07 février 2012

Treize envies, encore et plus

je13e 1e couv 2.jpgPar ces températures polaires, une bonne façon de se réchauffer est de se mettre sous la couette. Ou sur le tapis devant la cheminée, ou sur le canapé à la lumière des bougies, ou dans une baignoire deux places, ou sous la douche aussi c'est bien, ou dans la cuisine tiens pourquoi pas, bref où on veut pourvu qu'on s'y mette à deux (ou + si aff., c'est à vous de voir).

Pour contribuer au renouvellement ou à la stimulation de vos fantasmes, j'écris depuis deux ans des nouvelles érotiques (et drôles, parce que je n'aime le sexe que s'il est ludique et joyeux), nouvelles qui rencontrent un très grand succès sur le net, ce qui montre bien que ce genre de littérature répond à une attente forte.

Les deux premiers recueils, J'ai treize envies et J'ai encore treize envies, sont sur le point de cumuler un million de lecteurs un peu partout autour du monde dans leurs versions téléchargeables pour PC, tablettes, eBooks ou dispositifs audio (PDF A4, PDF A6, mobi, prc, ePub, MP3).

Leur version éditée en livre papier est également disponible, tant pour le premier recueil depuis le 1er décembre 2011, que pour le second depuis hier soir, ce qui vous permet de l'acquérir ou de l'offrir à temps pour la Saint-Valentin dont il est bon de rappeler qu'elle était, dans les temps anciens, une célébration de l'amour physique avant de devenir plus prude. C'est d'ailleurs le 14 février 2010 que j'avais mis en ligne le tout premier J'ai treize envies.

Le nouveau recueil est vendu, comme le précédent, au prix de 10 euros l'exemplaire (+2,40 euros de frais de port).

Pour commander l'un ou l'autre, envoyez-moi un mail ou rendez-vous sur le site de mon éditeur, Les Éditions du Puits de Roulle.

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Un troisième recueil, J'ai treize envies de plus, est en cours d'écriture. Je viens d'en terminer la dixième des treize nouvelles. Son titre et son thème ont été imaginés par Jeremy Lecoover, que je remercie à nouveau pour ses nombreuses contributions.

Échange heures d'autoroute

La narratrice aime s'exhiber pour exciter le désir des routiers sur l'autoroute, pendant que son mari conduit leur voiture munie d'un toit entièrement transparent, ce qui est bien pratique. Leur terrain de chasse est un tronçon de la A20 non loin de l'aire de Pech-Montat, l’une des plus utilisées par les poids lourds pour passer la nuit quand ils sont en transit dans la région, à l’orée du week-end.

Reste ensuite à se garer sur l'aire en question et à entraîner à l'abri des regards le ou les chauffeurs intéressés par quelque chose de plus concret. Il faut bien que le corps exulte, comme disait le grand Jacques.

Et le mari dans tout ça ? Ne vous inquiétez pas pour lui, non seulement il est consentant mais il y trouve sa pleine satisfaction. Une histoire d'amour, donc, puisque ce jeu érotique contribue au bonheur de leur couple.

Très belle journée à vous

01 février 2012

Des nouvelles

Des nouvelles de la météo. Hier vers 13h30, il s'est mis à neiger. Le vrai début de l'hiver à Nîmes avec presque six semaines de retard ? Pas sûr car vers 16h, c'était terminé et le ciel était de nouveau bleu, avec du soleil à flots pour éclairer la maison et ses environs. Le soir venu, j'ai dû sortir pour attraper une bouteille de gaz de rechange, l'autre venant d'arriver à sa fin pendant la cuisson du repas. Il faisait une température glaciale et d'après la météo, ça ne va qu'empirer dans les jours à venir. Ah ben l'hiver est donc bien là, alors.

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Des nouvelles de mes nouvelles. J'ai commencé à écrire la neuvième du recueil J'ai treize envies de plus. Mon point de départ a été un simple jeu de mots que ne renieraient pas José ou Jean-Gabriel : l'avaleuse de chibres. Pour les plus jeunes d'entre vous qui n'ont pas connu l'argot de vos parents ou grands-parents, le chibre, c'est l'organe sexuel masculin. La narratrice est avaleuse de sabres. Elle découvre grâce à une rencontre qu'elle peut utiliser sa technique pour avaler d'autres sortes de choses plus profondément que n'importe qui, quelle que soit leur taille, ce qui va la rendre très populaire. Elle rencontre un jour un homme qui lui propose de vivre en couple. Mais voilà, il finit par se lasser de ce don unique qui lui a tant plu chez elle. Comment va-t-elle s'y prendre pour raviver la flamme ? Quand l'exceptionnel devient banal, le banal peut sembler exceptionnel. La citation d'ouverture est de René Magritte : "Ceci n'est pas une pipe".

Des nouvelles sorties en préparation. La version éditée de l'opus précédent, J'ai encore treize envies, est presque prête. L'objectif est de pouvoir proposer le livre à ceux qui le voudront pour le jour de la Saint-Valentin, c'est-à-dire le 14. C'est aussi un 14 février qu'a été mis en ligne le tout premier volume de la série, J'ai treize envies, il y a de cela deux ans. Et le 17, ce sera la sortie sur mon site de Anna Chroniques Volume 4, regroupant tous mes mots d'accueil de la quatrième année d'existence du blog ainsi que quelques autres de mes notes parues dans la même période.

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Des nouvelles lectures réjouissantes. J'ai pu lire en avant-première la version quasi finale du nouveau livre de Robert Notenboom, afin d'en faire une relecture corrective. Il s'agit du verbatim de sa passionnante conférence donnée lors du SIEL de Paris, que j'ai redécouverte avec un plaisir intact. On y apprend ce qui, selon Robert, fait que la langue française est la plus adaptée de toutes à écrire de la poésie. Un texte enthousiasmant, érudit, prenant, intelligent et, c'est la moindre des choses, empli de poésie et d'amour pour la beauté de la langue que nous parlons.

Des nouvelles de nos chats. L'hiver leur va très bien. Ils sont tous à l'intérieur, profitant des couettes, coussins, lits, tables, fauteuils et tapis mis à leur disposition. Leur lieu de sieste favori en ce moment, c'est bien sûr près du feu, mais ils n'en dédaignent pas pour autant les autres lieux de la maison où ils ont leurs habitudes, depuis la grande table en chêne jusqu'aux petits coins plus tranquilles où ils aiment à se détendre.

Très belle journée à vous

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28 janvier 2012

2 500 000

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Il y a ces nuages menaçants aux abords de mon boulot qui s'étaient éloignés jeudi matin pour mieux revenir à la charge vendredi soir. Grâce à l'énergie que déploie un honnête homme - à tous les sens du terme - à mes côtés, nous espérons bien les repousser à nouveau. Mais la semaine est finie, alors tout cela attendra lundi.

Entre temps, la vie continue et le week-end est un moment favorable pour l'apprécier pleinement.

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Nous l'avons commencé dès hier en rendant visite à Sylvana et Elsa pour un thé-café-sucreries en compagnie de François, notre artisan préféré qui fait des merveilles d'aménagements chez elles. Cela a été l'occasion de bien des rires et aussi, de scénettes émerveillées au contact de deux petites chattes noires espiègles et craquantes.

Nous avons été héroïques : malgré notre coup de foudre, nous ne les avons pas ramenées à la maison.

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La vraie entrée dans la parenthèse du weekend a commencé après mon dernier coup de fil boulot, quand nous avons lancé un bon petit apéro - Martini blanc complété de citron et de curaçao bleu pour Anti, vodka herbe de bison et tranches de citron pour moi. Pendant ce temps, des magrets de canard et une purée maison se préparaient sous l’œil attentif d'Anti. On s'en est régalé et le repas était très joyeux.

Pour aller chercher Gwlad, Anli et Mouayadi au hip-hop, on a pris la Xsara. En m'y asseyant, j'ai senti la gorge et les yeux me piquer. Anti m'a dit que c'était de l'huile essentielle d'eucalyptus. J'aurais juré qu'il s'agissait plutôt d'antimoustique parfum lacrymo. Le truc curieux, c'est que personne d'autre que moi ne l'a senti. Mais bon, la preuve que j'avais senti juste, c'est qu'il n'y avait pas un seul moustique. Non, mais.

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Pendant que nous étions dehors, Enzo a monté la garde devant la télé, entouré de ses copains chats. Avant-hier, Charlot a dormi avec lui, allongé de tout son long. Le plus souvent, c'est Che qui passe la nuit avec lui.

Hier, il a eu Maoré qui s'est endormi sur son oreiller, entre sa tête et une peluche. Là, c'était carrément craquant. Regardez...

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Ah oui, et aussi, j'oubliais : ça y est, c'est officiel, le nombre de personnes à avoir découvert au moins un de mes livres est désormais supérieur à 2 500 000. Cela représente un peu plus d'un internaute sur mille dans le monde.

Le point intéressant, c'est que plus de la moitié des téléchargements de ces dernières semaines ne sont pas des formats livres mais des ebooks ou des versions audio. J'ai beau le constater jour après jour, cela me semble toujours aussi irréel.

Très belle journée à vous

23 janvier 2012

Le drap de soie du temps sur Littérature Audio

lddsdt LA.jpgIl y a quelques jours, je vous informais de la réalisation d'une version audio de mon roman Le drap de soie du temps, lu par Pascal Frêne, l'un des donneurs de voix du site Littérature Audio. J'avais aussitôt mis en ligne sur mon site la version stéréo.

Depuis hier, ce roman est également en ligne sur Littérature Audio, accompagné d'une notice biographique semblable à celle qui figure sur l'article de Wikipedia qui m'est consacré.

Ce site référence à ce jour un peu plus de 2400 livres audio gratuits, réalisés par les 120 donneurs de voix accrédités. Sa lettre d'information est reçue par près de 20 000 abonnés.

Encore merci à Pascal pour son travail et à Littérature Audio pour m'accueillir aux côtés de tant d'auteurs prestigieux.


21 janvier 2012

Pic et pic et colegram

Vous connaissez tous cette comptine :

Ams tram gram
Pic et pic et colegram
Bour et bour et ratatam,
Ams tram gram


Elle fait partie de ce que l'on nomme les formulettes d'élimination (mignon, non ?), comme par exemple "ce sera toi qui sortiras au bout de trois un deux trois". Pourquoi j'en parle ? Juste par association d'idées, parce que hier, mes téléchargements ont connu un nouveau méga-pic qui a porté le total de mes lecteurs un peu au-dessus de 2 400 000 mais ce n'est pas de cela que je vais vous parler.

Avada_Kedavra.jpgCar, en effet, avec mon esprit d'escalier, à peine avais-je ce "pic et pic et colegram" dans la tête que je me suis dit : au fait, ça veut dire quoi "pic et pic et colegram" ? Et le reste de la comptine aussi, tant qu'on y est ? En effet, il y a toujours un sens caché derrière ces formules qui sonnent comme des onomatopées mais qui fleurent bon la magie des temps anciens.

Pensez par exemple au mystérieux "Abracadabra" qui provient en droite ligne de l'araméen, remis au goût du jour par Harry Potter avec le sortilège impardonnable "Avada kedavra".

Plusieurs étymologies sont possibles, le mot "khedabra" signifiant "la mort" ou "la destruction", l'expression "abreg ad habra" voulant dire "envoie ta foudre jusqu'à la mort" (probablement la signification choisie par J.K. Rowling) et la phrase hébraïque "abra ka dabra" ayant le sens moins tragique - mais plus universel pour un sort - de "il a créé comme il a parlé".

Pour revenir à la comptine, un petit coup d’œil sur le Trésor de la Langue Française ne m'a rien donné - "colegram" y est inconnu. C'est sur Wikipedia que j'ai eu la réponse.

"Ams tram gram" est presque évident : c'est une déformation phonétique de "Ein zwei drei", c'est à dire "un deux trois" en allemand - rien que de très classique pour débuter une comptine. La version qui a bercé notre enfance est une reproduction déformée d'une vieille comptine allemande qui, une fois traduite, dit à peu près ceci :

Un, deux, trois,
Vole, vole, hanneton,
Cours, cours, cavalier,
Un, deux, trois.


ysengrin.jpgTrès mignon, plein de légèreté... mais une autre origine a été proposée et elle est autrement plus fascinante. Il s'agirait d'une antique incantation chamanique utilisée dans les veillées funèbres chez les Francs. Grâce à elle, l'officiante était possédée par l'esprit du Loup.

Emstrang Gram
Bigà bigà ic calle Gram
Bure bure ic raede tan
Emstrang Gram
Mos Gram !


Seuls les plus âgés d'entre nous maîtrisant l'ancien Franc, je me permets de le traduire en français moderne pour les jeunes générations :

Toujours fort, Grain
Viens donc, viens, je t'appelle, Grain
Surviens car je le demande à ma baguette des sorts,
Toujours fort, Grain
À manger, Grain !


Grain, c'est le Loup Céleste dont le surnom poétique et mystérieux est le Grain de la Lune. On en retrouve la trace dans Ysengrin, le nom du loup dans le roman de Renart, qui est peut-être une allitération de "In sin grin", la première strophe de la version provençale de la comptine :

In sin Grin
Pique pique colegrin
Bourre bourre lacagrin
Mouscrin


D'autres variantes existent dans de multiples langues.

Amusant comme cette comptine que tous les enfants chantent joyeusement est en fait, sans qu'ils le sachent, une invocation à leur pire cauchemar, le Loup.

Loup y es-tu ? M'entends-tu ? Abracadabra !

Très belle journée à vous


Illustrations : Avada kedavra (1), Ysengrin (2)

19 janvier 2012

Jeremy Lecoover a encore frappé

rodin bandeau.jpgEt de huit ! Enfin, presque, je n'ai pas encore eu le temps de terminer mais ça devrait se faire dans la journée. Je parle de la huitième nouvelle de J'ai treize envies de plus. Elle est directement tirée de l'une des propositions que m'a faites Jeremy Lecoover. Cette fois, j'ai gardé aussi bien la situation que le titre.

L'indécente aux enfers

Une femme décide de faire un gang-bang les yeux bandés avec des inconnus mais est persuadée que l'un des hommes est son mari. Mais est-ce lui ou un autre membre de sa famille ?


Voilà... Je dois dire que quand je l'ai vue, cette idée, j'ai commencé par ne pas la retenir. Ah oui, pour les personnes qui l'ignorent, un gang-bang en argot anglais, c'est une partie de sexe (bang) à plusieurs (gang) et plus spécifiquement plusieurs hommes pour une seule femme.

Certes, je voyais bien le fantasme pour une femme de se faire faire l'amour par des inconnus sans les voir. Mais j'avais un peu de mal avec le reste de la situation, ne sachant comment la prendre pour éviter autant que possible les lieux communs du genre. Et pour cela, le plus important a été de définir les profils psychologiques des deux protagonistes clés : la narratrice et son époux.

Le mari est-il un chaud lapin adepte de ce genre de distraction ? Un époux rangé qui ne soupçonne rien des frasques de sa chérie ? Ou encore, un époux rangé en apparence mais avec une double vie de chaud lapin ? Même question pour la narratrice, l'histoire étant très différente s'il s'agit d'une libertine ou d'une épouse jusque là fidèle qui décide de faire en secret une expérience extrême.

J'en ai parlé avec Anti qui m'a dit comment elle voyait les choses. J'y ai ajouté deux ou trois idées pour faire une chute à l'histoire qui soit en accord avec la suggestion de Jeremy Lecoover tout en introduisant un élément de surprise.

Et hop ! A suivre !

Très belle journée à vous


L'illustration est réalisée à partir d'une photo prise au musée Rodin en mai 2008

17 janvier 2012

Dessous de table

Je vous en parlais il y a deux jours, Anti m'a donné deux idées de nouvelles pour le recueil J'ai treize envies de plus. La première était celle de l'allumeuse du réverbère, dont j'ai terminé l'écriture avant-hier. Quant à la seconde, je l'ai écrite hier soir.

Le plus simple, pour vous en expliquer le thème, est que je vous laisse lire ses premières lignes.

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Dessous de table


                                                                                                          Les dessous chics, c'est ne rien dévoiler du tout
                                                                                                          Se dire que lorsqu'on est à bout, c'est tabou.

                                                                                                                                  Serge Gainsbourg



Pour le premier anniversaire de notre rencontre, j’ai invité Selma au Jardin des Sens, le restaurant trois étoiles de Montpellier. Elle venait d’avoir vingt-cinq ans et elle était plus belle que la plus belle des déesses.

P5230888b.JPGEn ce mois de janvier, l’air était incroyablement doux. La température restait tout de même loin d’être estivale mais Selma avait choisi sa plus belle robe, une petite merveille de sensualité de chez Desigual, très courte, au décolleté vertigineux, avec une fermeture à glissière bien visible sur le devant qui permettait de l’ouvrir sur toute sa hauteur, depuis le bas ou le haut.

Rien de plus sexy ne pouvait mettre en valeur son corps de rêve, à part ne rien porter du tout bien sûr, mais là, on aurait couru à l’émeute.

Après avoir laissé notre carrosse aux bons soins du voiturier, nous sommes entrés et avons été aussitôt accueillis par une dame très chic qui nous a conduits jusqu’à notre table dans la salle aux larges volumes.

Deux garçons sont venus nous aider à nous installer face à face et un troisième nous a apporté la carte. J’ai commandé deux flûtes de champagne qui sont arrivées moins d’une minute plus tard.

Alors que je commençais à parcourir les menus, j’ai vaguement vu Selma se tortiller un peu sur sa chaise. Une petite boule de tissu rouge est venue atterrir dans mon assiette. Je n’ai eu aucun mal à l’identifier.

C’était son string.

(à suivre...)

Très belle journée à vous


Photos prises au Jardin des Sens le 23 mai 2008
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15 janvier 2012

L'allumeuse du réverbère

PC240834b.JPGTout le monde a lu Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry. Comment ? Quelqu'un ne l'a pas lu ? Qu'il aille sur le champ le lire avant de revenir !

Bon, maintenant qu'il n'y a plus ici que des gens qui ont lu Le Petit Prince, vous vous rappelez tous le passage de l'allumeur de réverbères. Il vit sur une planète minuscule et qui fait un tour complet sur elle-même en une minute. Du coup, son travail est épuisant puisqu'il doit allumer et éteindre son réverbère une fois par minute.

"Ce que le petit prince n'osait pas s'avouer, c'est qu'il regrettait cette planète bénie à cause, surtout, des mille quatre cent quarante couchers de soleil par vingt-quatre heures !"

Il y a deux jours, Anti, à qui je demandais d'autres idées pour poursuivre mon recueil, en a eu deux dont celle-ci : l'histoire de l'allumeuse du réverbère. Amusant de voir comment, en passant du masculin au féminin, le mot "allumeur" prend immédiatement une connotation très particulière.

J'ai commencé à écrire la nouvelle hier. Le narrateur rentre chez lui par une rue encore équipée de réverbères. Certes, ils ont désormais des ampoules mais le charme demeure. Voilà qu'il croise, au pied de l'un de ces réverbères, une jeune femme vêtue d'une robe très chic et très moulante. Trop chic pour qu'elle soit une prostituée, trop moulante pour cacher qu'elle ne porte rien dessous.

Vous vous y attendez, la jeune femme se met à allumer le monsieur. Après quelques péripéties servant à faire grimper l'érotomètre dans la zone la plus chaude, ils vont passer à l'acte sous une porte cochère. Oui, mais si quelqu'un surgit au risque de les voir ? L'excitation peut très bien s'en trouver amplifiée chez l'une et entravée chez l'autre.

"Quand il allume son réverbère, c'est comme s'il faisait naître une étoile de plus, ou une fleur. Quand il éteint son réverbère ça endort la fleur ou l'étoile."

A l'allumeuse de veiller à ce que la flamme reste vive si elle veut repartir les yeux pleins d'étoiles ou de fleurs.

Ah, au fait, je vous ai dit qu'Anti avait eu deux idées et je ne vous ai parlé que de la première. Pour la seconde, ce sera un peu plus tard.

Très belle journée à vous


Photo prise à Sauve le 24/12/07

12 janvier 2012

Fais un pas du côté sauvage

Rester à la maison pour cause de coup de fièvre peut avoir du bon. On est au chaud, on doit se reposer et, quand on se sent mieux, on a tout le temps qu'on veut pour passer le temps de façon agréable. Comme, par exemple, écrire une cinquième histoire pour J'ai treize envies de plus.

Cette fois encore, mon point de départ a été une situation proposée par Jeremy Lecoover et cette fois encore, je l'ai adaptée à ma sauce pour me l'approprier plus efficacement.

L'idée de départ était la suivante : une femme drague le seul gay présent au bar qui accepte de lui faire l'amour pour découvrir les relations hétéros. La variante que j'ai utilisée reprend l'élément principal (une femme drague un gay) mais modifie les circonstances. Dans ma nouvelle, ce n'est pas le gay qui veut essayer l'hétérosexualité, c'est la femme qui le séduit en lui faisait croire qu'elle est un homme. Oh, pas très longtemps : juste l'espace d'une soirée, lors de laquelle elle se débrouille pour le croiser dans une boîte gay où il a ses habitudes.

La comédie musicale Victor Victoria explorait une situation analogue - scènes érotiques en moins, cela va de soi - avec Julie Andrews dans le rôle de la femme qui fait croire qu'elle est un homme qui fait croire qu'il est une femme pour les besoins d'un spectacle de travestis.

Dans ma nouvelle, le challenge est un peu plus compliqué puisque le but de la séductrice est de maintenir l'illusion le plus longtemps possible, y compris quand le bel homo la suit dans une backroom pour passer à l'acte et qu'ils se déshabillent. Vous découvrirez les trésors d'imagination qu'elle déploie pour parvenir à ses fins lorsque le recueil sera disponible. Si je continue à écrire à ce rythme, ça ne devrait plus trop tarder.

Le titre, Fais un pas du côté sauvage, est directement tiré de la célèbre - et sulfureuse - chanson de Lou Reed, Take a walk on the wild side.

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Bon... J'ai quelques photos dans ma collec qui pourraient illustrer certains aspects de l'histoire mais même les plus softs sont carrément trop évocatrices pour que je puisse en utiliser une ici. Alors, je vais botter en touche. La boîte où a lieu la rencontre que je raconte s'appelle Le Chaton Rose. Je vais donc vous montrer l'un de nos chatons, même s'il n'est pas rose. Je lui trouve un petit air déterminé qui colle bien avec le caractère de mon héroïne.

Très belle journée à vous

11 janvier 2012

La bonne pulsion afin que le fluide agisse

J'ai écrit hier soir la quatrième nouvelle de J'ai treize envies de plus. Elle est basée sur une idée de Jeremy Lecoover avec une légère variante qui la rend encore plus excitante. Pour le titre, j'ai fait simple : Pulsion. Normal, l'action se déroule chez un psy.

De même que pour Tout le monde peut se tromper, je vais pratiquer à nouveau le lectus interruptus en vous dévoilant les premières lignes de l'histoire et en m'arrêtant au moment précis où la suite ne peut pas décemment être lue par des yeux innocents.

Pulsion

                                                                                                                L'important, la seule chose qui compte vraiment,
                                                                                                                C'est de trouver la bonne pulsion,
                                                                                                                La bonne vibration,
                                                                                                                L'énergie créatrice,
                                                                                                                Une aisance, une présence,
                                                                                                                Une parfaite maîtrise de la danse
                                                                                                                Et de l'improvisation,
                                                                                                                La bonne pulsion
                                                                                                                Afin que le fluide agisse

                                                                                                                          Michel Jonasz




P8130076c.JPGJ’ai bossé pendant plus de deux heures sur ce satané WC. Il était situé dans une petite pièce attenante au cabinet de consultation du psy, probablement l’endroit où il venait se soulager entre deux consultations. La canalisation d’arrivée d’eau était tellement vétuste que j’avais décidé de la changer en entier en plus de la cuvette, elle aussi hors d’âge. J’avais refermé la porte pour finir de fixer mon tube de cuivre dans l’angle le long des gonds et vérifier l’étanchéité de mes soudures. Alors que j’étais à quelques minutes de terminer, j’ai entendu deux voix de l’autre côté de la porte, une masculine et l’autre féminine. Probablement le psy et l’une de ses patientes.

Merde. Visiblement, le toubib ne savait pas que j’étais encore là. Si je sortais, il allait falloir que je poireaute je ne sais pas combien de temps avant de pouvoir revenir, tout dépendait de son carnet de rendez-vous. Par contre, si je restais, j’allais rester bloqué là pour une vingtaine de minutes. Ensuite, je pourrais m’éclipser discrètement au moment où il irait raccompagner sa cliente.

Pour être franc, je trouvais plutôt excitant d’assister en douce à une séance. Je n’en avais jamais vu en vrai, en dehors de ce qu’on nous montre dans des séries télé.

J’ai légèrement entrouvert la porte. De là où ils étaient, ils ne pouvaient rien voir, elle était dans la pénombre et il y avait juste devant un claustra très chargé qui l’occultait presque entièrement. Moi, en revanche, j’y voyais très bien.

La jeune femme s’était déjà allongée sur le divan, quasiment face à moi. Elle était canon, une vraie déesse. Et comme on était en juillet, très légèrement vêtue. Le psy était installé dans son fauteuil, en retrait par rapport à elle. Il lui tournait le dos et à moi aussi. Parfait.

Elle a commencé à lui parler d’un rêve qu’elle faisait souvent. Il répondait juste mmh-mmh de temps en temps et prenait des notes sur un calepin.

Hyper chaud, le rêve. Elle marchait dans un lieu public et elle sentait que quelqu’un la touchait. Quelqu’un d’invisible. Ses mains la caressaient, un peu partout sur le corps, puis passaient entre ses [...]

(A suivre...)

Très belle journée à vous


Photo prise à Cuba en août 2009

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