09 février 2010

8 Le temps presse !

Un gros coup de coeur, un grand coup de chapeau, pour une très belle initiative...



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Jane Campion, Wim Wenders, Gaspard Noé, Jan Kounen...

8 Le temps presse !

Huit réalisateurs se mobilisent contre la pauvreté.

Découvrez leurs courts métrages.



Cliquez ici pour voir la bande annonce




En 2000, 191 gouvernements définissaient 8 objectifs pour réduire de moitié la pauvreté dans le monde d'ici à 2015.

Ces objectifs, comme la réduction de la mortalité infantile, de l'extrême pauvreté ou encore l'accès à l'éducation sont au centre du projet 8.

Huit comme huit court-métrages dirigés par huit réalisateurs de renom.

Parmi eux, Jane Campion, Gus Van Sant, Jan Kounen, Gaspard Noé, Wim Wenders, Mira Nair, Gael Garcia Bernal et Abderrahmane Sissako se sont mobilisés pour partager leur vision de ces causes à défendre.

La diffusion de ces films est gratuite.

Derrière chacun de ces court-métrages,
des ONG que les internautes peuvent soutenir
grâce à leurs dons via le site du projet 8





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Le film : Tiya's dream
Le thème : La pauvreté
Le réalisateur : Abderrahmane Sissako




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Le film : La lettre
Le thème : L'Education
Le réalisateur : Gael Garcia Bernal




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Le film : How can it be?
Le thème : L'Egalité
La réalisatrice : Mira Nair




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Le film : Mansion on the Hill
Le thème : La Mortalité infantile
Le réalisateur : Gus Van Sant




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Le film : L'histoire de Panshin BekaJan Kounen
Le thème : La Santé maternelle
Le réalisateur : Jan Kounen




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Le film : SIDA
Le thème : Le VIH
Le réalisateur : Gaspard Noé




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Le film : The water diary
Le thème : L'Environnement
La réalisatrice : Jane Campion




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Le film : Person to Person
Le thème : Le Développement
Le réalisateur : Wim Wenders






Source Photo et texte



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Sur le site 8 Le temps presse,

vous pouvez aussi

participer

voir les interviews de chacun des réalisateurs,

réagir,

signer la pétition de soutien au projet,

et bien d’autres choses que je vous invite à découvrir... vite, le temps presse !



Miss You

Chico, un mélange de tolérance et de bienveillance.

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Dimanche soir j'ai regardé un documentaire d'Agnès Vincent-Deray et Jean-Pierre Manquillet consacré à Chico intitulé Chico, un gipsy peu ordinaire et pour cause, Chico n'est pas gipsy bien que fondateur des Gipsy King. Et, pour tout vous dire, j'ai versé des larmes de "tata Denise", c'est-à-dire de grosse émotion bien avant la fin du programme...

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Découverte :

Chico n'était décidément pas fait pour l'école. Cela rendait furieux son père, Mohamed Bouchikhi. Il ne savait pas quoi faire de son petit. Qu'allait-il devenir ? Mama, la mère, faisait ce qu'elle pouvait. Mais il n'y avait rien à faire. Le désintérêt de l'enfant faisait perdre leurs moyens aux instituteurs parce que, disaient-ils, Chico était intelligent mais... indomptable. Un professeur, excédé, lui criera un jour devant toute la classe : "Dommage que le bagne de Cayenne soit fermé, on-t-y aurait envoyé passer ton certificat".

La famille Bouchikhi venait de s'installer dans une HLM du quartier Griffefeuille, quand la vie de Chico croisa celle des enfants du gitan le plus connu d'Arles, José Reyes. Le père Bouchikhi, un Marocain d'Oujda, avait immigré en France en 1951. Sa femme, une Algérienne de Tlemcen, et ses enfants l'y avaient rejoint. Bien qu'étant maçon, il ne pensait qu'à l'éducation de ses enfants. Leur vie ressemblait à celle de la majorité des familles maghrébines immigrées, vivant dans les HLM françaises.

José Reyes, lui, habitait dans une caravane, comme tous les gitans. Il campait dans le quartier des Bouchikhi. Sa voix exceptionnelle avait fait de lui un des gitans les plus connus de France et du monde.

Le deuxième l'égalait en talent et en notoriété, et n'était autre que son cousin, le fameux guitariste Manitas de Plata. José et Manitas travaillaient ensemble et enflammaient déjà les salles les plus prestigieuses du monde, quand Chico partagea leur quotidien, voyant José, au retour de ses tournées, reprendre le chemin des marchés pour vendre toutes sortes de choses afin de subvenir aux besoins des enfants de la tribu.

"Chico, mon vélo contre une pastèque"

Un jour que le petit Bouchikhi traînait dans le quartier, perdu dans ses idées de mômes de 12 ans, Canut, l'un des fils Reyes du même âge que lui, l'arracha à sa rêverie : "hey Chico ! mon vélo contre une pastèque". Chico "le garçon" n'avait ni argent ni pastèque. Il proposa alors à son nouvel ami "d'aller en cueillir une". Ce jour-là, avec la disparition d'une pastèque sur l'un des étalages du marché, Chico, alias Chico , fit son entrée dans la famille Reyes.

Le rebelle de la famille Bouchikhi passera ses journées dans le campement des caravanes Reyes. Le père Reyes le considéra tout de suite comme un des siens. Chico ne fut pas dépaysé : "Les ambiances arabe et gitane se ressemblent. Tout tourne autour de la famille.
Les mœurs sont les mêmes. Les rôles de la femme et de l'homme sont établis de la même manière. Il y a un grand respect pour les enfants, comme chez nous. Je vivais avec eux comme avec les miens. Mon père travaillait dur. Nous étions très pauvres. Il nous donnait tout. Chez les gitans, c'était pareil. On donne tout aux enfants, et si les adultes ne mangent pas, ce n'est pas grave."


guitare.jpgChez les Reyes, c'était comme chez les Bouchikhi, avec la liberté et la musique en plus. Si les gitans souhaitent que leurs enfants suivent une scolarité normale, ils ne font pas de l'échec scolaire une affaire d'état, et puis, les guitares sont une sorte de prolongement des bras des enfants. Un moyen, modeste certes, de gagner son pain, mais un moyen quand même.

"A force d'être avec eux, un jour, à 17 ans, j'ai pris une guitare et j'ai commencé à jouer. C'était un cadeau que le ciel me faisait. Je me suis découvert un rythme et je me suis mis à jouer avec les enfants. Au départ, il n'y avait pas d'idée de carrière. On s'amusait".

Puis très rapidement, Chico se rendit compte du trésor que lui et les Reyes avaient entre les mains et décida d'en faire leur destin. C'est ainsi que le raté de la famille Bouchikhi deviendra le mentor des enfants Reyes. Celui à qui José acceptera de donner la main de sa fille, Marthe, puis, sur son lit de mort, celui à qui il confiera la relève.

La rencontre avec Chaplin

"Il y a ceux qui, en regardant un terrain vague, ne voient que le terrain vague, et ceux qui imaginent ce qu'il peut devenir. Je suis de ceux qui rêvent, tout en restant très pragmatique. Les Reyes jouaient comme ils vivaient, sans penser à l'avenir... Ce n'était pas mon cas. Et ils se sont laissés complétement guider."

Chico subissait la pression de sa famille. Il était le seul des enfants Bouchikhi à ne pas avoir mené sa scolarité à terme, et celui dont l'avenir inquiétait les siens, à juste titre; s'il s'était laissé aller à la vie gitane et s'il se disait musicien, il fallait qu'il réussisse à s'en sortir avec sa musique. Voilà ce qu'il lui restait à prouver à sa famille, et il était le seul à croire qu'il pouvait y parvenir. Tous les étés, il organisa alors des voyages en caravanes à destination de Saint-Tropez pour jouer sur les plages, et amuser vedettes et nantis.

chico Bardot.jpgIl avait déjà à l'époque l'âme d'un promoteur. Saint-Tropez, avec sa panoplie de stars, promettait un avenir brillant. Toute la question était de réussir à capter l'intérêt de ce beau monde pour pouvoir ensuite gagner le coeur des plus puissants. Chico sait que, s'ils y parvenaient, les six musiciens qu'il venait de baptiser "Los Reyes", en hommage à José, pouvaient espérer survoler un jour les sommets.

Il ne se trompa pas. Au lieu de se faire virer des plages comme la plupart des musiciens qui essayaient de percer à l'époque, Los Reyes gagnèrent les cœurs des stars et des adeptes de la dolce vita. Ils devinrent les amis de Brigitte Bardot et de bien d'autres personnalités. Mais malgré le pouvoir dont jouissaient leurs admirateurs, la partie n'était pas pour autant gagnée et Los Reyes rentraient en Arles à la fin de chaque été dans leurs caravanes cahotantes, sans aucune promesse d'un avenir meilleur...

Les invitations pour animer des soirées privées dans des pays dont ils ne soupçonnaient même pas l'existence se succédèrent pourtant. Los Reyes dépassèrent ainsi les limites de Saint-Tropez pour aller amuser les rois, les princes et les grandes vedettes du showbiz partout dans le monde. Mais ils se retrouvaient sur la plage, à la fin de chacun de leurs voyages, avec comme unique bagage leurs illusions perdues d'un avenir prometteur.

web-CHAPLIN.jpg"J'étais le seul à croire à notre succès ultérieur. Eux étaient tristes malgré eux. Moi, je pensais que c'était un don du ciel. Je ne cessais de les pousser à aller jusqu'au bout de l'aventure. Ce qui me donnait cette foi, c'était la réaction du public et des gens que j'admirais face à notre musique. Ce qui était incroyable, c'est qu'entre nous et le public, il n'y avait aucune barrière. Ce pouvait être des enfants, des gens du troisième âge, des ouvriers de chez Renault ou des rois... Tout le monde réagissait de la même manière. Les gens dansaient et parfois même pleuraient".

Le plus belle rencontre que Chico ait faite, et qui lui permet de s'accrocher à son rêve malgré le découragement des Reyes, fut celle avec Charlie Chaplin. Los Reyes jouaient alors dans un restaurant à Lausanne.

"...Ce jour-là, le propriétaire est venu nous voir pour nous dire que, si nous revenions le soir même, nous pourrions jouer pour Charlie Chaplin. Voyant que l'idée me plaisait bien, Canut me demanda : "Charlie Chaplin, c'est le clochard ? mais qu'est-ce que tu espères qu'un clochard te donne ?" C'est beau non, cette confusion toute gitane entre fiction et réalité... Nous sommes donc revenus chanter à la table de Chaplin. En nous écoutant, une larme a glissé sur sa joue. On était arrivé à charmer les charmeurs et à faire pleurer celui qui avait réussi à faire rire la terre entière. Ce genre de rencontre était un signe pour nous dire que nous étions sur la bonne voie."


Le temps des vaches maigres

La vie de Chico est parsemée de rencontres. Avec le recul, et notant leur impact sur son destin, elles lui paraissent avoir été inévitables. Comme si rien n'avait été laissé au hasard. Avec les Reyes il se découvrira une vocation de musicien et de compositeur.

C'est lui qui donnera au groupe sa direction musicale. Il sera aussi bien leur manager, leur porte-parole, que celui chargé de régler les moindres détails de leur vie pratique. C'est également lui qui fera une place à José Reyes dans le groupe et qui assura plus tard, à la mort de José, des tournées à Manitas. L'attitude de Chico lui valu le surnom de Little Big Man, donné par François Mattei, le biographe du groupe.

En 1983, certains d'un succès prochain, Chico décide de rebaptiser le groupe. les gitans passent alors de "Los Reyes" aux "Gypsy Kings". "J'étais convaincu de la valeur universelle de notre musique. Il nous fallait un passeport universel, d'où le nouveau nom du groupe. Mais la production n'était pas d'accord. C'était un nom anglais qui, de surcroît, ne suggérait pas la musique des gitans".

L'entêtement de Chico valut au groupe trois longues années de vaches maigres, durant lesquelles les découragements se faisaient de plus en plus fréquents et menaçaient de mettre fin à cette aventure musicale.

En 1986, les frères Reyes, plus abattus que jamais, reprennent chacun leur petite vie. Chico rejoint sa caravane sous le pont d'Arles qui porte aujourd'hui son nom. Plus gitan que les gitans, il est le seul à continuer à vivre dans une caravane tout au long des douze mois de l'année. Entre klaxons et chants, sans eau ni sanitaires, celui qui ne savait vivre sans rêve, cherchait déjà un nouveau projet.

En 1988, Jack Lang, alors ministre français de la Culture, qui était de passage dans la région pour assister à la féria de Nîmes, se laissa entraîner par Michel Vauzelle, porte-parole de l'Elysée, et passa dire bonjour à Chico : "De cette rencontre est née un grande amitié et le projet du festival Mosaïque gitane et tzigane, visant à promouvoir la musique gitane. Nous avons commencé à discuter de la situation des gitans, et Jack Lang m'a demandé pourquoi je ne faisais rien pour promouvoir cette culture : je lui ai répondu que, s'il m'en donnait les moyens, je pourrais organiser un festival d'art gitan et tzigane". Huit jour plus tard, Jack Lang s'engage dans le projet et Chico est chargé de l'organisation du festival.

"Le premier soir de la première Mosaïque, un gitan est venu me voir. Il devait remettre un trophée et un bouquet de fleurs à quelqu'un. Je pensais que c'était destiné à Paco de Lucia qui devait se produire le soir même. J'ai alors demandé à l'homme de venir juste avant son concert. c'était le représentant d'une association de gitans rom. Le trophée et les fleurs m'étaient en fait destinés : "Pour le bien que vous faites aux gitans", me dit-il". Le gitan beur venait ainsi d'acquérir une nouvelle dimension : celle de protecteur de la musique gitane.




Début du succès... et des ennuis

Il fallut donc dix ans de lutte acharnée pour que le succès sourie enfin aux " Gypsy Kings". En décembre 1987 et janvier 1988, ils triomphent à la Cigale, puis sur la scène du Zénith. Ils quittent enfin les salons des stars du showbiz et des rois pour gagner les scènes internationales.

Aux Etats-Unis, ils effectuent trois tournées et jouent à guichets fermés : c'est la première fois qu'un groupe "français" réalise un telle performance. Le même phénomène se produira au Mexique, au Japon, en Angleterre, en Australie et ailleurs... En 1989, trois millions d'albums sont vendus. Les Gypsy Kings recevront quinze disques d'or. "Mon frère Chahib travaillait à l'époque dans une maison de retraite arlésienne. C'est comme cela que m'est venue l'idée d'offrir notre premier disque d'or à Jeanne Calment qui y vivait alors.
Nous avons joué pour les gens âgés. Ils étaient très heureux"
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Une victoire de la musique viendra couronner le travail du groupe. sans rêve, cherchant déjà un nouveau projet. Mais les ennuis commencent pour Chico . Depuis 1986, le groupe avait pour manager Claude Martinez. Un malentendu surgit en 1991, qui l'oppose à Chico . "J'ai demandé des comptes à Martinez. C'est normal, non ? Ça ne lui a pas plu. Les choses se sont aggravées. Martinez s'est arrangé pour faire dire à mes beaux-frères qu'ils n'avaient plus besoin de moi. J'ai alors quitté le groupe".

Mais même si les beaux-frères ne jouent plus ensemble en public, et malgré les tensions dues à la séparation, il leur arrive de le faire en privé, lors de réunions de famille, autour de Clémentine, la veuve de José, pour le plaisir de lui donner l'occasion de s'entourer de tous ses enfants et petits-enfants, comme au bon vieux temps, au temps où ils vivaient encore dans les caravanes.

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Un nouveau départ

Chico est un optimiste, et la vie le lui rend bien. Il a connu des moments très durs, suivis aussitôt d'événements qui lui permettaient de rebondir. L'année 1991 est très éprouvante pour lui. Il perd à la fois son premier bébé - Les Gypsy Kings -, et son père, Mohamed Bouchikhi.

Après avoir encaissé les coups du destin, Chico remontera la pente, comme il sait si bien le faire. Il fonde un nouveau groupe, "Chico et les Gypsies", avec de jeunes musiciens d'Arles et de Montpellier. Producteur, directeur artistique et musicien du groupe, il interprète les tubes internationaux de ses débuts sans pour autant dormir sur sa gloire passée, car il composera nombre de nouveaux morceaux, teintés de la saveur gitane, mais plus ouverts qu'auparavant aux influences, si diverses, de la musique tzigane. Alors qu'il avait été à l'origine des sonorités venues d'Orient dans les tubes des Gypsy Kings, aujourd'hui, il donne toute liberté à sa sensibilité orientale. Après Vagabundo, qui a atteint un chiffre record avec 20 000 albums vendus, sans compter les singles, il vient d'achever l'enregistrement de Nomade, dans lequel il reprend un titre d'un chanteur algérien de l'exil, Dahman el-Harachi.

Après avoir été gratifié du titre de protecteur de la culture gitane, Chico a créé un refuge pour tous les gitans du monde, "El Patio", un lieu de fête comprenant une bodega, une grande, des arènes, une esplanade, des roulottes et, pour couronner le tout, une vue sur le Rhône, afin que puissent se rencontrer les gens du voyage (magnifique, à découvrir !)

Au nom du frère

"Le hasard fait bien les choses... Mon entrée à l'UNESCO pourrait résumer ma vie... C'est l'histoire de mon histoire...."

L'histoire de Chico Bouchikhi. "En septembre 1994, j'étais en plein enregistrement du disque Vagabundo, quand le téléphone sonna. Il était 10 heures du matin.
C'était l'Unesco. On invitait mon groupe à participer au grand événement culturel qui accompagnait le premier anniversaire des accords de paix israélo-arabes le soir même à Oslo. J'ai d'abord pensé que c'était un gag ! Cela paraissait incroyable. Incroyable qu'on ait pu me joindre au studio. Incroyable qu'on ait eu que quelques heures pour rassembler quatorze musiciens et qu'on ait réussi à faire l'ouverture du concert en arrivant..."

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Chico, le 13 septembre 1994, lors du premier anniversaire des accords de Paix signés à OSLO entre Shimon Peres et Yasser Arafat.


Le monde entier a suivi cet événement à la fois politique et culturel. La recette du concert a été versée au projet de reconstruction de Gaza et de Jéricho.

Yasser Arafat et Shimon Pérès montèrent ensuite sur scène pour saluer l'artiste.

"Ça, c'est pour la petite histoire, mais la mienne était tout autre... on dirait que tout a convergé par un hasard dont seul le maître du destin détient le secret pour me ramener vingt et un ans en arrière. J'avais alors 18 ans. Mon grand frère, Ahmed, venait d'être abattu en Norvège par le Mossad. C'était une erreur... Il a fallu cet événement. Le pardon le plus difficile est celui de ceux qui ont été, comme moi, blessés dans leur chair. C'était plus qu'un accord sur le papier pour moi... Après Oslo, j'ai eu envie d'organiser une nuit de la tolérance en Arles. Il était important de donner une dimension à l'événement et à son message. J'ai alors contacté l'Unesco pour le parrainage de cette nuit. J'avais prévu un plateau international : musique gitane des quatre coins du monde, mais aussi musique arabe, musique berbère.... L'Unesco a accepté et a envoyé quelques uns de ses représentants pour assister à l'événement. C'est là qu'en parlant d'Oslo, je leur ai parlé de mon frère...".

Frederico Mayor fut mis au courant de l'histoire. Touché par l'attitude de Chico, par ses démarches fédératrices et par sa musique universelle, il décide de le nommer envoyé spécial pour la paix à l'Unesco. C'était en 1995.

Quand l'opération vengeance du Mossad fauchait des innocents...

Le 5 septembre 1972, à Munich, un commando palestinien exécute onze athlètes israéliens. L'opération est revendiquée par l'organisation Septembre noir. Golda Meir, alors premier ministre israélien, réunit, quelques jours plus tard, les responsables du Mossad et leur remet une liste comportant les noms de plusieurs Palestiniens, responsables présumés de Septembre noir, tous à abattre selon elle. L'opération vengeance est déclenchée. Les assassinats se succèdent dans la clandestinité : en dix-huit mois, neuf responsables palestiniens sont tués en Europe et à Beyrouth. En juillet 1973, le chef présumé de Septembre noir, Ali Hassan Salameh, est localisé à Lillehamer, en Norvège. Le 21 juillet, à 22 heures 30, c'est un garçon de café marocain, Ahmed Bouchikhi, qui est assassiné par le Mossad. Les hommes du commando israélien prennent la fuite, mais ils sont arrêtés à l'aéroport. "C'était une erreur !..." Ils n'écoperont que de peines symboliques. Le Mossad n'arrêtera pas pour autant sa traque d'Ali Hassan Salameh. Ce dernier sera assassiné six ans plus tard à Beyrouth.

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Une chaîne musicale de la paix

Les activités de Chico s'intensifient. Sa nomination à l'Unesco n'est pas simplement honorifique. Son rôle consiste à organiser des événements culturels pour répondre aux besoins des peuples défavorisés. Il organisa, entre autres, le cinquantième anniversaire de l'Unesco et profita de l'occasion pour rendre hommage au peuple algérien, à ses artistes et à ses femmes, en invitant Khaled, le roi du raï, et Hassiba Boulmerka, l'athlète algérienne.

Le but de Chico est de "réaliser une chaîne musicale de la paix en posant ses maillons dans les différentes villes du monde. Le premier maillon a été posé à Arles. Le second, à l'Unesco puis, en 1996, à Ramallah. J'ai un nouveau projet pour la Palestine. J'attends l'aval de l'Unesco. Mon objectif est à la fois de promouvoir la tolérance et la paix, et de récolter des fonds pour répondre aux besoins du pays où nous nous trouvons... J'ai proposé une nuit pour l'Algérie. Elle regrouperait des musiciens algériens, mais aussi des musiciens d'autres nationalités, connus internationalement. Les recettes iraient au Croissant-Rouge... ou à d'autres institutions. Ce ne sont pas les besoins qui manquent là-bas.
J'attends l'aval de l'Unesco pour ce projet aussi, car ce n'est pas la peine d'entreprendre l'organisation d'un tel événement et de faire illusion à la douleur des autres si l'on n'est pas sûr de pouvoir faire passer le message de paix, d'une part, et de pouvoir aider le peuple qui souffre, d'autre part".


Chez les gitans, les musiciens se succèdent de père en fils. C'est le seul héritage que laissent les parents et le seul hommage que peuvent faire les enfants à leur identité gitane et à leur famille : "José m'a confié le flambeau. Oui, on peut dire qu'il voyait en moi son successeur. Aujourd'hui, ce sont mes enfants qui poursuivent mon chemin". Reda, l'aîné de Chico, a 17 ans. Il a quitté l'école assez tôt pour vivre de la musique. Tonino-Nabil, lui, a 14 ans et poursuit sa scolarité. Myriam enregistre, à 9 ans, son premier disque avec deux autres petits gitans, une cousine et le fils d'un ami. Chico en est très fier, et c'est aujourd'hui les voix de ses enfants qui le font pleurer...

Source de cet article : Camargue.fr

Photos : site chico.fr, fan club de Chico, guitare.

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Des tweets de l'espace

Ce matin, il pleut. L'occasion de s'élever au dessus des nuages.

soichi.jpgVous connaissez Soichi Noguchi ? C'est un astronaute japonais, qui a fait parler de lui récemment. Il est à bord de l'ISS (la station spatiale internationale) depuis le mois de décembre. Du haut de son point de vue imprenable, il prend régulièrement des photos de la Terre et nous les fait parvenir en se servant de Tweeter.

Même si on n'utilise pas Tweeter (comme moi), il est facile d'aller contempler ses plus beaux clichés, pris avec un simple boîtier Nikon et un téléobjectif de 800 mm, puis transmis par téléphone. Il en poste plusieurs par jour sur ce site depuis deux semaines.

Allez, prenons de l'altitude et laissons-nous planer. Les photos prises de l'espace, c'est simple comme un coup de fil...

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Pic d'Orizaba, Mexique (photo prise avant-hier)

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Ciel noctulescent au-dessus de l'Antarctique

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Les Maldives

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Tokyo la nuit

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L'Amazone

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Le mont Fuji


Très belle journée à vous

08 février 2010

Massive Attack, le retour de la revanche

massive attack.jpgMon CD favori toutes catégories est Mezzanine, de Massive Attack. De la musique, j'en écoute plein et des chanteurs ou groupes que j'aime, il y en a des tas, depuis Prince jusqu'à Peter Gabriel, de Phil Collins aux Rolling Stones, de Daft Punk à Féfé. Mais Mezzanine, c'est différent de tout ce qu'ont pu faire ces gens-là. C'est le seul CD de ma discothèque que j'ai écouté sans jamais m'en lasser pendant huit ans d'affilée après sa sortie en 1998 - et il m'arrive de l'écouter encore, de façon plus sporadique. En 2003, sous une formation différente, le groupe a sorti 100th Window qui, bien qu'agréable à écouter, n'a pas su retrouver l'alchimie de Mezzanine.

Alors quand je lis aujourd'hui, partout dans la presse, que Massive Attack revient après sept ans d'absence, avec à nouveau aux commandes le duo de génie qui a composé Mezzanine, je n'ai qu'une envie, c'est d'aller acheter Heligoland, leur nouvel opus, dès que possible.

Les deux compères, Robert "3D" del Naja et Grantley "Daddy G" Marshall, ont fait appel à quelques beaux talents pour prendre part à leurs nouvelles créations, à commencer par Damon Albarn, musicien fascinant s'il en est (ex-Blur et surtout Gorillaz), ainsi que les voix de Tunde Adebimpe, Martina Topley et Hope Sandoval.

Les séances en studio étaient plutôt originales. « Quand Grant est là, raconte 3D, nous petit-déjeunons ensemble avant de faire une partie de baby foot. On surfe sur YouTube pour essayer de trouver des idées. On déjeune et on reprend le baby foot.» Ils aiment tellement ça qu'ils emmènent partout avec eux en tournée leur propre baby foot.

La vidéo de Paradise Circus, titre chanté par Hope Sandoval, mêle les confessions de Georgina Spelvin, ex-star du X âgée aujourd'hui de 73 ans, et des extraits (sages) de l'un de ses films de jeunesse : The Devil in Miss Jones (1963). Une suite de plans macabres grand-guignolesques et de scènes surréalistes à l'esthétisme envoûtant. La musique ? Sous une apparente simplicité, elle est hypnotique à souhait. A la première écoute, je me suis dit "oui, bon, sympa, sans plus". A la deuxième, j'étais accro. Plusieurs heures plus tard, la séquence tourne toujours dans ma tête et berce mes respirations.

Enjoy !




Photo : 20 Minutes.

Auguste Maquet, l’autre Dumas !

A l’occasion de la sortie du film « L’autre Dumas », je viens de lire ce riche portrait d'Auguste Maquet, celui qui a coécrit bon nombre des récits de Dumas qui m’avaient enchantés, gamine, et que j’ai redécouvert pour certains l’été dernier, avec le même plaisir.



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Il était bien bon.
Il était bien faible.
Le "nègre" de Dumas est réhabilité dans un film.

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Qui ignore Dumas ? Qui connaît Maquet ? Et pourtant, que serait le prolifique auteur sans son infatigable second ?

Un jour où Le Siècle attend son feuilleton du "Vicomte de Bragelonne", le journal, paniqué, s'aperçoit qu'à Saint-Germain-en-Laye, chez Alexandre Dumas, le texte a été perdu. Il faut absolument de la copie.

Un journaliste se rend illico chez Auguste Maquet, collaborateur connu et reconnu de Dumas. On interrompt son dîner, on l'embarque au siège du Siècle. De sept heures à minuit, les feuillets se succèdent et, à 1 heure du matin, le journal est tiré.

Le lendemain, le feuilleton Dumas est retrouvé à Saint-Germain et l'on compare : sur les 500 lignes du texte Maquet, une trentaine de mots sont différents, le reste est identique...

L'anecdote, sidérante, fut citée lors du procès qui, en 1858, opposa Maquet à son ancien maître Dumas.

À cette époque, le torchon brûle dans le tandem. Maquet veut l'argent que Dumas lui doit et être reconnu comme coauteur des Trois Mousquetaires, du Comte de Monte-Cristo, du Vicomte de Bragelonne, de La reine Margot et d'une dizaine d'autres textes écrits à quatre mains entre 1842 et 1852.

Il obtiendra ses fonds, mais aucune reconnaissance.

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Si vous passez d'aventure dans la 54e division du Père-Lachaise, chemin Montlouis, ne ratez pas l'éloquente tombe de Maquet. Gravés dans la pierre, on y relève à gauche les fameux titres dumasiens, à droite des oeuvres plus confidentielles signées du seul Maquet : La belle Gabrielle, La Maison du baigneur, Le Beau d'Angennes ... Triste revanche posthume que les ans recouvrent de leur mousse.


Ouvriers et patrons

L'attelage Dumas-Maquet peut donner lieu à toutes les interprétations. À tous les clivages. Les dumasiens négligent le "nègre", en font un tâcheron, un greffier. Un indispensable certes, mais terne dans la vie, plat dans son style, dépourvu du génie bouillonnant de son maître.

Bernard Fillaire vient au contraire, dans un essai stimulant mais excessif (Alexandre Dumas, Auguste Maquet et associés, Bartillat), de faire de Dumas un bandit de grand chemin trop pressé de vivre pour avoir le temps d'écrire. Un détrousseur de textes qui se contente de recopier ce que le fidèle Maquet lui fournit ventre à terre. On imagine les néolibéraux votant Dumas, au nom d'une libre entreprise qui ne connaît pas l'exception culturelle.

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L'ironie de l'histoire veut qu'à l'heure où la France s'apprête, en 1848, à abolir l'esclavage, trime dans les soutes de Paris un nouveau type d'esclave, le "nègre littéraire". La faute à la grande presse : en 1836, la publication des Mystères de Paris, d'Eugène Sue, a instauré les cadences infernales du roman-feuilleton. La littérature devient une chaîne, avec ouvriers et patrons.

Lancé sur les fonts baptismaux de la révolution romantique de 1830, le dramaturge Dumas se cherche un second souffle, romanesque. Maître d'ouvrage cherche petites mains, qui seront parfois prestigieuses : Théophile Gautier paie de sa personne, suivi par Nerval, aux abois depuis que sa luxueuse revue, Le Monde dramatique, l'a ruiné.

C'est Nerval qui, fin 1838, présente à Dumas Auguste Maquet, son condisciple du lycée Charlemagne, avec qui, d'ailleurs, il a déjà cosigné une pièce... Maquet est un refusé. L'Université n'a pas voulu de ce professeur chevelu qui, sous le pseudonyme d'Augustus Mac Keat, pond des textes brumeux.


"Vous n'êtes pas un nom" (journal La Presse)

Dans la foulée, le milieu littéraire va le recaler. "Vous avez fait un chef-d'oeuvre, mais vous n'êtes pas un nom et nous ne voulons que des noms", lui rétorque-t-on à La Presse, qui a apprécié son roman historique La Conspiration de Cellamare.

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Même son de cloche au théâtre Saint-Antoine après lecture de son Soir de carnaval : "Vous n'êtes pas un nom." À l'époque, on ne prêtait déjà qu'aux people. Mais Nerval, qui vient de renoncer lui-même à son nom pour un opéra signé Dumas, va jouer au saint-bernard. Son maître, pour le nouveau théâtre de la Renaissance, est en quête de textes. Dumas lui fait une fleur. On retravaille Un soir de carnaval, rebaptisé Bathilde, et on laisse le nom de Maquet, qui voit sa pièce mise en scène. Mais c'est un prêté pour un rendu. En fuite à Florence pour échapper à ses créanciers, Dumas s'intéresse au roman refusé de Maquet, La Conspiration de Cellamare.

Le lui céderait-il pour une parution en feuilleton ? Maquet, qui se croit redevable, s'efface. Rebaptisé Le Chevalier d'Harmental, le roman est publié par Le Siècle en 1841. C'est un triomphe. Maquet est redemandé. Le tandem se forme.

Maquet est un érudit. Un fouilleur d'archives, de mémoires. Mais aussi un imaginatif, qui a la science du plan et la rigueur que n'a pas Dumas le débridé, le digressif. Porthos l'herculéen, le bon vivant, a souvent été vu comme un autoportrait de Dumas. Il serait en réalité inspiré du grand-père de Maquet.

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"Esprit sévère et pittoresque, Maquet est l'homme qui travaille le plus au monde, il sort peu, parle peu", écrit Dumas dans ses Impressions de voyage. Dumas, qui sort et parle beaucoup, signe seul et touche seul. Mais il travaille aussi d'arrache-pied, inonde de billets Maquet qui le fournit en lignes à remanier. "Voilà deux jours que vous me laissez sans copie et voilà deux jours par conséquent que vous faites de moi l'homme le plus malheureux de la terre."


Une lettre de trop

L'association convient aux deux jusqu'à ce qu'en 1845 un certain Mirecourt publie un pamphlet contre Dumas, le négrier. Dumas le fait condamner pour racisme, mais devant la Société des gens de lettres il reconnaît la copaternité avec Maquet. Avant de lui faire écrire une lettre où son pisse-copie renonce à tous les droits de propriété et de réimpression des ouvrages qu'ils ont écrits ensemble. Maquet est bien bon. Et bien faible. Cette lettre fera perdre à Maquet son procès en 1858. La littérature ne se partage pas.

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Auparavant, en 1852, Maquet se sera lancé dans une série de romans historiques. Enfin seul !

"Dans cette galerie que j'ai composée en société avec l'écrivain célèbre que l'on nomme aujourd'hui le plus fécond de nos romanciers, il est resté des cadres vides." On devine l'homme blessé pressé de se venger.

Ses livres ont du succès, mais aucune postérité. Pendant ce temps, Dumas, toujours bien entouré, continue de produire à la chaîne. Mais ses grands livres sont derrière lui. Maquet lui manque, comme il manque à Maquet, qui l'a imité et s'est acheté un château. Pour sa bibliothèque, il a fait relier un exemplaire des Trois Mousquetaires en maroquin rouge. En lettres d'or, on peut y lire : " Les Trois Mousquetaires, par A. Dumas et A. Maquet".

Article signé Par François-Guillaume Lorrain





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A l’exception de la première (source wiki), les photos qui illustrent cette note proviennent du site allociné.fr.

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A lire aussi pour la petite histoire,

les anecdotes du tournage.


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Miss You

Quand l'opéra se fait populaire

L'opéra garde une image d'élitisme qui le coupe d'une grande partie des gens qui pourraient l'apprécier. Il ne s'agit ni de niveau culturel et encore moins de niveau social. Simplement d'exposition, de la plus naturelle des façons. L'opéra, comme toutes les formes d'art qui véhiculent de l'émotion, ne devrait être réservé à aucune catégorie de personnes en particulier car toutes peuvent y être sensibles.

La preuve ? Cet évènement organisé dans les halles de Valence en Espagne il y a quelques mois. C'est jour de marché et la foule normale des habitants de la ville venus faire leurs courses parcourt les travées. Quelques notes de La Traviata résonnent dans la sonorisation et...




Les sourires, le bonheur, les larmes de joie sur les visages des spectateurs en disent plus que n'importe quel discours.

Les chanteurs font partie d'un groupe nommé "Eso que se conoce como la opera" ("ce qui est connu comme étant l'opéra"). Vous pouvez les retrouver sur Facebook. Voici comment ils y décrivent les qualités nécessaires pour pouvoir apprécier l'opéra :

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- Ai-je les conditions requises minimales ?
- Si tu as des oreilles, deux yeux (avec un seul qui marche, tu peux aussi y arriver) et un peu de sensibilité pour la musique, c'est suffisant. Tu n'as besoin de rien de plus pour apprécier l'opéra.






Présence du chamanisme, les courriers

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Un lapin est caché dans ce tableau de Michel Rauscher


Je reçois régulièrement les courriers de Jean-Gabriel Foucaud, connu ici comme messager du chamanisme, dont j'ai déjà parlé, notamment dans la note Présence du Chamanisme que je lui ai consacré en mai 2008.

Je trouve ses courriers si riches que je lui ai demandé s'il m'autorisait à les publier sur le blog afin qu'ils profitent à celles et ceux que cela intéresse. La réponse ne s'est pas fait attendre : J'ai immédiatement transmis votre proposition à mes alliés : acceptée à l'unanimité. Aussi, je suis heureuse de reproduire ici le courrier du 25 janvier dernier, courrier n°33, pour commencer.

Jean-Gabriel Foucaud organise aussi des ateliers qui servent à identifier les tendances énergétiques, sociales et spirituelles de cette année 11 lapin (reliée à l’énergie du silex) qui touchera à la structure des relations que l’on entretient avec la vie. La préparation peut avoir lieu en se servant des indications présentes dans le courrier qui permettra de peu à peu sentir où cette énergie s’infiltrera dans nos vies, en soutiendra la qualité ou en détruira les faux-semblants (plus d'informations sur le site Transvision).

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33ème courrier. Lundi 25 janvier 2010

Bonjour.

Les vœux : Ils correspondent à un moment charnière.

On effectue le bilan de l’année passée et on commence à se projeter dans celle qui vient. Tirer des enseignements d‘erreurs passées et s’adapter à ce qui est pressenti des 11 mois à venir est opportun en janvier.

On a un mois pour les effectuer. Ce n’est pas trop pour un travail aussi intense ! Le mois de janvier favorise le travail émotionnel sur ce qui est périmé dans nos relations et attitudes. Ne pas le faire, c’est risquer une mauvaise année faute de préparation à un changement collectif qui aura lieu de toutes façons avec ou sans préparation appropriée.

Comment le faire ?

D’abord en se demandant ce que sont les vœux.

Faire ses vœux, c’est transporter et exposer les formes d’expression de sa vie dans le fleuve du temps. C’est offrir de la meilleure manière ce qui naît en nous

Ils s’effectuent tout au long de janvier, pourquoi ? Le printemps n’est pas encore tout à fait là.

Son véritable début est en février. Le cycle social, et donc psychologique, correspond à celui de la végétation, tout simplement. C’est seulement depuis quelques dizaines d’années que l’hiver est censé durer jusqu’au 21 mars. Cette incongruité nous fait croire collectivement que le temps méditatif hivernal, ce temps par excellence Inn, s’étalerait au long d’un processus de pleine croissance de la végétation.

Regardons par la fenêtre et situons le printemps au moment des premières pousses ! Et alignons-nous sur l’heure chinoise, aztèque ou vieille européenne et faisons démarrer l’année au plan énergétique et spirituel en février en profitant de janvier et des premiers jours de février pour nous renforcer.

Cet atelier est construit à partir d’enseignements mexicains anciens. Ils permettent de capter l’énergie spécifique de l’année.

Comment faire ses vœux ?

Pour cela, il convient de balayer les différents aspects de sa vie. On le sait chaque moment de l’année est propice à une forme d’activité ou d’apprentissage.

Dans les traditions ésotériques européennes, chaque mois est résumé en un symbole déployé dans les pratiques astrologiques. Sans se situer sur ce plan, mais en regardant l’aspect purement énergétique de la vie, examinons le contenu de cette tradition, lieu par lieu. Chacun d’eux est appelé maison et construisons une matrice à 12 lieux, en dessinant un ballon de rugby.

En partant de la pointe ovale, 1 sera suivi de 2 un peu plus bas, puis de 3. 1 fera face à 7 entouré de 6 en bas et de 8 en haut le suivant. 2 en bas sera en-dessous de 12, 4 verra 10 au-dessus, etc. De même, en prenant cette forme ovale, 2 sera en ligne avec 6, 3 avec 5, 8 avec 12, etc. ce qui permettra de se demander comment nos axes de vie sont reliés entre eux.

Maison 1 : comment sa « nature personnelle » a t-elle évolué. La connaît-on mieux ? A-t-elle été protégée et comment doit-elle l’être pour l’année à venir ? Que faut-il expérimenter pour la mieux connaître ?

Maison 2 : biens matériels, possessions, argent, acquisitions : quelle attitude a prédominé l’an dernier et comment se comporter pour le futur en fonction de circonstances inconnues ? Rentrer dans le détail de son rapport à la paperasserie et aux papiers bancaires est instructif. Quel est le coût énergétique de ses négligences ? Comment la maison a-t-elle été entretenue ? Conséquences ?

Maison 3 : formes de communication avec le voisinage, écrits. Ex : comment sont tenus les fichiers de l’ordinateur ? Petits déplacements : les choix des moyens sont-ils les plus justes ?

Maison 4 : relations avec la famille, le foyer. Prendre un moment pour retracer son histoire avec les figures paternelles.

Maison 5 : amours, descendants, amitiés. Quels ont été les traits dominants de cet aspect de la vie et comment se préparer à l’année 2010 ? Les décisions ont-elles été justes ?

Maison 6 : relations avec les formes de son travail et du milieu dans lequel il s’effectue. Protection de sa santé. Bilan de son attitude. Décisions à prendre. Examen de ses addictions ou de son rapport à celles d’autrui.

Maison 7 : le ou les partenaires de vie, l’existence en communauté. Examen énergétique des différentes formes de couples dans lesquels on est impliqué.

Maison 8 : les relations juridiques, les assurances et héritages. Les contrats. Réflexions sur sa façon de parler, d’engager sa parole, d’obtenir que celle d’autrui soit tenue ?

Maison 9 : les grands voyages et les déplacements. Ses positions par rapport au monde spirituel, aux valeurs morales que l’on a ou croit avoir. Tient-on ses engagements. Doit-on les garder ? Examen sans complaisance de ses rapports avec les engagements que l’on prétend prendre, de sa générosité réelle.

Maison 10 : données extérieures sociales et professionnelles vues sous l’angle du destin. L’a t’on subi ? Que pressent t’on ? méditer sur ses réactions face aux données politiques et économiques.

Maison 11 : attitudes par rapport aux appuis et protections sociales et professionnelles. Que l’on soit en position d’aider ou demandeur.

Maison 12 : le monde de l’invisible sous ses différents aspects : le repli sur soi (se rendre invisible), les inimitiés, sa part d’ombre ou son attitude par rapport à celle d’autrui et donc le traitement des antagonismes psychologiques. Les enseignements ésotériques, reçus ou que l’on souhaite recevoir.

35ème courrier : Bien vivre du 2 au 14 février ( treizaine silex). De Francine Rousseau (acupunctrice) et J.G.Foucaud

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Treizaine Silex : elle commence le deuxième jour du premier temps du printemps. En effet, le 1er février est le début du printemps qui commence par le « temps Crocodile », centre énergétique de cette saison. Au printemps le centre, c’est à dire le point d’appui que l’on doit trouver pour se sentir en équilibre, se situe au début de la saison, à la différence des autres périodes de l’année.

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Après avoir « balayé le bois mort » en janvier, on en profite pour enlever la poussière et retrouver le sol.

Arrive alors avec le printemps, la vision que l'on se fait d'autrui et le besoin de rencontrer de plus en plus de monde : expansion humaine et végétale. Un univers encore inconnu s'offre à nous. Pour entrer en contact avec lui les questions abondent :

Comment vont être les autres ?

Avec qui puis-je me relier ?

Avec qui puis-je ou dois-je éviter de me relier ?

Le Crocodile (1er au 17 février), premier signe des calendrier aztèque de 260 et de 365 jours, est la créature aquatique qui incarne l'origine du temps. Il en est le maître.

Tout d'abord reptile terrestre, après un conseil des dieux furieux de voir le monde créé immobile, il fut jeté dans le brasier cosmique. Ainsi le temps put se dérouler. Il devint l'arbre du monde après avoir jailli de ce brasier. Il apparût ayant survécu à ce traumatisme initial. Ainsi furent créés le jour et la mise en mouvement du temps.

Sa force en fait aussi un point d’appui pour la terre, posée sur son dos.

Après la régénération de l'hiver, le Crocodile nous entraîne dans la gestation. Il dit « d’avoir survécu à ce traumatisme va me guérir » : bon moment pour retirer de la force de ce qui nous est arrivé jadis ( attention à ne pas courir après une impossible totale guérison en se disant : je croyais tout avoir réglé à propos de...).


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Le Crocodile est aux aguets et veille aux quatre chemins. Sans lassitude et avec patience car il sait qu'il avance, il inaugure le temps. ( conseil encore, sa force inéluctable est parfois très brutale !).

Sa détermination est spontanée et naturelle. Il renouvelle sans cesse sa propre force, comme un jour succède à un autre jour.

Symbole de l'Est, il bénéficie de l'abondance apportée par l'orient. Il est donc synonyme de prospérité.

Sa force d’initiateur lui a permis de dépasser la peur (on sort de l'hiver, saison des reins, où la peur était présente). Il convient quand même de ne pas se penser tout-puissant.

C'est le début d'un travail pour aller vers une transformation.....prudente, car les fondations risquent d'être bancales ce que l’on découvre en voyant ses 3 pattes sur les cartes du tarot aztèque.

Habitant des marais, il est le symbole de ce qui est à effectuer en profondeur, de la capacité à renaître de la souillure, d’un nouveau chemin de connaissance de soi s'offrant à un renouvellement de vie. Tout ce qui était passif pendant l'hiver se met en mouvement et tout ce qui ne bouge pas en nous trouve une main (charitable ou non ) pour nous taper sur la tête et activer le système : risque d'entrer dans la colère (émotion du Foie au printemps) et la fatigue, car tout bouge d'une façon erratique ( le vent est lié au Foie ).

Au printemps, on a besoin de faire peau neuve, de se dégager de la torpeur de l'hiver, de ceux qui nous anesthésient : ouvrir ses pores (composer avec le froid, ne pas laisser « ses » fenêtres ouvertes s'il gèle !), étirer son corps et le déployer. Pendant tout le temps du printemps, la sève monte dans le cœur de l'arbre et le corps se dresse vers la lumière naissante.

Imaginons ce qui peut se produire sur le plan énergétique quand tout émerge : on vit comme le Crocodile, passant une grande partie de son temps à dormir dans les eaux stagnantes, puis sans crier gare, on agit de façon foudroyante.

Sa force d'âme et de caractère l'amènent à la réussite : à nous de conjuguer effort et habileté.

Il nous dit <« ON Y VA ». On ne sait pas où on va mais on sait qu'il faut y aller, que pour mettre en mouvement son entourage, il faudra le persécuter modérément... C’est plus clair en gras et en police 14.

Tout prend naissance, tout est bon pour aller de l'avant en gardant le contact avec la réalité terrienne. Pour rentrer dans l'espace social, on va aller de projet en projet et rassembler toutes ses forces.

Ne pas oublier qu'on ne lui voit que 3 pattes et qu'il est sans cesse à la recherche de la stabilité, ce qui fait vivre un traumatisme permanent où la question est : « ça vient quand ce qui doit venir ? » Inutile de faire chauffer ses tarots !

Le voir préférer les eaux stagnantes doit nous mettre « la puce à l'oreille ». Lors du temps « Crocodile », personne n'écoute personne, stagnant dans son propre univers dont on aspire à sortir…jusqu’à un certain point, mais pas plus, voire plutôt moins, comme les autres créatures de l’avant-création attendant que l’un d’eux se jette dans le brasier cosmique.

Pendant cette période, ceux qui n'ont rien fait germer demandent aux autres ce qu'ils ont fait de leur vie, et ceux qui ont fait germer cherchent quelqu'un avec qui mener ça à bien.

Bien vivre le temps « Crocodile » est important afin de se donner vraiment un corps, sinon on perd de sa densité et ne restera que le mouvement avec un fort risque d'éparpillement (nous entrons dans l'année 11 Lapin le 12 février, alors l'éparpillement... de 2010 commencera très fort). Nous reviendrons sur l'année 11 Lapin dans un autre courrier.

Attention tout de même à ne pas lutter contre l’éparpillement par la rigidité. Conduire ouverture et envergure avec prétention conduiraient à la raideur.

Le printemps, c'est le bois naissant (Crocodile), la grande mobilité du vent (mouvement du Crocodile), et cette mobilité va nourrir le bois, équilibrant les fonctions du Foie et de la Vésicule biliaire : jaillissement d'idées, mobilité d'esprit, besoin de mouvement et de changement.

Pour ne pas casser (le bois peut être cassant sous l'effet du vent), il est important de modérer l'envie impérieuse, de bouger. Faire des étirements tout en souplesse et lenteur, tel le chat au petit matin), visualiser les images de branches vertes naissantes oscillant doucement dans le vent.

Tempérer ses émotions car le Foie peut s'emballer et transformer le stress en feu d'où colère, impatience, irritabilité, problème de sommeil, oppressions, douleurs des tendons.

Plus que jamais, le symbole du Crocodile rend sensible la bipolarité à laquelle on est confronté durant cette période : le mouvement et la quête contradictoire de la stabilité.

Son souffle naît de l'intérieur, son mouvement rapide se déploie avec aisance et annonce à l'être humain des talents à venir et à mettre en œuvre. On peut le qualifier de puissant et d'inflexible. Après la gestation et la découverte des différentes directions du monde, sa fermeté et son endurance lui permettent de s'investir. Mis là par les dieux, avec force et légèreté, il est capable de laisser la souplesse du Yang s'exprimer et monter vers le ciel. Tempérance et vigilance !!!!

silex.jpgLa treizaine Silex, 2 au 14 février 2010

Le Silex appartient au monde du Nord. Dans le calendrier des saisons, il représente le Nord de l'hiver du 7 au 24 décembre, son cœur, son axe.

Venant des 13 cieux, donc de l'âge de pierre, il est envoyé par les dieux. De leur cadeau, les humains ont le choix : graver, tailler, soigner, tuer.

Dans le dessin de ce symbole, on retrouve la parité Yin Yang : son Yang est implacable, le ciel ordonne, suit son cours, ne s'attarde pas. Son Yin, lui, est léger et s'insinue. Une telle ambiguïté appelle des précautions.

Le Silex descend du ciel, il arrive d'ailleurs, de très loin et nous oblige à trancher radicalement !

Avec lui, le mot est jeté : CHANGEMENT !

Cet œuf envoyé des dieux est un cadeau que seuls peuvent partager ceux qui se rendent disponibles à sa perception. Quand il tombe, c'est du roc qui arrive. On ne sait pas d'où il vient ; ça nous oblige à faire preuve de rectitude morale et de courage. Avec lui, on ne peut pas vouloir un peu, on se retrouve devant une exigence morale qui nous demande de faire avec un esprit unifié et une vision ferme.

Rester lucide en toute circonstance même dans les moments les plus palpitants est donc une nécessité.

Il peut paraître froid, austère, aride mais nous entraîne dans une exigence de clarté quant à notre nature personnelle. Une exigence d'incarnation également: avec lui c'est « je reçois, j'ai, je fais »

Avec réserve, fermeté et concentration, à nous de saisir la bonne fortune qui se présente et de participer à la création à laquelle il nous convoque.

Il demande de prendre des responsabilités : avec lui tout est utile. Pas étonnant de ressentir cette exigence forte de créer avec ce qu'on nous donne qui vient de si loin et de si prestigieux, les dieux d’où découlent les DONS.

Le changement d'habitude risque d'être brutal. Le Silex va très vite dans l'espace et entraîne des conflits au niveau du temps (très rapide et très lent !) . On a peur d'accomplir et peur d'être inaccompli !

Pendant cette treizaine, se couler dans l'observance du Crocodile et sa vigilance pour ne pas recevoir un « coup de Silex ». On a obligation de créer et de libérer de la force.

Il peut tomber avec violence... Il est donc indispensable de se retenir dans les actes et les paroles, ne pas bondir comme un crocodile que l'on dérangerait.

Correspondant à l'hexagramme 10, « marcher sur la queue d'un tigre », il pousse à la prudence dans l'expression de ses positions.

Le Silex, en bon nord de l'hiver, est tout silence. C'est à nous à nous poser les bonnes questions : qu'est-ce qu'on a reçu ? Comment on le partage ? Tout arrive avec brutalité ou sous forme d'inspiration inattendue. Le Silex venant des dieux, on ne peut pas le côtoyer avec désinvolture. A vouloir imposer sa marque dictatorialement, on risque de casser et devenir irresponsable.

Pendant cette treizaine, avançons doublement avec souplesse et lucidité. Le tigre sommeillant en nous est prêt à attaquer celui qui se permet de l'approcher à la légère. Mais il est aussi présent dans l'autre, prêt à bondir….

Savoir que sous la glace et l'aridité du Silex se cache un feu qui ne demande qu'à s'enflammer sous l'impulsion de la sève montante. Tempérer les colères printanières.

C'est un des 4 signes porteurs de l'année, sous l'influence d'un seigneur des enfers donc de la mort et d'un dieu du soleil donc de la vie. Il est dans l'axe Nord/Sud, Vie/Mort. Ça tombe et c'est sans transition !!!

Ne pas oublier qu'en ce début de printemps tout va éclore, comme le crocodile qui permet à l'arbre du monde d’émerger. Cette treizaine Silex nous donne la possibilité de créer plus encore mais avec grande précaution et discernement.

Cordialement,
J.G.Foucaud

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Pour plus d'information, Transvion.org.

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Crédits photos bébés crocodiles, oeil de crocodilesilex, silex, eclosion.

Une bonne douche et ça repart

P2060345.JPGDéjà fini, le weekend ? Oui, déjà fini. Bon, pour vous aussi, sauf si vous prenez votre arteute aujourd'hui. En tout cas, pour nous, c'était trop bien, ce weekend de trois jours.

Vendredi, il y a eu la nouvelle que mes romans venaient de dépasser 300 000 lecteurs. Samedi, nous avions plein d'amis à la maison. Et dimanche, on a laissé passer le temps tranquillement, en profitant même d'un soleil printanier pour prendre le café dehors sur un gros coussin, avec les chats très heureux de jouer autour de nous. Sans doute stimulés d'avoir un public, ils nous ont fait une démonstration de sauts acrobatiques à chaque fois que l'un faisait mine de se jeter sur l'autre. Ca doit être la raison pour laquelle on appelle ça jouer à chat perché.

Anti a bossé une bonne partie du temps mais c'était largement plus du plaisir qu'une charge. Son site va encore s'enrichir, elle en reparlera. De mon côté, j'ai avancé dans les préparatifs du lancement de J'ai treize envies. J'ai rassemblé quelques réactions particulièrement drôles, croustillantes ou touchantes que les destinataires de la version Collector m'ont fait parvenir. Je les mettrai en ligne le 14 février, dans mon mot d'accueil, pour accompagner l'annonce de la mise en ligne du recueil sur mon site.

Pendant ce temps, Rick s'est attaqué à la conversion de la deuxième trilogie en format eBook. Dimanche, il m'a envoyé La crypte au palimpseste et Le drap de soie du temps. Comme pour les trois premiers de mes romans, j'attendrai d'avoir le dernier volet, La femme primordiale, pour rassembler la trilogie Reflets Inachevés en un seul fichier contenant les trois livres en PDF A6 et en ePub. Ensuite, je mettrai l'ensemble en ligne.

Encore une belle journée qui commence. Allez, hop, une bonne douche et ça repart. Pousse-toi, Che, c'est à moi, maintenant.

Très belle journée à vous

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07 février 2010

Les Français vus par un étudiant chinois

Un étudiant chinois a écrit il y a quelques jours pour le Quotidien du Peuple un article où il décrit sa perception de notre vie quotidienne. Un article tout à fait intéressant, puisqu'il exprime un regard extérieur porté sur nous par quelqu'un ayant des critères culturels totalement différents de ceux auxquels nous sommes habitués. Il est fascinant de voir ce qui a le plus marqué cet étudiant et comment il l'a perçu.

xinhua1.jpgLes Français sont-ils vraiment romantiques ?

Oui ! Les Français sont réellement romantiques et tous les gens en France, qu'ils soient hommes, femmes, vieux ou enfants, aiment créer et fabriquer le romantisme. Par exemple dans le métro, dans la rue, au bord de la Seine ou bien sur les bancs installés le long des boulevards, on voit souvent des couples enlacés qui se donnent le baiser, alors que ceux qui les rencontrent ainsi passent sans détourner la tête et sans jeter sur eux des regards curieux ou indiscrets. En France, on considère ce genre de chose tout à fait normal, naturel et logique.

Lorsqu'ils sortent de chez eux, les couples âgés se soutiennent et se tiennent par la main et les conjoints semblent avoir une grande affection l'un pour l'autre. Quant aux jeunes amoureux, ils préfèrent s'en aller dans des endroits à paysage pittoresque où le garçon pose un de ses genoux à terre pour demander à haute voix à la fille de bien vouloir lui accorder sa main. Dans le cas où celle-ci exprime son consentement par un hochement silencieux de la tête, les assistants à cette scène attendrissante ne peuvent s'empêcher alors d'applaudir et de présenter leurs meilleurs vœux au jeune couple. A ce moment-là, tout le monde pense que l'amour est quelque chose de vraiment bon et bienfaisant !


xinhua2.jpgLes Français se soucient-ils de la propreté ?

La baguette, pain long et mince, est une nourriture que les Français apprécient tout particulièrement. Parfois dans la rue, on rencontre des gens qui sortent de leur sac ou de leur poche une tranche de la baguette (souvent sans aucune enveloppe) pour la grignoter et d'assouvir ainsi leur faim et on remarque qu'ils ne se lavent pas la main avant... Ne craignent-ils pas d'attraper une maladie ?

Quand on rend visite à une famille française, dans la plupart des cas, la maison n'est pas arrangée et les pièces sont en désordre, c'est pourquoi lorsque vous arrivez avant l'heure du rendez-vous, il serait tout à fait possible que vous rencontriez votre hôte en train ne nettoyer à la hâte le séjour et d'épousseter le mobilier.


Les Français donnent-ils leur préférence aux femmes de l'Orient ?

Oui, certainement ! Dans le choix de leur partenaire, la plupart des Français préfèrent les jeunes filles asiatiques. Dans la plupart des cas, ils fixent leur choix sur de jeunes japonaises et sur de jeunes chinoises, et surtout sur l'espèce féminine orientale d'une beauté antique : paupière à un seul pli, yeux bridés fins et longs, nez plat, cheveux noirs longs et soyeux... et toutes ces particularités fascinent et captivent au plus haut point les jeunes Français dont un n'a pu s'empêcher d'exclamer : « On a l'habitude de côtoyer les femmes européennes à grands yeux bleus et à longs nez, ce qui fait que nous sommes hypnotisés par les femmes orientales qui nous semblent plus ravissantes et qui exercent sur nous une plus grande fascination ». En Chine, on dit « les choses rares sont les choses les plus précieuses » et cela est peut-être la raison de cette préférence.

P.-S. : le moyen qu'utilise un Français qui désire converser avec vous, c'est en prononçant les paroles suivantes « Aurais-je le plaisir de vous inviter à boire du café avec moi ? » ou bien « Je désire apprendre le chinois ».


xinhua3.jpgIl est nécessaire de demander un rendez-vous avant d'aller à la banque.

Oui, cela est effectivement nécessaire et nombreux sont les Chinois qui résident en France qui oublient cela et qui sont pris au dépourvu à leur arrivée à l'endroit où ils ont affaire. Par exemple, si vous avez affaire à la banque ou bien au bureau de l'immigration, vous pourriez toujours essayer d'y aller directement sans prendre rendez-vous et dans la plupart des cas vous rentreriez chez vous bredouilles.

Parfois, il serait possible que vous auriez en face de vous quelqu'un d'affable et de complaisant qui veut bien faire une exception en votre faveur, mais l'affabilité et la complaisance ne sont pas de coutume et dans la plupart des cas on vous montrerait les dossiers étalés sur la table en vous disant : « Chère Madame (ou Cher Monsieur), voyez, je suis tellement occupé ».

On m' a dit que pour les cols blancs français qui travaillent les bureaux, dans la matinée, ils pourront aller trois fois dans la salle de repos pour y boire du café. Avec un tel efficience du travail, l'économie française a quand même pu réussir aux premiers rangs du monde, et cela est vraiment du miracle !


xinhua4.jpgLe rythme de la vie en France est au ralenti.

Comme il l'est dit ci-dessus, l'efficacité du travail des Français est relativement faible, car il semble pour eux qu'il n'y a rien de pressé et qu'on n'a pas de quoi s'inquiéter et s'impatienter, le plus important c'est de savoir jouir de la vie.

Les villes françaises comptent d'innombrables bars et cafés qui sont toujours remplis. Nombreux sont les Français qui peuvent passer tout l'après-midi en sirotant du café et en bavardant avec des amis, tout en jouissant de la lumière et de la chaleur du soleil. Vous pouvez vous asseoir dans un certain café des Champs Elysées, commander une petite tasse de café et puis demeurer à votre place les yeux hébétés et la tête vide durant des heures sans que personne ne vous incommode et à ce moment-là, il vous semble que le temps s'est arrêté et que tout est figé et pétrifié.


par Liu Jiajia

Source : La « France romantique » aux yeux d'un étudiant chinois
Photos provenant de l'article original

Coup de coeur à Jean Vernède

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Vous qui connaissez la maison, vous avez tous pu admirer ce grand et beau tableau qui trône dans le salon. Il s'agit de l'œuvre d'un jeune peintre talentueux de la région : Jean Vernède. J'aime beaucoup son style qui me fait penser à certaines toiles chamanes ainsi qu'à celles d'Anselme Boix-Vive qu'il connait effectivement depuis longtemps, car son père, lui-même peintre, collectionnait l'art brut.

On trouve peu d'information sur lui : Il est né le 31 octobre 1972. Il expose pour la première fois à l'âge de quatorze ans. Mais c'est en 1989 qu'il se consacre entièrement à la peinture. Cet artiste peint au pastel et à l'acrylique sur toile, papier, carton, bois, avec une palette haute en couleurs. Ses œuvres sont un hymne à la vie, bien que, ici et là, on y rencontre des sortes de personnages caricaturaux.

Jean Vernède réside à Vauvert, dans le Gard. Ses œuvres ont fait l'objet de nombreuses expositions à Zürich, Bâle, Avignon, Marseille (liste en pdf).


Nous devions passer le voir à la fin de l'été et le temps a filé plus vite que son ombre... et ce n'est toujours pas fait. Qu'à cela ne tienne ! Je fais quand même cette note avec quelques photos qu'il m'a autorisée à prendre sur son Facebook et celles glanées sur Grand Chêne antic.

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Jean Vernède


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" Circus " Pastel 1992


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" Chrysalides " Pastel 1991


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" Il était une fois " Technique mixte 1993


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Enfin, Jean sculpte aussi un peu et c'est trop mimi : Jean sculpture.jpg













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"100.000 ans de beauté"

Depuis plus de 100.000 ans, la quête de beauté obsède les hommes. Le corps humain est au centre de toutes les attentions ; ses transformations se font le miroir d'une époque et d'une société.

Démonstration au travers de "100.000 ans de beauté", collectifs publiés en 2009 chez Gallimard


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Résumé de l'ouvrage


'100.000 ans de beauté' est né d'un constat : la quête de beauté obsède l'espèce humaine depuis plus de cent mille ans et le corps humain est son médium privilégié. Modelage du corps et définitions de canons, soins et applications de couleurs, coiffures et ornements, nudité et vêtements, l'extravagante variété de ces signes forme un langage qui dit l'appartenance culturelle, le genre, l'époque, l'âge et le statut social.

Malgré l'extrême diversité des gestes et des idées, une certaine universalité des enjeux psychologiques et sociaux guide cette quête d'embellissement. L'ouvrage se consacre à la quête humaine de beauté à travers les âges et les civilisations, de la Préhistoire à nos jours, avec une réflexion prospective portant sur le XXIe siècle.

Plus de 300 auteurs, de 35 nationalités différentes, ont collaboré à ce grand projet qu'ils soient anthropologues, archéologues, artistes (photographes, peintres, sculpteurs, plasticiens, cinéastes), chimistes, conservateurs de musées, critiques d'art, écrivains, ethnologues, historiens, journalistes, médecins, paléontologues, philosophes, psychiatres, sociologues... (Source Evene)

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La Préhistoire, les débuts de la beauté.
L'homme préhistorique consacrait déjà du temps à la beauté, à "sa" beauté.
Il se passionnait pour les couleurs, se paraît d'ornements, rêvait et dessinait les formes de son corps.
Ainsi, il a distingué les genres et établi une hiérarchie
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Séduire jusque dans la mort
L'homme confère une esthétique à la mort, allant jusqu'à l'humaniser. Il affectionnait tout particulièrement les rituels funéraires.
Ces "crânes humains" (- 9.500 à - 9.000 ans) ont été remodelés avec de la terre et de la chaux,
puis dorés à l'ocre jaune et au bitume noir
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© L.Dugué/Mission El-Kowm-Mureybet/Ministère des Affaires étrangères, France

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Des corps fantasmés
Les figures féminines, appelées "Vénus", représentent les premiers corps fantasmés qui ont nourri l'obsession de l'éros et de la beauté des sociétés préhistoriques.
Ici, à gauche, la Vénus de Grimaldi (- 27.000) et la Dame de Brassempouy (- 23.000).
© Jean-Gilles Berizzi /RMN

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La beauté maîtrisée
Au Paléolithique supérieur, les objets et les décors, dans les grottes, prennent des formes magistrales.
Ici, La Femme à la corne de bison (- 25.000), en Dordogne
©Erich Lessing/Akg-images


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L'Antiquité, la beauté posée comme repère.
Durant l'Antiquité, et dans les quatre coins du monde, la beauté devient une manifestation du goût et de l'identité.
Elle nourrit les pensées philosophiques, religieuses, les mythes et les rituels (fards, parfums).



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La Grèce, le beau élevé au rang d'idéal
La Grèce a érigé l'ordre et l'harmonie en principes premiers : l'extérieur reflète l'intérieur ; l'apparence, l'identité.
Ici Scène de purification.
© Gianni Dagli Orti/Musée Provincial Sigismondo Castromediano, Lecce, Italie

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Rome, le corps transfiguré
Des esthétiques et des pratiques singulières émergent à Rome. Le corps est valorisé : la pudeur, la pureté, le rayonnement deviennent des critères de beauté.
Ici, Jeunes Filles au bikini ou la beauté sportive faite femme.
© Gianni Dagli Orti/The Art Archive

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Les Olmèques, fondateurs des pratiques de beauté aztèques
Les Olmèques sont à l'origine les pratiques aztèques, en particulier celle de la déformation du crâne, dès l'enfance, qui vise à allonger le front. Issue d'un mythe maya, cette manipulation est quasi systématique.
Ici, avec le masque mortuaire de Pakal, le roi
© Michel Zabé/AZA


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L'Âge classique, la mondialisation de la beauté.
L'ère classique est une période où la créative ne cesse de se renouveler.
La science progresse et les recettes de beauté foisonnent.
La mode traverse les continents.
C'est le début de la mondialisation de la beauté.



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Dar al-Islam, un monde musulman où la beauté éclate
Les canons de beauté et ses pratiques en terre musulmane, en Dar al-Islam, divergent. L'hygiène des hammams, le raffinement des soins ou le henné y sont tout aussi divers que variés.
Ici Harun Al-Rachid, Calif Abbrasside
© Josse/Leemage

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L'Europe médiévale, la beauté déchirée
D'abord magnifiée, la beauté du corps en Europe médiévale est ensuite condamnée : la chair entraînerait les dérives du mal...
Ici, les cils et les sourcils épilés de la jeune femme symbolisent une beauté idéale.
© La Collection/Artothek

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La France du Roi-Soleil aux Lumières
Dans la France du XVIIe-XVIIIe siècle, la beauté est une construction artificielle qui reflète la hiérarchie sociale. Mais elle se personnifie.
Ici, La Toilette (F. Boucher). Malgré les artifices, la beauté se doit d'imiter la nature.
© La Collection/Artothek


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La modernité et l'individualisme.
L'individu revendique son intériorité, sa différence et se met en scène avec ses luttes contre le racisme,
pour l'égalité ou la libération sexuelle.
Conséquence ?
La quête de la beauté change de direction
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Développement des techniques et du narcissisme
Dès la moitié du XIXe siècle, la beauté humaine se nourrit des progrès scientifiques et industriels. Se transformer n'est plus immoral. Ainsi, la beauté se démocratise et s'affirme comme une construction sociale.
Ici, Elizabeth Taylor se contemplant.
© Rue des Archives/BCA

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La beauté, instrument de l'idéologie
Au XXe siècle, la beauté devient une idéologie. Et les nouveaux médias la propulsent sur le devant de la scène : régner, c'est séduire.
Ici, Flower Power (1970), naissance d'une idéologie non violente. Démocratisée, la beauté est donc aussi instrumentalisée.
© Rue des Archives/AGIP

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Entre différence et universalisme
Le XXe siècle, c'est l'occidentalisation du monde et de la beauté. Cette dernière est éphémère, au risque de se perdre dans un conformisme.
Ici, l'exotisme de Fathma (tribu des Ouled Nail) nourrit les fantasmes occidentaux.
© Lehnert & Landrock, Le Caire

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L'hypernarcissse
Demain, avec le nouveau monde virtuel, l'homme devrait se déchirer entre légèreté de l'être et hypercontrôle de soi. Notre corps devrait subir des métamorphoses infinies et notre regard n'en sera que plus sévère.
Ici, Narcisse, Le Corps mutant (Veillet, Bottero).
© Patrick Veillet/Eric Bottero

L'intégralité du diaporama est ici et les légendes des photos sont signées Suliane Favennec.

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Miss You

Chacun un peu plus riche

P2060346.JPGSuperbe samedi, celui que nous venons de vivre. Nous recevions à la maison Ramsès, Kathy, Miss, Valentine et son époux. Si les trois premiers étaient déjà des habitués des lieux, en revanche, pour Valentine et Hervé, c'était une grande première.

C'est toujours un moment sympa de découvrir l'aspect physique de personnes qui nous sont devenues familières sur le blog. Valentine a un visage qui respire la bonne humeur. Quant à Hervé, aussi adorable qu'elle, il fait aussi partie de nos habitués fidèles même s'il n'a encore jamais posté de commentaire sur le blog.

Cela a été l'occasion d'en savoir un peu plus sur ce sujet : qu'est-ce qui fait qu'un visiteur régulier reste silencieux alors qu'il fréquente nos pages depuis des mois ? Valentine et Hervé ont la même réponse : se décider à écrire un mot, même sous couvert d'un pseudonyme, est plutôt intimidant vu "de l'extérieur". Les nouveaux arrivants ont l'impression que les participants actifs forment un cercle fermé et, du coup, n'osent pas s'y immiscer.

Bien sûr, nous, nous n'avons pas la sensation que les intervenants réguliers constitue un groupe à part. Nous préfèrerions que tous ceux qui passent ici et ont envie de réagir à l'un ou l'autre des sujets en ligne, le fassent en toute simplicité, même s'il s'agit d'un mot ponctuel. Mais bon, c'est ainsi et nous comprenons parfaitement qu'une très large majorité des 1200 à 1400 visiteurs quotidiens nous lisent sans rien dire. Après tout, si notre popularité augmente continuellement, c'est que ce que nous mettons en ligne est intéressant pour un nombre croissant d'entre vous. Et c'est ce qui compte.

P2060352.JPGJe ne vais pas vous raconter en détails toutes les choses que nous nous sommes dites, de la vie quotidienne en Egypte ou en Jordanie jusqu'au Red Book de Jung, de nos expériences passées sur divers forums à l'ambiance bon enfant qui règne sur notre blog, du chamanisme à Avatar, et mille autres choses encore. Nous avons passé une vraiment très belle journée ensemble.

Pour en mettre plein la vue à nos invités venus de Suisse, j'avais prévu de faire un barbecue sur la terrasse, histoire de frimer genre "dans le sud, on fait des barbeuques même en février". Bon, on a malgré tout mangé à l'intérieur, parce que, quand même, faisait frais avec le mistral.

Je ne mets pas de photos des deux superbes côtes de bœuf charolais dont nous nous sommes régalés, ce serait cruel. Elles étaient accompagnées d'une succulente purée maison entièrement faite à la main et de haricots verts - du 100% bio, bien sûr. En dessert, le mythique gâteau au chocolat de sa race de la mort qui tue d'Anti.

P2060354b.JPGPour arroser tout ça, j'ai exhumé de ma cave deux bouteilles de Bordeaux exceptionnelles : un Château Maucamps 1996 et un Yon Figeac grand cru classé 1999 à se rouler par terre. Sauf Ramses, qui n'a pas voulu rouler, à cause de sa côte. Pas sa côte de bœuf, hein, sa côte à lui, qui lui faisait mal, vous suivez, là ?

Nos invités sont repartis vers 20h. Tout le monde est rentré sans problème, chacun un peu plus riche de ces heures partagées ensemble.

Très belle journée à vous

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06 février 2010

Insolites instants


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Arc-en-ciel.
Le 4 février au matin, les habitants de Jérusalem ont pu admirer ce magnifique phénomène d’optique lorsque le soleil brille pendant la pluie.
Cette ville du Proche-Orient tient une place prépondérante dans les religions juive, chrétienne et musulmane.
Menhem Kahana/AFP


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Musique en hauteur.
Trois militaires écossais, Christopher Mitchell, Ryan Gonsales et Stuart Gillies jouent de la cornemuse sur l'Opéra de Sydney, en Australie.
Cet imposant édifice est l'un des plus célèbres bâtiments du vingtième siècle et un haut-lieu de représentation des arts.
Son architecture originale - voilier pour les uns, coquillage pour les autres - a été imaginée par le danois Jørn Utzon.
James D. Morgan/SIPA


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Danse illusionniste à Rome.
Momix, compagnie des danseurs-illusionnistes, va, une fois de plus, illuminer son public
avec des spectacles pétillants de couleurs, d’acrobaties chorégraphiques et des jeux d'illusions visuelles.
Cette représentation est mise en scène par le chorégraphe Moses Pendleton.
FARNETI/SIPA


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Hôtel de glace.
Comme chaque année depuis neuf ans, un hôtel hors du commun ouvre ses portes jusqu’au mois d’avril près de la ville de Québec, au Canada. Cet endroit unique en Amérique est fabriqué à l’aide de 15 000 tonnes de neige et de 500 tonnes de glace.
Il reçoit près de 60 000 visiteurs en moyenne par année.
Parmi ces derniers, près de 4000 d’entre eux tentent l’expérience magique d’y passer une nuit.
Un décor à donner des frissons !
Beauregard Mario/Abaca

Sur le blog : Hôtels insolites


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Baptême de l’air.
Rory McIlroy, golfeur irlandais, réalise son premier vol en montgolfière en dessus de la ville de Dubaï, aux Emirats Arabes.
Ce jeune joueur a remporté dimanche, dans cette même ville, le premier titre de sa carrière.
David Cannon/AFP


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La petite géante.
Des membres de la compagnie française «Royal de Luxe» manœuvrent une «petite» fille marionnette, haute de cinq mètres, à l’occasion du festival de théâtre qui s’est déroulé à Santiago dimanche 31 janvier.
Claudio Santana/AFP

Sur le blog : Royal de Luxe, Berlin à pas de géants


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Vue de haut.
La NASA publie cette impressionnante image des îles artificielles de Dubaï.
A gauche, «Palm island» en forme de palmier géant et à droite, «The World» archipel qui reproduit la carte du monde.
Ces réalisations exceptionnelles font de l’émirat un haut lieu du tourisme mondial.
SIPA

Sur le blog : Les palmiers percés de Dubaï


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Hors piste.
Cet homme skie sur un canal gelé, tout près d’un bateau désarmé, à Khimki, ville située au nord-ouest de Moscou.
Cela fait plus de soixante ans que la Russie n’avait connu pareilles conditions météorologiques.
Mikhail Metzel/SIPA


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Original.
Une bibliothèque a été installée sur la célèbre plage de Bondi, à Sydney, en Australie.
Pour le plus grand plaisir des amateurs de livres et de soleil !
Lisa Maree Williams/AFP


Source photos et légendes



Bonne soirée !


Miss You

Morceaux choisis

Après une semaine bien remplie et merveilleusement terminée hier soir, des mots virevoltent dans ma tête, des mots lus de-ci, de-là, sur le blog.

Morceaux choisis :

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"Un individu écoutant intensément un bruit qui l'intéresse, le craquement d'un arbre, la chute d'une cascade, le souffle d'un animal ou la plainte d'un homme, n'est pas un contemplatif perdu dans des abstractions, mais un méditatif qui aime et souffre avec le monde, qui partage avec lui la nuit obscure et le plein soleil. Il est l'adorateur du monde, le fou d'amour qui écoute respirer l'univers à travers lui.

Sagesse amérindienne

Ecouter respirer l'univers




Tout est un, la vague et la perle,
La mer et la pierre.
Rien de ce qui existe en ce monde
N'est en dehors de toi.
Cherche bien en toi-même
Ce que tu veux être puisque tu es tout.
L'histoire entière du monde sommeille
En chacun de nous.



Hors de vous-mêmes ? Un tel voyage vous mènera à votre être
Comme il mène à la transformation de la poussière en or pur

Djalal al-dîn Rûmi

Qui a dit que tout était perdu? Je viens offrir mon cœur.

Francis Cabrel

Je viens vous offrir mon coeur

Parfois, des liens plus solides se tissent, des rencontres réelles se produisent, des amitiés vraies naissent, des amours même.

Je reçois, comme vous je suppose, des mails plus personnels de certains d'entre vous que je n'aurais jamais connus sans ce blog, ce lieu qui est à la fois nulle part et partout où vous vous connectez. Confidences intimes ou drôles, partage plus profond, confiance mutuelle.

Et je vois tous ces fils tendus autour de la Terre qui nous relient et se répondent. Le réseau de nos pensées et de nos attentions les uns pour les autres. Tout ce qui nous rend, à notre modeste échelle et sans prétention, un petit peu plus humains.

"Et ça, ça vaut de l'or", comme le dit si bien Zazie.



Réseau




Très belle journée à tous ;-)

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Quand les pubs tombent mal

Parfois, les pubs les plus anodines ou les plus sérieuses peuvent prendre un sens particulier. Il suffit qu'elles soient placées juste là où il ne faut pas. Quelques exemples...


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Sur le bus, la pub dit : "Si vous n'avez pas une assurance au tiers GIO, vous feriez mieux de ne pas vous prendre ce bus."
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En haut : une pub qui met en garde contre l'obésité chez les jeunes. En bas : une pub pour McDo.
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En haut : une pub sur la lutte contre le cancer. En bas : une pub de cigarettes.
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L'article parle de la condamnation de 65 Français pour pédophilie.
L'encart publicitaire en bas à droite est intitulé : "Vous rappelez-vous de votre première petite copine ?"