Allez, on s’en fait une autre série

Pour ne rien vous cacher, je manque un peu de sommeil ces temps-ci. Nos journées sont bien remplies, nos soirées aussi et en plus, Gwlad commence à 5 heures du matin, ce qui veut dire que j’émerge à 4h30 et que je me recouche à 5h15. Ça casse un peu la grasse mat’. Aussi, histoire de souffler un peu, ma note du jour sera en mode animal – eh oui, pas que chats, toutous aussi.

Allez, c’est parti.

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Très belle journée à vous

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Liliane et Orianne

Nous venons de passer deux jours à Paris pour y voir Liliane Sujanszky d’une part et Orianne Vatin d’autre part. Anti travaille avec Liliane depuis deux ans sur un livre de cette dernière, basé sur ses plus de quarante ans dans la protection animale, dont pas loin d’une vingtaine à la direction nationale de la SPA puis à celle de la Fondation Brigitte Bardot. Liliane et Brigitte se sont connues lors d’actions menées avec la SPA de l’époque, dans les années 80.

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Le livre commence à avoir une belle allure, même s’il reste encore pas mal de travail pour peaufiner et compléter certains passages. Il va s’agir d’un document extraordinaire et passionnant pour tous ceux qui s’intéressent à la cause animale puisqu’il met en perspective le chemin parcouru depuis ces quarante dernières années, avec les combats qui ont abouti et ceux qui sont hélas toujours d’actualité comme la corrida et la chasse à courre.

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Eugene, l’époux de Liliane, nous a raconté une tentative faite par des aficionados il y a des années d’introduire la corrida en Hongrie, son pays natal. Les Hongrois ont accepté d’en organiser une à condition que les taureaux soient hongrois et non des animaux trafiqués et drogués, comme c’était déjà le cas dans les corridas espagnoles. Résultat : les taureaux locaux, bien plus grands et agressifs que les soi-disant « toros de combat », se moquaient bien des capes et fonçaient droit sur les guignols qui se cachaient derrière, les mettant en déroute. Il n’y a pas eu d’autre tentative depuis.

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Dans la soirée du mardi, nous étions chez Orianne que nous ne connaissions jusqu’alors qu’à distance. Après un passage par la SPA, c’est elle qui a créé récemment le site Planète Animaux, dont son compagnon Simon est le talentueux graphiste. Nous voulions les inviter au restau, mais Orianne tenait à nous présenter leurs trois chiens, Joy, Marvin et Logan. Des shibas absolument adorables, doux, discrets, aimant jouer et heureux de vivre.

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Nous avons passé une soirée géniale avec tout ce petit monde et en avons profité pour fêter l’anniversaire d’Orianne avec un peu de retard autour d’un fraisier, après un délicieux repas végétarien cuisiné par Simon. Faute de bougies, Orianne a soufflé sur la flamme d’un briquet.

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Le mercredi, nous avions un autre rendez-vous boulot très agréable près de la gare de Lyon (sans rapport avec la PA, celui-là), à la suite duquel nous avons croisé un groupe de militants de L214, certainement l’une des associations les plus respectées pour leur travail admirable de sensibilisation auprès du grand public au sort des animaux d’élevage. Nous avons passé un bon moment avec eux à parler des sujets du moment. Anti a pris place dans l’une des cages où ils conviaient les passants à s’installer quelques minutes pour avoir une idée de ce que ressentent les animaux d’élevage contraints d’y passer leur vie.

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Puis, nous sommes revenus chez Liliane pour continuer à avancer sur son livre et enfin, retour à Nîmes par le train, tard dans la nuit.

Très belle journée à vous

La quatrième photo a été prise par Simon, les autres par moi

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Tentatives d’exterminations d’animaux et leurs conséquences sur l’homme

La tribune qui suit est parue récemment sur Planète Animaux, site d’informations créé par Orianne Vatin et consacré aux animaux. Le texte de l’article s’appuie en grande partie sur une note de blog mise en ligne en mars 2013.

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L’écologie n’est pas uniquement un mot un peu vague utilisé à toutes les sauces. Il s’agit d’une science qui décrit les relations entre les êtres vivants dans leur milieu. Une niche écologique est un lieu plus ou moins vaste et plus ou moins délimité où interagissent un certain nombre d’espèces animales et végétales.

Une telle interdépendance – en particulier avec les humains – peut mener à toutes sortes d’événements imprévisibles, comme par exemple la collision qui s’est produite entre un TER et un TGV le 17 juillet dernier près de Pau. Le défaut de signalisation à l’origine de l’accident a été causé par une colonie de rats qui ont endommagé les gaines d’isolation des câbles concernés. En plus des dommages directs causés par la collision, la SNCF a lancé la modification urgente de milliers de guérites pour que cela ne se produise plus. Il aurait suffi qu’un seul chat passe par là un peu avant pour que rien de tout cela n’arrive.

Précisons avant d’aller plus loin que la notion d’animal « nuisible » n’a aucun fondement objectif, il ne s’agit que d’un point de vue anthropocentrique, donc arbitraire et biaisé. Aucune espèce n’est « bonne » ou « mauvaise ». La seule chose qui compte, c’est l’équilibre relatif d’un milieu. Là encore, il n’existe pas de « bon » ou de « mauvais » équilibre. De multiples équilibres compatibles avec la vie sont possibles, ce qui ne veut pas dire qu’ils le soient avec l’être humain (l’exemple le plus évident étant le monde sous-marin).

Les moindres variations au sein d’une niche peuvent entraîner des désordres majeurs, voire des catastrophes qui en bouleversent totalement l’existence. La plus grande des niches écologiques est notre planète dans son entièreté. De celle-là, impossible de s’évader si quoi que ce soit se met à tourner mal. Le problème particulier qu’elle connait depuis quelques siècles est qu’elle n’est plus régie uniquement par des évolutions naturelles mais par les perturbations croissantes que provoque, parfois sciemment, la forme de vie la plus dévastatrice qui soit depuis que la vie est apparue sur Terre : l’être humain.

C’est ainsi que l’Homme compromet sa propre survie et celle d’une large majorité des autres espèces en déréglant le climat global par son activité à courte vue, ou qu’il en menace directement une grande partie d’extinction en les exploitant de façon démesurée. Et, de fait, il est déjà arrivé dans des temps pas si anciens que, par pure stupidité, l’homme ait été à deux doigts de l’extinction en voulant imposer sa vision du monde au détriment de ses voisins non humains les plus proches. Ce qui ne l’a pas empêché de vouloir récemment reproduire la même bêtise.

Début 2013, un certain Gareth Morgan, ambassadeur auprès de l’Unicef pour l’environnement en Nouvelle-Zélande, donc peu suspect d’ignorer ce qu’est un écosystème, obtint l’attention des médias un peu partout autour du monde en déclarant que, pour protéger les oiseaux qui vivent dans son pays, une solution serait de procéder à l’extermination de tous les chats [...]

… La suite sur Planète Animaux en cliquant ici.

Très belle journée à vous

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Stages de laque vietnamienne

Affiche Huy Dates

Depuis plusieurs années, Lương Thị Ánh Tuyết & Nguyễn Đức Huy, enseignants à l’université des beaux-arts de Huê, artistes peintres contemporains sur laque traditionnelle vietnamienne, organisent des stages d’initiation à la pratique de la laque dans plusieurs villes en France. Ils seront bientôt dans le sud de la France, à Marseille, puis à Nîmes.

Stage laque

Du lundi 25 au vendredi 29, de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h. 

A Marseille le stage aura lieu du 25 au 29 août 2014
108 Bd Longchamp, Marseille 13001

Le stage débute par la présentation de la laque, depuis la sève de l’arbre, le laquier, à la longue préparation des supports, ensuite sous la direction de Tuy et Huy, passage à la pratique.

Il est remis à chaque participant 3 supports et tous les éléments indispensables, peinture, pigments, laque, feuilles d’argent, coquilles d’œuf… pour la réalisation de 3 chefs d’œuvre à emporter à la fin du stage.

Pour suivre ce stage, nul besoin de savoir dessiner ni peindre, le dessin de préférence stylisé, se fait à l’inspiration de chacun, viennent ensuite sous la direction de Tuyet et Huy les différentes étapes pour la réalisation du tableau.

12 participants, maximum, l’inscription sera effective à la réception de la fiche d’inscription et du chèque, le chèque sera encaissé en début de stage.

Renseignements et inscriptions : Tél. 06 68 51 22 94
E-mail : lesamisduvietnam@yahoo.fr

Adresse : 108 Bd Longchamp 13001 Marseille.
Pour visiter le site internet des amis du Vietnam, cliquez ici.

Affiche Huy

Le stage suivant aura lieu à Nîmes (et non pas Montpellier comme prévu initialement) du 1er au 5 septembre. Le stage dure donc 5 jours. Tout est compris dans le tarif indiqué, c’est-à-dire :

- les 3 supports de bois laqué
- les pinceaux
- les pigments
- les coquilles d’œufs
- les feuilles d’argent

 

Pour en savoir plus sur la technique de la peinture laquée, cliquez sur ce lien qui renvoie vers un site riche en explications et en photos.

 

Laque Vietnamienne – Arts of Vietnam Thanhle Paris

 

« La Laque vietnamienne »

  1. Quelques mots sur l’histoire

La technique de la laque, avant de devenir une technique décorative, est avant tout une technique de protection des objets. Lisse et très résistante, c’est le matériau de revêtement idéal pour les objets du quotidien et le mobilier. Elle est utilisée en chine, dès la dynastie des Zhou (1066 – 221 av. JC). C’est surtout sous les Ming (1368 – 1644) que s’organisent les ateliers officiels de laque.

Au Vietnam, à l’origine, le laque* est un art populaire et artisanal.

D’abord utilisée pour orner et dorer les tableaux et les statues des pagodes, la laque a trouvé, dans l’artisanat usuel une utilisation courante (paravents, coffres, plateaux, vases, échiquiers…).

L’enseignement de la technique de la laque a commencé vers 1930 à l’école des Beaux-Arts de l’Indochine (fondée par le français Victor Tardieu assisté de Louis  Inguimberti) à Hanoï. Désormais, les étudiants et les artistes ont su exploiter et développer la laque pour réaliser leurs tableaux.

Pendant de nombreuses années, ce procédé de travail de la laque a été gardé comme un secret national. Ce n’est que vers 1970, que des élèves étrangers ont pu apprendre cette technique à l’école des Beaux-Arts de Hanoï.

Lors d’un de nos voyages au Vietnam, nous avons eu la chance de rencontrer un maitre laqueur et peintre : Maitre N’GUYEN Lam, de l’école des Beaux-Arts de Hanoï. Il nous a transmis le travail traditionnel de la laque au Vietnam.

  2. Les matériaux

Le produit appelé « laque » est composé d’un suc laiteux, extrait du laquier (arbre de la famille des Anacardiacées) et de poudres minérales permettant de constituer les différentes couleurs. En rajoutant quelques produits naturels, ce lait se transforme en résine.

A l’origine, en chine, c’est la sève du laquier sauvage qui est utilisée. Il est très vite remplacé par le « Rhus verniflua » dont la sève est plus efficace.

 Le laquier diffère en fonction du pays, au Vietnam, c’est le « cây son », un petit arbre des montagnes du nord, que l’on connait sous le nom de Toxicodendron succedaneum (Latin : Rhus succedanea)

Pour extraire la sève du laquier, il faut entailler l’écorce de l’arbre et la recueillir dans des récipients adaptés. Au contact de l’air et de la lumière, la sève noircit. Avant qu’elle ne durcisse, il faut la clarifier et la purifier à l’aide d’un filtre ; on obtient alors une texture de couleur brune, à utiliser pure ou mélangée avec des pigments colorants.

Les résines et les couleurs

La résine crue, naturelle, de couleur brune, est directement extraite du laquier. Elle constitue la base essentielle du mélange des couleurs et est employée comme vernis.

La résine cuite, est obtenue à l’aide d’une spatule en fer. Elle est battue dans une poêle en fonte afin de produire une réaction chimique (oxydation), puis utilisée comme couleur noire.

Les autres couleurs sont principalement des poudres minérales, certaines sont mal adaptées à cause d’une oxydation toujours possible de la résine. Les gammes dominantes sont de couleur chaude. Les pigments les plus courants sont le rouge de cinabre (rouge), le sulfate de fer (noir), le sulfure d’arsenic (vert), l’oxyde de fer (brun) et le carbonate de plomb (blanc).

Le collage ou le saupoudrage de feuilles d’or et d’argent battues, de coquilles d’œuf, de poudre de nacre, de coquillages sont également utilisés.

 Touche personnel: utilisez du blanc de titane (Ti02) ou des coquilles d’œuf couvé pour le blanc et différents mélanges de pigments.

 Le support : (en vietnamien: voc) est fabriqué par quelques artisans spécialisés. Il se compose d’une plaque de bois, recouverte de plusieurs couches de résines, mélangées avec de la sciure et du coton. Le support, ainsi fabriqué, doit résister aux différentes déformations éventuelles (température, humidité élevée). Après ponçage, ce support doit offrir un lissé parfait. Il est toujours de couleur noire, prêt à être peint.

  3. La technique

 Ce qui caractérise la technique de la laque, est l’application de plusieurs couches de couleurs, séchées dans l’humidité. Par la suite, grâce au ponçage, il est possible de faire apparaitre différentes formes et couleurs. C’est à ce niveau, que le hasard et l’improvisation jouent un rôle, en donnant des effets imprévus. L’artiste, peut continuer à jouer de ces phénomènes en créant autant qu’il le souhaite. Ainsi, la laque constitue un champ immense de recherche et de création.

L’application des couches de couleur : Il est nécessaire de superposer plusieurs couches. Le séchage complet de la couche précédente (dans l’humidité) est indispensable, avant de procéder à l’application, après ponçage, de couches suivantes.

Le ponçage : les couches sont poncées de préférence sous un filet d’eau à l’aide d’un papier de verre.

L’incrustation : Les blancs sont obtenus, essentiellement, par l’incrustation de coquilles d’œufs en créant un blanc éclatant. On peut également utiliser des feuilles ou de poudres d’or ou d’argent comme sous-couches ou dernière couche, afin de donner un effet de grande luminosité au tableau.

La finition : Il est possible de donner une brillance supplémentaire en appliquant une couche de résine crue, comme un vernis, servant à la fois à protéger et à donner plus de profondeur au tableau. Le tableau peut aussi être laissé à l’état brut ou frotté et lissé avec la paume de la main selon le choix de l’artiste.

Aujourd’hui, chaque artiste peut utiliser les techniques modernes en jouant avec les procédés et les matériaux traditionnels. Comme tout art, le travail de la laque n’exclut aucune création et permet une grande spontanéité, toujours enthousiaste. Le temps consacré par l’artiste, plusieurs applications, séchage, ponçage, incrustations de matériaux naturels incomparables, la qualité du travail exigé, confèrent au laque un caractère « précieux » reconnu et estimé dans le monde entier.

Traduit et publié par Stephane Pierre pour Libre Expression. (Source).

Très belle journée à tous,

Anti

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Classé dans L'Univers d'Anti

Cent litres et ça repart

Anti a un ficus depuis 20 ans. Lorsqu’elle est arrivée à Nîmes pour vivre avec moi, son ficus l’accompagnait. Il a a été reçu avec les honneurs et trône près d’une fenêtre dans un coin que l’on ne peut plus imaginer sans lui.

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Ces derniers temps, il donnait des signes de fatigue. Hier, après l’avoir laissé dehors quelques temps pour qu’il s’aère, Anti a enlevé la vieille terre qui entourait ses racines et l’a remplacée par du terreau tout neuf. Pas moins de cent litres en tout !

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Elle a tassé l’ensemble en tournant autour du pot – oui, il est parfois utile de tourner autour du pot – me rappelant cette expression que nous adorons : « pieds nus sur la terre sacrée« .

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Un peu de pluie a parachevé l’ensemble, complété par un petit coup d’arrosage. Et le ficus a pu reprendre sa place dans la maison.

Très belle journée à vous

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Carcassonne, manifestation anticorrida le 31 août

Un communiqué du CRAC Europe et du CAAC (comité audois pour l’abolition des corridas)

Comme en août dernier, nous allons manifester notre désapprobation sur l’obstination des aficionados à faire couler le sang des innocents pendant la féria, le dimanche 31 août à Carcassonne.

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Cette manifestation pacifique est déclarée et se déroulera en deux temps :

  • premier RDV à 11 heures devant le portail Jacobins.
  • second RDV à 15 heures au Pont-Levis devant les Cité Médiévale.

Notre cri reste toujours le même : FERIA OUI – CORRIDA NON

Sans vous, rien ne se fera ! Carcassonne est la seule ville de l’Aude qui programme des spectacles de tortures ! Nous nous devons d’être très nombreux à ce rendez-vous pour réclamer l’abolition de cette barbarie infligée aux taureaux

Le rouleau compresseur anticorrida – qui a démarré voilà une trentaine d’années – ne s’interrompra qu’une fois l’abolition validée par une loi.

La manifestation aura lieu même si la corrida était supprimée ou reportée car ce que nous visons à travers cette présence de plus en plus systématique autour des arènes est l’abolition.

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logo CAAC

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Classé dans Accueil, Corrida

Barcelone, quelques images de plus

Quelques photos prises à Barcelone entre jeudi et vendredi, pour en fixer les meilleurs souvenirs…

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Très belle journée à vous

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Simon Ata, faire des pompes sans poser les pieds par terre

C’est samedi, on s’échauffe et on fait quelques pompes ? Pour commencer, en posant les genoux par terre. Puis, juste les pieds. Puis sans poser les pieds par terre.

Euh… comment ça « sans poser les pieds par terre » ? Hé bien, comme ça :

Très belle journée à vous

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Classé dans Anna bloGalore

Férié, t’as qu’à croire

Hier matin, avant de quitter notre hôtel, je vous disais que Barcelone serait proche d’une ville morte en ce 15 août puisque, selon un commerçant local, tout serait fermé pour cause de jour méga férié en Espagne. T’as qu’à croire… Certes, quelques rares grandes enseignes avaient gardé leur rideau de fer baissé. Mais sinon, pour la majorité des commerces, que nenni. En fait, Barcelone un jour férié ça a cette tête-là :

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Pas franchement le désert. Et encore, ça c’est juste une rue moyenne. Les ramblas, c’était bien plus bondé. Du coup, devinez quoi ? Anti nous a entraînés jusqu’à la plus belle boutique Desigual de la ville, celle de Mare Magnum. Hé bien, oui, c’était ouvert. Et hop, c’était reparti pour les essayages ! Et les achats aussi, bien sûr.

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Plutôt contente, la p’tite dame !

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Dans l’après-midi, on est allé faire un tour à la Sagrada Familia que Houssam n’avait jamais vue. Nous sommes restés à l’extérieur, il y avait beaucoup trop de touristes pour qu’on ait envie de faire la queue. N’empêche, une fois de plus c’était une journée Desigual et Gaudi ! Ensuite, le ciel se faisant menaçant, on a laissé tomber le projet d’aller lézarder sur la plage et on a repris la route du retour tranquillement, pour une arrivée vers 21h. A la demande générale de Houssam, j’ai fait des lasagnes.

Pendant notre court séjour, Anti a pris des photos géniales et j’en ai quelques autres à vous montrer aussi mais ce sera un peu plus tard.

Très belle journée à vous

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Les mineurs doivent être épargnés de la violence des corridas

Les mineurs doivent être épargnés de la violence des corridas

par Jean-Paul Richier (la version originale de cet article peut être lue sur Mediapart)

Le Comité des Droits de l’Enfant, organe de l’ONU, dans le cadre de son rapport sur le Portugal en février dernier, a recommandé de protéger les mineurs de la violence des corridas. En cette période estivale de férias, des professionnels de la psychologie et du droit interpellent le gouvernement français sur les mesures qu’il compte prendre.

 

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 En France, les corridas sont interdites sur les neuf-dixièmes du territoire français dans le cadre des « sévices graves et actes de cruauté » sur animaux (article 521-1 du code pénal), mais sont tolérées dans une soixantaine de municipalités situées dans onze départements du Sud, au titre de la « tradition ».

A l’échelon international, les courses de taureaux sanglantes se pratiquent encore dans 8 pays, dont 3 en Europe : l’Espagne, le Portugal et la France.

Au Portugal, des lances et des banderilles sont plantées par un cavalier dans le taureau, puis celui-ci est achevé hors la vue du public.

Les 7 autres pays (dont la France) pratiquent essentiellement des corridas espagnoles : des piques et des banderilles sont plantées dans le taureau, puis celui-ci est mis à mort en public.

Depuis ces dernières décennies, les corridas font l’objet d’une contestation croissante dans les 8 pays où elles sont pratiquées. Elles symbolisent en effet des conceptions devenues négatives à la lumière des avancées éthiques et scientifiques : le goût de la violence et de la souffrance, le mépris de la sensibilité des animaux, et la domination impérative de l’homme sur la nature.

Et dans tous ces pays, depuis une dizaine d’années, s’est ajoutée une logique de protection de la jeunesse. Dans le sud de la France, non seulement les mineurs ont librement accès aux corridas, mais ils bénéficient souvent de la gratuité. De plus, il existe dans les municipalités de Nîmes (30), d’Arles (13), de Béziers (34) et de Cauna (40), des écoles taurines, associations bénéficiant le plus souvent de subventions publiques, dont l’objet est d’entraîner les enfants, dès 10 ans, à planter des banderilles et des épées dans des veaux.

Des scientifiques et des juristes se sont inquiétés des effets de la corrida sur les mineurs, notamment les effets traumatiques et l’accoutumance à la violence.

Cette année, une étape capitale a été franchie en ce sens à l’échelon international. En février 2014, le Comité des Droits de l’Enfant, organe de l’ONU chargé de veiller à l’application de laConvention relative aux droits de l’enfant, a fait part de ses préoccupations concernant l’impact des corridas sur les mineurs (dans le cadre de cette Convention, le terme « enfant » siginifie mineur de 18 ans).

En effet, dans son rapport du 5 février 2014 sur les droits de l’enfant au Portugal, le Comité s’est déclaré préoccupé par l’impact de la violence des corridas sur les enfants, et a explicitement exhorté l’État, d’une part à prendre des mesures visant à protéger les enfants des corridas, d’autre part à mener des campagnes de sensibilisation sur l’impact envers les enfants de la violence physique et mentale liée aux corridas.

Plusieurs professionnels français de la psychologie et du droit, au nom de leurs confrères qui partagent cette préoccupation, ont donc adressé une LETTRE OUVERTE au président Hollande et aux ministres concernés pour leur demander quelles mesures ils comptaient mettre en œuvre. D’autant que le Comité des Droits de l’Enfant doit rendre son rapport sur la France en octobre 2015.

Ils demandent notamment au gouvernement quel âge minimum il entend imposer pour l’assistance, la participation, et l’entraînement aux spectacles tauromachiques sanglants, et quelle est sa position vis-à-vis des écoles taurines dédiées à la corrida espagnole.

Chaque relais de cette lettre auprès du Président et du Premier ministre sera le bienvenu !

Bien entendu, les signataires ont parfaitement conscience des autres formes de violences auxquelles sont soumis les mineurs, en France comme à l’étranger. A commencer par les dramatiques violences dont ceux-ci sont actuellement victimes dans plusieurs régions du Proche-Orient, et auxquelles personne ne peut rester indifférent. Mais le pire, fût-il extrême, ne saurait justifier le « moins pire », sauf à relever des sophismes que dénonçait le philosophe Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, spécialiste de l’éthique comme du droit international, justement à propos de la corrida comme telle.

 

Les signataires sont :

Pr Laurent BÈGUE, Professeur de Psychologie sociale à l’Université de Grenoble, directeur de la MSH-Alpes, membre honoraire de l’IUF, membre du Comité scientifique de la délégation ministérielle contre les violences en milieu scolaire.

Pr Jacques LEROY, Professeur de Droit à l’Université d’Orléans, Doyen honoraire.

Pr Jean-Pierre MARGUÉNAUD, Professeur de Droit à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques de Limoges, Chercheur à l’Institut de Droit Européen des droits de l’Homme de l’Université de Montpellier I.

Pr Hubert MONTAGNER, Docteur ès Sciences, Professeur des Universités en retraite, ancien Directeur de recherche et ancien Directeur de l’Unité « Enfance inadaptée » à l’INSERM

Dr Jean-Paul RICHIER, psychiatre, praticien hospitalier, coordinateur du collectif PROTEC (http://www.collectif-protec.fr)

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Gaudi, Desigual, Barcelona

Nous sommes arrivés à Barcelone hier en fin d’après-midi pour y retrouver Gwlad et Houssam. Notre hôtel porte le nom de Gaudi, difficile de trouver mieux quand on est dans cette ville. Et c’est normal puisqu’il se situe juste en face de l’un des immeubles conçus et décorés par le grand artiste. On peut en observer le toit depuis la plus haute terrasse de l’hôtel, ce que nous avons fait un peu avant 23 h pour profiter de la vue nocturne.

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Mais avant ça, la première chose que nous avons faite après avoir récupéré notre jeune couple, ça a été de filer dans l’une des boutiques Desigual qui donne sur la Rambla. Anti a pu ainsi renouveler sa garde-robe avec plein de choses superbes.

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Ensuite, dîner dans un restau basque, lui aussi sur la Rambla, une adresse que nous a donnée Jean-Pierre. On y sert en effet une paella végétarienne, parmi une foule d’autres plats.

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Anti et moi avons terminé la soirée par une longue promenade vers le ponton et la galerie commerciale de Mare Magnum. Nous avons longé le quai sur un kilomètre avant de revenir à l’hôtel en faisant une grande boucle. Il y avait foule sur la Rambla, comme toujours.

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Je vous montrerai plus de photos dans une autre note. Ce matin, comme partout dans le monde, c’est le 15 août et ici, tous les commerces sont fermés. Heureusement qu’on est allés chez Desigual dès notre arrivée ! Il ne nous reste plus qu’à profiter un peu de la plage avant le retour à Nîmes.

Très belle journée à vous

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Corridas à Bayonne, 1 M€ de pertes depuis 2006

Un rapport de la Cour de Comptes révèle que les corridas de Bayonne ont totalisé une perte de plus d’un million d’euros entre 2006 et 2012. Un désastre financier que la Mairie a tenté en vain de nous cacher lors de notre entrevue à Bayonne avec Jean-René Etchegaray, maire de la ville, de son directeur de cabinet, de son adjoint à la Culture et de son adjoint aux Finances le 9 août. Ce dernier nous avait affirmé de façon véhémente que la seule année où les corridas avaient été déficitaires était 2011 avec un plongeon historique de 415 000 euros.

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Comme nous lui objections que selon Jean Grenet lui-même, précédent maire et du même bord politique que l’actuel, les années précédentes avaient également montré des pertes significatives, il nous avait rétorqué que c’était faux et que les médias mentaient.

Et la Cour des Comptes, elle ment aussi ?

Notre déléguée Carole Saldain, Basque et fière de l’être, s’est procuré le dernier rapport de la Cour régionale des Comptes sur les finances de Bayonne, un document de 35 pages qui donne entre autres les chiffres officiels sur les temporadas de 2006 à 2012. Il faut croire que les rédacteurs du rapport sont aussi des menteurs, comme Jean Grenet et comme les médias, puisqu’ils confirment les pertes abyssales causées par les corridas de Bayonne sur cette période.

Le déficit cumulé 2006-2012 est de 1,1 millions d’euros

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Un point important avant d’aller plus loin : à Bayonne, les corridas sont organisées par la municipalité en régie directe, c’est-à-dire sur le budget de la ville. Lorsqu’elles sont déficitaires, ce sont les habitants qui trinquent. Rappelons que Bayonne a un endettement de 142% par rapport à la moyenne des villes françaises de même taille.

Comme le montre le tableau dressé par la Cour des Comptes, les résultats nets des temporadas sont de -75 979 € (2006), -247 255 € (2007), -209 440 € (2008), -100 964 € (2009), -138 120 € (2010), -415 427 € (2011) et +100 683 € (2012). Le total cumulé est d’environ 1,1 millions d’euros de pertes sur la période 2006-2012.

Les raisons qui expliquent le résultat positif de 2012 sont principalement le fait que 9 corridas seulement ont été organisées cette année-là au lieu de 12 à 14 les années précédentes et que la ville a exigé des toreros qu’ils acceptent un salaire en baisse de 20% par rapport à leurs tarifs habituels (ce que plusieurs matadors célèbres ont refusé, préférant scier un peu plus le dernier bout de branche sur lequel ils se trouvent… ce dont nous les remercions).

Pour la temporada 2014, le conseil municipal a approuvé un budget prévisionnel de 218 000 euros pour l’achat des taureaux et de 560 000 euros pour les contrats avec les toreros (délibérations du 6 mars et du 5 juin 2014).

Les mensonges récurrents de la Mairie

Il est donc clairement établi que le maire et ses adjoints nous ont menti lorsqu’ils nous ont affirmé que seule l’année 2011 avait été déficitaire : elles l’ont toutes été de 2006 à 2011.

Ils nous ont également menti en nous disant que globalement, sur les années précédentes, les comptes s’équilibraient : le résultat net cumulé sur 2006-2012 est un déficit de 1,1 millions d’euros.

Et ils nous ont encore menti en nous laissant croire que, grâce à 2013, la situation financière serait neutre : certes, 2012 a dégagé un excédent qui a fait passer le trou de -1,2 millions d’euros à -1,1 millions, mais on voit mal comment 2013 aurait pu combler les 1,1 millions restants. Au mieux, les pertes cumulées ne sont plus « que » de 900 000 euros sur la période 2006-2013.

Et ce n’est pas 2014 qui va faire le miracle de générer un profit astronomique à même d’effacer l’ardoise. Quoi qu’en prétendent le maire et ses adjoints qui pensent que tous ceux qui disent du mal de la corrida à Bayonne sont des menteurs, on apprend en effet par l’organisateur des corridas bitteroises Robert Margé dans le Midi Libre que les corridas des 9-10 août à Bayonne n’ont attiré que 8000 spectateurs pour une contenance potentielle de 21 000 places sur deux jours, c’est-à-dire environ 40% de remplissage (les arènes ont 10 500 places).

Les largesses de la Mairie vont creuser encore plus le déficit

La Mairie s’est toujours montré généreuse pour tenter de remplir les gradins de ses arènes. En vain, puisque même comme cela, le taux de remplissage reste constant… et très bas. Le même rapport de la Cour des Comptes révèle des chiffres ahurissants.

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Jusqu’à 7735 invitations en 2007 et « seulement » 2917 en 2011 ! Pour 2012, la Mairie n’a pas souhaité communiquer les chiffres à la Cour des Comptes. Ils sont si embarrassants que ça ?

Faisons quand même un petit calcul tout simple grâce à ce tableau : le nombre d’entrées payantes par corrida.

  • 2006 : 4187 entrées par corrida en moyenne (39,9% de remplissage)
  • 2007 : 3857 (36,7%)
  • 2008 : 3614 (34,4%)
  • 2009 : 3906 (37,2%)
  • 2010 : 4117 (39,2%)
  • 2011 : 4232 (40,3%)
  • 2012 : 3720 (35,4%)
  • 2013 : chiffres non connus
  • 2014 : 4000 (40%) pour les corridas d’août

On le voit, ces tristement fameuses corridas de Bayonne n’intéressent plus qu’une poignée de gens, et depuis longtemps. Si ses gradins semblent parfois pleins pour tel ou tel torturador célèbre, il faut croire que le reste du temps, ils sont largement clairsemés puisque la moyenne de fréquentations n’évolue pas depuis des années, malgré le nombre impressionnant d’invitations distribuées à tour de bras pour cacher le désastre. Sans parler de la gratuité pour les enfants et adolescents de 0 à 15 ans.

Les fêtes de Bayonne : 1 million de personnes, dont 96% ne vont pas aux corridas

On l’a souvent souligné : il ne faut pas confondre férias et corridas, comme se plaisent à le faire les aficionados pour tenter de faire croire que le succès des premières repose sur celui des secondes et qu’il est donc primordial de ne pas supprimer les corridas, sinon les férias s’écrouleraient. Un mensonge grossier de plus, bien entendu.

Les férias de Bayonne sont entièrement financées par la ville. Ce sont les commerçants qui en touchent les bénéfices et c’est très bien – le but de subventions utilisées de façon saine, c’est de dynamiser l’économie locale.

En revanche, les corridas constituent non seulement une charge importante sur le budget de Bayonne mais elles n’ont aucune justification économique ou touristique puisqu’elles n’intéressent que 3 à 4% de la foule qui vient aux férias (en supposant que chaque spectateur n’assiste qu’à une seule corrida, ce qui est peu probable).

Bayonne est ainsi dans une situation identique à celle des autres grandes villes taurines comme Nîmes ou Vic-Fezensac : pour un million de fêtards, seuls quelques milliers sont là pour voir des taureaux agoniser, pendant que 96% des gens ne mettent jamais les pieds dans les arènes. Même gratuitement.

Il est plus que temps d’en finir avec ces spectacles sanglants et morbides importés d’Espagne. Leur survivance répugnante ne repose que sur des leurres, des tromperies, des mensonges.

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Ce que les gens pensent que les végétariens mangent

Vu chez nos amis de Vegemag :

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Des vélos pour les taureaux

Le groupe Bike for Animals (du vélo pour les animaux) est basé à Turin en Italie. Il s’agit d’une association de cyclistes venus d’Italie et dédiés à la défense des droits des animaux, de l’environnement et du véganisme. Les milliers de manifestants anti-corrida venus à Alès en 2013 puis en 2014 ont pu voir et entendre Paolo qui avait, pour l’occasion, rallié Turin à Alès en vélo.

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Chaque année, les cyclistes de Bike for Animals parcourent 2500 km le long des routes d’Italie, de France et d’Espagne, de Turin à Séville, dans le but de sensibiliser l’opinion publique et les médias sur la cruauté des corridas, des « perreras » (chenils de lévriers espagnols), des élevages en batterie et de l’expérimentation animale.

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Au mois d’août 2014, Bike For Animals renouvelle le « Basta Corrida Tour » pour rencontrer encore une fois les militants du sud de la France et d’Espagne lors de son passage à Alès, Nîmes, Lunel, Montpellier, Béziers, Port-Vendres, Barcelone, Valencia, Almeria, Malaga, Séville et bien d’autres.

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Paolo, Matteo et leurs deux accompagnateurs étaient à Alès le 12 août 2014 à 14h30 devant la mairie, où des journalistes les ont interviewés, et ensuite rue Sauvage pour la tenue d’un stand avec une douzaine de militants du CRAC venus pour distribuer des tracts aux passants.

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Un policier municipal a voulu faire son malin en tentant d’empêcher l’installation de la table prévue pour le stand en prétendant qu’aucune autorisation n’avait été déposée. Manque de bol (pour lui), cette autorisation a été donnée au CRAC depuis 2009 par le maire Max Roustan, dans un courrier où il annonçait également accepter, à la demande du CRAC, de supprimer la gratuité pour les enfants de moins de 10 ans.

Nous avons montré cette lettre au policier qui n’a rien voulu savoir. Nous nous sommes installés sans tenir compte de son avis, en lui disant qu’il n’avait qu’à nous verbaliser. Il s’est éloigné et a parlé un certain temps avec on ne sait qui, puis a disparu. Entre temps, nous avons installé sur la table des boissons rafraîchissantes (citronnade, sirop de fraise, jus de raisin) et un cake pour en offrir à qui en voulait. Comme on le voit, il s’agissait d’une nouvelle action terroriste animaliste hyper-violente sur la voie publique.

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J’ai demandé au responsable local des RG, qui était avec nous pendant tout l’événement et qui suit le CRAC à Alès depuis plus de dix ans, s’il pensait faire envoyer les forces spéciales pour nous déloger. Il s’est marré et a dit qu’il avait convaincu le policier irascible que cela ne valait peut-être pas la peine de faire quoi que ce soit. De fait, nous avons pu distribuer nos tracts en toute sérénité, avec un excellent accueil des passants qui déambulaient dans la rue piétonne où nous nous trouvions. Puis, nous avons tout rangé et nous sommes partis, sans aucun incident bien sûr. Curieusement, aucun plan Vigipirate de niveau 3 n’a été déclenché. On espère que les policiers laxistes seront sévèrement sanctionnés.

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Ce matin les cyclistes reprennent la route et se rendent à Lunel en passant par Nîmes. Ils seront à Montpellier le 14 et arriveront à Séville le 26 août. Bonne route à eux !

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Les lions disparaissent

En moins de quarante ans, 88% des lions ont disparu de la surface de la Terre. Ils sont passés de 250 000 en 1975 à 30 000 aujourd’hui. Les causes sont évidentes : urbanisation, commerce, routes… bref, la présence envahissante des humains. Sur cette carte, on voit en rouge les régions où les lions vivaient dans l’Antiquité et en bleu celles où il en reste.

la fin des lions

Un monde sans lion, aussi ahurissant que cela puisse sembler, c’est pour bientôt.

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Bayonne, Basques anti-corrida

La journée du 9 août est racontée dans le communiqué de presse que vous pouvez lire ici. Pour accompagner les souvenirs qui nous en resteront, et en attendant un billet détaillé sur le rapport de la Cour des Comptes concernant le déficit abyssal de la ville causé par les corridas depuis 2006, voici quelques-uns des moments les plus marquants de la manifestation.

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Un point majeur à noter est qu’une partie significative du cortège était formée de Basques qui nous rejoignaient. Les drapeaux ikurrina étaient là pour dire et redire que la corrida n’a rien d’une tradition locale en Euskal Herria.

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Sur le trajet du cortège, nous avons très souvent été applaudis par des Bayonnais, fiers de leur culture – la vraie, pas celle importée d’Espagne.

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Si le public des arènes est de plus en plus vieux, pour ceux qui combattent la corrida c’est l’inverse.

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Justifier une barbarie par une tradition est pathétique, inacceptable et imbécile. Les exemples ne manquent pas pour le souligner.

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Au fur et à mesure de la déambulation, des Bayonnais ont rejoint le cortège pour marcher avec nous jusqu’au bout.

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Lors d’un arrêt dans la Petite Bayonne, plusieurs jeunes sont venus nous demander les DVD montrant la réalité de la torture et de trucages des arènes. Ils se sont même cotisés pour nous faire un don.

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Nos adversaires ont des arguments particulièrement recherchés pour parler de ce qu’ils qualifient de culture et d’art.

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Face à la haie de CRS qui nous empêchait d’aller jusqu’aux arènes, nous avons fait hurler nos sirènes et coloré l’air en rouge sang en hommage aux six taureaux qui allaient être massacrés.

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Ce même weekend, d’autres actions anti-corrida autonomes avaient lieu ailleurs, comme ce saut courageux de six militants dans les arènes de Palavas quasi désertes, où seulement 300 spectateurs étaient venus alors que la saison touristique est au plus haut.

Bientôt la fin de cette ignominie…

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Un peu de patience…

J’étais de retour du sud-ouest profond très tard hier soir (ou très tôt ce matin, pour être plus précis). J’ai plein de photos à vous montrer de mon weekend bayonnais mais un peu de patience, ce sera pour un petit poil plus tard dans la journée !

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A tout de suite…

Très belle journée à vous

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Bayonne, communiqué de presse

Communiqué de presse - CRAC Europe

Bayonne : l’aficion en plein déni de réalité

face à l’effondrement économique des spectacles de corridas

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Bayonne, 9 août 2014 – Grande première dans le mouvement anti-corrida français, une municipalité pro-corrida – celle de Bayonne – a accepté de recevoir une délégation du CRAC Europe en préalable d’une manifestation autorisée dans cette ville le même jour. La réunion a rassemblé d’une part Jean-René Etchegaray, maire de Bayonne, accompagné de son directeur de cabinet, de son adjoint à la Culture et de son adjoint aux Finances et d’autre part, trois représentants du CRAC Europe pour la protection de l’enfance, Jean-Pierre Garrigues, président, Roger Lahana, vice-président, et Carole Saldain, déléguée pour les Pyrénées-Atlantiques. Le but de la réunion pour les abolitionnistes était de présenter leur point de vue sur trois sujets : demande de référendum sur le maintien ou l’abolition de la corrida à Bayonne, arrêt de la gratuité d’accès aux corridas pour les enfants, arrêt du financement public des corridas.

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Lors de la réunion, qui s’est déroulée dans une ambiance respectueuse mais sans concessions, les points suivants ont été établis :

  • Le maire n’a aucune intention d’organiser un référendum, tout en reconnaissant qu’une consultation analogue qui avait eu lieu il y a une vingtaine d’années avait révélé que 19% de Bayonnais seulement disaient apprécier les corridas. Ce pourcentage n’a pu que décroître depuis avec la désaffection constante du public pour les spectacles de ce genre, ce que l’équipe municipale ne conteste pas. On comprend donc pourquoi elle ne souhaite pas une nouvelle consultation.
  • Concernant l’arrêt de la gratuité pour les enfants, à l’instar du maire d’Alès qui avait accepté la même demande du CRAC en 2009, Jean-René Etchegaray a indiqué qu’il avait au contraire décidé d’étendre l’accès gratuit jusqu’à l’âge de 15 ans. De toute évidence, le vieillissement du public des arènes est la raison réelle et impérieuse qui pousse un certain nombre de villes taurines à procéder à un racolage aussi large que possible d’un public jeune à la personnalité malléable.
  • Enfin, l’adjoint aux Finances a précisé que les corridas étaient organisées à Bayonne par la municipalité en régie directe, c’est-à-dire sur le budget municipal. Il a confirmé que les corridas avaient accusé un déficit d’environ 400 000 euros en 2011 mais a nié que les années précédentes avaient été déficitaires et a affirmé que globalement, les comptes étaient revenus à l’équilibre en 2013. Selon lui, les déficits des années antérieures étaient « des mensonges des médias ». Un rapport de la Cour des Comptes confirme pourtant que la corrida a été déficitaire de 2006 à 2012, avec un déficit cumulé de près de 800 000 euros, à la charge des contribuables bayonnais. Prétendre que le déficit record de 2011 était un événement isolé est donc factuellement inexact. De plus, il semble irréaliste de penser qu’une perte aussi importante a pu être compensée depuis. Jean-Pierre Garrigues a fait remarquer de surcroît que la gratuité offerte à la tranche d’âge 0-15 ans n’allait certainement pas aider à équilibrer les comptes.

En résumé, le nouveau maire et ses adjoints ont montré que leur réaction à une situation financièrement catastrophique à la charge du budget de la ville était d’en minimiser, voire d’en nier la réalité et de procéder à une tentative désespérée de racolage envers des spectateurs mineurs pour freiner l’érosion de la fréquentation des corridas principalement due à un désintérêt croissant des jeunes générations. Le CRAC y voit un effet direct des actions inlassables menées par les militants anti-corridas depuis des décennies afin de montrer le plus largement possible la réalité sans masque d’un passe-temps cruel d’un autre âge.

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Dans l’après-midi, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés place de la Mairie et ont déambulé dans la ville pour informer non seulement les Bayonnais mais également les touristes sur ces différents thèmes. En dehors de quelques incidents mineurs avec des aficionados très agressifs et visiblement ivres, la manifestation s’est parfaitement déroulée avec un point d’arrivée à quelques centaines de mètres des arènes où un cordon de CRS empêchait le cortège de se rapprocher plus.

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L’adjoint à la culture ayant reconnu lors de la réunion du matin que la « violence » des anticorridas se limitait au fait que leurs manifestations étaient selon lui trop  bruyantes, les manifestants se sont fait un plaisir de faire résonner de puissantes sirènes afin de perturber le plus possible le début de la corrida qui se tenait à ce moment-là.

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Sous la pression de responsables des arènes non identifiés, les forces de l’ordre ont fini par exiger avec brutalité l’arrêt des sirènes que l’arrêté municipal n’interdisait pourtant pas. Le CRAC Europe dénonce ce nouvel abus de pouvoir qui confirme un mépris de la légalité récurrent dans les villes taurines.

Roger Lahana
Vice-président du CRAC Europe

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Les chemins du silence

 

C’est aujourd’hui, samedi 9 août, jour de la Saint Amour, que sort officiellement le dernier recueil de poésie de Robert Notenboom « Les chemins du silence ».

Image1 Bien qu’ayant toujours écrit, ce n’est qu’après avoir traversé les épreuves de la maladie que Robert Notenboom a commencé à publier ses poèmes :

 « Du silence à l’éveil » (2009), « Il n’y a pas d’hiver » (2010), « À l’embaumée des fleurs » (2011) et « Ultima Verba » (2013). Il a exposé l’amour qu’il porte à notre langue dans un cinquième ouvrage intitulé « Langue Française et Poésie », publié en 2012.

Les deux premiers recueils « Du silence à l’éveil » (2009) et « Il n’y a pas d’hiver » (2010) étant épuisés, est venu le temps de les rééditer. Nous avons souhaité y ajouter tout d’abord quelques notes personnelles, puis quelques tanka et haïku, certaines encres et enfin des poèmes inédits. Robert Notenboom a retravaillé certaines de ses poésies, allant toujours plus avant vers le dépouillement, vers cette nudité qui est nôtre en début comme en fin de vie, vers une écriture que le poète Serge Wellens qualifiait de « limpide et lumineuse ».

C’est ainsi que nous avons arpenté « Les Chemins du Silence », tout cela faisant du présent ouvrage un recueil unique qui satisfera tous les amateurs de poésie.

Robert Notenboom est né en 1931. Il a longtemps vécu sur l’île de Groix. Il vit actuellement à Douai, dans le Nord.

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« Les chemins du Silence », Robert Notenboom. Format 18,7 x 21 cm. 192 pages. ISBN : 978-2-36782-009-5. Prix 20 € + frais de port. Un très beau livre que l’on peut commander en ligne auprès des Editions du Puits de Roulle ici ou directement auprès de l’auteur qui se fera un plaisir de vous le dédicacer en le contactant par mail, à l’adresse suivante : robert.notenboom (at) orange.fr. Prochainement disponible au format numérique.

Très belle journée à toutes et à tous,

Anti

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Tous à Bayonne !

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Aujourd’hui, nous vous donnons rendez-vous à Bayonne à 14 h place de la Mairie. Il s’agit d’une manifestation organisée par le CRAC Europe avec nos amis d’Euskal Herria Bayonne Anti Corrida.

Nous souhaitons être les plus nombreux possible dans cette ville qui a été la première à contaminer la France avec la macabre infection qu’est la barbarie tauromachique il y a 161 ans, alors que la loi en interdisait déjà la pratique.

Une interdiction, on le sait, qui n’a pas empêché les aficionados de continuer à commettre leurs horreurs pendant un siècle en toute illégalité, jusqu’à l’incroyable reculade de l’alinéa qui les légalisa en 1951 dans 11 départements du sud de la France.

Il est plus urgent que jamais de faire enfin disparaître cette anomalie honteuse de notre pays.

Ces dernières semaines nous ont apporté bien des nouvelles réjouissantes pour notre cause.

Le Mexique, qui est de loin le pays le plus tauromachique du monde (ou plus exactement des 4% de la planète qui pratiquent encore des spectacles de torture taurine), vient à nouveau de voir l’un de ses Etats abolir les corridas sur tout son territoire, après celui de Sonora en mai 2013. Il s’agit de l’Etat de Guerrero, qui a également aboli les spectacles de cirques avec animaux par la même occasion. Pour rappel, la première ville à avoir aboli la corrida au Mexique a été Veracruz en 2012, suivie par une dizaine d’autres villes mexicaines depuis. Une enquête récente révèle que 73% des Mexicains sont opposés à la corrida.

En France, la multiplication des actions citoyennes ajoutées aux manifestations organisées par le CRAC Europe (plus de 40 villes concernées à ce jour) sème un climat de malaise, voire de panique, dans la totalité des départements du sud. C’est ainsi qu’on a pu lire dans Sud-Ouest un article relatant « les véritables soucis » des aficionados français : nous, les anti-corridas. Pour le président d’une association interrogé, aucun doute « la corrida est en danger » et la « menace bien réelle ». En cause, la monopolisation de compagnies de gendarmes face à des « groupuscules très organisés ». Nous en sommes ravis. Au passage, ce ne sont pas les réactions violentes de quelques aficionados énervés qui vont nous impressionner – ils ont d’ailleurs tous fait l’objet de plaintes en bonne et due forme.

La corrida est à l’agonie, un vent de panique souffle chez les barbares. La pression ne va faire qu’augmenter !

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