Hommage à Patrick et à tous les autres

C’était il y a 30 ans, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 1985, un groupe d’une vingtaine de personnes emmenées par Patrick Sacco, aujourd’hui Président de l’association Respectons, libérait 17 babouins « papio-papio » au CNRS de Gif-sur-Yvette. Les primates, captifs depuis de longues années, une calotte en résine vissée sur les os crâniens, servaient aux chercheurs de matériel d’étude pour l’épilepsie photosensible.

Le but de cette libération étant de dénoncer de manière spectaculaire la cruauté et l’inutilité de l’expérimentation animale, une cassette vidéo montrant le déroulement des opérations et un communiqué des revendications au nom du Groupe Greystoke furent remis à l’Agence France Presse et firent aussitôt la Une des médias.

Libérés sans aucune violence, les 17 babouins furent conduits dans la nuit au Refuge de l’Arche (à Château Gonthier) où ils furent soignés (extraction de la calotte en résine et des électrodes). Ils retrouvèrent très vite leur rituel de vie en groupe, évoluant en semi-liberté sur deux petites îles que le responsable du parc animalier fit construire spécialement pour eux.

Un an après, alors que le groupe multipliait les actions de sauvetage d’animaux captifs des pourvoyeurs et des laboratoires, une dénonciation anonyme provoque un vaste coup de filet des services de police et de gendarmerie dans toute la France et met en arrêt 7 des membres du mouvement.

Les papios-papios qui s’étaient refait une santé au Refuge de l’Arche sont de nouveau en danger et menacés de retrouver leurs cages, leurs électrodes et leurs tortionnaires.

Une campagne de soutien est immédiatement lancée et de nombreuses personnalités tant du show-biz que de la politique font bouclier entre les babouins et le CNRS. Après plusieurs mois de lutte, la nouvelle arrive enfin sous la forme d’un communiqué de presse annonçant que le CNRS renonce définitivement à son « matériel d’expérimentation ». Les singes sont donc officiellement autorisés à terminer leur existence sur leur île en toute quiétude.

Patrick SACCO – membre du Groupe GREYSTOKE

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Le 1er avril 1985 vers huit heures, nous découvrons sept sacs de toile déposés au portail du Refuge de l’Arche. Ces sacs bougent et nous pensons tout d’abord qu’il s’agissait de chats abandonnés dans la nuit. Par précaution, nous les avons emmenés dans un local pour les ouvrir. Quelle surprise à l’ouverture du premier sac, ce n’était pas un chat mais bien un singe. C’est ainsi que nous avons récupéré 7 babouins ce jour-là. Ils étaient squelettiques avec des yeux hagards. Sans force, ils ne pouvaient même plus grimper aux grillages de leur parc. Ils ne communiquaient pas : aucun cri, aucun gémissement, ils étaient prostrés.

Nous avons alors pensé qu’ils provenaient d’un cirque qui était passé dans notre région les jours précédents. Les enfants de notre association s’en sont alors beaucoup occupés, ils leur ont réappris par exemple à ouvrir une banane.

Après quelques jours, les babouins étaient moins peureux, ils osaient nous approcher lorsque nous apportions la nourriture. Quelques semaines plus tard, nous les avons mis en contact avec d’autres babouins que nous possédions déjà. Ils se voyaient et pouvaient aussi se toucher au travers d’un grillage.

Là, ils ont commencé à émettre des sons puis à communiquer par des mimiques. Très rapidement, après avoir pris du poids et des forces, nous les avons installés avec les nôtres.

Les mois qui ont suivi, des particuliers nous ont confié également d’autres babouins.

Deux ans plus tard, des policiers sont venus me chercher et m’ont emmené sans explication dans leurs locaux pour m’interroger sur une histoire de singes.

Un véritable dialogue de sourd s’est alors engagé, je ne comprenais rien à leur histoire. Au petit matin, j’ai compris que les babouins déposés à la porte du Refuge avaient en fait été kidnappés dans un laboratoire de recherche par des amis des animaux qui voulaient dénoncer les abus de certains scientifiques.

Aujourd’hui, les babouins vont bien, ils vivent dans un groupe de 52 individus, certains ont eu des petits.

Cette expérience montre que contrairement à ce qu’affirment certains scientifiques, les singes qui ont vécu longtemps en cage individuelle peuvent très bien se réadapter à une vie de groupe.

La récente aventure d’un groupe de macaques confirme ce fait.

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Luce Lapin, leur rend hommage dans le Charlie Hebdo de ce jour. Merci à cette fervente défenseur des sans-voix.

Un immense merci du fond du cour à ces êtres Humains pour cette action et leur engagement sans faille en faveur des animaux.

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C’est un honneur et beaucoup d’espoir aussi d’avoir croisé un jour votre chemin.

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Pour en savoir plus :

Le site de l’association RESPECTONS et en particulier cette page

Le site de Luce Lapin

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Lumière printemps

Ces jours-ci, l’intensité du soleil associée à un mistral violent qui purifie l’air créent des lumières sans pareil. Trois photos pour illustrer cette affirmation, deux d’un calme parfait prises à l’intérieur (avec des chats, bien sûr) et une plus dynamique mais non moins apaisante qui montre la danse colorée du vent…

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En fait, il y en a aussi toute une série de Charlot dans une lumière à tomber, mais ça mérite d’y consacrer une note à part entière. Donc… la suite un peu plus tard !

Très belle journée à vous

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Pour Coco, « L’histoire continue »

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Jeudi 26 février dernier, vous avez été nombreux à écouter Claudine Leroy – Coco – sur le plateau de l’émission « Toute une histoire ».

Eh bien, bonne nouvelle pour Coco, « l’histoire continue » ! Elle sera à nouveau l’invitée de Sophie Davant ce mercredi 1er avril 2015. En attendant la diffusion de l’émission, voici quelques photos prises lors du tournage.

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Ce sera l’occasion pour Claudine de revenir sur son parcours atypique après la perte tragique de ses enfants, puis de sa maman, puis du père de ses enfants et de présenter son projet fou de rachat de maison basée sur la solidarité ; bref, de revenir sur son histoire racontée dans sa biographie « Danse avec la vie », écrite par Hugo Blin et publiée aux Editions du Puits de Roulle.

Pour plus d’information sur la première émission
« Toute une histoire », cliquer ici.

Pour contacter Coco, rendez-vous sur son site internet
toi-mon-toit.fr.

Pour commander sa biographie
« Danse avec la vie », cliquer là.

Très belle journée à toutes et à tous,

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Femmes-Oiseaux

Lulus Valentine

Les Lulus chez Valentine – Crédit photo Valentine

Puisqu’il est beaucoup question des lulus de Valentine, de zozios, c’est le moment idéal pour vous parler d’une petite perle de bonheur lu dernièrement : « Femmes-Oiseaux » de Jérômine Pasteur.

Éloïse, une photographe française mariée à un Argentin, s’apprête à quitter Buenos Aires pour rejoindre au Pérou les Indiens. Là-bas, sur le versant amazonien de la cordillère, l’attend le monde de la forêt, sa splendeur et sa cruauté. Au sein du clan indien, qui tente d’échapper à l’emprise mortelle des narcotrafiquants et des guerilleros du Sentier lumineux, la jeune femme, hantée par un passé douloureux, va entreprendre un périple inouï et s’ouvrir les chemins de la liberté.

Éloïse, une photographe française mariée à un architecte argentin de Buenos Aires, rejoint le Pérou pour vivre quelques mois avec un groupe d’Indiens d’Amazonie établis au coeur d’une forêt d’altitude. Mais elle va devoir partager le destin d’une communauté en lutte pour sa survie, et apprendre à affronter ses propres démons. La région, envahie de trafiquants, vient d’entrer dans un cycle de violence infernale. Des guérilleros du Sentier lumineux, traqués par les forces gouvernementales, recrutent de force les Indiens de la Grande Forêt, incendient leur terre et saccagent les missions qui leur offraient jusqu’alors asile. Le clan dans lequel séjourne Éloïse n’a d’autre choix que de gagner l’autre versant de la cordillère, empruntant à travers les montagnes une route périlleuse dont personne n’a conservé la mémoire. Pourchassés par des senderos affamés, leur exode prend l’allure d’une odyssée mythique. Éloïse, la viraconcha, la blanche, y rencontre son propre destin, entourée de femmes qui l’initient et la protègent. Et c’est au fil de cette épreuve que la jeune photographe, blessée par un amour perdu, deviendra une femme-oiseau, celle capable de lire le sens de la vie et d’en prodiguer les clartés autour d’elle.Un grand roman d’initiation, porté par le souffle poétique et la sincérité d’un auteur pour qui la seule aventure qui vaille est celle de l’être humain, appelé à se réconcilier avec lui-même et le monde qui l’entoure.

Mais rien ne vaut une présentation par l’auteur elle-même :

« J’ai toujours suivi mon chemin, accepté mon destin, combattu mes peurs et mes désespoirs. J’ai souffert, j’ai donné, j’ai reçu. Aujourd’hui, je suis là.
(…) J’accomplis ce que je dois, je suis mes rêves. Peut-être que ce soir, très loin d’ici, au coeur d’une ville grise ou d’un désespoir, quelqu’un pleure. J’ai envie de lui dire: « Je ne peux pas t’aider, mais va t’asseoir
seul, sur la terre et écoute le message que te soufflera le vent. Sois vraiment toi-même. Deviens enfin celui que tu es. Ton existence n’aura de sens que grâce à ta volonté. »

Si, comme moi, vous ne connaissiez pas Jérômine Pasteur, voici quelques éléments de biographie trouvés sur son site internet : Vivelaterre.com

Depuis 25 ans, Jéromine Pasteur navigue d’un océan à l’autre et retourne régulièrement au cœur de la forêt péruvienne auprès d’un clan d’indiens asháninkas, sa « seconde famille ». En 1987, elle reçoit le Prix Victor de l’Aventure (Paul Emile Victor). Puis elle repart en Amazonie asháninka pour écrire son premier livre, « Chaveta« , qui connaît un immense succès. L’année suivante, elle est élue « Homme de l’année » par les Jeunes Chambres Economiques de France, pour « son action bénévole et philanthropique, pour sa passion constructive et son respectueux amour de la nature« .

Elle mène une lutte de chaque instant pour la défense de la Terre, reçoit un prix littéraire, se trouve désignée par TF1 la marraine des arbres… En chaire de la Sorbonne elle lance un appel officiel, lors d’une réunion sur l’environnement à laquelle elle a été priée: «  L’appauvrissement de notre terre aujourd’hui, c’est l’étiolement de tous les hommes de demain. Nous devons penser autrement l’exploitation des richesses de notre planète car elles ne sont pas inépuisables. Si nous ne le faisons pas maintenant, bientôt notre Mère Nourricière n’aura plus assez de lait pour rassasier ses enfants et il coulera alors plus de larmes qu’il n’y a d’eau dans les fleuves de la Grande Forêt…  »

En 2004 elle crée l’association Chaveta pour venir en aide aux Indiens Asháninkas. En 2006, à l’occasion de la publication de « Sur les rives de ma vie » (Editions Arthaud), elle participe aux 4eAssises nationales du développement durabledans le cadre desquelles elle intervient notamment comme marraine du Festival Eidos du film de l’environnement et du développement durable. Depuis 2007, elle anime l’émission « Biotiful Planète » diffusée sur France 5 et Planète. Six émissions ont été réalisées à ce jour.

Jéromine partage de la même façon sa vie entre la mer et le secret de sa forêt indienne où elle soutient le clan de ses amis Asháninkas. A chacun de ses passages en France, inlassablement, elle revient avec un même leitmotiv : témoigner de ce qu’elle a vu.

En 2010 Jéromine a lancé Indibio, l’Institut pour la diversité biologique - à l’occasion de l’« Année Internationale de la Biodiversité » – dans le prolongement de ses engagements depuis plus de 20 ans :

  • être le porte-parole des problèmes environnementaux qui touchent les pays du Sud comme les pays du Nord
  • mener une lutte de chaque instant pour la défense de la Terre
  • penser autrement l’exploitation des richesses de notre planète et agir pour les préserver.

En 2011 elle publie le livre d’entretiens « La vie est un chemin qui a du cœur » puis en 2012 un nouveau roman, « Femmes-Oiseaux ».

« L’aventure, c’est ce que chacun d’entre nous devrait tenter au moins une fois dans sa vie, pour repousser les limites de l’horizon et apprendre des hommes et des événements, afin de ne jamais se croire arrivé en ayant tout compris.
C’est un silence intérieur, qui, lorsque sont en jeux la vie et la mort, laisse la
place à l’action spontanée dont la justesse décidera de l’existence d’un homme.
C’est un frisson passionné, une détermination exaltante qui nous apporte la communion avec notre univers, permettant une évolution permanente et un bonheur instantané.
L’aventure est un chemin qui a du cœur. »

Et pour continuer l’aventure, cette vidéo très intéressante :

Merveilleuse journée à toutes et à tous,

Anti

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Viard et Casas vus par des aficionados

Dans tous les groupes sociaux, les guéguerres intestines sont courantes. Personne n’est épargné, même lorsqu’il s’agit de défendre les causes les plus nobles, depuis les ONG qui viennent au secours de l’enfance en péril (lire à ce sujet l’excellent roman « ONG » de Iegor Gran, une fiction que la réalité égale souvent), jusqu’aux organisations écologistes (l’exemple de Greenpeace et Sea Shepherd est le plus connu) en passant par les partis politiques, sans parler du petit monde que nous connaissons le mieux, celui de la protection animale (inutile de citer des noms, il suffit d’aller traîner sur le champ de bataille permanent qu’est Facebook pour se faire rapidement une idée).

Avouons-le, quand ce genre de règlements de comptes se produit publiquement chez nos adversaires, ça nous fait sourire et même, parfois, rire. Ces derniers jours, on nous a signalé deux exemples d’aficionados purs et durs qui s’en prennent frontalement à deux figures emblématiques de leur camp : André Viard et Simon Casas.

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« Ce type est fou. Il nous mène à notre perte »

On se souvient qu’André Viard s’est mis à dos une large partie de ceux à qui il doit sa gloire éphémère en fanfaronnant sur Twitter en pleine vague d’unité nationale et d’émotion mondiale trois jours après la tuerie qui a frappé l’équipe de Charlie Hebdo : « Charlie est le journal le plus violent qui a existé en France. Par exemple, son oeuvre anti-taurine [suivi de l’adresse du site web du CRAC Europe, anticorrida.com]. Je ne suis pas Charlie. » Comme tous ses (ex) « amis » lui tombaient dessus et demandaient rien moins que sa tête, il rétro-pédalait avec une maladresse qui n’avait d’égal que sa stupidité (ou vice-versa).

Venant de lui, ce genre de délire nauséabond ne datait pas de la veille. Dans une note mise en ligne sur un blog taurin en 2010, on peut trouver une analyse tranchée, assortie d’une prédiction remarquable : « Ce type est fou ! Il nous mène à notre perte. Mais il est craint. On craint paraît-il sa capacité de nuisance. Obnubilé par des préoccupations commerciales et de com, on sacrifie l’honneur et l’éthique qui obligeraient tout honnête homme à sa mise à l’écart. Décidément, si la corrida crève, le mundillo, ce petit monde des compromissions les plus honteuses, l’aura bien cherché, et je dirai, bien mérité… Quel dérapage, quelle connerie irrémédiable faudra t-il encore endurer avant qu’on vire ce pitre qui fait du tort à l’aficion ?« 

Et, de fait, par la suite, les dérapages et les conneries, il les a enchaînés en allant à chaque fois plus loin dans l’innommable. Même le plus cinglant des anti-corrida n’aurait pas rêvé meilleure analyse venant d’un pro-corrida, à part peut-être de remplacer « si la corrida crève » par « quand la corrida crèvera« . Rien à redire en revanche sur « le mundillo, ce petit monde des compromissions les plus honteuses » et sur le portrait qui est fait de ce personnage.

« On en reparlera quand tu paieras en liquide »

Encore plus acéré est l’article consacré le 22 mars dernier à Simon Casas par l’auteur du blog Campos y Ruedos. Qu’on ne s’y trompe pas, ce monsieur n’est pas un tendre, il aime que ça saigne, non seulement les taureaux mais aussi les chevaux (il trouve ça « pittoresque », à l’instar d’ Hemingway). Quand il dézingue Casas, sa verve est tout aussi impitoyable.

Sous la forme d’un conte, il décrit son goût prononcé pour l’argent. Et si possible de l’argent occulte, celui pour lequel la question du taux de TVA ne se pose pas, celui qui circule en liquide pour terminer dans ses poches jamais suffisamment remplies. Après avoir ironisé sur la participation de Casas à un machin annoncé comme prestigieux et planétaire (le FIT, Fusion Internationale pour la Tauromachie, rien que ça) avant de s’en barrer une semaine plus tard, l’auteur multiplie les allusions à l’avidité et la roublardise du gourou des corridas nîmoises : «  Va payer ton abono et reviens vite« , « On en reparlera quand tu paieras en liquide » et tutti quanti.

Avec des amis comme ça, Viard et Casas n’ont même plus le temps de s’occuper de leurs ennemis. Dommage pour eux, on n’a aucune intention de les lâcher.

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Classé dans Accueil, Corrida

Rêveries de chats

Charlot rêve en se réchauffant au soleil du matin

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Totoro rêve en se faisant coiffer

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Joli Coeur et Squirrel rêvent de plaire à Kalinka

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Metallica rêve en méditant

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Harry rêve qu’il ne rêve pas

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Très belle journée à vous

Photo d’Harry prise par Anti, les autres par moi.

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Une charade

Mon premier est une soirée costumée

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Mon second est un Italien fou de chats venu de Florence

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Mon troisième est un lieu très vert

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Mon quatrième est un député français anti-corrida

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Mon tout est un début de weekend fort réussi

(plus de détails un peu plus tard)

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Très belle journée à vous

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Des gènes étranges venus de loin

L’être humain est ce qu’il est d’un point de vue biologique grâce ou à cause de son génome, c’est-à-dire de la combinaison des 20000 gènes qui se trouvent dans chacune de ses cellules. L’une des techniques mise au point par les généticiens est de savoir remonter leur histoire sur des centaines de millions d’années pour recréer, en quelque sorte, leur généalogie. C’est ce qui permet de dire que telle espèce s’est différenciée de telle autre il y a x millions d’années – par exemple, la séparation entre les humains et tous les autres primates ou la recherche de l’ancêtre commun à tous les mammifères.

Des chercheurs ont eu l’idée de vérifier si, parmi nos gènes, certains ne viendraient pas d’espèces totalement différentes, soit parce que l’évolution nous en a séparé d’elles il y a très longtemps, soit parce que, pour une raison ou une autre, un gène a pu s’insérer dans notre code génétique à une époque lointaine (les virus jouent couramment ce rôle dit de transfection, une large partie d’entre eux n’étant pas nocifs pour l’homme).

Et là, ces chercheurs sont tombés sur quelques grosses surprises. En tout 145 de nos gènes semblent avoir une origine totalement étrangère à la lignée des vertébrés et jouent pourtant un rôle primordial dans le simple fait que nous soyons vivants.

Le système qui définit nos groupes sanguins (A, B, O) provient du patrimoine génétique de certaines bactéries ; sans elles, notre sang ne serait défini par aucun groupe, ou en présenterait des totalement différents. Le gène qui contrôle notre masse grasse et qui peut conduire à l’obésité semble, lui, provenir d’une variété d’algues marines, un croisement fascinant entre règne animal et végétal. Et un groupe de gènes qui permet de synthétiser l’acide hyaluronique (la molécule qui sert à coller nos cellules entre elles) a pour origine des champignons (qui constituent un règne à part entière, ni végétal, ni animal).

D’autres de ces gènes venus d’espèces extrêmement éloignées de nous ont un rôle dans la façon dont nous métabolisons les graisses, ou dont nous produisons des antioxydants, ou encore dont nous résistons à certaines maladies. Cela dit, notre corps n’est compatible avec la vie que grâce aux milliards de bactéries qu’il héberge, à commencer par celles sans qui nous serions incapables de digérer la moindre nourriture.

En quelque sorte, si nous sommes ce que nous sommes, c’est en partie grâce à l’intégration au coeur même de ce que nous sommes d’immigrés clandestins qui ont su se rendre indispensables à notre vie même.

Étonnant, non ?

Très belle journée à vous

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Être en résonance avec les arbres

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N comme Nature hier, arbres au menu aujourd’hui.

J’ai découvert dernièrement cet article sur le site « Aux portes du temps», article que je partage avec vous avec plaisir, sûre qu’il plaira à certaines personnes ici :-)1Dscf0733

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de citer le site : http://elisheanportesdutemps.terrenouvelle.ca

Chaque espèce d’arbre possède sa propre forme distinctive et sa manière très personnelle de produire ses fleurs, de porter ses fruits, de répandre ses graines, en réponse aux conditions selon lesquelles il se développe. Dans chaque arbre se manifestent une ou plusieurs qualités. Les découvrir est une aventure fascinante. Lorsque nous pénétrons dans le champ énergétique d’un arbre, notre être réagit et s’adapte aux informations que nous recevons inconsciemment de la part de l’arbre.

C’est un ensemble d’informations dont nous pouvons nous nourrir en nous mettant en résonance avec certaines particularités présentes. Cette action n’est en aucun cas un emprunt ou un arrachement, elle n’appauvrit pas l’arbre. Le phénomène est analogue au fait de lire un journal : vous avez lu l’information, vous vous en êtes nourri, mais elle reste disponible pour tous ceux qui souhaitent la lire à leur tour. Certains articles retiennent votre attention, vous les lisez, alors que vous en ignorez d’autres. Les textes qui vous interpellent, ceux qui vous font réfléchir, ceux qui vous rappellent des souvenirs vont déclencher en vous des sentiments, des émotions, des pensées. Vous vous trouvez en résonance avec cette information.

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ÊTRE EN RÉSONANCE

Au fur et à mesure que s’affine votre sensibilité à l’égard de l’arbre, vous vous mettez de plus en plus facilement en résonance avec sa qualité dominante, ce qui vous rend conscient de cette qualité ou de son absence en vous. Si, par exemple, je me place près d’un sapin, dont la qualité principale est la fluidité, je vais la ressentir en moi. L’étape suivante consiste alors à savoir comment je réagis à l’invitation que me propose l’arbre. Je peux répondre présent en libérant ma respiration, en détendant mes muscles, en m’abstenant de lutter contre mes émotions ou mes pensées. Ou, je peux refuser l’invitation en résistant et en augmentant les tensions physiques et émotionnelles, par réaction à la qualité de l’arbre. Ce dernier comportement peut se faire à mon insu mais, tôt ou tard, je vais m’y trouver confronté de manière consciente. Que cela demande quelques secondes ou plusieurs années, un jour viendra ou je m’éveillerai à la réalité de ces limites et j’élargirai ma liberté intérieure.

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CHAQUE EXPÉRIENCE EST UNIQUE

Lorsque vous « échangerez » avec un arbre, il vous arrivera de faire une expérience d’une intensité telle que cette rencontre vous marquera pour le restant de vos jours. Alors, vous allez être tenté de l’ériger en vérité universelle. Pourtant, quelques jours plus tard, dans les mêmes circonstances, avec le même arbre, vous allez faire une expérience tout aussi intense mais différente de la première. Si vous échangez avec d’autres personnes sur le vécu de l’expérience, vous découvrirez une troisième réalité. Nos réflexes mentaux nous poussent alors à argumenter pour savoir qui a raison, qui est “ normal ”, ce qui débouche vite sur l’intolérance. Dans les séminaires, c’est très fréquent au début, puis heureusement, progressivement les participants découvrent l’étroitesse de ce comportement et surtout ses conséquences. Ils découvrent graduellement que savoir qui a raison n’apporte aucune richesse et aboutit à l’égoïsme et l’intolérance. Apprendre à considérer la manière dont l’autre va appréhender la réalité nous enrichira et surtout nous rendra plus disponible et curieux. Car on va vite découvrir que la réalité possédant de nombreuses facettes, la richesse n’est pas d’avoir raison mais plutôt de découvrir le maximum de facettes. L’arbre possède son propre champ énergétique. L’être humain qui s’en approche entre dans un exercice d’harmonisation inconsciente, comparable au dialogue intérieur qui s’établit lorsque, par un soir d’hiver sans lune, vous marchez dans un quartier désert et que soudain, vous apercevez au loin un inconnu qui se dirige vers vous.

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La première réaction est la peur, puis vous vous raisonnez en vous disant que cet inconnu ne va pas forcément vous violer ni vous dépouiller de votre sac à main. Au moment où vous retrouvez un peu de confiance, la peur remonte. Jusqu’au moment où vous allez le croiser : vous oscillez entre peur et confiance, entre doute et assurance, entre détente et agressivité, jusqu’à trouver un équilibre intérieur avant le croisement de cet homme qui est, lui aussi, passé par les mêmes états que vous. Certains soirs, vous allez être plutôt confiant, d’autres soirs plutôt craintif et méfiant. Lorsque vous entrez dans le champ énergétique d’un arbre, il se passe le même ajustement mais à un niveau plus profond, dont une bonne part est inconsciente. La réalité est créée par la rencontre entre les deux champs énergétiques de l’arbre et de la personne.

Notre illusion d’une réalité monolithe nous pousse également à croire que l’être humain a un comportement unique. Pourtant, le champ énergétique de l’être humain est en mouvance perpétuelle. Nous ne sommes jamais le même, nous sommes en changement permanent. Certains changements sont rapides, d’autres plus lents. Ce n’est que la lenteur des changements de certaines attitudes fondamentales qui nous permet de croire à la permanence de notre état intérieur. En entrant en interaction avec le champ énergétique de l’arbre, nous ne sommes jamais dans deux états analogues. C’est pourquoi deux expériences ne peuvent pas être semblables. Un arbre possède un champ énergétique qui véhicule des informations que l’on peut résumer par une qualité dominante. Nous pouvons entrer en interaction avec ces qualités par l’intermédiaire de nos sens. Ces qualités et la vie se manifestent dans le corps énergétique par des successions de rythmes que nous pouvons donc expérimenter en nous mettant en résonance avec un singulier miroir, par notre respiration mais aussi grâce au son et au mouvement.

Patrice Bouchardon.

Pour en savoir plus, lire : « L’énergie des arbres », Le courrier du Livre.

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et d’en citer la source : Plick ! 

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Très belle journée à tous,

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1ère photo prise à Nîmes, la seconde, la 4e et la dernière à Lausanne et la troisième en Dordogne.

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Classé dans L'Univers d'Anti, Nature

Toutankhenzo

Aujourd’hui, chez les enfants, c’est carnaval. Enzo a choisi son déguisement : pharaon. Sa maman lui a préparé quelques accessoires (la coiffe, le sceptre) et hier soir, Anti a conçu le reste. Elle a commencé par chercher sur son portable des photos de tenues de pharaon. Il ne restait plus qu’à reproduire la plus chouette.

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Pour le vêtement, elle a choisi une petite robe noire irrésistible (sur elle) et très majestueuse (sur lui). Pour la petite histoire, c’est la robe qu’elle portait la première fois qu’on s’est vus.

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Elle a ensuite bricolé une ceinture avec du papier doré décoré à l’aide de feutres noir et rouge. Une étape qui a particulièrement intéressé Joli Coeur et Squirrel, ils ont tenu à la surveiller de près.

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Quand Enzo est allé se coucher, le dieu Lulu en personne l’attendait sur son lit. C’est dire si tout le monde était en phase.

Très belle journée à vous

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N comme Nature

Photos anti, Bretagne 2010 sauf pour la dernière, prise l’an dernier dans la région.

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Marche dans les forêts, sur les rivages, les sommets
Admire chaque jour le ciel et l’horizon.
Prends soin de cette Terre : elle est la tienne, pour toujours,
Tu y retourneras un jour.

Depuis quelques jours, j’ai envie de partager avec vous cet extrait de « Et n’oublie pas d’être heureux. Abécédaire de psychologie positive » de Christophe André – Ed. Odile Jacob : N comme Nature.

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Le contact avec la nature nous rend heureux et nous fait un bien fou, à tel point qu’en médecine on commence à parler de « vitamine V » : V comme Vert. La nature représente pour l’espèce humaine une source vitale de santé mentale et corporelle, et pas seulement parce qu’elle nous fournit de la nourriture et des plantes médicinales. Sa simple présence est pour nous « thérapeutique ».

Les premiers travaux modernes dans ce domaine furent l’œuvre de l’architecte et chercheur Roger Ulrich, dont le premier grand article, publié en 1984 dans la prestigieuse revue Science, ouvrit la voie à de nombreuses recherches ultérieures : il y montrait comment le fait de bénéficier de chambre avec vue sur un parc entraînait une convalescence plus rapide chez les patients hospitalisés en chirurgie. Depuis, ce type de données a été très largement reproduit et confirmé : être en contact avec la nature entraîne des bénéfices cliniques (bien-être accru, diminution des symptômes liés au stress) et biologiques (baisse du cortisol sanguin, lié au stress, de la pression artérielle, du rythme cardiaque). Dans les villes, les habitants des quartiers proches des espaces verts (parcs et squares) bénéficient d’une meilleure santé que les autres. Les effets de la verdure sont perceptibles même lorsque la nature n’est incarnée que par des images ou des plantes vertes, mais ils sont plus amples encore en cas d’immersions répétées dans la « vraie » nature : de nombreuses études ont prouvé les conséquences favorables de ce que les Japonais nomment le « shinrin-yoku », qu’on peut traduire par bain de forêt (comme il existe des bains de soleil). Les balades en forêt entraînent ainsi des bénéfices biologiques et psychologiques multiples, comme une amélioration des réponses immunitaires dont l’effet persiste environ un mois après deux jours de balade.

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Un bon week-end de marche en forêt pour se protéger quatre semaines durant des rhumes et autres refroidissements : intéressant non ? Et ces effets ne sont pas seulement dus à la marche (qui elle aussi est bonne pour la santé, on le sait) : un temps de balade équivalent en milieu urbain n’a pas les mêmes effets qu’une marche en forêt. Il existe donc un bénéfice spécifique lié à la nature et à la verdure, à propos duquel on ne peut que faire des hypothèses : est-ce simplement dû à un environnement calme et harmonieux et à l’absence d’agressions visuelles, olfactives ou sonores ? Différents travaux montrent enfin que le contact avec la nature facilite la récupération mentale après des tâches complexes et améliore les performances subséquentes, qu’il renforce la vigilance, l’attention, la mémoire, etc.

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L’immersion dans la nature satisfait très certainement des besoins archaïques légués par l’évolution de notre espèce (les environnements verts sont depuis toujours des sources d’eau et de nourriture). Une preuve indirecte réside dans le fait que notre cerveau est sensible, sans que nous en soyons conscients, à la biodiversité : le mieux-être que nous ressentons dans la nature est proportionnel à la multiplicité des espèces de plantes et de chants d’oiseaux ! Là encore, c’est logique : nous avons gardé une mémoire ancestrale et inconsciente de ce qui est bon pour nous en termes de ressources, qu’il s’agisse de leur abondance, mais aussi de leur variété. Bref, le « sequi naturam » (« suis la nature ») d’Aristote représente une véritable cure de bien-être, mesurable en laboratoire et in vivo ! Mais ce constat scientifique ne va pas sans poser quelques soucis si l’on sait que la diminution du lien à la nature est le destin de la plupart des habitants de la planète. En 2010, un humain sur deux est un citadin, et ce chiffre va croissant : il est déjà de 80 % chez les Occidentaux, qui passent aujourd’hui plus de temps devant les écrans que dans la nature (screen time contre green time). Il est donc médicalement urgent et écologiquement intelligent pour les spécialistes de santé publique de se pencher à nouveau sur la « vis medicatrix naturae » des Anciens, la « force guérissante de la nature ». Et peut-être aussi de relire Thoreau et son Journal : « Aucun homme n’a jamais imaginé à quel point le dialogue avec la nature environnante affectait sa santé ou ses maux. » Alors, même si vous habitez en ville, cherchez le parc le plus proche de votre domicile et faites de votre mieux pour y passer régulièrement, si possible aux heures creuses pour pouvoir y marcher ou méditer en écoutant le chant des oiseaux prendre le dessus sur le bruit des voitures. Et inscrivez-vous dans un club de randonnée pédestre : même une seule journée de balade par mois aura de l’effet.

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Et n’oublie pas d’être heureux. Abécédaire de psychologie positive – Christophe André – Ed. Odile Jacob.

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Très belle journée à tous,

Anti

Photos anti, Bretagne 2010 sauf pour la dernière, prise l’an dernier dans la région.

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Classé dans L'Univers d'Anti, Nature

Les cinq accords toltèques

Il y a sept ans presque jour pour jour, Anti mettait en ligne une note sur ce blog intitulée « Les quatre accords toltèques » du titre du livre de Don Miguel Ruiz. Depuis peu, une nouvelle petite affiche est venue s’ajouter à tout ce qui est accroché aux murs de nos toilettes – cela va de dessins de Charlie Hebdo à une prière écrite par le Dalaï Lama en passant par un poster sur le festival Drom des cultures nomades et un drapeau cubain acheté sur place pendant notre voyage de noces.

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Et sur cette nouvelle petite affiche, il n’y a plus quatre mais cinq accords toltèques, cinq maximes que tout un chacun gagnerait à appliquer au quotidien, quelles que soient les circonstances. Les voici :

Que votre parole soit impeccable

Ne faites jamais de suppositions

N’en faites jamais une affaire personnelle

Faites toujours de votre mieux

Soyez sceptiques mais apprenez à écouter

Je vous laisse vérifier par vous-même quelle est la maxime supplémentaire par rapport aux quatre qui ont fait l’objet du livre de Ruiz.

Il n’y a pas de raison spéciale à ce que je vous en parle aujourd’hui (ne faites jamais de supposition, n’en faites jamais une affaire personnelle, soyez sceptique mais apprenez à écouter). Cela fait plusieurs jours que j’ai envie de le faire mais j’avais d’autres sujets à traiter ces derniers temps (faites toujours de votre mieux). Voilà qui est fait (que votre parole soit impeccable).

Très belle journée à vous

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Crépuscule de printemps

Encore une journée très pleine hier, en partie consacrée à l’écriture de l’article sur Rodrigo Garcia qui a été publié par Planète Animaux et connait une belle diffusion sur les réseaux. Du coup, le soir venu, le temps de la famille a pris la relève et ensuite, il commençait à se faire tard. Ce matin, je vous propose juste quelques photos récentes à la lumière apaisante d’un beau crépuscule de printemps.

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Très belle journée à vous

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Rodrigo Garcia fait souffrir et mourir des animaux sur scène

Rodrigo Garcia aime mettre la souffrance et la mort en spectacle. Non pas des allégories de la souffrance et de la mort, mais leur mise en œuvre et leur exposition publique en toute réalité. Cet homme de théâtre, né en Argentine et qui vit en Espagne depuis une trentaine d’années, est également le directeur du Centre Dramatique National de Montpellier depuis début 2014. Face aux protestations indignées qui se sont exprimées sur ses pratiques scéniques, il a répondu : « Vous êtes tous des idiots ». Notons au passage que la plupart de ses spectacles ont été interdits en Espagne.

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Dans sa pièce Accidens, un homard au départ bien vivant est tué à la vrille sous les yeux du public, puis cuisiné et mangé. Et pourtant, Rodrigo Garcia a déclaré publiquement : « Jamais je n’accepterai de tuer un animal ». Peut-être qu’à ses yeux, un homard n’est pas un animal. Peut-être pense-t-il que les homards sont des végétaux qui poussent dans les champs d’algues. Les homards, comme tous les animaux, ressentent parfaitement la douleur comme l’ont montré des expériences épouvantables où ils sont soumis à une décharge électrique envoyée dans le bocal où on les place. Il est vrai qu’ils ne peuvent pas hurler. Les muets non plus et ça ne les empêcherait pas d’avoir mal s’il venait à l’esprit de quelqu’un de les ébouillanter vivants ou de les transpercer avec une perceuse.

Sa piètre justification pour mettre à mort de façon atroce ces homards en public est que « si les gens les pêchent c’est pour les manger, par pour les prendre comme animaux de compagnie ». Les homards préféreraient qu’on ne les pêche pas ; ils préféreraient vivre leur vie de homard au fond des mers sans qu’aucun humain ne vienne les capturer.

Certes, les gens qui mangent de la chair animale sont complices du fait que les animaux qu’ils mangent ont d’abord été tués. Mais même pour ces gens-là, leur viendrait-il à l’idée d’assister par pur plaisir à l’agonie et à la mort des créatures qui finissent dans leur assiette ? Vont-ils se promener le dimanche à l’abattoir le plus proche pour assister en famille au massacre des bovins qui y sont conduits ? Est-ce que Rodrigo Garcia, prévoit dans un prochain spectacle d’égorger et de débiter au hachoir un veau ou un agneau sur scène ? Pour le paraphraser, si des agriculteurs les élèvent, c’est pour les manger, pas pour les prendre comme animaux de compagnie. Ce fils de boucher (ça ne s’invente pas) devrait donc les traiter comme il traite les homards.

Cela dit, Rodrigo Garcia fait une telle fixation morbide sur le spectacle de la souffrance qu’il a, dans une nouvelle pièce, franchi un pas de plus dans l’abjection. Cette fois, un de ses acteurs jette des hamsters dans un aquarium empli d’eau et tout le monde peut les regarder se débattre afin d’éviter le plus longtemps possible de couler. Là, son sophisme sur les homards s’effondre : les hamsters sont des animaux qu’il considère sûrement comme de compagnie ; et même lui doit être convaincu du fait que si on les élève, ce n’est pas pour les manger. Mais qu’à cela ne tienne, faisons-leur subir le supplice de la noyade, c’est tellement distrayant. Pas longtemps, n’est-ce pas, « pas plus de dix secondes » précise-t-il et ensuite, ils sont récupérés avec un filet.

Est-ce qu’on a le droit de torturer un animal pourvu que cela ne dure pas trop longtemps ? Pour Rodrigo Garcia, la réponse est oui. Est-ce que cette torture doit être montrée en spectacle ? Pour Rodrigo Garcia, la réponse est encore oui. Est-ce qu’il est légitime de s’indigner de telles pratiques ? Rodrigo Garcia répond à ceux qui le font : « Vous êtes complètement idiots ».

Remarquez – et ce n’est pas une surprise – il adore aussi la corrida. C’est dire si les sévices et actes de cruauté sur des animaux le réjouissent et que leur spectacle le distrait. Reconnaissons-lui le mérite de la cohérence : il aime la souffrance et la mort, peu importe qu’il s’agisse de homards, de hamsters, de veaux ou de taureaux, pourvu qu’il puisse s’extasier de leur détresse mise en scène.

Son spectacle de noyade de hamsters est à nouveau prévu le 27 et 28 mars à Toulon, dans un théâtre dirigé par Charles Berling (honte à lui de s’en faire le complice). L’association pour la Libération Animale de la Région Marseillaise (ALARM) vient de déposer un référé d’urgence afin de tenter d’interdire ces pratiques abjectes. Pour les hamsters, comme pour la plupart des autres animaux, qu’ils soient terrestres, marins ou aériens, le Code pénal ne prévoit heureusement aucune exception de peine comme celle qui s’applique dans les départements du sud de la France au délit qu’est la corrida partout sur son territoire.

Rodrigo Garcia tombe sous le coup de quatre articles de loi :

  • Article 521-1 du Code pénal : « Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30000 euros d’amende »
  • Article L. 214-3 du Code rural et de la pêche maritime : « Il est interdit d’exercer des mauvais traitements envers les animaux domestiques ainsi qu’envers les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité »
  • Article R. 214-85 du Code rural et de la pêche maritime : « La participation d’animaux à des jeux et attractions pouvant donner lieu à mauvais traitements, dans les foires, fêtes foraines et autres lieux ouverts au public, est interdite sous réserve des dispositions du troisième alinéa de l’article 521-1 du code pénal »
  • Article R. 654-1 du Code pénal : « (…) le fait, sans nécessité, publiquement ou non, d’exercer volontairement des mauvais traitements envers un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe ».

L’association ALARM est consciente, dans sa requête, que l’exercice de la liberté d’expression et de la liberté de création est une condition de la démocratie. Elle cantonne donc sa demande d’injonction à la non-utilisation des animaux dans le cadre du spectacle en cause, dont elle ne sollicite pas l’interdiction pure et simple.

Espérons qu’elle sera entendue.

Dessin de Man, merci à lui

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Les faux jumeaux

Parmi les membres éminents de notre communauté féline, je vais vous parler aujourd’hui de nos deux gris, ou plutôt bleus comme on dit (mais ils sont gris), voire même bleus de Russie et c’est vrai que ça en jette comme nom. Pour nous, peu importe leurs gènes et leurs métissages probablement multiples, nous les aimons pour ce qu’ils sont : Padmé et Paco.

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Padmé, c’est celui qui a toujours l’air de froncer les sourcils, ce qui lui donne parfois un aspect menaçant. Il est pourtant extrêmement social, malgré une tendance à mordre un peu trop fort là où d’autres mordillent. Il faut dire qu’il a un problème chronique d’inflammation buccale, une pathologie qui n’est malheureusement pas rare, et que la douleur peut le rendre parfois énervé. On le soigne, bien sûr, mais son traitement n’atténue que les symptômes, sans parvenir à le guérir.

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Paco est beaucoup plus rond – je ne parle pas de son corps, mais de sa tête et de son caractère. Il peut lui aussi avoir ses crises de mauvaise humeur, uniquement tournées vers les autres chats. A notre égard, il est toujours très doux. Il a été recueilli dans la rue à Montpellier par Sylvia, il était à l’abandon. Nous avons raconté son histoire il y a exactement deux ans. Il n’est pas entièrement gris, son ventre est tout blanc et il adore le présenter à nos caresses.

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Avec le temps, Padmé est devenu plus rond et Paco plus sec. Il est fréquent de les voir ensemble ou proches, comme cela arrive aussi entre nos chats noirs, ou entre les tigrés, ou entre les blancs aux taches rayées. Ou alors, on a l’impression qu’ils s’apparient par couleurs juste parce que ça nous frappe quand ils se retrouvent côte à côte, alors qu’on n’y prête pas attention si, par exemple, un noir est à côté d’un rayé. On ne voit que ce qu’on croit…

Très belle journée à vous

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Si tu pouvais…

Imaginons…

Nous sommes en 2005…

Personne que tu étais il y a 10 ans

Très belle retrouvailles à toutes et à tous :-)

Anti

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Classé dans L'Univers d'Anti

Végéchariens

D’habitude, les chats sont considérés comme des carnivores purs et durs. La réalité, telle qu’observée dans notre communauté féline depuis quelques années, est bien plus nuancée. Pour commencer, il n’est pas rare que les chats apprécient de grignoter des cacahuètes ou de manger des olives – dénoyautées, cela va sans dire – ou des biscuits d’apéritif dont ils doivent aimer à la fois le côté croquant sous la dent et le goût salé. Mais ça ne s’arrête pas là.

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Beaucoup aiment les lasagnes, y compris végétariennes (sinon c’est tricher). Le pêché mignon de Garfield existe dans la vraie vie. Maoré est complètement fou de chou chinois cru. Il s’en roule sur le dos de plaisir. Et il s’agit bien d’une préférence qui lui est propre, nos autres chats étant indifférents à cet aliment. Charlot ne dédaigne pas, de temps en temps, manger du seitan (protéine du blé) ou des pâtes faciles à mâcher, comme les tortis. Gus se jette volontiers sur un bon plat de riz complet nature cuit au rice-cooker, donc sans matière grasse qui pourrait être le facteur caché qui excite ses papilles.

Il ne s’agit bien sûr que d’exceptions très ponctuelles à leur régime habituel, qui est et reste tout à fait standard et équilibré par rapport à leur système digestif (croquettes, pâtée, etc.). Ces petites variantes nous montrent que même ces grands fauves ne dédaignent pas certaines douceurs végétariennes.

Très belle journée à vous

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Le dimanche, c’est Totoro

Hier soir, après une journée bien remplie, j’ai dit à Anti que je pensais mettre une photo de Totoro en note d’accueil, parce que je le trouvais vraiment magnifique (et très photogénique) et que, pour un dimanche, ce serait parfait. Elle m’a répondu : « Le dimanche, c’est Totoro ». D’où le titre de cette note et la photo qui l’illustre. Parfois, tout est très simple et c’est franchement reposant.

Totoro ? C’est à toi.

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Très belle journée à vous

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Bonjour de l’éclipse à la canicule

Une éclipse a marqué le début du printemps

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Sur le sol, des soleils multicolores se déploient

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Des myriades d’étoiles jaillissent de la terre

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Et des univers en devenir se révèlent

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C’est la vie qui palpite dans le moindre recoin

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Et l’amour est partout…

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Très belle journée à vous

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Un nouvel article dans le Huff, merci à l’équipe éditoriale

huff vetos uneHier, j’ai eu le plaisir de voir accepter en un temps record un nouvel article dans le Huffington Post. Il traite du cas incroyable de ces vétérinaires – plutôt rares, heureusement – qui soutiennent la corrida malgré leur mission première, celle de soulager les souffrances animales.

Le Huffington Post, dans son édition française, compte sur environ 4 millions de visiteurs uniques, formant un lectorat de très grand public. Faire partie de ses contributeurs est un grand privilège. J’y traite uniquement de sujets relatifs à la tauromachie, thème sur lequel l’équipe éditoriale m’a reconnu le statut d’expert et m’a maintenu de façon constante sa confiance depuis mai 2012 (initialement sous le pseudonyme d’Anna Galore et, depuis un an, sous mon vrai nom).

Je tiens à remercier les journalistes professionnels qui supervisent les contributions extérieures pour leur conseils aussi avisés que bienveillants. J’ai beaucoup appris à leur contact. On ne rédige pas un article de presse comme un texte destiné à des militants. Ils ont chacun un intérêt différent.  Celui du premier est, bien entendu, d’atteindre un lectorat beaucoup plus large.

huff logo

Pour mon douzième article paru hier, j’ai eu droit à un coup de projecteur particulièrement sympathique de la part de Mélina Loupia, qui est community manager au HuffPost. Elle a relayé aussitôt sur Twitter le lien vers l’article, à partir du compte officiel du HuffPost et du sien. Un très grand merci pour ce soutien ! Et encore une fois merci à Tarik Yildiz qui m’a mis initialement en contact avec le responsable éditorial des contributeurs externes, sur le conseil avisé d’Anti.

huff vetos twitter

Voici la liste complète de mes articles publiés dans ce média prestigieux :

- Il faut abolir la corrida (31 mai 2012)
- La corrida est-elle compatible avec la Constitution ? (4 septembre 2012)
- Corrida, la barbarie demeure légale (21 septembre 2012 – article mis en avant à la une)
- Quand l’Europe subventionne les spectacles de torture animale (21 novembre 2012)
- Vers la disparition prochaine des corridas en Espagne et en France (2 mars 2013)
- La crise économique va-t-elle être fatale aux villes tauromachiques ? (16 décembre 2013, écrit avec Carole Raphaelle Davis)
- Proposition de loi anti-corrida, l’aboutissement d’une présence croissante des abolitionnistes sur le terrain (27 septembre 2013)
- La tauromachie, une industrie en plein effondrement économique (21 novembre 2014)
- Fraude fiscale et corridas déficitaires à Béziers (29 décembre 2014, écrit avec David Joly)
- TVA frauduleuse sur corridas déficitaires à Arles (6 février 2015, écrit avec David Joly)
- À Nîmes aussi, déficit chronique des corridas sur fond de malversations fiscales (16 février 2015, écrit avec David Joly)
- Quand des vétérinaires français cautionnent la corrida (18 mars 2015)

 Très belle journée à vous

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