, comme toujours…

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Ce matin, nous recommençons. Et cet après-midi, aussi. Et ensuite, nous recommencerons encore et encore, partout où nous le pourrons jusqu’à ce que cesse cette barbarie ignoble.

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Dans le tryptique qui montre la tête de cortège, les photos gauche et droite ont été prise par Jean-Pierre Garrigues. Toutes les autres sont de moi.

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Les Pyramides du Livre 2013

Editions du Puits de Roulle Pyramides du livre 2013

Aujourd’hui samedi 11 mai et demain dimanche 12 mai, Les Éditions du Puits de Roulle seront présentes, pour la troisième année consécutive, au salon Les Pyramides du Livre qui se tient à la Grande Motte (34).

Ce sera l’occasion pour nous de vous présentez nos nouveautés et pour vous, de rencontrer nos auteurs.

Nous aurons la chance d’avoir présents sur notre stand :

- Kathy Dauthuille, auteur de “Les voyageurs au sang d’or” et de “Tisserand du soleil” (nouveauté 2013)

- Claudine Leroy, co-auteur de “Danse avec la vie” (nouveauté 2013) avec Hugo Blin, qui malheureusement, trop éloigné, ne pourra être de la partie.

- Robert Notenboom, auteur de “A l’embaumée des fleurs», “Langue française et poésie» et de “Ultima Verba – Une vie de poésie» (nouveauté 2013)

- Clovis Perrin, illustrateur des livres pour enfants d’eMmA MessanA : “Le régime de Replète la sorcière», “Tout ce qui vole n’a pas toujours des ailes» et auteur et illustrateur de “Suzanne, neuf poèmes pour un départ».

- Stéphanie Lahana représentera l’association Culture Tibétaine de Nîmes pour la présentation du livre “Institut de dialectique bouddhiste Ngari, histoire d’un projet humanitaire».

Parmi les moments forts de cette manifestation, à noter que Robert Notenboom donnera une conférence le Dimanche 12 mai à 17 h 00 sur la “Langue Française et la Poésie».

Conférence sur la poésie, lectures…

Pour télécharger le programme, cliquez ici.

Pour toute information complémentaire, merci de consulter le site internet de la ville de la Grande-Motte.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux cette année encore !

A bientôt !

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Alès, jour J

Cette fois, nous y sommes. Un an qu’on en parle et qu’on se demande si les sympathisants de la cause animale répondront suffisamment nombreux à l’appel. Un pari fou. Il y a trois mois, nous avons vu la mobilisation décoller et depuis dix jours, nous savons que l’objectif fixé par Jean-Pierre Garrigues va être atteint.

Comme dans tout bon thriller, les obstacles se sont accumulés dans la dernière ligne droite. Idéal pour faire grimper le suspense mais nous nous en serions bien passés. Quoique… C’est finalement grâce à l’attitude butée du maire d’Alès que Brigitte Bardot est montée au créneau pour nous soutenir, ce qui nous a valu des dizaines d’articles hier dans la presse nationale, nous assurant une couverture médiatique inespérée.

Alors, pour cela, un immense merci à BB. Tous les grands médias seront là avec nous : TF1, RTL, AFP, BFM TV, France 3, Midi Libre, etc.

J’arriverai à Alès en fin de matinée. J’emmène avec moi plusieurs autres personnes qui veulent absolument être là – des jeunes Nîmois que la corrida dégoûte et dont c’est la première manif. Anti nous rejoindra en début d’après-midi, elle est prise à la Grande-Motte pour un salon du livre pendant justement ce weekend, mais elle laissera son stand à ses auteurs tout l’après-midi pour venir manifester. Je passerai probablement la soirée à Alès, suivant la façon dont les évènements vont se dérouler. Et demain, on recommence.

Il me tarde d’y être. Il fait beau. La journée sera chaude.

Très belle journée à vous

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