Mezze detox dans la joie

Décidément, le rituel de la conjuration au champagne est super efficace. Tout ce qui semblait planté ou négatif il y a moins d’une semaine s’est remis à marcher ou à évoluer vers le meilleur. La magie primitive a du bon, surtout avec des bulles. Et le plus beau, c’est que ça a marché aussi bien pour Anti que pour moi : une avalanche de bonnes choses ! Hé ben, ça détend.

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Du côté de notre régime détox, je vous l’avoue, je me régale. Les seules contraintes portent sur la suppression de certains produits (les produits laitiers au début, puis les œufs). Le reste n’est que bon sens alimentaire : manger des crudités, éviter les mets industriels, acheter bio. Bref, le plaisir de cuisiner et de composer un repas de bout en bout à partir des vraies matières premières : les légumes, les céréales, les graines de toutes sortes, le pain complet, les épices, les fruits. Pour les non-végétariens, il est même permis de manger du poulet et du poisson, ce que nous remplaçons par divers produits végétariens. En fait, cela nous a mené de façon naturelle au plus près du végétalisme.

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Hier, à midi, j’ai composé le repas sur le mode mezze : plusieurs salades, l’une étant une sorte de taboulé à base de boulghour, l’autre un mélange radis noir – champignons – chou chinois, plus quelques petites assiettes de pois chiches à la ciboulette, navet au citron, radis rouges et une vraie bonne soupe préparée avec amour à partir d’un gros potimarron. Un délice !

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D’ailleurs, certains de nos chats se sont jetés sur le boulghour – on avait déjà vu qu’ils pouvaient aimer le chou chinois cru (Maoré) ou le pâté végétal (plusieurs d’entre eux). C’est dire si c’est bon.

Bon… Aux prochaines courses, je rachète du champagne. Ça vaut vraiment le coup d’en avoir toujours une bouteille au frais.

Très belle journée à vous

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Coco sur France 2

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À 14 h, ce jeudi 26 février, vous pourrez voir Claudine Leroy – Coco – sur le plateau de l’émission « Toute une histoire« , présentée par Sophie Davant. Elle n’est pas invitée pour parler de son projet de rachat solidaire de sa maison (voir le site toi-mon-toit.fr), mais pour témoigner, aux côtés de deux autres personnes, qui ont en commun d’avoir perdu plusieurs proches de manière brutale.

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Ce passage sur France 2 sera l’occasion pour  beaucoup de personnes dans la même situation de reprendre confiance en écoutant Coco qui a décidé, malgré les circonstances tragiques, de continuer à vivre et de conserver un optimisme à toute épreuve.

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Toi mon toitEn effet, Coco a perdu ses deux filles et son beau-frère dans un tragique accident il y a 35 ans de cela - accident dans lequel elle a failli elle-même perdre la vie -, puis elle a dû affronter le suicide de sa maman et enfin, celui du père de ses enfants, vécu qu’elle raconte dans sa biographie, tout sauf triste, « Danse avec la vie« , publiée aux Editions du Puits de Roulle.

Malgré ces épreuves, Claudine a su se reconstruire et, toujours, conserver son sourire.

L’émission sera disponible en replay ici

Anti

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Desperately seeking Lea

Un texte génial de Francis Allouchery, secrétaire de la FLAC, sur la non-venue de Lea Vicens à Paris le 24 février. Après avoir traité les anticorrida de terroristes sur Twitter, elle a courageusement choisi d’être lâche comme tout torero qui se respecte (ils sont bien les seuls) en annulant sa venue dans un club taurin parisien de crainte que des méchants anticorrida l’approchent à moins de dix mètres dans une rue grouillant de flics.

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La venue de Léa Vicens a Paris a failli avoir lieu. Invitée par un club taurin parisien, la rejoneadora devait être la vedette annoncée et attendue d’une réunion mardi 24 février, organisée par le « ruedo Newton » dans les locaux parisiens de la société Ricard…

Ce n’est un secret pour personne que cette visite parisienne a suscité pas mal de remous. Vicens allant jusqu’à traiter les anticorrida de « terroristes » sur son compte Twitter.

Las, la venue annoncée n’a pas eu lieu. Une déduction rapide pourrait mener à considérer que cette désaffection serait due à la crainte de devoir – en terre parisienne – être immergée dans un milieu beaucoup plus hostile que les arènes et cercles tauromachiques où la tueuse de taureaux a ses habitudes…

Mais en fait, c’est une toute autre raison qui est en cause : Madame Vicens a un gros souci d’agenda. Elle l’avait même probablement égaré lorsqu’elle a accepté l’invitation des aficionadeaux de taureaux parisiens. Depuis, elle l’a retrouvé et s’est aperçue, ô surprise, qu’en fait elle était déjà prise, pour une corrida… Ouh la la, ça tombe vraiment mal…

Une corrida ? Mais, direz-vous peut être si vous suivez l’actualité de cette dame, elle n’est pas annoncée pour une corrida de rejon ces jours normalement destinés à sa visite parisienne ! Bah oui. Manque de pot encore, en fait c’est une « corrida privée » ! C’est pour ça ! Pfiou… Un vrai concours de circonstances.

Du coup on se dit que ça va s’arranger. Il y a peut-être moyen de faire un aller-retour rapide. Mais non ! Comble de malchance ! C’est trop loin : en Andalousie ! Quand le sort s’acharne…

Heureusement les aficionadeaux sont informés. Le club taurin a fait un communiqué. En fait non, enfin si. Bref : sur son site il n’a rien dit. Il y a bien un communiqué. Mais perdu sur une page du site « corridafrance »… Sont un peu bêtas les dirigeants du « ruedo Newton » non ? Ils annoncent la venue de Vicens en gros sur leur site, mais oublient d’y préciser que c’est annulé ! Quand on vous dit que le sort s’acharne…

Moi mardi en fin d’après-midi j’étais justement du côté du local de réunion du club taurin. Ca tombe bien : je travaille à proximité ! Le bol…

Du coup, je me suis installé confortablement, au chaud, avec une vue imprenable sur la porte d’entrée. C’est pratique d’être parisien, ça aide à trouver des plans confortables pour contempler le spectacle. Mais quel spectacle alors ?

Le curieux spectacle de la rue Newton un soir de venue-de-léa-vicens-qui-peut-pas-venir : des policiers en civils cherchant vainement une manifestation anticorrida et qui repartent bredouilles après avoir interrogé tous les gens du quartier (ou presque…). Un responsable (du club taurin ? de Ricard ?) à la recherche des messieurs de la police et qui demande gentiment à bibi si c’est bien lui et les gens avec qui il est en train d’aimablement converser les messieurs de la police… Bah non. « C’est pas nous mon cher ami. »

Et enfin, « last but not least », un défilé d’aficionadeaux visiblement non informés de l’absence de Vicens et qui devant une porte fermée ont tous un curieux comportement : en premier j’essaie de pousser la porte (c’est fermé). Du coup je tire (c’est toujours fermé). Alors j’appuie sur tous les boutons de l’interphone (ça marche pas, il se passe rien). Du coup je vérifie mon téléphone au cas où j’aurais un message (que dalle…). Enfin je tapote mon smartphone afin de retrouver sur le site l’adresse et l’horaire au cas où je me serais trompé (bah non. C’est bien là. Mince alors…). Quelle déception…

Un coup de chapeau quand même à ce monsieur d’un certain âge. Aficionadeau de taureau. Qui a gentiment expliqué à une amie s’étant présenté à lui comme admiratrice de Léa Vicens, qu’il avait bien reçu un sms d’annulation quelques heures plus tôt. Mais qu’il était quand même venu pour dire aux autres personnes que ce n’était pas la peine de rester à attendre et que tout était annulé. Sympa !

Heureusement, Léa a dit qu’elle viendra quand même. Si si. Quand les poules auront des d… Heu non. A l’automne prochain. C’est pas demain. D’ici là peut être pourrait-elle envisager un stage « gestion du temps et maîtrise de mon agenda »… Moi, je dis ça je dit rien. J’étais tranquillement installé pour regarder ce curieux spectacle. Mais nos amis aficionadeaux parisiens qui restaient là, devant une porte fermée et un local éteint. Ca fait mal au cœur…

Francis Allouchery

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Totoro avant après

Il est loin, le temps où Totoro était tout maigre, sale, avec des poils hirsutes… Lorsqu’il est arrivé chez nous en octobre 2012, sauvé de la rue où il vivait dans la peur et la misère permanentes, il était comme ça :

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Depuis, ça va mieux. Beaucoup mieux. Il est (re)devenu un chat superbe, birman croisé de siamois à la fourrure magnifique et aux lignes – ou plutôt, devrais-je dire, aux courbes – harmonieuses. Son pelage d’hiver le rend encore plus beau. Admirez plutôt :

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Très belle journée à vous

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Corridas sous perfusion à Beaucaire, huit ans de déficit

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Les corridas dans les villes du sud de la France peuvent être organisées de deux façons différentes : en régie directe, c’est-à-dire aux frais de la municipalité, ou par délégation de service public (DSP), autrement dit par des prestataires privés. Leur point commun, quel que soit le montage retenu, est d’être toutes largement déficitaires depuis des années. Dans le cas des DSP, nous avons analysé les manipulations comptables à base de malversations fiscales qui permettent de dissimuler les pertes pour ArlesBéziers et Nîmes. En régie directe, nous nous sommes appuyés sur un rapport de la Cour des Comptes pour mettre en évidence le déficit cumulé d’un million d’euros à Bayonne depuis 2006. Un nouveau rapport de la chambre régionale des comptes du Languedoc-Roussillon démontre l’état tout aussi catastrophique des spectacles de corridas à Beaucaire depuis 2006.

Transparence sélective et décisions incohérentes

Ce rapport a été commandé par Julien Sanchez, maire FN élu en mars 2014. Ce souci de transparence est parfaitement louable. Il est dommage qu’il ne s’applique qu’à ses adversaires déchus et pas à lui-même. En effet, jusqu’à son élection, les délibérations du conseil municipal figuraient toutes sur le site de la ville. Ce n’est plus le cas depuis.

De plus, le nouveau maire entretient une attitude erratique sur le maintien de corridas à Beaucaire. Après avoir déclaré qu’elles seraient supprimées, il a maintenu celle de 2014 et a finalement opté pour l’organisation de novilladas en 2015, c’est-à-dire de corridas suivant un rituel identique, sauf que les taureaux sont remplacés par des taurillons âgés de deux à trois ans, et les toreros adultes par des jeunes novices, parfois mineurs (les novilleros). Pour les animaux concernés, le sort est le même : ils sont mis à mort, souvent de façon très maladroite et d’autant plus douloureuse, après avoir subi des « sévices graves et actes de cruauté » selon les termes du Code pénal qui définit la corrida comme un délit passible de 30 000 € d’amende et deux ans de prison (art. 521-1, section Crimes et Délits), mais concède une immunité de peine dans onze départements du sud de la France pour ceux qui la pratiquent ou y assistent.

Il y a donc bien maintien contre vents et marées de ces spectacles barbares à Beaucaire, la seule différence étant que cela coûte beaucoup moins cher à la commune : un novillero ne touche parfois que quelques dizaines d’euros pour sa prestation, alors qu’un torero peut recevoir jusqu’à 100 000 euros par corrida ; il en est de même pour le coût des animaux, bien meilleur marché s’ils sont plus jeunes.

Des arènes en voie de désertification et une gestion douteuse

Concernant les corridas tenues depuis 2006, le rapporteur est clair : « l’activité corrida est largement déficitaire » et cela pour une raison simple, le manque de spectateurs en nombre suffisant. À titre d’exemple, « en 2012, une entrée a rapporté en moyenne 28 €, alors que le ratio dépenses/entrées établit le coût d’une entrée à 146 € ».

En 2006 et 2007, les corridas ont été organisées par DSP, l’un des délégataires étant Luc Jalabert qui n’a pas hésité à programmer à cette occasion un torero dont il est l’agent. Or, le « cumul de fonctions de délégataire et d’agent de torero n’est pas compatible avec le bon fonctionnement de ce service public ». Le rapport note que la gestion de ces corridas « s’est avérée opaque, les délégataires successifs n’ayant produit aucun rapport sur leur gestion. » Il faut croire que les résultats ont été mauvais puisque, en 2008, la mairie a repris l’organisation en régie directe pour tenter de redresser la barre. En vain : la situation ne fait qu’empirer « tant au niveau du nombre d’entrées, qu’au niveau des résultats financiers ». À partir de 2010, les corridas annuelles passent de deux à une, faute de nombre suffisant de spectateurs.

Et pourtant, tout est fait pour favoriser cette activité à grands coups de subventions déguisées épinglées dans le rapport : de 2006 à 2013, « les dépenses de personnel mis à disposition » ne sont pas comptabilisées et le « nombre d’invitations [est] parfois supérieur au nombre d’entrées enregistrées ». En dehors des invités, les entrées enregistrées sont passées de 2075 en 2010 à 1422 en 2012, puis à 1280 en 2013.

Depuis 2008, c’est la mairie qui organise les corridas et novilladas en régie directe, les confiant à un agent du pôle culturel, ancien raseteur. C’est lui qui choisit les toreros et les animaux. Les achats de taureaux, bien que s’appuyant sur le code des marchés publics, sont conclus sans publicité ni mise en concurrence, avec une justification que la chambre des comptes estime irrégulière.

Près de 680 000 € de déficit cumulé en cinq ans

Les chiffres exacts des années antérieures à 2008 sont inconnus, les résultats n’ayant jamais fait l’objet d’aucun rapport de gestion par les délégataires, en toute illégalité. Le tableau ci-dessous est relatif à la période 2008-2012, pendant laquelle la mairie a opéré en régie directe.

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Comme on peut le voir, le solde entre dépenses et recettes est systématiquement négatif. La seule solution pour équilibrer artificiellement les comptes a été pour la municipalité d’allouer une subvention dite « d’équilibre », prise sur les impôts des Beaucairois dont l’immense majorité ne va jamais voir de corrida puisqu’à peine plus d’un millier de spectateurs s’y rendent. Le résultat cumulé réel des corridas à Beaucaire sur cette période de cinq ans est de -676 159 €. Cet échec financier chronique est d’autant plus sévère qu’il concerne en tout à peine sept corridas sur cinq ans.

À titre de comparaison, on peut noter que Bayonne, qui a accumulé un million d’euros de pertes depuis 2006 en fonctionnant elle aussi en régie directe, a un déficit moyen annuel du même ordre de grandeur pour un nombre de corridas bien plus important. Il en est de même pour les municipalités des principales places tauromachiques qui ont choisi la DSP. Ce qui veut dire que, dans tous les cas de figure, depuis les communes les plus modestes jusqu’aux plus emblématiques, quels que soient le nombre de corridas et les montages financiers retenus (avec dans certains cas des malversations avérées), le résultat est toujours une perte.

Article initialement publié dans L’Obs

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Des bulles pour sourire

Il n’y a pas que le champagne pour s’égayer avec des bulles. Il y a aussi celles de savon, comme quand on était petit. Justement, Anti a acheté des nécessaires à faire des bulles avant-hier. Et le truc magique, c’est que, quel que soit l’âge qu’on peut avoir, on redevient instantanément enfant dès qu’on fait ou qu’on regarde des bulles de savon.

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Un sourire béat envahit votre visage et plus rien ne compte que ces jolies bulles irisées, qui se forment, gonflent, s’envolent, flottent en l’air puis finissent par éclater. Alors, vite, on en refait d’autres.

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Et puis, même quand les photos de bulles sont floues, elles sont jolies.

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Dès que Gwlad a pu, elle en a fait plein. Et nous, on regardait, on commentait, on l’encourageait et on riait dès que l’une ou l’autre approchait d’un chat qui regardait le spectacle éphémère, fasciné.

Très belle journée à vous

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Petits regards félins

Pour commencer cette nouvelle mini-série de photos de nos chats qui illustre quelques regards félins, je vous propose un trio un peu particulier, puisque deux des trois minous sont déjà en photo (superbe prise de vue réalisée par Anti) et le troisième s’est juste mis devant (l’ensemble de la scène a aussi été photographié par Anti). Les habitués reconnaîtront sur le mur Abigaëlle toute jeune dans les bras de Lulu, et devant, Squirrel dans une pose rêveuse qui fait écho à celle de la fillette tibétaine (là, il s’agit d’une photo du génialissime Olivier Föllmi).

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On continue avec cet échange tellement affectueux de regards entre Lulu et Djinette (que vous pouvez revoir tout petits ici, alors qu’on croyait que Lulu était une femelle et Djinn un mâle). Ces deux-là sont arrivés chez nous en même temps, mais ne sont pas apparentés malgré leur pelage noir et leur complicité qui pourraient le faire croire.

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C’est toujours Lulu qui trône sur la bannière du blog. Et, pour finir, notre couple de stars depuis qu’ils ont fait la une du livre « Le peuple de l’ombre » : Charlot et Djinette. J’adore l’expression de Charlot genre « Encore un paparazzi, prends l’air naturel » et celle de Djinn « Oui, je sais, je suis irrésistible ».

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Très belle journée à vous

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Aux côtés du peuple de l’ombre

Après deux articles dans le Midi Libre, une première séance de dédicace le 23 décembre dernier en présence d’Henry-Jean Servat, puis une seconde samedi dernier en présence de Laure Breye, présidente de l’association, « Le peuple de l’ombre – Les aventures humaines et félines des Chats Libres de Nîmes Agglo » ont reçu un magnifique soutien du passionné de nature, naturaliste de terrain, journaliste et écrivain spécialisé en zoologie, illustrateur, animateur télé, chroniqueur radio et conférencier :  Marc Giraud.

Marc Giraud Chats Libres Editions du Puits de Roulle

« Mais qui peut bien s’intéresser aux matous qui traînent à Nîmes ? Détrompez-vous, ce petit livre est une mine d’humanité, et nous fait comprendre le quotidien des millions de chats des rues de France et du monde. Cette œuvre collective est un recueil de témoignages de bénévoles et de personnalités, parfois heureux, parfois tristes, souvent poétiques. Les photos prises sur le vif montrent les héros de ces récits forts et authentiques. Des expéditions pour capturer des chats et les stériliser, l’incompréhension des voisins, le manque d’empathie d’enfants tuant un chaton à coups de pierres, l’empathie d’une bénévole sauvant un vieux matou pelé, des histoires d’abandon et de lâcheté, de sauvetage et de courage. On ne peut qu’admirer les actions de ces personnes dévouées et combatives, qui ont cette devise : « Sauver des vies, ça n’a pas de prix, ça a un coût ».

CL GandZen

Aujourd’hui, je remercie Caroline qui anime le blog « Green and Zen Bubbles » (sélectionné par Elle.fr) qui consacre à son tour un bel article à l’ouvrage de l’association Les Chats Libres de Nîmes Agglo, publié aux Editions du Puits de Roulle, « Coll. Être sensible » :

« Je tiens à vous parler d’un livre que j’ai adoré et surtout qui m’a émue. Ce livre c’est « Le peuple de l’ombre » de l’association Les Chats Libres de Nîmes Agglo. Cette oeuvre collective regorge de témoignages de bénévoles, de photos et de textes de personnalités qui apportent leur soutien aux actions quotidiennes de l’association en faveur des chats des rues. Et force est de constater qu’ils ont du boulot et beaucoup de courage ! Car contrairement à ce que certains peuvent penser (…)« 

La suite en ligne, c’est par ici.

crevette mi ombre

Crevette mi-ombre mi-soleil

Pour retrouver tous nos articles consacrés au « Peuple de l’ombre – Les aventures humaines et félines des Chats Libres de Nîmes Agglo« , cliquez ici.

Très belle journée à toutes et à tous,

anti

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Padmé sunyata

L’un des concepts majeurs du bouddhisme est la vacuité – en sanskrit sunyata. La vacuité ne signifie pas le vide, contrairement à ce que beaucoup peuvent croire du fait même du mot « vacuité », mais l’absence d’existence propre de toute chose. Un grand lama, nommé Ringou Tulkou Rimpotché, a d’ailleurs définit le mot sunyata comme signifiant en fait l’interdépendance, ce qui veut dire que chaque chose n’a d’existence que par rapport à toutes les autres et n’en a donc aucune qui lui soit propre.

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L’autre jour, Padmé – notre chat, pas le lotus dont il a le nom – s’est arrêté un moment près d’une statue de bouddha qui se trouve dans notre séjour. L’ensemble était visuellement très apaisant, bien qu’éphémère (encore une notion majeure, celle de l’impermanence).

Pendant ces quelques instants, Padmé semblait ne plus avoir d’existence propre. Son regard se portait sur quelque chose qu’il était seul  à voir, comme seuls les chats savent le faire. Son esprit, un mystère insondable, était là sans y être. Son corps paraissait prolonger celui du bouddha, ne faire qu’un avec lui. Sa parole était intérieure ou alors, ailleurs.

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Et puis, il a bougé, mettant fin à la méditation express qu’il venait de générer. Interdépendance, relation de cause à effet, impermanence, sérénité… Le bouddhisme sans peine expliqué par un chat !

Très belle journée à vous

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Amour transi

Crevette est une adorable petite minette. Son petit visage craquant, ses lignes parfaites, son pelage particulier, tout est beau chez elle. Certes, elle refuse toujours qu’on la touche mais il lui arrive de nous monter sur les cuisses si on les allongent en nous asseyant sur le canapé. Pas n’importe quand, cependant : juste lorsque Joli Coeur se trouve auss par là. Car Crevette est folle amoureuse de Joli Coeur le bien-nommé.

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Or, Joli Coeur, lui, la regarde à peine. Il est un adoleschat heureux de vivre, ronronneur à tout bout de champ, toujours prêt à recevoir des caresses, copain avec tous les autres chats… juste copain avec elle comme avec les autres.

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Crevette, ne te décourage pas : tu vas finir par l’avoir, ton Joli Coeur d’amour. On y croit. Et toi, Joli Coeur, tu ne te rends pas compte de la chance que tu as ? La plus jolie chatounette de ton âge se pâme d’amour pour toi et toi, tu passes devant sans même te retourner ?  Attention, si tu continues à l’ignorer, elle va finir par regarder ailleurs !

Très belle journée à vous

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Il est…

Il est celui que j’attendais. Ben voilà quoi :-)

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Il est celui que je voulais
Comme venu d’un long voyage
Il n’est vainqueur de personne
En tout cas, il a ce courage
Dscf0287bDe ne prétendre à rien
Que de me suivre où que j’aille
Avec mes peurs et mes failles
Quand je n’sais plus mon chemin

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Il est celui que je voulais
Et dont je suivrai la trace
Il sait que ces bras me suffisent
Pour savoir où est ma place
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Et trouver l’équilibre
Etre sereine quand il est là
A quoi sert d’être libre
Si ce n’est vivre que pour soi
A quoi sert d’être libre
Si ce n’est vivre que pour soi

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Il est la force, il est le calme
Il est celui que j’attendais
Il est la main, il est l’épaule
Il est celui que je voulais
Que je voulais

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Il est celui que je voulais
Comme tout au bout d’un long voyage
Après avoir tout traversé
Une île où l’on fait naufrage

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Enfin se laisser aimer
Et faire un peu de route ensemble
Sans qu’il demande en échange
Que je sois celle qu’il voulait

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D’être la force, d’être le calme
ou d’être celle qu’il attendait
Il est la main, il est l’épaule
Il est celui que je voulais
Que je voulais
Que je voulais

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Il est la force, il est le calme
Il est celui que j’attendais

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Il est l’amour, il est la trace
Il est celui que je suivrai
Que je suivrai

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Très belle journée à toute et à tous.

Texte « Les 10 commandements », à écouter en ligne ici :-)

anti, amoureuse :-)

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Conjuration

Ces derniers jours, les galères et événements tristes se sont accumulés : appareil photo qui tombe en panne, PC infecté par des malwares, décès touchant des amies proches, impasses à répétition côté boulot et je ne cite que le plus significatif. Les côtés positifs ? Il y en a également, bien sûr, et plein : tous les chats sont en pleine forme, nous aussi, aucun problème dans la maison ou le jardin et quant au boulot, les choses peuvent encore s’arranger. Tout cela est précieux.

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Il n’empêche. Comme souvent, ce sont les aspects noirs qui plombent tout le reste. Et, quand ce genre de situation arrive, chez nous, la façon de casser ce genre de spirale négative est simple : une bonne bouteille de champagne à deux. Car, oui, si on arrose généralement les grands moments, on peut aussi pour conjurer le mauvais sort décider que là ça suffit et qu’il est temps de revenir au meilleur.

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Vous pouvez appeler cela comme vous voulez, peu importe. Puisque une bonne nouvelle a pour effet de nous faire ouvrir une bouteille de champagne, alors ouvrons une bouteille de champagne pour qu’une bonne nouvelle se présente. De la magie primitive, en quelque sorte. Ou de l’autosuggestion, mais après tout, c’est souvent suffisant.

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On l’a bu, ce champagne. Maintenant, tout va s’arranger.

Très belle journée à vous

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Le regard de Maoré

Hier soir, l’accès au blog était planté. Du coup, impossible de vous préparer un petit mot d’accueil avec un délai raisonnable. Ce matin, tout fonctionnait à nouveau, alors, voici vite fait une jolie photo de Maoré sur le lit d’Enzo, l’un de ses lieux favoris pour se poser un moment ou même dormir, souvent en compagnie de Lulu et de Charlot.

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Est-ce qu’il repense encore à sa mésaventure, quand ils s’est retrouvé dans le froid et sous la pluie pendant plusieurs semaines à trente kilomètres de la maison pour une raison restée mystérieuse ? En tout cas, il est désormais heureux de profiter du confort que nous lui offrons. C’est l’essentiel.

Très belle journée à vous

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Sac à chat

Normalement, un chat qui veut se prélasser pour un de ses nombreux moments de détente, voire pour une bonne grosse sieste, ça donne ce genre de scène :

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… ou, pour les plus aventureux, ça peut aller jusque-là :

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Petite précision : sur la photo ci-dessus, Anti n’est pas en train d’ajuster son maquillage dans un miroir de poche mais de prendre un selfie d’elle avec Padmé.

Pour Joli Coeur, en revanche, c’est clair et net, le sommet du confort, c’est le nouveau sac Desigual d’Anti. La preuve en images :

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Très belle journée à vous

Première photo prise par Anti, les autres par moi.

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A Nîmes aussi, déficit chronique des corridas sur fond de malversations fiscales

Avec un léger retard pour les lecteurs du blog, voici un nouvel article paru dans le Huffington Post le 16 février, écrit avec David Joly, vice-président de la CVN et trésorier du CRAC Europe. Il s’agit d’une analyse des comptes de Simon Casas Production, organisateur des corridas nîmoises.

huffpost comptes casas

Après avoir analysé les résultats financiers récents – tous déficitaires – des corridas qui se sont tenues ces dernières années à Bayonne, Béziers et Arles, nous poursuivons notre panorama des places tauromachiques de France avec Nîmes. Cette ville a été le point de départ en 2011 d’une opération concertée de malversation fiscale de la part de différents organisateurs de corridas, consistant à s’auto-accorder une réduction de TVA illicite sur le chiffre d’affaire réalisé. On peut qualifier ce procédé de déni fiscal dans la mesure où il n’y a aucun doute sur le taux de TVA applicable aux corridas. La Direction Générale des Finances Publiques a, en effet, toujours maintenu clairement que seule la TVA au taux plein est due pour ce type d’activité. La tentative d’escamotage que représente le différentiel impayé depuis 2011 s’élève à plusieurs centaines de milliers d’euros pour chacun de ces organisateurs. Des contrôles fiscaux sont d’ailleurs en cours et ont, pour certains, déjà abouti à d’importants redressements, comme à Béziers en décembre 2014.

La ville de Nîmes délègue l’organisation de ses corridas à Simon Casas, au travers de l’une de ses sociétés nommée SCP (Simon Casas Production). Il a été le premier à déclarer publiquement, lors d’un conseil municipal de la métropole gardoise, qu’il appliquerait désormais un taux de TVA réduit, au prétexte que la corrida venait d’être inscrite à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel (PCI) de la France. Or, cette inscription n’a jamais eu le moindre impact sur la réglementation fiscale qui gère la tauromachie, comme Bercy l’a confirmé à plusieurs occasions depuis.

De l’art de dissimuler une situation de faillite

En matière de sous-estimation de la TVA, Casas n’en est pas à son coup d’essai. Déjà au début des années 90, il avait été rattrapé par le fisc pour des raisons similaires. Il semble que ce ne soit pas le seul aspect sur lequel il franchit des lignes blanches quand il s’agit de règles comptables.

En effet, son bilan 2012 ainsi qu’une assemblée générale extraordinaire (AGE) tenue en septembre de la même année suggèrent que sa motivation réelle à retenir une large partie de ce qu’il doit au fisc est de dissimuler que son entreprise serait en situation de faillite chronique depuis plusieurs années. Difficile de l’affirmer totalement puisque, en infraction au droit des sociétés, il n’a jamais déposé ses comptes 2013, ce qu’il aurait dû faire au plus tard le 31/07/14. Concernant les comptes 2014, il lui reste encore cinq mois pour les déposer et on ne peut donc rien en dire. Cela étant, les informations remontant à 2012 décrivent une situation potentiellement catastrophique pour son activité.

Les capitaux propres de la société sont de -122.000 euros, ce qui peut entraîner un dépôt de bilan. Les pertes cumulées de Casas s’allègent miraculeusement de 250.000 euros tout ronds entre 2011 et 2012. Redressement de la situation ou artifice ? Nous y revenons un peu plus loin.

L’exercice 2012 se solde par une perte de 159.000 euros. Le résultat aurait pu être positif mais il a été plombé par une provision (donc une dette) de 864.000 euros. Il s’agit du différentiel impayé de TVA entre taux normal et taux réduit, à l’instar de Margé (Béziers) et de Jalabert (Arles). Aucune provision n’étant constatée en 2011, ce montant correspond aux années 2011 et 2012, auxquelles s’ajoutera le différentiel de 2013.

Face à cette situation plus que tendue, les banques peuvent devenir frileuses. Le Crédit du Nord a cependant accepté de se porter caution solidaire de SCP à concurrence de 350.000 euros. Mais à quel prix pour son dirigeant: Casas a dû en effet, en contrepartie, se porter personnellement caution à hauteur de 455.000 euros au bénéfice de la Société Marseillaise de Crédit, une filiale du Crédit du Nord.

Venons maintenant au tour de passe-passe qui a permis d’éponger partiellement le déficit de SCP. La clé du mystère se trouve dans le procès-verbal de l’AGE tenue le 10 septembre 2012.

Le capital de SCP a été augmenté de 260.000 euros par incorporation d’une créance détenue sur Simon Casas Apoderamiento, une autre entreprise de Casas installée à Madrid. Le capital social a ainsi été porté à 300.000 euros. Puis, la société a diminué ce même capital de 250.000 euros, somme qui est venue éponger en partie les pertes cumulées. Le but de ce montage était de se mettre en règle avec l’article L223-42 du Code de commerce qui dit, en substance, que les capitaux d’une société ne doivent pas être inférieurs à la moitié du capital social.

Jusqu’en 2012, ce capital social était de 40.000 euros, donc si la somme des capitaux devenait inférieure à 20 K€, la société devait procéder dans les quatre mois suivant l’approbation des comptes à la tenue d’une AGE où les associés décideraient de la poursuite d’activité ou de la dissolution. En cas de poursuite, la situation doit être rétablie avant la fin du deuxième exercice suivant.

Les capitaux propres de SCP sont devenus négatifs pour la première fois au 31 décembre 2010. Ce qui veut dire que, la société ayant poursuivi son activité, elle devait rétablir la situation au 31 décembre 2012. Pour pouvoir poursuivre son activité, SCP ayant fait approuver ses comptes 2010 lors d’une assemblée tenue le 30 juin 2011, elle était donc dans l’obligation de réaliser une AGE au plus tard le 31 octobre 2011. En fait, cette assemblée s’est tenue avec un retard de près d’un an, le 10 septembre 2012, et enregistrée au greffe du tribunal de commerce le 5 décembre 2012.

Imaginons que la justice n’en tienne pas rigueur. Dans le procès-verbal d’AGE, Casas explique que les capitaux propres sont redevenus supérieurs à la moitié du capital social en se basant sur les données du bilan 2011. Or l’incorporation de la créance s’est faite le 10 septembre 2012 et, à cette date, la situation de la société s’était de nouveau considérablement dégradée, puisque quelques semaines plus tard, les capitaux propres étaient annoncés à -122.000 euros. Autrement dit, à la fin du délai de deux ans, Casas n’avait toujours pas redressé la barre, bien au contraire. L’article L223-42 du Code de commerce précise que, dans un tel cas, tout intéressé peut demander en justice la dissolution anticipée de la société.

Admettons qu’un juge estime que la situation était redressée au 10 septembre 2012. Puisque les capitaux propres étaient à nouveau négatifs au 31 décembre de cette année, le même processus doit s’appliquer : quatre mois pour tenir une AGE décidant de la poursuite de l’activité ou pas. Une telle AGE ne s’est jamais tenue, bien que les comptes 2012 aient été approuvés le 29 juin 2013.

Il est donc hautement probable que la société Simon Casas Production est en situation d’être dissoute. C’est vraisemblablement pour le cacher que les comptes 2013 n’ont jamais été déposés. Ce dossier a été transmis à nos juristes qui vont en tirer toutes les conséquences.

David Joly et Roger Lahana

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Le blog a sept ans

Sept ans déjà… La toute première note de ce blog a été mise en ligne le 17 février 2008. Nous vous avons raconté mille fois cette histoire, la voici une mille-unième fois. Une fois n’est pas coutume, je vais utiliser des photos de nous deux pour illustrer cette note d’anniversaire.

rencontre-boucau 028bAprès nous être découverts sur un forum littéraire, Anti et moi sommes devenus un vrai couple en juillet 2007. Elle habitait Paris et moi, Nîmes. Nous avions jusque-là un lieu virtuel pour nous retrouver tous les jours, un forum où partager fous-rires et mots d’amour malgré la distance. Et puis, l’ambiance de ce lieu devint mortifère et nous l’avons quitté sans hésitation et sans regret. Trois jours plus tard, je lançais ce blog, avant tout pour recréer notre terrain de jeu bien à nous.

Depuis, petit blog est devenu grand. Bien que nous nous soyons très vite retrouvés sous un même toit pour de vrai, nous avons conservé, alimenté et fait évoluer cette extension de chez nous, où nous vous parlons de petits bouts de notre vie, de notre amour pour les chats, de notre combat contre la corrida, de notre famille élargie, de nos coups de gueule contre la bêtise et l’intolérance, de nos coups de cœur pour les belles âmes et les beaux événements, de nos hauts et de nos moins hauts, de nos questions avec ou sans réponses, bref de tout ce qui fait notre quotidien.

Vous êtes environ 200 000 à venir nous voir, année après année – avec un pic à 300 000 en 2013, la différence étant due à un seul article dénonçant une horreur tauromachique vite annulée face à l’ampleur de la réprobation exprimée. Il faut donc croire que ce que nous vous racontons dans ces pages vous intéressent, bien au-delà de notre cercle de famille ou d’amis. Nous en sommes très heureux.

Merci à toutes et tous qui passez ici.

Très belle journée à vous

Photos prises par Lison le 21 juillet 2007, jour où nous sommes devenus un.

unis vers l'uni

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Kalinka se raconte…

Bonjour,

Je m’appelle Kalinka et je m’en vais vous conter mon histoire.

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Je suis une enfant du printemps. Je suis née à Nîmes, à la ZUP où de nombreuses colonies de chats sont suivies par des bénévoles ; nom qu’on donne à de gentils humains qui nous viennent en aide.

Image2Parmi eux, il y a Jean-Denis qui fait partie de nos nourrisseurs. Un jour, il a remarqué une chatte blessée et a appelé Stéphanie qui est aussi bénévole aux Chats Libres de Nîmes Agglo. Il savait qu’elle habitait tout près et qu’elle piégeait régulièrement. Sans tarder, elle est venue lui prêter main-forte. Ils n’ont pas réussi à attraper la chatte qui se remettait toute seule de sa blessure ; néanmoins, Stéphanie est revenue plusieurs fois pour continuer à piéger des chattes afin de les emmener faire stériliser. Heureusement, il y a surtout Pascale et Andrée sur notre secteur. À elles seules, elles ont piégé et fait stériliser plus de 70 chats dans le coin. Combien de chatons n’ont pas vu le jour grâce à elles ? Combien de misère et de souffrances ont été évitées ?

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Lors de sa venue, forcément, Stéphanie m’a remarquée, petite chattoune maigrelette que j’étais alors.

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Jean-Denis lui a dit qu’il avait adopté ma sœur le mois précédent, en juin. Il aimerait tant que je sois sortie de la rue à mon tour. Mais Stéphanie a déjà beaucoup de chats chez elle, dont 5 chatons en famille d’accueil et parmi eux, un qui ne peut pas sentir l’odeur de la nourriture et qu’elle nourrit encore au biberon à l’âge de deux mois… Elle a le cœur lourd, mais elle ne peut raisonnablement pas me prendre chez elle et les autres familles d’accueil sont pleines, plus que pleines, archi pleines… Elle connaît les dangers qui nous guettent, nous les chats des rues… Image6Elle sait que les oiseaux de proie qui tournent au-dessus ont déjà repéré des chatons blessés, malades, faibles. C’est la nature…

Un jour, elle voit que je ne vais pas bien. Pas bien du tout même. Et là, elle craque. Il faut m’attraper tout de suite pour me faire soigner, ou bien je vais mourir dans de grandes souffrances puisque mes yeux sont pleins de pus et que j’ai le nez bouché. Je ne vais plus pouvoir manger, je vais m’affaiblir, me déshydrater et partir pour le ciel.

Le piège est déjà occupé par une chatte. Elle sort une cage de transport et guette, à quatre pattes le moment où je rentrerai dedans pour bondir et m’y enfermer. Et c’est ainsi que je me fais avoir ! J’ai peur bien sûr, même si Jean-Denis et elle me parlent doucement. On me met dans une drôle de grande boîte avec des roues. Une voiture, qu’ils appellent ça, et j’arrive chez une autre dame qui me regarde sous toutes les coutures et me fait des piqûres ! Que j’ai peur ! Je crache, je griffe. Mais ces dames gardent le sourire. C’est bizarre. Je comprendrai avec le temps que tout cela, elles le font pour moi. Pour me venir en aide ! Ils sont incroyables ces grands animaux sans poils et sur deux pattes. En même temps, quand je revois les photos, force est de reconnaître que je n’avais pas bonne mine, c’est le moins qu’on puisse dire…

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Stéphanie devait me mettre de la pommade dans les yeux plusieurs fois par jour pendant plusieurs jours. Pour me soigner et ne pas contaminer les autres chats de la famille, je suis restée en quarantaine pendant quelque temps dans la salle de bain. Pour m’attraper, c’était sport ! Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait et la pommade dans les yeux, beurk ! Alors, elle mettait un gros manteau et des gants. Comme ça, je pouvais la mordre et la griffer tant que je le voulais sans lui faire mal. Du coup, j’ai commencé à me calmer, à apprécier aussi un peu, il faut bien l’avouer, les caresses qu’elle me prodiguait régulièrement dans la journée.

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Une fois guérie, il fallait bien me faire sortir de la salle de bain, mais j’étais encore très sauvageonne. Stéphanie savait que dans ces cas là, il existe une seule solution rapide et efficace. Ses amies, Estelle et Sylvana, qui sauvent de nombreux chats, lui avaient montré. Il faut une cage de sociabilisation. Mais Stéphanie est bretonne, elle a donc un cœur d’artichaut et l’idée de me mettre en cage lui était insupportable… Pourtant, il fallait bien en passer par là ! C’est ainsi qu’un matin, elle s’est réveillée avec une drôle d’idée.

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Elle allait bel et bien me mettre en cage, mais… dans un palace ! Armée de palettes, grillage, marteau et planches, elle m’a fabriqué un véritable château (vous pensez que j’ai une tendance à l’exagération là, mais souvenez-vous d’où je viens !) avec : chambre, kitchenette et toilettes séparées. Le tout sur roulettes svp ! Comme ça, je pouvais être en famille tout le temps, la journée dans le salon et le soir dans la chambre, et même prendre le soleil en extérieur. Top classe ! Comme je n’étais plus malade, les copains pouvaient venir taper la sieste avec moi. Nous faisions connaissance petit à petit ; c’était fort sympathique, ma foi.

Image22Le temps passant, et m’adaptant finalement très bien à ma nouvelle vie, j’ai pu sortir me dégourdir les pattounes. Pour commencer, seulement dans la chambre des humains. D’abord, je continuais à dormir chez moi, les copains passaient me voir et jouer avec moi, puis j’ai testé et approuvé le grand lit :

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Moins d’un mois après mon arrivée, j’étais fin prête à découvrir le reste de la maison.

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J’ai passé un été formidable ! On a bien joué avec les copains. On a bien profité du jardin et de la fraîcheur de l’intérieur aussi. A l’automne, je suis retournée chez le vétérinaire. Stéphanie m’a expliqué que j’allais subir une intervention : une stérilisation. Tout s’est bien passé, il y a juste qu’après, je n’avais plus de poils sur mon joli bidon qui commençait à être tout rond des bons soins reçus à la maison.

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Pendant ce temps, Sweet Beauty et Goinfroux ont été adoptés. En octobre, il y a eu de nouveaux chatons en famille d’accueil : Calimero et Priscilla. Ils ont vite trouvé une famille d’amour pour la vie. Puis, ce fut l’arrivée de Capucin et de sa sœur Chérie Grigri. Comme ils avaient peur, je les ai pris sous mon aile jusqu’à ce qu’ils soient adoptés à leur tour par de gentilles dames.

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Voilà, voilà. Quant à moi, je profite de la vie. Comme l’écrit Pénélope Bagieu, « Ma vie est tout à fait fascinante ».

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Et, savez-vous ? Il paraît que ça va être bientôt mon tour ! Une famille a littéralement craqué sur moi ! Chuuut ! La suite bientôt !

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Kalinka

Très belle journée à tous,

anti

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Pluie et couleurs

Dans l’après-midi de dimanche, alors qu’une pluie fine tombait, le soleil a fait une sortie. Justement, Anti en faisait une aussi. L’occasion de la rejoindre sur le palier. En dehors de la température plutôt fraîche, l’atmosphère semblait tropicale.

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Et puis, qui dit soleil et pluie mélangés, dit arc-en-ciel. Il était là, en effet, bien déployé d’un bout à l’autre, avec un second plus diffus à peine visible.

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Nous sommes partis le regarder depuis les combles pour le voir en entier. Malheureusement, l’appareil photo d’Anti, bien meilleur que le mien, a refusé de fonctionner, avec un message d’erreur. Mais il est sous garantie, ce n’est donc que partie remise. La photo qui suit est reconstituée à partir de trois autres et l’ajustement n’est pas parfait, mais le souvenir de ce moment est quand même là.

Très belle journée à vous

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Comme un dimanche :-)

C.Q.F.F. :-)

Bon dimanche les amis !

anti

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Chalignement

L’autre jour, je vous parlais de l’alignement très rare qui s’est produit au-dessus de Jupiter : trois de ses lunes s’étaient retrouvées dans le ciel noir de la plus grosse planète de notre système solaire. Hé bien, un événement tout aussi bouleversifiant s’est produit pas plus loin que dans notre chambre, par un matin qui ressemblait à tous les autres. Quelques chats assistaient au lever de mon auguste princesse, Anti, ma chérie, mon amour. Oh, pas grand chose : ils n’étaient que six.

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Jusque-là, rien de surprenant. La routine du petit matin. Or donc, certains des minous vaquaient de ci de là pendant que d’autres continuaient à faire pattounes.

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Et tout à coup… taddam ! Un grand chalignement s’est produit au sein du système chalaire : cinq d’entre eux parfaitement en ligne droite dans la chalaxie !

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Alors, vous comprenez, quand on a vu chat, euh, ça, les lunes de Jupiter, hein, elles peuvent toujours aller se rhabiller.

Très belle journée à vous

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