22 février 2008
Double face (Bloody Mary)

Ce fil rassemble des poésies de Bloody Mary. Pour les voir, affichez les commentaires.
Je suis très heureuse de l'inaugurer avec le poème "A nous", que je tenais à partager avec vous.
Miss You
Deux photos pour habiller la Dame et son recueil improvisé ici.Un scalpel, forcément, parce que c'est toujours l'image qui me vient à l'esprit lorsque je lis un de ses poèmes; parce Bloody So... ouvre notre cœur et le sien sans coup faillir, en utilisant les mots justes avec une précision chirurgicale, sa manière à elle, j'imagine, de dire "Je t'aime"...
anti
Comme tous les poèmes publiés dans cette section, ils sont et restent la propriété de leurs auteurs. Merci de les citer avec leur nom.
10:10 Publié dans Vos poésies | Lien permanent | Commentaires (464) | Envoyer cette note | Tags : poésie, bloody mary, la peste noire






Commentaires
A nous
Il tenait mon corps d’enfant contre le sien,
Il criait aux chevaux d’ouvrir le ciel,
Le vent m’aveuglait de sa lumière,
Les mains nouées à la crinière de lune
Je fendais le couchant Camarguais
De mes prunelles de vierge noire,
Buvant la voix du père qui m’emportait
Vers sa liberté,
La nôtre…
Son parfum de soleil tiède,
Ses mots de tendresse nue,
Et ses rires détonations !
« Rien de ce que tes yeux peuvent voir ne t’appartient fillette,
Rien n’est à toi….Mais tout est à nous ! »
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 22 février 2008
Yes yes yes! Bienvenue à tes poèmes, Bloody You!
Ecrit par : Anna Galore | 22 février 2008
Eh bé !!! Ca continue encore et encore, c'est que le début d'accoreuh d'accoreuh...
Anti, Francis.
Ecrit par : Antillaise | 22 février 2008
En plus "Double face", c'est scotchant.
Ecrit par : Anna Galore | 22 février 2008
Là je te lis vraiment...
Ecrit par : voiedoree | 23 février 2008
Un autre poème de Bloody que j'aime beaucoup (Bloody et le poème ;)
***********
Trois fois le silence
A l’encre rouge sur un cahier, j’ai griffonné trois mots muets.
Trois hiéroglyphes alambiqués,
Trois ectoplasmes couleur d’attente,
Trois sculptures nues en signes abscons,
Trois mots d’enfant qui sonneraient faux
Si de ma bouche voilée de sang, ils s’échappaient dans un murmure.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 24 février 2008
Merci les potos :)
Faut que je vous dise un truc quand même. J'adore le principe que ce soit toi/vous qui choisissiez quel poeme vous allez mettre ici. Parce que moi je ne sais jamais lesquels choisir. Et ça me donne un espèce de panel de consommateurs, lol !
Merci encore en tout cas bisousss
Ecrit par : SoBloodyRavie | 25 février 2008
On est bien hein?
Ecrit par : voiedoree | 25 février 2008
Panel de consommateurs, panel de consommateurs, est-ce que j'ai une tête de panel ??
Alors ça c'est bien la première fois. Mdrrrrrrr
Bizzzzzzz
Ecrit par : Miss You | 25 février 2008
Je ne t'attends pas
Allongée sur mon lit,
Les fesses en étendard,
La Lune me sourit
Entre deux rideaux noirs.
Je caresse d’un doigt mes lèvres paresseuses…
Bascule un peu la tête pour inonder mon dos,
D’un flot de mèches brunes, sauvageonnes, joueuses…
Comme un battement d’aile effleurerait ma peau.
Pas de pensées hostiles
Assaillant mon humeur.
Le temps se fait servile
Et va courir ailleurs.
Je déguste l’instant statique et savoureux ;
Ce vide où s’abandonnent et se noient les névroses.
Ces minutes fantômes, de glaces et de feux.
Ces torpeurs angéliques, vers quoi tend chaque chose.
Ton entrée dans la chambre,
Ta bouche sur mes reins…
Mon été en novembre,
Mon prince souverain…
Ecrit par : Slayeras | 25 février 2008
J'adore.
Ecrit par : voiedoree | 25 février 2008
Bibliothèque
Mes yeux sont vides,
Liquides, avides…
Regard errant
Au long des rangs…
Tout est enfouit au fond des livres,
Tous les jardins, les bateaux ivres ;
Pages cornées à tout livrer
Lignes usées, trop déchiffrées…
Bibliothèque,
Tombeau aztèque,
Ou sarcophage
De tant d’ouvrages ;
Ouvre tes portes, et montre-moi
Tes bois précieux, ouvre tes bras ;
Et apprends-moi les mots du temps
Les cris silencieux des romans…
Inocule-moi les souvenirs,
Lettres suintant le repentir.
Laisse-moi goûter les regrets
Des sans talents, des imparfaits…
Remplit mon crâne de merveilles,
Ecrits d’archanges sans pareils.
Ceux qui pointent leurs plumes aux cieux,
Secrétaires particuliers des dieux…
Mes yeux s’allument,
D’or et de brumes,
Regard plus large,
De pages en pages…
Ecrit par : Antillaise | 25 février 2008
Tu me sers deux vers
Tu me sers deux vers, un pour la soif, un pour la rime…
Je m’embellis le quotidien en découvrant ce que tricotent
Tes neurones.Tu trempes ta plume dans le caniveau,
Tu embrasses, tu baises…En ville ? Je biaise
En vrille le quotidien.Tes
alchimies,
douceurs
verbales,
Redressent
ma barre
D’icônes
d’espoirs
rouges.
Je bois
tes mots,
Sans fin, sans soif…
Abreuves-moi
encore de tes
liqueurs d’éther,
Laisse couler le flot de tes caresses grammaticales,
J’ai l’oreille désertique, le cœur perméable et l’âme hydrophile.
Ecrit par : Antillaise | 25 février 2008
Alors là, j'avoue que je suis comme SoBloodyRavie: c'est génial de laisser à chacun le soin de poster un poème de toi!
Bravo pour tous tes vers, bellissima
Ecrit par : Anna Galore | 25 février 2008
Génialissime tu veux dire ! Je suis sur le Q ! (mais ça va la ptite queue est en berne) :-D
Merci à vous !
Ecrit par : BloodyRemix | 25 février 2008
j'aime te lire, comme ça...découvrir.
Bisous Bloo.
Ecrit par : boudufle | 25 février 2008
Ce sont des poèmes qui me parlent...
Ecrit par : voiedoree | 26 février 2008
De beaux poèmes Anti, je découvre aujourd'hui.
Ecrit par : ZAZA | 26 février 2008
De très beaux poèmes de la sanglante oui !
Anti
Ecrit par : Antillaise | 26 février 2008
Ecrire
L’écriture est vampirique.
C’est un besoin viscéral, une addiction perverse.
Les yeux douloureux de ne pas voir les maux écrits ;
Les mains crispées de ne pas tenir les rênes de l’imaginaire.
La nuque raidie au dessus du blanc avide de la page.
L’esprit créatif, vorace, qui hurle aux tréfonds du vide…
Faire quelque chose de tout ça,
Peindre une litanie de mots en deuil,
Obscurcir les lumières fades du quotidien
Toujours un peu plus.
Trier ses tripes sur la feuille,
Ecarter l’anodin ou l’assaisonner de génie en poudre ;
Jeter les sentiments calcinés par-dessus l’autre bord.
Et recommencer,
Encore,
Tous les jours quelque chose à dire,
A écrire…
Quelque chose à imaginer,
A analyser,
A découper,
A taillader…
Et le servir froid, revu et réanimé.
Trop de chaleur tuerait le style.
Le compagnon de misère du fond et de la forme ;
Il faut apprendre à le préserver, l’honorer,
Ce fantôme muet, cet ange gardien attendu.
L’inspiration en panne,
On peut toujours tricher un peu…
C’est beau la forêt,
C’est nul la guerre, le racisme…
Allo le style ? La forme est chez toi ?
Rappliquez dare-dare, il faut que j’écrive un truc !
Vite !
J’ai mal !
Il faut que ça sorte !
Le stylo au fond de la gorge
Penchée au-dessus de la page,
Une ultime douleur, dernier spasme mêlé de sang…
La pieuvre qui dort en mon crâne crache son encre.
Et je peux la lire.
C’est moi ce vide noir qui grouille sur la page.
C’est moi…
Ce n’est que moi.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 26 février 2008
Un de mes préférés à moi aussi... Je ne le dis pas trop fort sinon SoBloodyElle va me regarder de travers d'un air sceptique (elle sait exactement à quelle expression je fais allusion, hé hé) mais quand même je le dis, et toc!
Ecrit par : Anna Galore | 26 février 2008
Elle m'a menacé de la même chose. C'est pour ça, je lui dis quand même ;)
Avant de choisir "Ecrire" j'ai passé un long moment sur le blog de la belle et je sais déjà le prochain que je posterai ici. Le choix est infini...
Ecrit par : Miss You | 26 février 2008
Je viens d'ouvrir un fil séparé totalement consacré à "Toboggan", l'un de ses plus beaux textes. C'est dans la section "Raconte-moi une histoire".
Je n'ai plus qu'à demander l'asile politique à la Moldovalaquie, tellement sa fureur va être terrible.
Ecrit par : Anna Galore | 26 février 2008
ah! ben vi...fait ton ch'tit sac Anna...
Ecrit par : boudufle | 26 février 2008
Je resterai en contact par ce blog sous un habile pseudo (Anna Nîmes) mais ne donnez surtout pas mon adresse à So.
Ecrit par : Anna Galore | 26 février 2008
Allez n'aies pas peur, elle ne te ferait pas de malle.
Ecrit par : Miss You | 26 février 2008
Je vais quand même me la faire.
Pas Bloody. La malle.
Ecrit par : Anna Galore | 26 février 2008
MDR....!
Ecrit par : boudufle | 26 février 2008
Au pire, elle te ferait la tête au Carey
Ecrit par : Miss You | 26 février 2008
Ah? elle te l'a fait aussi?
Anna Nîmes
Ecrit par : Anna Galore | 26 février 2008
Vi, d'ailleurs si elle me cherche, t'auras qu'à lui dire que Miss y partie !
Ecrit par : Miss You | 26 février 2008
Hé, j'ai une idée: tu pourrais prendre Miss Terre comme habile pseudo. Ton identité serait vraiment un... euh... mystère.
Ecrit par : Anna Galore | 26 février 2008
Ouaip, méga bonne idée, et pour ne pas me perdre, je sèmerai des bouts de blog ?
Ecrit par : Miss You | 26 février 2008
Génial ! Moi par contre, je garderai l'annanîmat et je raconterai des blogues hyper drâles.
Ecrit par : Anna Galore | 26 février 2008
Cooooooool, y a pas de malle à se faire du bien
Ecrit par : Miss You | 26 février 2008
ça va vous ? ...mdr !!! je vous attrape ici pour vous faire des bisous pleins, fous et bonne soirée...
La Miss Terre de la mâle Anna-Nîmes , une comédie drâle en un acte ...
Ecrit par : boudufle | 26 février 2008
Bah moi j'me fais la malle. Hein ? J'vous laisse entre Missterreanna-Nîme et boules blogs... :-D
bizzzzzzzouuuuuuuuuuu
Ecrit par : Slayeras | 26 février 2008
Bisous les girls, très belle soirée et doux rêves.
Ecrit par : Miss You | 26 février 2008
Bizzzzzzzzzzzzz les fiiiiiiiiiiiiiiiiiiiilles
Ecrit par : Anna Galore | 26 février 2008
Mais vous êtes dingues !! MDR
De doux dingues... Et je dois vous signaler que je suis d'origine Moldovaques de part l'orteil de ma tante...
Ecrit par : BloodyBidonnée | 26 février 2008
Bon, je file au Boukistan.
Anna, dur dur
Ecrit par : Anna Galore | 26 février 2008
Pétard on est malle on est malle
Ecrit par : Miss You | 26 février 2008
Ah c'est mon rital qui est un peu du Boukistan là, c'est l'heure ! :D
Bisous de la nuit les gentils cintrés :)
Ecrit par : BloodyHeavy | 26 février 2008
Attention, après un certain temps le Boukistan devient Boukistari.
Ecrit par : Anna Galore | 26 février 2008
Mdrrrrrrr
Ecrit par : Miss You | 26 février 2008
Des lires et des lires mais c'est riche tout ça !!!
Ecrit par : voiedoree | 27 février 2008
Allez une fois n'est pas coutume, je vous mets mon dernier né, parce que je l'ai écrit pour ma meilleure amie qui rentre bientôt de Nouméa et ça me rappelle tellement de choses que... Ensemble on a apprit qu'on pouvait aimer d'amour en amitié, c'est pas rien !
SIAMOISES
Petite sœur,
Petit oiseau de lumière,
Siamoise attachée par le cœur,
A mon cœur.
Ton nom palpite en ma paume ouverte…
Je ne refermerais rien sur toi,
Je ne veux que te garder ici, au chaud.
Comme un point de première rencontre
A chaque rendez-vous.
Pour être le côté pile de tes sourires,
La gardienne de tes larmes secrètes
Et de tes ivresses indécentes.
Le chat noir silencieux qui te couve du regard
Du haut du balcon de la tendresse.
Cendre de tes incendies solaires,
Je m’envole, atomisée par une bourrasque de distance ;
Mais ne disparaît pas.
Je reste là où tu m’attendras,
De brumes et des pluies…
Là où nous nous retrouverons,
En poussières étincelles…
En retrouvailles,
Toujours.
Ecrit par : BloodyRéjouie | 27 février 2008
"Ensemble on a apprit qu'on pouvait aimer d'amour en amitié, c'est pas rien !"
Tout est dans tes mots. Quelle découverte hein, quel cadeau aussi. Magnifique de soleil.
Ecrit par : Miss You | 27 février 2008
Oui quel cadeau. Quand une personne devine sans demander, et sait dire dans un regard "je ne sais pas, je ne veux pas savoir mais je suis là"...
Et on sait pour en avoir parler toi et moi Miss que les gens qui parle, qui parle, qui parle, sans écouter, ce n'est pas ça qui manque. ;)
Kiss ensoleillé en plein dans l'oeil
Ecrit par : BloodySweetie | 27 février 2008
Mdr... Miss, elle va avoir un oeil au beurre sol maintenant ! ;-)
Ecrit par : Slayeras | 27 février 2008
Nan nan Slay, j'aurais juste l'oeil bronzé ;)
Kiss BloodySweetie, oui vraiment c'est un magnifique cadeau.
Ecrit par : Miss You | 27 février 2008
So? Tu es vraiment BloodyAdorable toi, alors, tu sais?
(oui, oui, je prends le premier toboggan et je sors...)
Ecrit par : Anna Galore | 27 février 2008
Alors ? tu t-y trouves pas Sexy avec ton p'tit oeil doré ?
Je sors aussi... Slay la rebelle revient folle-dingue est de retour...
Ecrit par : Slayeras | 27 février 2008
Sexy heu ????????? bein non.
Tout bien réfléchi, mieux vaut un oeil au beurre sol qu'une sole au beurre dans l'oeil ;)
Ecrit par : Miss You | 27 février 2008
O sole mioooooooooooooooooo
Ecrit par : Anna Galore | 27 février 2008
bein oui j'aurai bonemine !
Ecrit par : Miss You | 27 février 2008
entre les boules de blogs et les bonnes de mines... j'suis un peu perdue ici. :-D
Ecrit par : Slayeras | 27 février 2008
Aarrgghhh ! le grand retour de bonemine !
Anti, Ielosubmarine.
Ecrit par : Antillaise | 27 février 2008
Il est pas frais, mon poisson?
Ecrit par : Anna Galore | 27 février 2008
Bein oui quoi, ça compte le look, il ne suffit pas de quelques falbalas!
Ecrit par : Miss You | 27 février 2008
Et des bottes ça suffit ? :D
Ecrit par : BloodyBoloPasNiaise | 27 février 2008
Oui si elles sont marrons à frange et à talons compensées ;)
Ecrit par : Miss You | 27 février 2008
Il en faut deux paires si tu as 4 pâtes (fraîches, bien sûr)
Ecrit par : Anna Galore | 27 février 2008
ça me botte tout ça...
Bon c'est pas tout mais j'vous laisse. On a des choses à faire. Bizzzzzzzou mes p'tites déjantées adorées.
Ecrit par : Slayeras | 27 février 2008
Ah oui, c'est vrai, tu ovules, là 8-)
Bon, ben très bonne soirée!...
Ecrit par : Anna Galore | 27 février 2008
Ne t'inquiète pas elle sera Bonne... :-D
Ecrit par : Slayeras | 27 février 2008
Le choix de la sorcière
Il y a longtemps…
Très longtemps,
Trop longtemps,
Peut-être jamais…
La plante de mes pieds nus,
Comme un tambour battant l’assaut,
Ecrasait les bruyères, s’écorchait sur les pierres.
Et mon sang furtivement,
Se mêlait à la tourbe ;
En étincelles rouges, je perdais sans savoir
Un peu de cette vie
Un peu de cet espoir
Un peu de cette avance prise sur mes poursuivants…
Et tout au bord du vide, aux lèvres des falaises,
J’ai croisé mon destin qui grondait aux récifs.
Une seconde
Dans une vie
En équilibre sur un choix…
Me donner la mort,
Ou leur abandonner ma vie.
Etre immolée,
Se démembrer,
Le bûcher pour laver mes pêchers
Ou les vagues pour les noyer dans l’oubli…
Avec en préambule à la morsure glacée de l’eau,
Le craquement sinistre de mon squelette
Sur les écueils noirs de mon île...
Magie noire, si tu es,
Magie noire sauve-moi !
Ils me disent damnée
Magie noire fais-toi blanche…
Sur la canopée des forêts d’Irlande,
Flottent encore ces volutes pestilentielles…
Et parfois à la croisée des vents contraires,
Elles dessinent mille visages figés dans le regret
De n’avoir pu choisir…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 28 février 2008
Superbe... plein d'échos en moi.
Merci Miss d'avoir choisi ce poème et merci à So d'en avoir été habitée.
Ecrit par : Anna Galore | 28 février 2008
Le retour de Lilith, jamais partie en fait, ne pouvait pas ne pas être salué ;)
Ecrit par : Miss You | 28 février 2008
Je ne peux que m'incliner, mais c'est habituel
une remarque si tu veux : pécher c'est l'arbre, péché, la soi disant faute....
Ecrit par : voiedoree | 28 février 2008
"Le choix de la sorcière "
Magnifique ! J'entendais battre le tambour en le lisant !
Anti, vivement demain !
Ecrit par : Antillaise | 28 février 2008
Le monde et... Toi
Sur les rives d’un fleuve endormi entre les racines du temps…
Sur la pente rousse de tes reins parfumés de regrets et d’absence…
Sur l’air d’un blues qui suinte en silence le cajun et le bayou…
Je glisse.
Dans les profondeurs abyssales d’un rayon de soleil au plafond…
Dans les méandres veloutés de tes cheveux délivrés de mes mains…
Dans l’attente de l’arme, la larme qui inondera nos dernières heures…
Je sombre.
Quand la terre délivre les mystères de ses profondeurs ocrées…
Quand à genoux, je m’enlise dans le béton du piédestal…
Quand les flashs de tes yeux crépitent pour d’autres…
Je m’éteins.
Le monde ne sera jamais aussi aveuglant que toi.
Le ciel ne sera jamais que leur paradis privé.
Le reste n’est que fumisterie.
Je t’aime.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 29 février 2008
Histoire de dire
Je vis dans un monde surréaliste.
Un univers d’odeurs et de bruits belliqueux.
Où les murmures sont cris,
Où les couleurs ternissent le soleil.
D’idées noires en pluies de roses,
Je vagabonde aux grés des rêves.
Et je balade mes illusions de perspectives en occurrences…
Mon histoire a la langue bien pendue,
Dans un dialecte intime, elle se raconte, impudique. Elle étale ses salissures sur des écrins d’imaginaires.
Et j’ai honte…
Mais rien ne l’arrête,
Elle se poursuit, résolument.
Je ne suis que la matière brute entre ses doigts de verre,
Elle ressasse mes échecs, les remodèle, les travestis…
Les rebaptise à l’occasion en incidents, en coups de poisse.
Mais je ne suis pas dupe et j’ouvre l’œil…
Pour décrypter patiemment les images polychromes
Avant qu’elles n’envahissent mon film en noir et blanc.
Que leurs couleurs hurlantes ne fracassent mes silences,
Que le poids du mensonge ne m’écrase
Infiniment…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 01 mars 2008
Enchanter sous la douche
Laisse glisser tes tissus, tes soucis,
Tes rendez-vous manqués,
Tes regards calculés,
Les bruits remixés du jour,
Les vides remplis d’attente,
Les souffles fétides et hiérarchiques…
Laisse les tomber sur tes chevilles,
Dégringoler en cascades soyeuses
Le long de ton corps primordial…
Je t’accorde un instant au nom des vanités,
Pour admirer ou haïr tes courbes de femelle,
Quand enfin elles ne sont qu’elles.
Mais déjà je t’attends,
Hypnotisé,
Je ruisselle de chaleur,
De mousses et de détours…
Derrière tes premiers frissons réflexes,
Je tire un pan de polyuréthane ;
Papier cadeau étrange se refermant sur mon envie.
Un baiser au passage pour goûter cette épaule
Qui ondule sous mon nez, devant mes yeux plissés…
La gorge et la nuque m’attirent, elles aussi
Mais je retiens l’élan qui pourrait te faire fuir…
Car déjà tu t’évertues à expier les heures,
A effacer leurs traces de tes recoins secrets.
En souplesse, en douceur,
En gestes ronds,
Précision salvatrice…
Absent,
Je regarde l’écume parfumée,
Myriade de micro bulles vanillées
Qui nonchalamment, vont là où je n’irais jamais…
Et là tes yeux de mois de mai,
De leurs lueurs d’enfance, de cerisiers en fleurs
M’envoient d’un battement d’aile détrempée,
Un signal.
Celui que j’attendais sans doute,
Sage et discipliné au bord de l’implosion…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 02 mars 2008
c'est mon préféré...
Ecrit par : boudufle | 02 mars 2008
Je ne saurais pas dire quel poème de BloodySweetie je préfère, parce que j'en aime beaucoup et certains plus que d'autres à un moment précis, à un état d'esprit dans lequel je me trouve, mais j'aime vraiment énormément celui ci.
Ecrit par : Miss You | 02 mars 2008
J'avoue que je me sens tout autant dans l'embarras si je devais dire quel est mon préféré. BloodyElle est une très très grande. Nombreux sont ses poèmes qui me transpercent par leur force et leur beauté.
Ecrit par : Anna Galore | 02 mars 2008
Ah...un vrai jardin de poèsie...super...j'aimais tous...
Ecrit par : Jayshree | 02 mars 2008
Oui....
Ecrit par : LylaTsB | 02 mars 2008
Moi ça ne compte pas que je les trouve magnifiques, je suis un inconditionnel....
Ecrit par : voiedoree | 03 mars 2008
pffff gnagnagnagrmblpftss
merci mais tsrrgrumplbfff
et bisou carmin
Ecrit par : BloodySoOo | 03 mars 2008
Ca c'est quand elle est touchée, son clavier bégaie ;)
Soho, sympa aussi pour faire des very interesting trouvailles.
Bizzzzzzz
Ecrit par : Miss You | 03 mars 2008
So? Je n'en dis pas plus mais je le pense.
hé hé
Ecrit par : Anna Galore | 03 mars 2008
Juste le vent
Tu m’aimes, dos au vent.
Il souffle,
Tu souffres.
Mais je ne suis qu’un courant d’air…
Les frôlements sur ton visage
Et cet air tiède sur ta peau,
Ce n’est pas moi,
Juste le vent.
Cet élan souple qui te soulève,
Et qui affole ton cœur béant,
Ce n’est pas moi,
Juste le vent.
Tous ces parfums qui t’envahisse
Toutes ces caresses, ces murmures,
Ce n’est pas moi,
Juste le vent.
Ces cris muets que tu me lances,
Ces désirs pourpres, ces tendresses,
Seront emportés,
Par le vent.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 04 mars 2008
on a presque la musique en tête, c'est une comptine , un zeste de frisson, ce n'est que le vent....j'adoreHEUUEUUEU!
Ecrit par : boudufle | 04 mars 2008
Juste parce que parfois les nuits sont courtes pour de douces raisons, je ressors une vieillerie de mes tiroirs, pour les amoureux...
TOI
Toi mon soleil, mon arc-en-ciel,
Toi mon délice d’or, de miel,
Toi mon cadeau, toi mon secret
Ecoutes-moi… Je te promets
De ne rien dire,
De ne rien faire,
Ne pas mentir ;
Ombre d’éther…
Ne plus s’enfumer de volutes sucrées,
Ne plus se parer de fausses voluptés,
Etre moi pour ce Toi, nature sublimée.
Toi l’animal humain qui m’a ensorcelée…
Me défaire des attraits que l’on peut se payer
Retrouver pour te plaire la pure nudité
Etre le vent d’été, la pluie inattendue
Etre cet oasis rêvé, entr’aperçu…
Retourner aux instincts des forêts, des rivières…
Humer les variations de désirs de tes chairs,
Reconnaître l’instant, le moment, l’imminence,
Où tu me voudras terre, où tu seras semence…
Odeurs, parfums, saveurs…
Reviens en moi encore une fois.
Gémissements, ardeurs…
Un peu de toi au fond de moi.
Ecrit par : BloodyInLove | 05 mars 2008
Bloody, je le savais : tes tiroirs recèlent des trésors. Celui-ci brille de mille éclats de soleil.
Ecrit par : Miss You | 05 mars 2008
Il me plait beaucoup celui-là Bloody.
Ecrit par : ZAZA | 05 mars 2008
Bloody in love, une facette de toi que j'aime beaucoup, bellissima.
Ecrit par : Anna Galore | 05 mars 2008
Les créatures de la nuit sont amoureuses aussi parfois ;)
Trrrremblezzz dans vos socquettes !
Et merci les filles
kisss
Ecrit par : Bloodyspo | 05 mars 2008
Mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm
Anti Mmmmmmmm !!!
Ecrit par : Antillaise | 05 mars 2008
douceur Bloo...j'aime!
Ecrit par : boudufle | 05 mars 2008
J'aimais vraiment me promener dans ce jardin de poèsie...
Ecrit par : Jayshree | 05 mars 2008
Celui-là si je le mets aujourd'hui c'est de la faute à Antitanic ! Fallait pas me mettre smalltown boy en tête. J'ai écrit ce texte en l'écoutant à donf dans l'casque...
Bronski Barbie
Ça claque les semelles ferrées sur le bitume bleu nuit…
Ça pulse Bronski Beat derrière la mousse orange du walkman…
Et ça cogne là. Sous le cuir du perfecto.
Ça pourrait faire sauter les badges d’Anarchy in UK !
Mais ça réchaufferait rien du tout.
Ça humecte le tee-shirt finalement ;
Ça trahit le déodorant ;
Et ça fait couler l’eye-liner, le mascara, les illusions…
J’ai mal aux yeux, j’ai mal aux bagues à force de cogner ;
Ecorchée au portail d’un avenir qui se protège.
You and me together, fighting for our love…
You and me together, fighting for our love...
Ad lib...
Ad lib dans ma tête
Dans ma peau,
Dans mes jeans troués comme le quotidien…
Par tes yeux de poupée asiat’…
Le futur a peur de moi
Et le destin ne me connaît pas.
Je vais crever le ventre du lendemain !
Adolescence, triste violence ;
Rêve liquéfié à l’intérieur,
D’un corps trop petit pour être un homme.
Ou une femme ?
Peut-être… ça ou autre chose, mais être !
Avec toi…
Etre ce bout de toi qui te fait rougir,
Ce morceau moite que tu abandonnes dans les draps honteux.
Non je ne le dirai à personne…
Non, je ne l’ai pas fait exprès !
Non, je ne suis pas qu’une pauvre obsédée perverse…
Je te le promets, je dirai rien, je t’aime…
Pardonne-moi de n’être qu’une fille ;
Si je m’appelais Kévin, tu l’aurais dit à ta mère ?
Quand j’avais dix ans, j’embrassais ma Barbie sur la bouche…
Sous la douche…
J’irais au paradis quand même docteur ?
Ecrit par : BloodySommervilleAgain | 06 mars 2008
T'es proprement géniale toi aussi bordel !
C'que j'aime tes mots scalpel, lancinant et percutant !
Antitanic
Ecrit par : Antitanic | 06 mars 2008
Tiens j'avais une autre chanson dans la tête en te lisant :
"I'm barbie girl, in a barbie woooorld..."
Chantée par Barbiesommerville...
Ecrit par : Slayeras | 06 mars 2008
Ad lib dans ma tête
Dans ma peau,
Dans mes jeans troués comme le quotidien…
Je vais crever le ventre du lendemain !
Adolescence, triste violence ;
Rêve liquéfié à l’intérieur,
ça c'est fort !!!
Ecrit par : boudufle | 06 mars 2008
Tiens j'avais une autre chanson dans la tête en te lisant :
"I'm barbie girl, in a barbie woooorld..."
Si BloodySommerville repasse par ce fil, elle va rire : on en parlait hier soir ;)
Ecrit par : Miss You | 06 mars 2008
Miss : les grands esprits se rencontrent !!!! :-D
Bah ouais c'est fort boud'... ! Bloomoondy elle écrit comme elle ressent et elle ressent beaucoup... wouah. Moi j'adopte barbie euh bloodysommerville...
purée ! mdr ! maintenant je chante dans les aigus là... wouah... impossible de retrouver ma voix. Hiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!! Cassez la vooiiiiiiix !
Ecrit par : Slayeras | 06 mars 2008
Noooooooooooooooooonnnnnnnn !!! Pas Patriiiiiick !
Anti
Ecrit par : AntiJustice | 06 mars 2008
A la saint Patrick tu Niques... désolée, désolée... J'avais trop envie ! :-D
Ecrit par : Slayeras | 06 mars 2008
de son vrai nom Marcel benguigui...
ça le fait moins hein les filles Marcellllllllllllllllllllllll....un demi un !
Boudufle dans la même classe...
Ecrit par : boudufle | 06 mars 2008
Marcel ? pétard, ça me fait penser à la silhouette bob ricard et cho7 dans les sandales... A quoi ça tient le glamour !
Ecrit par : Miss You | 06 mars 2008
"A la saint Patrick tu Niques"
Ah ben non, ça va pô être possible: si patrick, pas baise.
Anna, logique
Ecrit par : Anna Galore | 06 mars 2008
Alors là. J'en reste bouche bée...
antibaise.
Ecrit par : anti | 06 mars 2008
lol
si tu préfère on peut le faire avec "à la saint dominique" ça rime aussi...
"Dominique nique nique s'en allait tout simplement..."...
Slay-sourire avec sa guitare. :-D
Ecrit par : Slayeras | 06 mars 2008
à une bande de filles qui hurlent...mdr !!!!
Ecrit par : boudufle | 06 mars 2008
Et à la saint roger, on se fait e... embêter ? :-D
Parce qu'à la saint marcel on s'fait la belle c'est bien connu...
Au fait !
Merci.
Ecrit par : BloodyMimileUnRicard | 06 mars 2008
Mdrrr !!! Ben, moi, à la Saint Roger, j'me suis mariée.
Anti, véridique.
Ecrit par : anti | 06 mars 2008
Ces fils poésie, c'est vraiment euh... tout un poème.
Ecrit par : Anna Galore | 06 mars 2008
purée au lieu de lire "fil" j'ai compris "fils" comment le dire par écrit ??? FILS (le petit garçon d'un papa et d'une maman, vous pigez ?????)
Mdr !!! pourquoi j'ai fait ce lapsus littéraire...
Ecrit par : Slayeras | 06 mars 2008
ORGANISMES GENETIQUEMENT MALTRAITES
En alignant ses mélancolies comme les clous sans têtes d’un cercueil,
En rangeant en rangs d’oignons les p’tits bonheurs du quotidien,
En vomissant sa peur en galettes king size sur des rangers rayées d’azur,
En écrivant des lignes de rage,
En se tranchant la ligne de vie,
On se rassure,
C’est sûr.
Je n’ai pas peur de l’infarctus.
Je me suis tatoué le cancer à coups de soleil
Sur l’épaule.
J’ai enfilé mille perles de larmes à la minute
Sur le fil barbelé de mon égo.
Je danse seule sous les projos de ma solitude
Urbaine.
J’ai un fantôme sous l’oreiller juste au cas où…
J’ai un Beretta sous le sein gauche
Et une capsule d’amour dans la dent creuse,
On ne sait jamais…
Je me censure,
C’est dur.
J’ai dépassé la date de péremption de la génération Tchernobyl.
Je prendrai mon pied la prochaine fois,
En équilibre sur le fil ondulant de la chimie biomoléculaire…
En attendant je ferai des enfants génétiquement maudits,
De la chair laboratoire aux mutations silencieuses.
Les fruits du progrès,
Sont mûrs ?
Déjà ?
Ecrit par : anti | 06 mars 2008
La maison
Toi qui te tiens au bord du temps,
Dressée sans fierté, sans sourire…
Te souviens-tu de ces enfants ?
Ces feux follets qui parcouraient ton ventre,
Leurs cris de lumière, fugaces et fulgurants ?
De leurs faux pas d’amour ?
Quand ils jouaient à se faire peur, à se faire mal…
Et qu’ils se découvraient le corps et le cœur
A la lueur de la lune que filtraient tes fenêtres ?
Portes-tu encore les traces de ces vies qui t’habitaient ?
Te souviens-tu de moi ?
Je te visite une dernière fois
En nostalgie…
Comme à la pêche aux souvenirs…
Toi qui fus mon refuge,
Toi en qui j’ai dormi.
Toi en qui j’ai grandi
Jusqu’à ce que tes murs n’en puissent plus
D’emprisonner mes univers.
Je t’aimais tant, je t’aime encore…
Depuis le dernier jour, tu m’as hantée.
Et je sais qu’un autre de ces jours, je reviendrais.
Parce que toujours, tu m’as gardée
Parce que toujours, je t’ai portée ;
Au plus profond, au plus sacré de mes regrets…
A la maison.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 07 mars 2008
purée je ne sais pas pourquoi, mais c est avec la voix de Meryl Streep dans Out of Africa que je viens de le lire. peut-être le "te souviens-tu de moi" pour remplacer le "se souviendra-t-on de moi" ?
J aime beaucoup Bloody ! ^^
Ecrit par : sampang | 07 mars 2008
Qu'est-ce que je l'ai aimé ce film ! Ca me donne bien envie de le revoir !
Anti, contente.
Ecrit par : anti | 07 mars 2008
Merci vous deux, si vous pouviez voir la maison dont je parle, vous comprendriez que je parle de son ventre...
kisss
Ecrit par : BloodyHomeless | 07 mars 2008
Bloody si t'es homeless, viens à la maison, y a le printemps qui chanteuuuuuuuu...
Sérieusement, je n'ai pas réussi à remettre la photo en arrière plan, cébintrocompiképurmoua. Trop dommage :(
Ecrit par : Miss You | 07 mars 2008
Que ce monde me pardonne
Je suis l’oiseau de nuit qui ne sait pas chanter.
Pardonnez mon langage enrubanné de satin noir,
Je le châtierai bien pour vous plaire,
S’il ne me tenait enchaînée par les veines à ce monde…
Le vrai, le cru qui pue la violence et la médiocrité.
Je n’ai pas de haine, pas de colère,
Mais pas d’amour non plus pour ce monde-là.
Je le prends tel qu’il est sans en avoir fait le choix.
Mais je ne le haïs pas car la haine me fait peur.
La mienne surtout, avec son arrière-goût de crime…
Alors si je ne sais pas parler dentelles blanches et fleurs d’azur,
Permettez-moi de dévider le fil de mon mépris sous vos yeux attristés.
C’est ainsi que je garde mon âme au frais.
Pendant que je me carbonise le cœur aux soleils factices des hommes...
Je chausse mes bottes de marbre,
Empoigne ma plume rongée par le fiel de mes pensées ;
Et je couche mes déceptions et mes jugements sans appel sur des pages de lumières.
Ainsi soit-il, l’auteur…
Ainsi soit ma peine en capitales.
Mon destin minuscule.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 08 mars 2008
Calligraphies Lunaires
J’ai le corps à l’envers…
Et toi, fourbu d’amour,
Tu t’enfonces dans les profondeurs du lit ;
Drapé de nuit, tu t’évapores…
Le sommeil en cavale dans tes veines alanguies.
Un arrière-goût de fièvre éteinte,
Une perle de nacre égarée,
Qui brille…
Calligraphie lunaire…
L’odeur de ta peau comme un paraphe,
En marge à mes pulsions premières…
Je t’offrirai, du bout du souffle,
Les désaveux que tu espères.
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes passions incendiaires…
Et recevoir tout mon amour par retour de baisers…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 09 mars 2008
Comment elle déchire sa race la Sanglante ! Rien à dire !
anti, rien à dire.
Ecrit par : anti | 10 mars 2008
Je te raconte pas le boulot quand il faut tout raccomoder !
seriously, merci.
Ecrit par : BloodyVelcro | 10 mars 2008
je meurs....
Ecrit par : voiedoree | 10 mars 2008
lool c est très beau Bloody et oui, ça arrache ! mais je rigole au post de Voiedorée
Ecrit par : sampang | 12 mars 2008
Sonia
Une poignée de lettres oubliées là…
Un tout petit nom,
Pour un toute petite fille.
Cachée tout au fond,
Terrée sous ses angoisses,
Emmurée entre ses espoirs ;
Travestie en femme par dépit,
Ruminant une tendresse neurasthénique,
Illusoire…
Vidant son sac à malices percé
Sur des kilomètres de lignes.
Pour s’alléger le moral,
Se délester du passé.
Pour courir plus vite vers le bonheur…
En le redoutant…
Parce que le plus effrayant
C’est ce qu’il y a après.
Et s’il n’y avait que moi ?
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 12 mars 2008
Après il y a tout
bravo Bloody
Ecrit par : voiedorée | 12 mars 2008
En passant, en coup de vent, un petit coup de prose pour la route...
Sans regret.
Je suis humaine par temps de pluie…
Ça vous étonne on dirait ?
Pourtant je le suis, femme rivière,
Le front noyé en vagues brunes,
Collé à la vitre avide…
Elle espère que mes regards la pénètrent,
La traversent,
L’ignorent.
Elle attend de pouvoir jouer son rôle de mur fragile.
Mais non.
Les yeux en berne,
Je passe outre le monde qui m’étreint plus qu’il ne m’entoure…
Je glisse entre ces doigts glacés,
Murène de satin sous haute tension pathologique ;
Je fais onduler mes anneaux, mes années,
Et je prends la fuite.
Sans heurts, sans cris, sans larmes.
Je tire un rideau de rêve sur mes pupilles monochromes
Et elles s’enroulent autour de mes vides intimes…
Réflexe animal de préservation,
J’invective le silence,
Je sonne la retraite de mes solitudes ;
Je me retire du monde réel.
Pour l’écho d’une heure peut-être,
Mais sans regret.
Ecrit par : BloodyWind | 14 mars 2008
Vive le vent ! Il nous apporte de bien jolis mots.
Ecrit par : Miss You | 14 mars 2008
Bloody , tu n'est jamais aussi bonne que dans ces vers désespérés. A quand un grand coup de bonheur?
Ecrit par : voiedorée | 14 mars 2008
Rhooo Voiedo, merci, je sais que j'ai du mal avec le bonheur... Mais peut-être justement parce que je me le garde au chaud alors que je laisse le reste en vitrine ;)
Question de pudeur mal placée sans doute
Kissss
Ecrit par : BloodyVoie Là | 14 mars 2008
J'adore, j'adore, j'adore !!! Scalpel. Comme toujours. ReBelle.
Ecrit par : anti | 14 mars 2008
So? Kiss.
T'as vu, j'ai fait sobre, là.
Ecrit par : Anna Galore | 14 mars 2008
Facile de faire sobre si loin de l'heure de l'apéro en même temps hein ?
Ecrit par : anti | 14 mars 2008
Quoi ? C'est pas l'heure de l'apéro... oups... ma montre n'était pas à l'heure. :-)
Ecrit par : Slayeras | 14 mars 2008
Hips. Naaaaaaaan, je ne chuis pas zouuuvre.
Sue-Anna, sors de ce corps
Ecrit par : Anna Galore | 14 mars 2008
c'est pas oups ! C'est Hip !
La Anna ? J'ai le hoquet...
Ecrit par : anti | 14 mars 2008
Admirablement synchrones votre majesté !
anti, sourire.
Ecrit par : anti | 14 mars 2008
J'arriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiive
Ecrit par : Anna Galore | 14 mars 2008
C'est TOUJOURS l'heure de l'apéro
Ecrit par : voiedorée | 14 mars 2008
Pas grave
C’est pas grave petit frère…
C’est pas grave s’ils ne t’aiment plus, eux.
Je reste là moi.
Tout à côté.
A l’autre bout du réseau, dans un coin de la toile.
Comme une araignée psychédélique
En bas de laine rose et vert pour te faire rire.
En bas de chez toi pour un sourire.
L’oreille pointée vers le cap Canaveral de tes délires,
Le regard levé vers la lumière de tes amours.
Bien sûr qu’aimer est un sport extrême ;
Bien sûr qu’aimer un homme fait mal.
Les aimer tous, c’est être fou.
Mais, au-delà de la démence, il y a nous.
Toi petit prince au petit pois et moi…
Moi pour te comprendre
Moi pour t’entendre…
Et pour admirer tes bonheurs,
Partager tes coups de cœur
Et panser tes désespoirs.
Jusqu’au chevalier en armure de sky blanc
Qui t’enlèvera vers cette plénitude ;
Cette paix monogame,
Celle qui n’a pas de sexe,
Pas de complexes.
C’est si simple finalement.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 15 mars 2008
Texte superbe et profond qui me parle, qui me parle....
Ecrit par : voiedorée | 15 mars 2008
quel choix Miss ! quel choix ce texte de Bloody !
comme tu l as dit Voiedorée...
c est pas grave, non ^^
que de belles choses ici !!!!
Ecrit par : sampang | 15 mars 2008
Le chat noir du jardin
Je serai le chat noir qui hante ton jardin.
Ton jardin des supplices cachés,
Ton jardin suspendu au silence.
J’irai, stoïque, entre tes idoles de marbres aux yeux d’oubli…
Aux pieds d’une Aphrodite sans bras,
Aux bras d’une Victoire sans tête,
Je marquerai les limites de mon absence…
Pour que ses effluves amers achèvent de ronger tes certitudes glacées.
Et tu te souviendras de moi,
Quand les rides de ton sourire saigneront
Sans déraison apparente….
Qu’une voix étoilée éteindra tes espoirs
Et crucifiera tes désirs d’un mot.
Celui que tu m’as dit un soir,
Au jardin.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 17 mars 2008
Les pays verrouillés
Papa a posé un verrou sur la porte de ma chambre.
A l’intérieur.
Parce qu’il me savait furtive dans le monde des grands.
Fugace comme un regard timide,
Comme l’ombre d’un moineau sur le béton armé…
Dès lors, cette chambre devint hermétique.
Aucun regard humain ne put y pénétrer.
Personne ne me voyait quand je saignais dans l’encrier.
Personne pour me juger quand je peignais ces corps à nu.
Personne d’autre que moi pour me regarder en face…
Et personne pour m’entendre renifler mes sanglots.
Mais j’entendais le monde grouiller derrière la porte…
Ces petits cris stridents, ces éclats de rire graves.
Et je les abhorrais.
Ils m’étaient étrangers, interdits de facto.
Seule avec cette colère qui fait grincer les crocs
Des petits animaux de mon espèce têtue.
« Puisqu’on ne peut rien en faire, autant la remiser. »
J’étais donc ce bocal de fruits aigres au placard.
Réfugiée tout en haut des étagères humides.
De ceux qu’on laisse vieillir avant de les goûter.
Ou bien qu’on jettera pour gagner de la place.
Mais tout en haut de l’escalier,
Derrière la porte de mon placard,
Les murs tapissés de nuages bleus et de Gallions,
Le radiateur en fonte, le couvre-lit orange…
Tout me parlait d’ailleurs.
Et je les inventais,
Un crayon à la main.
Les pays de mon enfance restent verrouillés en moi.
De l’intérieur.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 20 mars 2008
( penser alors à envoyer des caisses entières de papier dessin et des Caran d Ache ( parce que si on crache dessus ça fait de la peinture, voui même que c est vrai ! ) à Bloody )^^
Dessine nous tout ça Bloody :)
Ecrit par : sampang | 20 mars 2008
Leçon de choses
Prendre des notes
Pendant que la vie me fait la leçon.
C’est ce qu’on m’a apprit en classe de mère ;
Mais je n’écris pas assez vite,
Ou bien je n’ai pas le bon stylo,
Je ne sais pas…
Je n’ai pas révisé les règles de base du bonheur impératif.
Je devais être absente ce jour-là,
Une mauvaise grippe ou la fièvre au corps…
Encore…
Je n’ai pas rempli mes devoirs,
J’aurai sûrement un zéro pointé
Sur l’infini.
Et je ne passerai pas en classe supérieure ;
Celle des grands,
Ceux qui savent tout.
Je resterai chez les petits,
Les paresseux,
En dilettante.
Toute une vie de pages blanches
Raturées,
Entachées…
L’éternité au coin de mes erreurs,
Vous me copierez dix millions de fois :
« Je dois écouter ce que me disent mes pairs ! »
Et ma mère aussi…
Je ne dois pas me laisser influencer par cet organe vital :
Nom masculin, organe musculaire,
Moteur de circulation sanguine.
« Et vous irez dans le bureau du conseiller d’éducation logique et national.
L’éducation sentimentale n’existe pas, c’est une légende mièvre,
Une formule romantique qui ne servira pas vos ambitions ! »
Quelles ambitions ?
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 26 mars 2008
Que...
Tournent les carrousels !
Murmurent les trottoirs usés…
Dorment les statues de pigeons brocardées…
Boivent les clodos aux passés emmurés !
Pleurent les accordéons,
Les bouquinistes,
Les chambres de bonnes,
Les pavés…
Le vieux Paris se meurt depuis longtemps déjà…
Et son Hémophilie m’entraîne
M’enchaîne,
Me draine…
Panam’ tu coules en moi, tes flots lourds me vidangent l’âme…
Et j’ai mal de te voir ainsi agoniser,
Au pal du temps qui lasse,
Au bûcher incohérent
De la modernité.
Toi l’Himalaya des solitudes,
Dernier bastion des suicidaires,
Là où l’on meurt de ne pas mourir
Et où respirer n’est plus vivre
Mais seulement avancer ;
Plus vite, plus loin, plus longtemps que le voisin.
Celui qu’on croise comme un doigt de la main,
Sans y penser, sans le regarder…
Sauf quand la chance manque d’opportunités,
Quand le célibat se fait trop laid,
Et l’isolement socialement incorrect.
Le vestiaire du club Palpitant est vide
Comme les artères de la ville sont pleines…
Pleines de sens,
De sang,
De 100 mille et un crève la faim, crève l’amour, crève la misère.
Et moi. Moi qui crève d’envie de toi, Paris.
Et je me dilapide sur les toits, ruisselle dans les gouttières,
M’échoue sur les cadavres des pigeons de Fabien,
Parisiens…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 28 mars 2008
On meurt de ne pas mourir :
atrocement sublime...
Ecrit par : voiedorée | 28 mars 2008
Merci pour les coms tutti !
Et spéciale kasssdédi à MissY ;)
Pour ce poeme-là je tiens à dire que je l'ai écrit avec une pensée pour un autre poete du net. Juste après avoir lu un de ses textes où il était question de pigeons parisiens. C'est le pourquoi des "pigeons de Fabien"...
Vous l'aurez croisé sous le pseudo de LCBeat peut-être...
Merci à lui aussi donc.
Ecrit par : BloodyOnTheRocks | 29 mars 2008
J'espère que tes travaux avancent ! parce que s'ils reculent ça le fait pas !
bizzzz
Ps :le pseudo LCbeat me dit quelque-chose, en effet. j'ai dû le croiser sur la toile.
Ecrit par : Slayeras | 29 mars 2008
Coucou Sweetie, courage pour les travaux, après je fais l'inspecteuse mais je sais déjà que ça va rendre top moumoutte.
Ecrit par : Miss You | 29 mars 2008
Merci merci :)
Et si je puis me permettre...
De mon père.
Je regarde ma peau changer de visage et je pense à la tienne…
Papa.
Il y avait des grands canyons, des ravins de silence dessinés sur tes mains.
Des autoroutes d’habitudes rassurantes,
Des ruelles de délinquances assumées
Et des impasses sans rêves, sans fonds…
Et dans tes paumes ouvertes sur ma fragilité,
Le toucher du bois chaud qui vibre sans but.
Cette écorce de tendresse aux tracés enchevêtrés.
Je suivais patiemment,
De la pointe de mes yeux neufs,
Leurs lignes sombres, dernières gardiennes des souvenirs…
Sous tes yeux que l’essence des jours carbonise,
Se creuse l’oubli en courbes tristes.
Et à ton front, les barreaux de ta prison intime
Laissent les beaux jours s’évaporer
Au prix de l’usure.
La tienne.
Vieil homme aux mains immenses,
Il me revient les ondulations caverneuses de ta voix.
Ses rides précoces et graves qui me berçaient de rires…
Ses variations sur tous les tons de l’adolescence,
Jusqu’à l’extinction,
Sur un non-dit.
;)
Ecrit par : BloodyDoubleDash | 30 mars 2008
Emotion scotch double face
Ecrit par : Anna Galore | 30 mars 2008
Emotion, oui, intense.
Ecrit par : Miss You | 30 mars 2008
et tu demandes si tu peux te permettre ? pfff sans blague !
comme Anna moi... chut ^^
Ecrit par : sampang | 30 mars 2008
Tout ce qui touche à la famille que d''émotions à chaque fois.
merci Bloody.
Bises
Ecrit par : Zaza | 30 mars 2008
ça c'est la classe, chapeau l'Artiste
Ecrit par : voiedorée | 30 mars 2008
Merci pour les coms les potosss !
ZAZA !!! Suis désolée, j'ai 423 wagons de retard ! Mais OUI je confirme que j'ai reçu ton bijou, merciii molto mercii bellaaaa !!
Ecrit par : BloodyLaterIsBetter | 30 mars 2008
"BloodyLaterIsBetter"... Euh ? je traduis ton pseudo comme "le sang en retard est meilleur ?"...
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T'es enceinte ? :-D
Ecrit par : Slayeras | 30 mars 2008
"De mon père.
Je regarde ma peau changer de visage et je pense à la tienne…
Papa.
Il y avait des grands canyons, des ravins de silence dessinés sur tes mains.
Des autoroutes d’habitudes rassurantes,
Des ruelles de délinquances assumées
Et des impasses sans rêves, sans fonds…"
Merci pour ce voyage, sur les routes de l'humain, du temps qui passe... Très très beau poème Blood ! Les images que tu trouves, mdr, ça vient tout seul, ça se sent. C'est naturel. BRAVO !
Ecrit par : Slayeras | 30 mars 2008
NOoOn je ne suis pas enceinte ! Vade retro Hormonass !
Et pour ce qui est des images qui viennent toutes seules, oui, c'est ma devise de laisser tout venir en vrac :)
La poésie instinctive, non polluée par un classicisme qui sentirait le renfermé. Ceci n'engage que moi je tiens à le souligner !
kissss les aminches
Ecrit par : BloodyPoeteBio | 30 mars 2008
Later is Better...Pour mieux vaut tard que jamais. ;) Cf ZAZA
Ecrit par : BloodySpanishCow | 30 mars 2008
"La poésie instinctive, non polluée par un classicisme qui sentirait le renfermé."
ça me va.
Ecrit par : Slayeras | 30 mars 2008
SweetieSo, je ne sais pas lequel de tes deux ptits noms m'a fait le plus rire, t'es trop forte :)
Ecrit par : Miss You | 30 mars 2008
c est drôle ça, moi j ai toujours été facinée par les mains très longues de mon père et la peau si lisse de ses joues même encore aujourd hui.
Mais contrairement à ce très beau texte, ça ne m a pas emmenée en voyage.
Ecrit par : sampang | 31 mars 2008
"Ses variations sur tous les tons de l’adolescence,
Jusqu’à l’extinction,
Sur un non-dit."
Ces mots me font penser à cette chanson de Daniel Guichard, Mon Vieux :
Dans son vieux pardessus râpé
Il s'en allait l'hiver, l'été
Dans le petit matin frileux
Mon vieux.
Y avait qu'un dimanche par semaine
Les autres jours, c'était la graine
Qu'il allait gagner comme on peut
Mon vieux.
L'été, on allait voir la mer
Tu vois c'était pas la misère
C'était pas non plus l'paradis
Hé oui tant pis.
Dans son vieux pardessus râpé
Il a pris pendant des années
L'même autobus de banlieue
Mon vieux.
L'soir en rentrant du boulot
Il s'asseyait sans dire un mot
Il était du genre silencieux
Mon vieux.
Les dimanches étaient monotones
On n'recevait jamais personne
Ça n'le rendait pas malheureux
Je crois, mon vieux.
Dans son vieux pardessus râpé
Les jours de paye quand il rentrait
On l'entendait gueuler un peu
Mon vieux.
Nous, on connaissait la chanson
Tout y passait, bourgeois, patrons,
La gauche, la droite, même le bon Dieu
Avec mon vieux.
Chez nous y avait pas la télé
C'est dehors que j'allais chercher
Pendant quelques heures l'évasion
Tu sais, c'est con!
Dire que j'ai passé des années
A côté de lui sans le r'garder
On a à peine ouvert les yeux
Nous deux.
J'aurais pu c'était pas malin
Faire avec lui un bout d'chemin
Ça l'aurait p't'-êt' rendu heureux
Mon vieux.
Mais quand on a juste quinze ans
On n'a pas le cœur assez grand
Pour y loger tout's ces chos's-là
Tu vois.
Maintenant qu'il est loin d'ici
En pensant à tout ça, j'me dis
"J'aim'rais bien qu'il soit près de moi"
PAPA...
Ecrit par : anti | 31 mars 2008
très belle chanson Anti ! mdr ! elle me fait pleurer à chaque fois... pfffff.. et puis finir sur "Papa"... voilà, merci Anti, je chiale ! oups ... hormones en folie !!!!!!!!!!!!
Ecrit par : Slayeras | 31 mars 2008
Ma Caille !!! Quand j'étais enceinte je pleurais pour rien. Je me souviens une fois être soulevée de hoquets et je pleurais toutes les larmes de mon corps. Mon mari était très inquiet mais je n'arrivait plus à parler ! Au final, j'ai réussi à cracher ma valda, le truc c'était que je venais de voir un dessin animé et que le petit dinausore venait d'être abandonné et que la terre allait bientôt être détruite... Mdrrrr ! Je vous passe l'épisode "Vilain petit canard"...
Ecrit par : anti | 31 mars 2008
là c'est la seule grossesse où ça me le fait.
Je t'embrasse ma caille ! d'ailleurs il caille plus y a du soleil ! ouais ! et le coq du voisin chante toute la journée ! Quand on l'entendra plus, bah, on saura qu'il sera passé à la casserole.
(encore un truc qui va me faire pleurer, mdr ! ;è) )
Ecrit par : Slayeras | 31 mars 2008
ben si j étais enceinte, ça se saurait non ?
elle a le dos large la grossesse mdr !
Ecrit par : sampang | 01 avril 2008
Et le ventre, surtout.
Anna, observatrice
Ecrit par : Anna Galore | 01 avril 2008
Beau souvenir
De la beauté, il ne restera rien.
De cette bouche aux rondeurs iridescentes,
De ces yeux, papillons noirs aux ailes démesurées.
De cette peau travestie de soleil en poudre,
De ces cheveux aux années bâillonnées,
Ces rebelles à la droiture courbée au fer rouge.
De ces parfums dénaturés annihilant l’animal,
De ces ongles cachés sous le vernis des apparences,
Il ne restera rien.
Poignée de cendres ou brassée d’os,
Et l’espérance pour tout refuge,
Au souvenir qu’il faut laisser.
Ne serait-ce que celui
De la beauté.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 01 avril 2008
Mon Lui
Sa voix cassée,
Ses mains calleuses,
Sa bouche ourlée,
Je suis heureuse…
La mélodie rocailleuse de son rire,
L’étreinte chaleureuse de ses bras,
Ses certitudes en l’avenir,
Ma longue route s’arrête là.
Deux enfants nés de rien tout,
Accidents de parcours de fin d’amour…
Deux assoiffés de vie, deux fous ;
Un toi, un moi, un nous.
Je vois en toi mon frère siamois,
Reflet de mes travers variables ;
Je te redresse, tu te tiens droit,
Je suis la loi, tu es la fable.
Si je me suis nourrie d’hivers
Tu m’as appris le soleil, l’été.
Perdue partout sans ta lumière,
Ton souffle jusqu’ici m’a guidée.
Donne moi ce que je n’ai pas eu,
Et je te comblerai de vertus.
Donne moi ce que tu as tant voulu,
Et je t’en rendrai tant et plus…
Mon cœur, ma matrice seront ton empire,
Tes bras, ton cœur, ton âme : mes remparts.
Je ne suis qu’une femme, un demi avenir
Viens achever mon être, que rien ne nous sépare…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 02 avril 2008
Dragon
Les mains fouillent la terre,
Les yeux dans la misère,
Au dessus de sa tête
De paysanne, de bête,
Passe l’ombre endeuillant le soleil,
La chimère séculaire, le dragon de lumière.
Il glisse sans détours et pulvérise l’air,
Il promène alentour ses prunelles vermeilles…
Un élan musculeux,
Et il crève les cieux.
Regard miraculeux,
Sans religion, sans dieux…
Et violant le torrent de son corps vipérin,
Il pénètre le flot, impétueux refuge
Et vient s’y reposer, majestueux saurien,
Insensible aux remous, au courant, au déluge…
Tel un cygne de fer, de cuivre et d’étain,
Il glisse sur l’onde folle, y plonge sa couronne
D’écailles et de cornes luisant dans le matin.
Puis il quitte le lit qui après lui, bouillonne…
D’un pas gauche et massif, il a rejoint la rive,
Pour étendre son corps sous le couvert des bois.
Pour endormir la braise de la flamme trop vive,
Qui palpite en son sein telle une puissante foi.
Si le culte du feu l’a emporté parfois,
Sur sa raison bestiale aux profondeurs magiques ;
Le Dragon s’évertue à lui dicter sa loi,
Car il sait le regret du moment fatidique.
Semer la destruction quand on est un titan,
N’a d’attrait au final que pour les imparfaits ;
Epargner à la fleur la colère d’un géant,
Est un art ineffable et gratifiant à souhait.
Le feu de ses entrailles, contenu jusqu’au bout
Il le réserve aux hommes en mal d’héroïsme.
Ceux que l’oubli effraye jusqu’à les rendre fous,
Chevaliers sanctifiés, comble du romantisme.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 03 avril 2008
Extra
Du sens, du rythme, du coeur, de l'intelligence, de tout......ET PLUS ENCORE!!!
Ecrit par : voiedorée | 03 avril 2008
Est-ce que je vais pouvoir dire merci ce matin ?
Merci....
Ecrit par : BloodyParia | 03 avril 2008
Mé naaaaaaaan pas paria du tout, juste le blog qui fait des blagues des fois quand on poste... et hop après ça revient.
Kisssssssssssssss
Ecrit par : Miss You | 03 avril 2008
Quand tu dors
Où vas-tu quand tu dors mon amour ?
Vers quels chemins, vers quels beaux jours ?
Les roulements de tambours de ton nez,
Ne servent-ils qu’à t’annoncer ?
Comme un monarque magnifique
Au pays de l’amour magique ?
Ou cherches-tu par ce moyen
A effrayer les citoyens ?
Je te regarde comme je t’aime,
Avec envie, sans anathème.
Et je vois toute la paix de ce monde,
Sortir, tiède, de ta bouche ronde…
Je cueillerais bien ce fruit sucré
Mais je ne veux te réveiller…
Je veux encore te regarder,
Ta tête brune ensommeillée.
Respirer ta peau
Et épier tes sourires,
Guetter sous tes paupières
Tes pupilles-lumières…
A bout de résistances
Je saisirais ma chance.
Pour me coller à toi,
Me couler sur ta soie…
L’oreille écrasée doucement sur ton torse,
J’entendrais ton cœur me raconter en morse,
Les rêves où je n’vais pas, pays imaginés ;
Mais j’en garde la porte, cerbère enamouré…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 03 avril 2008
Ici et maintenant
Pieds nus j’avance
Douce braise, silence
Pluie de lumière
Froide atmosphère
On m’injecte le sommeil
On m’inocule l’alchimie
Je pousse aux cieux un cri vermeil
Je touche du doigt l’infini
Chairs distendues
Cher attendri
Peines perdues
Aux pieds du lit
Pour être femme je paie ici
Le prix du sang, de la douleur
Pour être mère je laisse aussi
Parler mes reins, hurler ma peur
Ses mains à elle,
Ses mots à lui
Comme irréels
Cherchent la vie
Elle est ici, au fond du corps
Au fond de ces abysses chaudes
Derrière ce rideau qui se tord
Après ce mal qu’on galvaude
Dernière poussée
A en mourir
Première criée
De l’avenir
Il est ici maintenant.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 05 avril 2008
Que c est beau ! cette douleur pour tant de beauté et de bonheurs ^^
Merci Miss de l avoir mis ici ^^
Merci Bloody d écrire ainsi ^^
Ecrit par : sampang | 05 avril 2008
Je savais que celui là te toucherait particulièrement ;)
Elle écrit beau Sweetie Bloody heinG !
Ecrit par : Miss You | 05 avril 2008
oh tinG, que oui peu chèèèreU ;)
Ecrit par : sampang | 05 avril 2008
Quand j'aime, j'aime et je l'écris
Ecrit par : voiedorée | 05 avril 2008
Celui là j'avais tenté de le mettre en kassdédi à Slay mais ce blog voulait pas de moi en c'temps là :p
merci à vous et Slay, la kassdédi tient toujours :D
Ecrit par : BloodyRosemaryBaby | 05 avril 2008
So, je n'ai pas répondu tout de suite... parce que voilà, ça m'a tellement touché, que pour digérer tout ça j'ai dû le mettre en musique. C'est fait. J'ai mis ton poème en musique.
J'aimerais trouver un moment pour l'enregistrer un jour. Je t'enverrai tout ça. Merci, du fond du coeur, merci. Tu as tout compris.
Gros bisous, So.
Ecrit par : Slayeras | 05 avril 2008
Décudément Bloody , tu n'en deviens que meilleure, j'aime beaucoup...
Ecrit par : Lison | 05 avril 2008
merci à vous
Et ptite slay, je tends l'oreille... Yen a qui sont morts comme ça !!
kisssss
Ecrit par : BloodyDrelinDrelin ! | 05 avril 2008
Née d’Hiver
Je suis née sous les fougères d’une forêt de pluie.
Et au sortir de ma coquille, l’hiver m’a emportée.
Enveloppée, emmaillotée de tendre givre,
Ses baisers poudreux couronnaient mon front d’enfant perdu…
Dans l’argent de ses prunelles se reflétaient tous mes sourires ;
Je grandissais en lui, debout sur le fil des autres saisons.
Dans l’espoir de ses regards immobiles, de son souffle palpable…
Pieds nus sur les étangs gelés, je marchais sur ses traces…
Il ornait mes cheveux de fractales éphémères,
Déposés ça et là au hasard de l’instant…
Sous ses caresses figées ma peau réanimée
Lui rappelait l’essence–pulsation- qui nous séparait.
Effrontément,
Obstinément,
Douloureusement.
Alors,
Chaque nouvelle année, le printemps qui renaît,
Laisse germer en moi les prémisses de l’attente…
Puisque née sans raison ni désir,
Couvée sous l’aile des frimas,
J’ai grandi en hiver,
Stalactite de glace au coeur de feu follet…
Je suis parmi les hommes,
Hors saison.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 07 avril 2008
Le ptit dernier, lâché entre deux portes...
Quitte ou Double
Je me regagne l’estime à coup de dés pipés.
C’est mon passe-temps favori,
Après toi.
Le puzzle est pâle aux entournures tu sais…
Et il s’effrite sous mes satins arides.
Depuis que tu as bu mes océans de larmes,
J’ai l’âme saharienne…
Et ça ne sert à rien.
Encore une fois je jette les cubes,
Encore une fois je croise les doigts,
Sur un tapis de vers abscons,
Je joue ma peau,
Double la mise,
Le tout pour le toi.
tshusss les zanges
Ecrit par : BloodyQuinteFlushRoyale | 10 avril 2008
Banco !
Magnifique Bloody, t'as fait sauter la banque :)
Ecrit par : Miss You | 10 avril 2008
Tapis ! Je reprends cinq cartes.
Ecrit par : Anna Galore | 10 avril 2008
Pas mal le tout pour le toi, belle formule ! mdr, c'est beau ça dans une chanson... Blooooooo faut que tu écrivres des chansons, mdr ! biz
Ecrit par : Slayeras | 10 avril 2008
Merci !
Et Slay...Bah je t'attends pour la musique... :D
Ecrit par : BloodyTéfal | 10 avril 2008
Comme j'ai deux secondes pour dire bonjour, ben je le fais ici alléchée par la "BloodyQuinteFlushRoyale". Maousse bueno la sanglante et bises à tous !
anti
Ecrit par : AntiDixDeDer | 10 avril 2008
Viens ici que je te belote, toi ! 8-)
Ecrit par : Anna Galore | 10 avril 2008
je lis et aprécie
Dis donc Anna, tu ne trouves pas curieux que je poste sur un volcan et que j'en découvre un autre en te lisant....
Bizarre, bizarre.....
Ecrit par : voiedorée | 10 avril 2008
Ca a failli être encore plus bizarre: quand j'ai écrit le prologue du "Drap de soie", j'ai été à deux doigts de parler aussi de ceux de l'île de la Réunion... :-)
Ecrit par : Anna Galore | 10 avril 2008
Et deux doigts c'est pas grand chose....
Ecrit par : voiedorée | 10 avril 2008
Réveille-toi
3 heures du matin.
Blêmir au souvenir du cauchemar…
Et ramper jusqu’au creux du lit encore chaud ;
Jusqu’à la muraille de ton flanc endormi,
Jusqu’au sanctuaire de ta présence,
Jusqu’à l’asile de ta peau…
S’y lover comme une vipère effrayée,
Le regard plissé qui scrute au-delà des draps,
L’obscurité crue, qui s’étale, impudique…
Y rechercher les formes incohérentes d’une crainte,
Des raisons délirantes aux rêves contrefaits…
Alors que tout contre, un exil de tendresse est possible.
Peut-être entendras-tu mes frissons névrotiques ?
Et ta chaleur en étendard, tu pourfendras cette peur inique ?
En lierre glacé et frissonnant,
Je ne peux qu’envahir ta sérénité
En filet d’air timide…
En filet d’eau troublée…
En attendant que tu t’éveilles…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 13 avril 2008
Plus je te lis plus j'entre dans tes poésies et plus je les trouve admirables
Ecrit par : voiedorée | 13 avril 2008
Moi je n'ose plus lui dire quoi que ce soit mais je n'en pense pas moins.
Ecrit par : Anna Galore | 13 avril 2008
on en est là pour certains, voui ;)
Ecrit par : sampang | 13 avril 2008
Je veux plus
Je veux plus que le ciel au dessus de ma tête,
Je veux des hirondelles, des étoiles, des comètes !
Je veux plus que le vent soulevant la poussière,
Je veux des ouragans, des orages de lumières !
Je veux plus que ce cœur qui ronronne toujours,
Je veux de l’hystérie dans mes élans d’amour !
Je veux plus que le cri qui clôture l’orgasme,
Je veux des hallalis pour achever ses spasmes !
Je veux plus que tes bras qui se tendent vers moi,
Je veux ta peau, ton sang, ta bouche et ses émois !
Je veux plus que les heures tournant autour de nous,
Je veux les arrêter et les mettre à genoux !
…Inachevé infiniment.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 17 avril 2008
Délectations
bravo Bloody
Ecrit par : voiedorée | 18 avril 2008
Merci VD, c'était un gros caprice celui-là et il ne date pas d'hier !
Ecrit par : FridayBloodyFriday | 18 avril 2008
Quel beau caprice ! eh eh petite coquine, va ! ;-)
Ecrit par : Slayeras | 18 avril 2008
Black Sheep
Je suis noire.
A l’intérieur.
De cette teinte d’ombre qui rassure,
Quand le monde solaire brûle les pupilles,
Dilate les iris voraces jusqu’aux bords des orbites.
Sous la gaine de mes chairs pâles se cache la nuit silencieuse des poètes…
Et parfois, aux lisières de mes cils calcinés,
Elle remonte par vagues d’amertume ;
Pour couler, translucide, jusqu’à l’orée des cris éteints…
Ma bouche.
Scellée par la lumière dans un baiser inique.
Une étreinte imposée qui m’arrache à la paix…
Chaque matin.
Je referme les yeux en éclipses de Lune,
Pour retourner au cœur des ténèbres intimes, sereines…
De cette autre que je suis,
Noire,
A l’intérieur…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 20 avril 2008
Danse !
Danse.
Cisèle ce rêve brut à coup de pieds nus.
Dévisage la musique du bout de tes jambes envoûtées.
Les talons en sang, rends au sol cette vie en sommeil.
Dessine le tempo,
Traduis cette langue antique aux yeux des êtres fixes,
Statiques.
Imprime dans l’air ambiant les tourments de ton corps.
Et contorsionne ton âme au vent des mélopées,
Apprends au temps placide les lois de la transe,
De la fièvre…
Danse.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 22 avril 2008
Tu es la meilleure Bloody
Ecrit par : voiedorée | 23 avril 2008
LOL ! Merci VD j'aime tes commentaires ! :D
Ecrit par : BloodyTheBest | 23 avril 2008
Abysses intimes
Encore un pavé dans la mare
Un coup de surin dans la mémoire.
Un mot de plus au bout de mes rides
Un geste flou qui grave l’instant.
Et je m’en retourne à mes abysses…
Je me feuillette comme une bible,
Je récite les versets de mon aura à facettes.
J’ai dû apprendre un jour à accepter…
J’ai dû savoir parler d’amour…
Connaître le goût du bonheur,
La faim de l’autre.
Toutes ces sorties de secours
Tous ces non-sens giratoires,
Toutes ces impasses en plein visage,
Je les ai empruntées
Sans intérêt…
J’voudrais avoir des alibis
A mes absences de compassion.
J’voudrais te dire qu’avec l’espoir…
Mais là, j’en manque.
Alors pardonne-moi de ne pas m’excuser
De ne plus t’aimer.
Tes rictus, tes douleurs, tes larmes rouges
Sur mon fond pâle couleur de vide.
Tout ça dégouline bruyamment,
Tout ça me lasse, hélas…
Le déjà-vu de la souffrance…
Et tu brandis la mort, l’ultime sémaphore ;
Triste naufrageur amateur…
Vu du dessus, tu te répands en coulées luisantes
De désespoir en soldes…
J’ai claquemuré mon empathie à l’âge de pierre,
C’est peine perdue pour toi que de parier sur nous.
De dos je serais un plus beau souvenir
Que la moitié vide de toi que j’étais devenue.
De loin tu verras mieux mon manque de présence.
Je te laisse à tes blessures égoïstes, à mes coups d’éclats noirs…
A cette rancœur que je t’ai apprise.
Je m’en retourne à cette plénitude silencieuse où tu n’as pas de place.
Ces profondeurs de solitude,
Ces presqu’îles de sérénité …
Ces non-attentes,
Ces non-compromis.
C’est moi.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 29 avril 2008
Applaudissements!!!!
Ecrit par : voiedorée | 30 avril 2008
Ah celle-là ! Fabuleuse ! Je suis toujours fascinée par son verbe juste et honnête.
anti, fan de BN.
Ecrit par : anti | 30 avril 2008
par pitié ! ça me rappelle quand j étais petite... ;)
Ecrit par : sampang | 30 avril 2008
Je repense à L_arbre qui l ayant lu ailleurs disait qu il le verrait bien en musqiue ce texte... ^^
Bloody il est tout simplement superbe !
Ecrit par : sampang | 30 avril 2008
Excellente idée L_arbre ! Et quand on connaît ce qu'il a déjà fait ! J'en ai des frissons partout !
Ecrit par : anti | 30 avril 2008
lool je te prépare une petite laine pour le 10 !
Ecrit par : sampang | 30 avril 2008
Merci à vous :)
PS à L'arbre : quando ti vorrei ! Tu pioches un texte, tu fais ta cuisine... C'est fait pour ça la poésoche : être offert, libéré, transformé ! Faut que ça bouge, que ça grandisse et tutti quanti !
Ecrit par : BloodyDéracinéeDuBulbe | 30 avril 2008
"BloodyDéracinéeDuBulbe"
P'tain toi ! Trop fort ! J'me sens moins seule sur ce coup là !
Ecrit par : anti | 30 avril 2008
Bloody il va voir Lyla tt à l heure... ^^ y'a de l impro dans l air... ;)
Ecrit par : sampang | 30 avril 2008
Moi j'ai eu Lyla au tel taleur 5 minutes (+50 environ) et je suis déjà impatiente de l'apres entrevue Sampang ;)
Anti... You are not aloneeeee lalalalalilalallaaa....
Et de moins en moins à mesure que l'été approche il paraît... Hum hum moi j'dis ça, j'dis rien heinG' !
kisss les aminches :)
Ecrit par : BloodyLiveInChezElle | 30 avril 2008
Tout va bien
Se passer le cœur à la pierre ponce
Pour en sniffer les résidus abscons.
C’est un jeu dangereux,
Le bonheur binaire.
On devient accro,
On devient aveugle,
On devient con,
Et contractuel.
A ramasser ses états d’urgence sur un matelas en solde.
A regarder passer l’émotion entre les mains d’un pianiste de bar.
A ne jamais la reconnaître quand on la croise, entre les jambes…
A attendre que la glace fonde au soleil des regards,
Au fond du verre à moitié plein de rêves,
A moitié plein de vide…
Et se dire que, finalement, l’instinct vaincra.
Que l’animal mécanique a un filtre en fond de cuve,
Et que ce qui résonne dans la carlingue,
L’écho occipital,
Sonne faux,
Se trompe,
Obligatoirement.
Puisqu’au dehors, tout va bien…
Forcément puisqu’on est deux.
Forcément…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 03 mai 2008
Ce matin, pensée pour toi Bloody, pensée "Ici et maintenant". En voyant la scène, je me suis marrée en imaginant le texte que tu aurais pu/ pourrai en faire.
- M'man !!! Tu devrais aller voir la chatte sur le lit ! Bon, salut ! A ce midi !
Et là-dessus, le gamin s'en va au collège.
Moi, bonneuh mère, je vais pour aller voir la chatte et paf ! au milieu du chemin qui mène à la chambre : le résidu de cartable en vrac ! Les cahiers inutiles pour la journée pile poil au milieu de la pièce ! Genre : Ma mère, elle est très "Ici et maintenant", c'est cool comme concept ! Et paf ! J'te pose le truc comme ça ! Mdrrr ! Idem dans la chambre niveau chaussettes, slips, magazines, bouquins...
En gros, l'adolescence c'est "Ici et maintenant" pour le môme et "Si et Maintenance" pour les parents !
Anti, je suis mère et c'est ma joie ;-)
Ecrit par : antiBloodyL | 07 mai 2008
Qui a dit que l'esclavage était abolit ?
Les nouveaux maîtres sont prépubères qu'on se le dise !
Je compatis soeur de misère !
Mais la révolte des esclaves grondent et les slogans de propagande sonnent faux !
Changeons-les et brisons nos chaînes de chaussette sales : Je suis mère et ça va chier quand il rentreront !!!
BloodyChatte n'a pas fait de chiens. :s
Ecrit par : BloodyKuntaKinté | 07 mai 2008
ptain zont intérêt à filer doux les nains mdrrrrrr
AnnaJdissaJdirien
Ecrit par : Anna Galore | 07 mai 2008
"BloodyChatte n'a pas fait de chiens. :s"
Comme dit mon fils : Une bonne raison d'avoir un chat, c'est que ses amis n'sont pas des chiens !
C'est un sage c't'être là.
"AnnaJdissaJdirien"
Mdrrrrrrrrrrrr !!!
anti, pas mieux !
Ecrit par : anti | 07 mai 2008
Silence !
Extérieur nuit.
Je rembobine
Je me repasse
Les rushs de nos clashs trashs.
Juste avant le crash,
Juste avant l’aube…
Derrière l’écran de mes paupières closes,
Sous la douleur
Sous la brûlure
Sous cette peau bleuie par l’amour,
Caressée, touchée, palpée, frappée
De stupeur, d’infamie…
Flétrissement fugace
Sous les projecteurs aux regards crus.
Je surjoue
Je récite le bonheur à midi,
Je supporte la douleur à minuit…
Et je soudoie ma volonté à coups de promesses naïves.
En écho aux souvenirs qui me collent au talon d’Achille…
Pop-corn, chocolats glacés ?
Le soir comme un clap de fin
Sans happy end.
Un lever de rideau avant les trois premiers coups
Et avant les autres…
Demain matin, il fera jour sur la scène des sentiments.
Se grimer comme par réflexe,
Lunettes noires et arnica
Presque une star
Proche du coma
Pour cacher « ça »
Pour être à toi.
Douloureusement…
Générique de fin
Lumières !
Exit…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 08 mai 2008
Calligraphies Lunaires
J'ai le corps à l'envers…
Et toi, fourbu d'amour,
Tu t'enfonces dans les profondeurs du lit ;
Drapé de nuit, tu t'évapores…
Le sommeil en cavale dans tes veines alanguies.
Un arrière-goût de fièvre éteinte,
Une perle de nacre égarée,
Qui brille…
Calligraphie lunaire…
L'odeur de ta peau comme un paraphe,
En marge à mes pulsions premières…
Je t'offrirai, du bout du souffle,
Les désaveux que tu espères.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes passions incendiaires…
Et recevoir tout mon amour par retour de baisers…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 15 mai 2008
A contresens
J’aime jouer à la marelle
Au bord du vide qui chancelle
Jeter la pierre blanche au ciel
Bondir sur le bord des margelles
Des puits de sciences…
J’adore goûter les fruits acides
Qui font grimacer l’insipide
Ceux qu’on rejette, qu’on ignore
Ceux qu’on insulte, qu’on abhorre
De l’autre bord…
Aller toujours à reculons
Choisir ma propre direction
Tourner le dos aux précipices
Tendre les bras à tous les vices
De la vertu…
Violer le mot et sa grammaire
Prendre le trop, laisser l’amer
Gratter les plaies de l’orthographe
Pour y effacer l’épitaphe
De la liberté.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 17 mai 2008
La forêt m’a regardée.
La forêt me regardait.
Et ses yeux de senteurs, ses astres de silence,
Murmuraient les secrets des aubes virginales de l’hiver
A mes oreilles interdites…
Elle me racontait les assauts insensés du temps
Qui jouait à se perdre au sein de jade dédaléen…
Elle m’offrait le gîte et le couvert,
Dessous ses vertes fanfreluches, ses dessous épineux.
Je t’ai tant désirée,
Je t’ai tant attendue.
De loin en loin je t’ai perdue.
Mais je te sais sur la colline.
Je te sais fière, inamovible.
En tes entrailles je reviendrais
Et tu verras encore une fois
Ce que je n’ai montré à personne.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 19 mai 2008
La permission
Tu peux m’aimer tu sais…
Je ne suis qu’envie,
Je ne suis qu’attente,
Creuset de chair vide d’essence.
Valse sans tempo qui danse pourtant ;
Je tangue sur ce pont au-dessus du néant…
Oui je pourrais t’aimer…
Si seulement tu t’éloignais un peu.
Si tu ne reflétais pas mes failles,
Si tu ne les brandissais pas si haut…
Je n’ai plus rien à te donner,
Mais tant encore à te voler !
Tu peux m’aimer quand même,
Car je n’ai que ta voix en bouche,
Que ta peau sur le dos…
Je ne suis que cet éclat de ton miroir brisé,
Le plus petit,
Le moins aigu…
Je pourrais t’aimer peut-être…
Entre les parenthèses de la mort.
Après les mots venimeux,
Dans la sénilité de l’oubli,
Dans la sérénité d’un présent,
A travers la cataracte du temps.
Non, maintenant.
Tu peux m’aimer Maman.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 27 mai 2008
Parce que la révolution…
Mai 2008 n’aura pas lieu.
Parce que la révolution,
C’est pas fashion…
Parce que la révolution,
C’est écrit dans les livres d’histoire moisis…
Parce que la révolution,
C’est pour les vieux beatniks qui fume du hasch en quittant le bureau.
Parce que la révolution,
C’est une chanson has been…
Parce que la révolution,
Ça fait mal, et c’est pas clean…
Parce que la révolution,
Ça pique les yeux…
Parce que la révolution,
C’est un concept démodé…
Parce que la révolution,
Elle a plus de batterie.
Parce que la révolution,
Elle passe sous un tunnel de confort
Parce que la révolution,
Ne se fait pas dans les troupeaux de moutons clonés
Parce que la révolution,
Ça ne se fait pas sur Internet.
Parce que la révolution,
C’est pour les miséreux désespérés…
Parce que la révolution,
Brûle des voitures à crédit.
Parce que la révolution,
Pille des boutiques d’informatique
Parce que la révolution,
C’est l’anarchie au pays des droits.
Parce que la révolution,
Ça ne se fait pas.
Ça surgit.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 02 juin 2008
Le regard de Clara
Bourrasque de flammes noires et fières
Au fond des yeux de Clara…
Promesses d’un avenir impétueux de pureté,
Graine d’ensorcellement,
Elle dansera sur le vent,
Et sur ses traces d’envoûtant elfe noir,
Les hommes iront mourir
Suppliciés d’amour…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 09 juin 2008
LA VILLE ET MOI
Se laisser envahir par la musique de la ville ;
Aller boire le carbone des gaz aux lèvres du bitume…
Et se pendre au cou des boulevards en costumes gris.
Leur raconter mes balades en solitaire au long de leurs artères.
Leur chuchoter le flot de mes pensées divergentes, divagantes…
Et leur dire, vaguement, qu’on n’échappe pas aux multitudes.
Leur faire l’exposé fébrile des causes excusables de mon addiction
Au béton.
Mes regards plexiglas se brouillent au petit jour.
Les IPN de mon squelette ploient sous la chair…
Et mes fondations sans fondements s’enlisent sous les conseils…
Alors je m’injecte à la cité,
Transfusion d’inepties qui palpitent sous le coton,
Que l’unité réchauffe,
Que le ciment coagule…
Je retourne aux seins de plâtre de ma mère,
A ses pupilles néons,
A ses enlacements suburbains où je trace
Les lignes de ma vie jusqu’au point mort…
Je me parfume aux relents plastifiés des marchés couverts ;
Entre deux soleils nocturnes, je disparais…
Avalée par la nuit métallique,
L’asexuée qui trimballe ses rivières de lumières,
Ses breloques scintillantes, ses solitaires au sodium…
L’escort girl des errances nyctalopes fait dans le clinquant ce soir.
Je remise mes angoisses chez cette vieille pute aux sourires coulissants ;
Et je retourne vers l’autre,
En ver qui anime sa carcasse méprisante…
La madone aux passages protégés grouille de mille vies mortifères.
Notre sainte mère la vile.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 12 juin 2008
LES POINGS CONTRE LA MURAILLE
Hétérocère aux ailes d’amiante
Tu te consumes à la racine du mal…
A la lumière tendre d’un soleil voleur de rêves.
Phénomène d’auto combustion constante,
Tu crépites, tu flamboies !
Et tu meurs,
A petit feu…
De la braise à la cendre, il n’y a qu’un mot ;
Celui qui t’immole à l’infini, seconde après seconde.
Celui qui se répète en boucle sur le disque noir de tes pupilles carbones…
Non.
Pas de Nymphose chez les papillons de nuit,
Pas de cocon non plus,
Le cœur à vif fend l’air plus vite !
Et il faudra bien ça pour ne rien voir.
La vitesse de la lumière qui met la honte à nu.
Avec la rage qui hurle aux oreilles de la peur,
Entre deux typhons muets mais mortels…
Et tu frappes, tu lacères, tu te débats, tu essayes !
Les murailles de l’amour sont des miroirs ;
Et leurs portes sont blindées,
Pardonne-moi…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 23 juin 2008
Je t’écrirai
Je t’écrirai à mon retour,
Sur un million de carnets aux spirales désespérément ouvertes sur le vide.
Je t’enverrais le temps passé à combler tes absences.
Je tatouerai quelques minutes d’innocence
Sur la peau de tous les chagrins que j’endosserai
En ton nom.
Ces perles ternes qui s’entrechoquent au fil de l’abandon…
Barbelé d’or, piqué de strass aveugle,
Collier étrangleur qui éteint mes soupirs ;
C’est une parure de souveraine anonyme que personne ne m’envie.
Les couronnes de papier ne brillent pas en public ;
Et je ne suis plus la princesse qu’on sort,
Je ne suis plus que l’autre.
Celle qui parlait à tes silences pour se sentir moins seule…
L’écho lui-même avait cédé la place…
Ne m’en veut pas si je poursuis ce courant d’air,
Il me ramène aux premières stases extatiques,
Ces lieux communs où je suis née…
Et de là-bas,
Presque ici-bas,
Je t’écrirai.
Si j’en reviens.
Ecrit par : BloodyDoublePhase' | 29 juin 2008
Comment ne pas te dire pour la millième fois toute l'admiration et toute la fascination que j'ai pour tes poèmes?
En me taisant (mais je te le dis quand même ;-)
Ecrit par : Anna Galore | 29 juin 2008
Magnifique, de la dentelle ;)
Ecrit par : Miss You | 29 juin 2008
C'est beau Bloody.
Ecrit par : Zaza | 29 juin 2008
Maaâaarci :)
Ecrit par : BloodyManche | 29 juin 2008
Hello, Blood,
"Je ne suis plus que l’autre.
Celle qui parlait à tes silences pour se sentir moins seule…
L’écho lui-même avait cédé la place…"
Belle expression de la désespérance
(tiens sur mon site j'ai mis un lien vers le tien)
Ecrit par : monilet | 29 juin 2008
PATIENCE LOUVE
Un jour je reviendrai,
Sous les lunes de Novembre
Au cœur des landes et des rochers.
Souverain ressuscité des profondeurs d’Avalon,
Pour éveiller la terre, un chant énamouré
Jaillira, source claire, de mes entrailles fertiles.
Sauvagerie mélodique, redevenir le vent.
Ensorceler l’automne de mon empreinte fauve :
Embrasser d’un regard les vallées, les forêts,
De retour de l’oubli qui me tenait captif,
Enchainé aux tréfonds d’historiques angoisses.
La patience du chasseur me maintenait en vie.
Comme le feu endormi sous le couvert des cendres,
Une étincelle d’espoir, entêtée et stoïque,
Le temps n’est qu’un prétexte
Et les symboles, humains…
Je suis l’animal,
Je suis l’espèce
Le reste n’est qu’attente.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 03 juillet 2008
IN MEMORIAM
Apaisement aléatoire des sens au prix du mensonge…
J'ai laissé les livres ruminer leur sagesse de papier.
Car je vis.
Et le sang des pages n'est qu'encre sec à fleur de mots domptés…
Quand le mien se coagule aux lèvres d'anciennes blessures ;
Ces hurlements cicatriciels,
Ces inflammations du cœur,
Ces engrenages rouillés qui se bloquent parfois,
Sous la peau, entre deux souvenirs…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 07 juillet 2008
à Val et son "allu brossé".
Natural born blacksmith
Née par hasard du feu et de l’acier, j’ai l’âme vif-argent…
Deux mains de chairs pâles,
Tisonniers iniques et malhabiles
Sous les braises de mes idéaux fumeux…
A me consumer lentement au rythme des non-dits,
J’ai appris que la flamme n’est que lumière, chaleur,
Pour qui la garde en sainte relique,
A l’abri des courants d’airs,
Au fond des tripes,
Palpitation viscérale inextinguible.
Artisan poète qui forge les barreaux de sa prison intime…
Incendie polychrome qui danse avec le temps,
Je m’en nourris, je m’en éclaire ;
J’y puise, comme au ventre magmatique de la terre,
Les signes luminescents de mes désordres ;
J’y fonds les chaînes d’un ordinaire absent
Pour y forger cette armure de mots embrasés,
Blindage igné aux brûlures de glace…
La combustion spontanée de mes colères
Ne s’enflamme qu’à longueur de lignes carbonées
Que je martèle à coup de poings…
Ecrit par : BloodyFonderie et Associés | 12 juillet 2008
De la dentelle de mots d'or en fusion pour sculpter ce qui n'était qu'un ressenti :)
J'adore et je suis aussi terriblement touchée. Marchi toua.
Ecrit par : Miss You | 12 juillet 2008
ALIBI
Derrière l’excuse de l’amour
De l’art.
Il y a les névroses du jour,
Bizarres…
Incohérences systématiques
Puériles.
Se masturber l’ego, mystique…
Facile.
Regarder l’autre dans la pupille ?
Plus tard…
Pour toutes ces raisons qui croustillent
Plus tard…
Plus tard, je serais grand.
Plus tard, j’aurais le temps.
Plus tard, comme un alibi réflexe…
L’intégrité de l’être est en leasing,
Et l’authenticité de l’art,
En travaux.
Pour une durée indéfinie…
Mais ma patience est débordée,
Je n’ai pas de temps à accorder.
Les places sont chères sur le marché.
Le cœur et le planning serré.
Un rendez-vous sera fixé,
Plus tard ?
Une minute, une semaine, un an
Trop tard…
L’amour de l’art entendra peut-être
Le son de l’autre,
Le bruit de l’être.
Mais, trop tard…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 16 juillet 2008
UNE EPOQUE
Elle courait après le bus cette fille-là
Elle ne sortait jamais sans son perfecto et ses docs
Elle teignait ses cheveux en rouge rubis
Elle se déchirait les tympans à coup de mano, de béru
Et elle les rejoignait dans les bars
Les fantômes d'extrême gauche
Ceux qui ont crashé leur souffle sur le zinc
Ceux qui ont fini par sniffer les zébras
Au bout de la ligne blanche
La ligne qui se dit « continue !»
Vorace…
Ceux-là, elle s'en souvient avec mélancolie
Et sourire en coin
Mourir jeune c'est romantique
Entre deux semi-remorques, ça l'est moins déjà
Enroulé autour d'un feu rouge ou d'un platane
Ce n'est pas glamour
Et un coup de surin dans un troquet
C'est carrément moche
L'acné dans les mégots
Pour un mot de trop
Les autres, ceux qui ne sont pas tout morts,
Elle oublie de s'en souvenir.
Lâcheté tenace
Qui grandit avec l'âge
Son regard s'effrite sur les roues du fauteuil
Sur les guiboles malingres
Vidées de leur jeunesse
Sa bouche est sèche
Sur la joue du cul-de-jatte
Lui, le play-boy, le beau gosse
Lui, l'amputé, le demi vieux
Faut l'oublier ma fille
Le temps des crêtes est passé
La pseudo révolte, envolée
Regarde-toi dans leurs yeux
Ceux de ces minots gothiques
Ça te rappelle rien ?
Si, mon âge.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 30 juillet 2008
PLUS LOIN
Bouton de rose aux pétales frémissants,
Collier d’épines de verre, de chairs, de sang…
Arrache tes racines à ce jardin acide
Fais-en des pieds, des ailes de sylphides.
Et parcours les vallées et les déserts hurlants.
Gorge tes yeux de soirs des lumières du levant,
Ouvre grand tes paupières dans la nuit qui s’avance,
Eclaire les hémisphères, remplit les vides immenses.
Franchis les ponts, les monts.
Bois les chansons, les traditions.
Renais encore sur l’autre bord !
Le même corps, un autre sort.
Et pousse encore, un peu plus loin.
Cherche l’endroit, l’autre matin…
Nouveaux sourires, autres regards
Redécouvrir et tout savoir !
Les mers n’ont pas de nom, les terres sont immobiles…
Elles ne vivront que par tes yeux d’affamé malhabile ;
Apprends-les toutes, elles patientent dans l’éternité…
Elles attendent d’être encore et encore révélées.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 09 août 2008
L'ANGE QUI DANSE
Le ballet polychrome des sunlights névrotiques prend possession de l'air ambiant.
Et toi.
De blanc vêtu, de rythme investi, tu danses ? Presque… Tu vis. Tu nages, tu manges. Tu respires la musique de tout ton corps. Des décibels par intraveineuses invisibles t'alimentent en rêves binaires. Les reins délivrés des désirs obligatoires, répondent par l'instinct aux vagues de sons qui les transpercent… Danse mon ange, il n'y a que toi ici. Les autres ne sont que fantômes quand toi tu engendres la musique en la pénétrant. Je ne peux te rejoindre sur cette piste numérique ; je ne peux qu'admirer ce remix tribal, ce sabbat sans autre flamme que la tienne. Te regarder de mes prunelles de pierre, du fond de mes inhibitions statiques…Toi dont les pieds séduisent le sol au point qu'il semble onduler, jongler avec leur transe. Les yeux tournés vers ta résonance intime, tu deviens paroxystique, inatteignable… Et ton aura rythmique, vibratoire, s'étend et irradie ce qui t'entoure. Lueur bleutée de grâce aveugle et aveuglante. Tu n'es plus homme mon ange, déshumanisé, désarticulé tu flottes… Le bout des doigts jouant sur le piano du temps une mélodie réinventée. Que ça parle d'amour, qu'est-ce que ça peut bien faire ? Au-dessus de l'amour, au-dessus de tout, il y a la musique, il y a la danse.
Il y a toi.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 18 août 2008
Faux mouvement
La bouche en cœur de cible,
Je souffle sur tes blessures des secrets électriques…
Je réanime tes membres fantômes d’un peu d’envie ;
Stase réactive, tu trembles.
Extase expectative, incertaine, tu flottes…
Entre le oui de non-retour
Et le non de la privation,
Tu tournes de l’œil, élégamment…
Mannequin aveugle qui prends la pose en vitrine,
Tu te montres mais ne donne rien.
Je souffle sur la glace de ta prison,
Tu disparais dans la buée,
Tu t’évapores sur la psyché…
Moins qu’un souvenir,
Une fixité passagère
Que mes paupières ont essuyée…
Ecrit par : BloodyMarinéeDans l'jus | 20 août 2008
Pour la recette de la Bloody Marinée, voir la section "Plats de résistance".
Ecrit par : Anna | 20 août 2008
Hummm du Bloody Pur Jus, j'aime j'aime j'aime :)
Ecrit par : Miss You | 20 août 2008
Merci :)
Allez, un ptit délire... (c'est dommage qu'on ne puisse faire passer la typo)
L’instant A. (comme Abscons)
Mécanique vitriol qui s’impatiente dans l’arrière-cour.
L’accordéoniste hongrois prendra du plomb dans la cervelle,
S’il joue encore son air de rien sous mes becs de gaz fatigués.
J’invite tous les vampires du port au buffet des vanités ;
Je leurs servirait mon coeur, cette obsolescence gratinée.
Avant le plat de mes résistances,
Ce désert affectif en sauce…
En attendant je ronge mon frein,
Je m’y lime les crocs ;
Et je tends les bras au purgatoire
Puisque le paradis n’existe pas…
Hier, dans un but très lucratif,
Ou dans un bus au luxe hâtif,
J’ai revendu ma place d’enfer
A une nonne gérontophile.
L’argent n’a pas d’humeur,
Et j’avais l’âme à découvert…
Je suis touchée !
En plein dans le mot !
En plein dans le moi…
Laissez-moi là, je vous ralentirais…
Ecrit par : Bloodymain il fera beau | 20 août 2008
Encore !!!!!!!!!!!!!!!!!!! J'adore :)
Ecrit par : Miss You | 20 août 2008
Mdr, la nonne gérontophile elle m'a fait flippé un instant ! ;-)
Ecrit par : LilieSlay | 20 août 2008
FIN DE PAGE
Sur les pavés, mes pages…
Elles se collent aux pas perdus, dans l’eau noire du caniveau.
Elles se détrempent d’indifférence sous des semelles fantômes ;
Froissent leurs ailes de verbes aux feux rouges monochromes ;
Se plient au ressac des gouttières qui vomissent leur grisaille.
Pour aller sécher leurs mots d’impulsion au soleil de la ville…
Et s’envolent,
Mes pages,
Mes rages,
Mes questions,
Mes alibis et mes disgrâces…
Plaquées aux murs, piétinées, déchirées, ignorées,
Affiches minimalistes placardées sur l’oubli…
Elles ont vécu pourtant,
Le temps d’un regard curieux.
La fin, ce n’est pas important.
Terminaison et conclusion,
Portes blindées, condamnation.
Comme une impasse rue de l’évasion.
Quand mon cortex est un boulevard
A sens unique.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 01 septembre 2008
Le prix du Printemps
A force d’user les routes de mes semelles mécaniques,
D’être cet automate aux rouages oxydés,
Baby doll aux paupières coincées,
A l’intérieur…
A force de verrouiller les limites de ma conscience,
De veiller au grain de sable dans l’enguichure de mon bouclier,
J’ai perdu le Printemps au prix de craintes hivernales…
Et merde…
Me reste l’Automne pour ruminer les fleurs du passé.
Cet herbier aux brins d’enfances déshydratées,
L’été pour vivre le soleil comme un sursis
Consumable…
Lovée entre remords et regrets, je continue.
Je poursuis la vie qui me rattrape.
Beau papillon d’amour qui joue à disparaître…
Je t’aime.
Ecrit par : Bloody La Marie | 08 septembre 2008
Krédiou c'est biau :)
Sérieux, j'aime !
Et tout particulièrement cette strophe
"Me reste l’Automne pour ruminer les fleurs du passé.
Cet herbier aux brins d’enfances déshydratées,
L’été pour vivre le soleil comme un sursis
Consumable…"
On entend le craquement des feuilles dans le sous-bois, dans un parfum de mousse, comme autant de souvenirs qui se rappellent à toi.
Ecrit par : Miss You | 08 septembre 2008
En cas de naufrage
Je vais aller loin tu sais…
Loin sur ta peau, entre tes gestes ;
J’irais au fond des choses,
Celles que tu caches derrière les cils,
Celles qui transpirent quand tu frissonnes…
Je t’aurais prévenu,
Mais n’aies pas peur, je serais tendre ;
En précautions et en murmures,
En questions nues et en caresses…
Il faudra préserver l’objet de mon délire.
Je paierais pour la casse,
A la hauteur de tes moyens,
A la rougeur de tes carmins…
Et dans l’attente de ta dérive,
J’écoperais d’un an d’amour…
Hardi matelot !
En campagne pour la frontière de tes frissons,
J’dessine une croix sur ta poitrine,
J’y plante mon encre indélébile,
Pour me souvenir où replonger…
Après le naufrage.
:)
Ecrit par : Bloody Marine | 12 septembre 2008
"En campagne pour la frontière de tes frissons"
Quelles images au fil de tes mots !
J'aime.
Ecrit par : Miss You | 13 septembre 2008
Etant un inconditionnel je réitère mon admiration devant ton écriture magique
Ecrit par : voiedoree | 13 septembre 2008
Merci vous deux, j'vous kiff :)
Bloody, sur la liste noire des fous dangereux so what ? :D
Ecrit par : BloodyPinkLady | 13 septembre 2008
Ben moi, j'suis plutôt du côté hyper conditionnée, voire addict de la force de tes mots la Sansgants ;-)
Bravo. C'est bon de te lire toi aussi.
anti
Ecrit par : anti | 13 septembre 2008
Sans ascenseur
Balade en folle majeure au pays de la séduction.
Le corps comme un corridor vertical,
La tête dans le sac à malices,
Ici on entre par le sixième sous-sol.
Cette étroite cave aux murs pourpres,
Aux relents moites de désirs en sommeil…
Et de l'autre côté de la plus petite de ses portes,
Il y a l'escalier.
Colimaçon grimaçant et grinçant aux marches de fragilité absconse.
Tu montes chéri ?
Si peu de mains se sont crispées sur cette rampe !
Pour tant de paumes fébriles sur ces hanches
Qu'on psalmodie pourtant en hymnes lyriques autant que délétères…
De la cave aux délices au grenier des supplices,
Quelques niveaux d'attention seulement…
Quelques guerres à gagner,
Quelques heures à entendre.
Trop encore pour qui fouille le sol seul.
En quête de vibrations, de brûlures d'encensoir.
Pénétrer le péché en aveugle, oui !
Et remplir de son ombre cette antichambre vide,
Quand l'autre attends, avide,
Au sixième étage,
Sans ascenseur.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 15 septembre 2008
Princesses locataires
Le grand soir est en lambeaux aux dentelles de sa robe,
Instant grimaçant qui hoquette ses flashs moirés…
T'en tires une gueule princesse au volant de ta vie accidentelle !
Tu claudiques Cosette,
Sonnet gangrené d'ignorance.
Tu fais peine à voir,
Pieds nus aux lèvres des sables mouvants…
Ils te vomissent en geysers plaintifs,
Ils te conspuent en hallalis grotesques ;
Mais ils ne te parlent pas,
Ils ne t'entendent pas hurler quand tu hantes l'oreiller.
C'est l'anniversaire de l'humanité ce soir,
Et tu n'es pas invitée petite.
A la porte de la crypte, les vampires t'ont refoulée ;
Toi et ta candeur en bandoulière,
Tu fais peur aux mutants et aux notaires !
T'as jamais été la reine du bal Cindy…
T'as les yeux trop bleus pour être en vie,
Et le cœur trop rouge pour vivre ici.
Sur les chemins de croix des princesses chrysalides,
J'en ai croisé,
J'en ai doublé,
J'en ai troublé…
De ces poupées de soies et de plumes,
Ces papillons de nacre qui s'immolent au nectar des rêves…
Mais il n'y pas de happy end, de tours d'ivoire,
Tout en haut des donjons luminescents,
Il y a le tombeau –toujours lui- d'une innocence décapitée,
D'une beauté prêtée sur gage par une nature omnipotente.
Demain Cosette et Cindy iront tapiner comme les autres.
Pour bouffer, par amour, à un maquereau ou un mari…
Tu entends ça fillette ?
C'est le chant des hommes qui te réclament.
Tes amours, tes amants et les autres en rang d'oignon derrière ta porte.
L'heure est venue pour toi de payer le loyer de ton existence.
Poussez madame ! Poussez
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 16 septembre 2008
bloody la sanglante que de réalité dans tes mots choisis, torturés, inquiétants. Cette réalité qui te saute aux lêvres te fait vomir de dépit, matière brute putrescible sortie des entrailles d'un enfer né de ????????
Et si cette réalité n'était qu'illusion, qu'un jeu de rôles ou chacun est à sa place ?
Ecrit par : voiedoree | 16 septembre 2008
Merci à vous et don't worry voiedo' il n'y de tumulte que sous mon crâne, la réalité est pire... Euh non j'voulais dire "toute autre" !! :))
Tiens la preuve, j'ai vu un joli reportage ce midi qui m'a inspiré ceci :
Moulin à mer
Rendez-vous au moulin d’eaux bleues…
Là où la marée montante vient moudre le blé noir des jours ;
Là où le meunier s’est endormi sur une paillasse d’anciens étés…
Il dort, la roue s’immobilise.
Et le temps va trop vite au rythme des moteurs ;
Et retourne la mer aux filets de son lit.
A l’abandon les hommes et leurs roues,
Et leur pain
Noir.
Noir comme la terre, qui en un tour de roue,
Avait séduit la mer au ventre du moulin.
:)
Ecrit par : Bloody Breizh | 16 septembre 2008
Rythmé et nostalgique, envie d'aller auprès de ce moulin et n'écouter plus que l'eau qui glisse sur les souvenirs ;)
Ecrit par : Miss You | 16 septembre 2008
le pain noir est meilleur que le pain blanc, trop léger, trop facile, trop fade
toujours aussi agréable à lire....
Ecrit par : voiedoree | 17 septembre 2008
Perdue dans la lumière
Etranglée d'envies tentaculaires,
Ecrasée sous le poids des mots de trop,
Je passe par mon cœur pour m'ouvrir les veines ;
Et je répands sur le papier
Les hurlements bleus,
Les rancunes empourprées
De mes nuits discordantes.
Les entrailles sous pression,
Mon corps se fait sismique ;
La bouche comme une soupape,
Ultime rempart à mes déboires…
Fureur volcanique qui se liquéfie au creuset de la raison,
Perle au bord de mes cils calcinés…
La logique s'éparpille aux quatre coins du jour,
Et je ramasse les miettes de ce qu'on m'a appris.
Ne pas baisser les yeux,
Ne pas cracher sur Dieu,
Rester fidèle à ses promesses,
N'être que ce qu'on attend de nous ;
Et ne jamais tomber à genoux,
Même par amour !
Nuée de préceptes à doubles contraintes
Contradictoires…
Mais ta lumière,
C'est l'oubli…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 20 septembre 2008
oh tin je le prends pour moi comme une très égoïste que je suis !!! me va très bien celui là mdr
et en sous couche.... : AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!! ( que ça fait du bienG lol )
Ecrit par : sampang | 20 septembre 2008
ah Bloody, tes mots......................
Ecrit par : voiedoree | 20 septembre 2008
J'avions point vus vos comm' ! C'tte honte! mercii les vous :)
INSTANT BLEUET
La Centaurée d’argile s’adonne aux soleils changeant des jours,
Papillon végétal aux ailes pointées vers le bleu absolu,
Son œil arachnéen est fixé sur l’éther.
Et elle rêve de pourpre quand le mauve l’envahi…
Aux griffes immobiles de ses doigts-pétales,
Dans ses paumes transparentes aux reflets électriques,
Il reste des lambeaux de ciel.
Et ce parfum secret qui s’évapore,
Juste au-dessus…
Ecrit par : Bloody OoOops ! | 20 septembre 2008
j avions beaucoup de chance aujourd hui ! j adore ^^ et la fleur et les couleurs !
Ecrit par : sampang | 20 septembre 2008
Un court chef d'oeuvre
Ecrit par : voiedoree | 20 septembre 2008
"Papillon végétal aux ailes pointées vers le bleu absolu"
J'aime. Carrément, même !
Ecrit par : Miss You | 20 septembre 2008
Cemetery song
Allée centrale, première à droite,
Treizième emplacement,
Entre un trompettiste de fanfare et une lycéenne blonde ;
Entre un infarctus et un accident de la route…
Entre être morte et ne plus vivre.
De temps à autre la voix de Rhoda Scott,
Les feulements de Janis Joplin,
Un rayon de soleil
Ou un premier novembre,
Me rappellent l’air déplaisant d’une vieille chanson.
La bluette de la vie.
Cette rengaine dont les paroles m’échappe maintenant…
Je demande au trompettiste de me faire Miles Davis,
Le temps d’oublier.
Un Summertime de banlieue nord,
Quand on trimballe une éternité de souvenirs,
Ça occupe l’esprit.
Ce reste de présence dont j’ai encore conscience.
Il paraît qu’on disparaît avec le temps.
Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre du temps
Quand on a attrapé l’éternité ?
Moi j’ai l’aura qui résonne encore aux coups du blues…
Sometimes I feel like a motherless child,
J’ai la musique qui hante mes flottements,
Fantômatique rythmique…
Après les souffrances, les émotions et les bonheurs,
Sinistrement terrestres.
Il reste la musique,
Le cœur de l’âme muselée…
Et sa chaleur imperceptible au toucher ;
Je ne sais plus les lèvres des amants, les bras des enfants…
Je sais le jazz sans fin,
Le blues qui porte la brume jusqu’au soleil,
Les orgues, les saxos et les batteries qui ne jouent jamais
La dernière messe.
:)
Ecrit par : Bloody Adams and Co | 22 septembre 2008
Hé hé, Morticia, tu sors les grandes orgues?
Anna, reach Heavens
Ecrit par : Anna Galore | 22 septembre 2008
:p
Mon rayon à moi c'est plutôt le pipeau à grelôts :D
Bloody de Hammelin
Ecrit par : Bloody d'Amorrr | 22 septembre 2008
Ambiance fin de soirée au Blue Note, bruits de verre et fumée pendant qu'un trompettiste fatigué pousse un dernier chorus éraillé...
Anna, autour de minuit
Ecrit par : Anna Galore | 22 septembre 2008
très beau texte Bloody ... comme d hab' ;)
le hasard... L_arbre vient d apprendre un décès dans sa famille... il prendra sa guitare pour exaucer un dernier souhait : lui jouer " les copains d abord " ...
Ecrit par : sampang | 23 septembre 2008
Merci vous deux... Condoleances pour l'arbre même si on ne se connaît pas, et si le rêve que je décris dans le texte pouvait être vrai ? Qu'il ne nous reste que la musique des jours...Ce ne serait pas si mal finalement.
Un autre avant de prendre la route du matelas...
William s’endort
Quand les fantômes montent prendre un dernier vers,
Ça sent l’Absinthe empoisonneuse
Et les alcôves d’entre deux pages…
Les ombres du stylo se traînent sur le papier,
S’allongent et se mélangent en vagues échevelées.
William s’endort dans un fauteuil
Pendant que je réécris nos vies…
Shakespeare se retourne au coin de l’Histoire, inquiet ;
Mais personne ne le suit.
En chaque auteur, à chaque instant,
A chaque ligne,
Il meurt.
Ses appétits de sang et de folie funeste,
Ses tableaux médiévaux, ses tourments romantiques…
Tout ça sent la poussière déplacée
Aux nez pointus et haut perchés des nouveaux esthètes du mot.
Ceux qui renient l’élan premier
Pour un succédané de nouveauté.
Ceux qui braderaient leur mort
Au premier usurier de la célébrité posthume…
Mais il n’y a pas de SAV chez les écrivains ratés.
Ecrit par : Bloody Incoming | 23 septembre 2008
Tu écris très bien Bloody... J'aimais ma lecture...
Ecrit par : Jayshree | 23 septembre 2008
Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre du temps
Quand on a attrapé l’éternité ?
Bloody , pour l'ensemble de ton oeuvre : bravo
Ecrit par : voiedoree | 23 septembre 2008
Magnifiques, hein ;)
Ecrit par : Miss You | 23 septembre 2008
Pensées de soutien pour L_arbre...
Bloo, c'est so beau...
Voie? Eternité le Retour (sans départ) dans mon mot d'accueil de ce matin aussi, décidément elle est partout (en fait, oui ;-)
Ecrit par : Anna Galore | 23 septembre 2008
IL y a des jours et gens qu'on aime à retrouver où on les sait.
Merci les Vous.
Ecrit par : Bloody Merci | 23 septembre 2008
Quel talent tu as So ! C'est pas possible que ce ne soit pas diffusée. Tu devrais te renseigner auprès de l'Académie de Nîmes qui organise le Prix Issoire Jeunes talents - 16, rue Dorée - 30000 Nîmes. Les seules infos trouvées sur le net proviennent du Midi Libre (et ça vaut ce que ça vaut...) :
"L'Académie de Nîmes organise un concours littéraire, le prix Issoire. Les auteurs (de 18 à 40 ans) intéressés peuvent envoyer leurs manuscrits à la forme libre et ne dépassant pas 120 pages, en deux exemplaires, avant la fin de l'année, à l'Académie de Nîmes (16, rue Dorée, 30 000 Nîmes). Tél. 04 66 36 04 75"
elles ne correspondent pas à celles que j'ai vues sur l'affiche à la Mairie. Mieux vaut appeller. Mais fait le ! Pour tes fans ! Ste Plé !
anti
Ecrit par : anti | 23 septembre 2008
Tié trop toi !
Mais c'est vrai qu'il y a bien longtemps que je n'ai pas fait un ptit concours... Je vais me renseigner.
Par contre 120 pages... Arf au secours !
:|
Bloo, dur dur la culture
Ecrit par : Bloody Euhm | 23 septembre 2008
Qu est-ce que c est beau ! ( oui bah j ai pas les mots alors... ;))
allez allez Bloody ... c est d'la rigolade ( mdr )
Ecrit par : sampang | 23 septembre 2008
T'inquiètes Bloody c'est romans 120 pages et pour la poésie je ne sais plus. Faut voir auprès d'eux.
Vas-y fonce la Belle !
anti
Ecrit par : anti | 23 septembre 2008
Faudrait toujours pouvoir crier sa colère... Moi je ne sais que l'écrire.
Arthropode Circus
Laissez venir à moi les mille et un insectes aux rostres gangrenés…
Et les petits enfants.
Laissez les gravir les collines assagies de mon lit de brume et d’albâtre.
En vain.
Du fond de mon sommeil, des tréfonds de l’instant inamovible,
Je les reconnais.
J’entends leur grouillement mécanique et leur respiration fétide,
Rengaine vomitive de larves surnuméraires…
Des millions, des milliers, des milliards,
Ou un seul ?
Que m’importe le nombre, ils n’ont qu’un seul visage immonde
Sous les masques stratifiés.
Un faciès putréfié et hostile qui n’effraie que les clowns ;
Ces bouffons pathétiques addictifs à leurs sucs,
Ces pantins trépanés en mal de feu sacré.
L’inaccessible inné.
Coquille vide aux sourires factices, tu glisses et ça sonne creux…
Tu te brises les griffes au long des draps de mon mépris ;
Je souffle sur tes rognures de séduction belliqueuse,
Pendant que tu flottes dans un costume de perfection
Beaucoup trop grand pour toi.
Toi si petit au bas de mon sommeil impassible…
Toi ce trait gris, rature poudrée d’erreur.
Ce lapsus dont on rie avant de l’oublier.
Mais rassure-toi,
Au cul de la bouteille de mauvais vin où marine ton aigreur,
Tu n’est pas seul.
Ils sont légions tes congénères,
Tout prêts à boire tes litanies grotesques ;
A s’en nourrir jusqu’à l’indigestion,
Jusqu’à ce qu’ils te réclament plus,
Jusqu’à ce qu’ils te dévorent à ton tour,
Car ils ne vivent que par toi : Calomnie.
Ecrit par : Bloody Baygon | 24 septembre 2008
"Bloody Baygon"
Ma Caille, troques ton Baygon contre du K2R, ça enlève les tâches !
anti, solidaire.
Ecrit par : anti | 24 septembre 2008
"Toi ce trait gris, rature poudrée d’erreur"
J'adore !
Tout, en fait, quel rythme !
Ecrit par : Miss You | 24 septembre 2008
Un muffin tout chaud sorti du four... :)
Teardrop from outer space
There are some shining stars dying on my pillow,
Falling from your deep darkness…
I’m not afraid,
I’m not a friend,
I’m not a freak…
Just yours.
And it’s enough for me.
-----------------------------------------------------------
Larme venue de l’espace
Il y a des étoiles scintillantes qui meurent sur mon oreiller,
Tombées de tes ténèbres profondes…
Je ne suis pas effrayée,
Je ne suis pas une amie,
Je ne suis pas un monstre…
Juste tienne.
Et c’est bien assez pour moi.
Bloody "more water sir ?"
Ecrit par : Bloodydoudidouda | 29 septembre 2008
Yes!!!!!!!! Thank you Marg'ret :)
J'adooooooore, "teardrop" est probablement un de mes mots préférés de la langue anglaise.
Ecrit par : Miss You | 29 septembre 2008
c'est bien pour moi aussi
Ecrit par : voiedoree | 29 septembre 2008
Ca me rappelle l'un de mes polars favoris en anglais, qui s'intitule "Devil's teardrop" de Jeffery Deaver.
Ecrit par : Anna Galore | 29 septembre 2008
Bloody Massiv Attack ? T'es la meilleure ;-)
fr.youtube.com/watch?v=fG8eQBSp9Ao
"Teardrop"
Love, love is a verb
Love is a doing word
Fearless on my breath
Gentle impulsion
Shakes me makes me lighter
Fearless on my breath
Teardrop on the fire
Fearless on my breath
Nine night of matter
Black flowers blossom
Fearless on my breath
Black flowers blossom
Fearless on my breath
Teardrop on the fire
Fearless on my breath
Water is my eye
Most faithful mirror
Fearless on my breath
Teardrop on the fire of a confession
Fearless on my breath
Most faithful mirror
Fearless on my breath
Teardrop on the fire
Fearless on my breath
Stumbling a little
Stumbling a little
anti
Ecrit par : anti | 29 septembre 2008
Le ptit dernier, à lire à voix haute :)
Soins palliatifs
Six cent serpents susurrent le souffre et la souffrance
Aux sillons silencieux de mes cicatrices siciliennes…
Ces souvenirs sourds aux sons dissonants,
Accents d’un siècle ascensionnel.
Si ce soir, ils s’impatientent dans la coursive
Sans issue de mon passé spectral,
De guerre lasse, je les laisse s’insinuer…
Sans sourciller.
Savoir se noyer sous le ressac de souvenances acides
Dessert mes insomnies
Et sculpte l’asymétrie d’un sommeil fugace et saccadé.
Mais j’insiste.
Je trie les strates et les strophes
De semaines ensemencées de secondes statiques.
J’aspire le stress acétique des blessures
Suintant leurs sucs sous la surface de mes sourires ;
Par le sexe.
Cet orifice asservi par les sens et le stupre.
Ce salon des supplices, de saveurs et d’épices,
De salves et de salives…
La suite secrète des sévices glacés de l’absence,
Sanctification malsaine de mes sentiments factices…
Que je classe sans suite.
Ecrit par : Bloody S | 05 octobre 2008
bravo !
zauriez pu me dire que zavais un zeuveu sur la langue heinG ! ;)
Ecrit par : sampang | 05 octobre 2008
Ca c'est sûr! C'est si So, cette scie suave...
Anna, si six scies scient six cigares, six cent six scies scient six cent six cigares
Ecrit par : Anna Galore | 05 octobre 2008
Que d'imazes, pas toujours sazes mais ça claque !! J'aime.
Ecrit par : Miss You | 05 octobre 2008
sans savoir si seuls les supporters salivant sauront supporter le sel sans sensations sis dans sa supplique,
je dis : surprenant !
Ecrit par : voiedoree | 05 octobre 2008
A demain mon amour
Les frêles esquifs de mes espoirs frelatés
S’échouent encore aux berges de tes plaies.
Si j’embrassais l’orage qui dort sous tes paupières,
Peut-être que demain, tu me reconnaîtrais ?
Je m’endors sous la pluie
Entre l’aube et la nuit ;
Je me love, transparente
Entre deux pierres dans la muraille…
Et je me fonds, escamotée,
Parmi les ombres qui se dérobent.
Pour n’être plus que l’abstraction
D’un sentiment que tu inventes.
Et n’exister, fugace,
Qu’à la racine de tes désirs…
Ecrit par : Bloody In Love | 07 octobre 2008
Que je l'aime, celui-là...
Ecrit par : Anna Galore | 07 octobre 2008
Je m'en doutais un peu Annita mia ;)... Un ptit dernier pour la route :
Les fleurs fanées de la perdition
La mauvaise graine pousse entre les clous…
Entre les vices et les vertus…
Chiendent chétif aux regards innervés
Chichement.
Haussement d’épaule qui s’éternise
Des fois que des ailes de cuir poussent dans son ombre…
J’ai rien fait d’mal, c’est juste que…
Juste que…
Je suis née.
Derrière le rideau de tes cheveux bleus,
Dessous ta peau déjà usée, déjà souillée
Il a quinze ans que tu survis.
Le labyrinthe des jours est modulable,
L’errance ne fait que balbutier.
Toi, fille de l’air, tu t’époumones…
Je ne sais pas pourquoi…
Pourquoi…
Je suis née.
Si tu survis,
Dans l’énergie morte de la ville,
Dans le halo d’un réverbère fantôme,
Tu me trouveras.
Et l’on portera ensemble tes questions
Aux objets perdus…
Et au parvis des miséreux,
Nous oublierons ensemble
Les fleurs fanées de la perdition.
Ecrit par : Bloody Try again | 07 octobre 2008
Same player shoots again.
Anna, Flipper (le dos fin)
Ecrit par : Anna Galore | 07 octobre 2008
Eh bé, bon, je ne peux que me répéter : j'adore c'que t'écris BloodySoAngel. Net, précis, scalpel. T'écris scalpel et j'aime. Voilà.
anti
Ecrit par : anti | 07 octobre 2008
J'en arrive à souhaiter que tu sois toujours dans cet état d'esprit.
C'est pas bien hein ?
voielarmoyée
Ecrit par : voiedoree | 08 octobre 2008
LUI ET MOI
J'aimais dormir sur sa peau…
Ce rivage frémissant gardien de mes retours,
Cet asile impromptu où cacher ma tendresse.
Je m'agrippais aux secondes,
Et à son corps.
Je respirais son souffle pour ne pas en manquer ;
Lui, le naufrageur de mes insomnies
Qui lapidait mes chagrins
A coup de reins…
Lui, l'écueil de mes navires aux cales chargées de vide,
Lui, l'œil d'un cyclone de caresses aux parfums d'alizés,
Lui, la pluie sur mes déserts affectifs…
Lui…
Lui…
Lui, là-bas…
Et moi,
Ici.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 13 octobre 2008
TA CHANSON
Se sentir femme enfin,
A l'abri de grandes ailes brunes,
Sanctuaire de bouts de souffles…
Prison d'amour aux murs de béton satiné,
Où je projette l'éternité en super 8…
Mon impatience ruisselle, cascade du haut des rues désertes
Aux places pavées de rendez-vous manqués.
Les aiguilles aux horloges de l'absence pèsent lourd
Sur mon palpitant immobile…
Mais je te sais…
Je te sens.
Et je ne suis qu'un de tes moments,
Une pièce de ton puzzle quotidien,
Couplet muet qui se voudrait refrain…
De ta chanson…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 27 octobre 2008
Je suis toujours bab devant les poèmes de Bloody, ils font systématiquement partie de ceux que je relis
Ecrit par : voiedoree | 27 octobre 2008
Pareil.
Anna Baba
Ecrit par : Anna Galore | 27 octobre 2008
Merci les vous de moi :)
Ecrit par : Bloody Au Rhum | 27 octobre 2008
Le ptit dernier, un peu opaque peut-être... ?
Les petites morts du fond du corridor
A toi qui rêve de ma gorge,
Ouverte sur le carnage…
Je veux dédier ces quelques lignes,
Angel dust synthétisées,
D’encre binaire, bizarre,
Les rails fantômes d’un train perdu…
Alors respire,
Inspire-toi,
Et moi.
Toute nue au bout des doigts du monstre,
Les mains dans la farine,
La tête dans le cambouis,
Je lèche tes plaies…
Tes restes de lucidité,
Tes germes d’animalité.
Et je rampe,
Je grimpe,
Et toi ?
J’hésite encore un peu entre lubrique et lombric ;
C’est de la diatribe de supérette,
Je ne veux que l’onde dans les couloirs
De ta petite mort.
Sémaphore du bout du tunnel,
Le clou de ma galerie.
Je te vois trouble,
Je me dédouble,
Et nous ?
J’ai des fantômes qui ruissèlent
Le long de mes peintures de guerre.
Des anonymes rebaptisés,
Des monolithes décapités,
Qui reposent entre mes cuisses pâles.
Est-ce que tu as peur de mourir ?
Ecrit par : BloodyBlind | 27 octobre 2008
J'en reprendrais bien une ligne.
Ecrit par : Anna Galore | 27 octobre 2008
De bon matin ça fait du bien
Ecrit par : voiedoree | 28 octobre 2008
Merci !
Le ptit dernier tout chaud démoulé. Souvenir de questionnements de la gare tgv de Roissy. Kassdédi à ceux qui ont connu ça...
Au bord des rails
Sous des dômes de verre et d’acier sales,
Aux pieds des pylônes de béton désarmés,
J’ai enterré un cœur fatigué de battre
Au rythme de ton absence.
Sous un tas d’immondices anonymes,
Et de fragments de nous…
Un linceul de baisers impatients,
Quelques tessons de regards fiévreux
Au bas d’un quai,
Au bord de rails impassibles.
Entre tes arrivées et tes départs.
Entre tes bras et le néant.
J’ai perdu pied.
En équilibre sur la tête
D’un amour funambule ;
Je regarde passer les heures,
Cortège sans fin d’ombres désincarnées…
Et je ne ressens rien.
Je jette un papier gras sur le tombeau du manque.
Et je lance ma carcasse au loin sur la banquise,
Là où le froid du temps endort jusqu’à mon souffle…
Ce sanctuaire monochrome où j’oublie de t’attendre.
Combien de temps dilapidé
A me statufier,
De sable et de sel ;
De fièvre et de larmes…
Je m’effrite,
Recomposée encore
Et encore ;
Vaporisée dans le courant d’air
D’un train qui s’en va…
Bloody ferroutage d'amoré
Ecrit par : BloodyMary (bah oui) | 28 octobre 2008
Pfiouuuuuuu... Quand je pense que je vais prendre quatre fois le train en trois jours à partir de demain...
Anna, quel entrain
Ecrit par : Anna Galore | 28 octobre 2008
LE BLUES DU VAMPIRE
Plus d’odeurs que celles de la peur,
Plus de lumières que celles de ma fureur.
Plus de bruits que ceux de leurs cœurs
Et de leur sang qui pulse à l’intérieur…
Plus de promenades romantiques,
Plus que ces baisers fatidiques.
Plus d’étreintes douces, fugaces…
Plus que ces étranglements voraces.
Plus jamais la pantomime de l’amour,
Plus que la morsure sans longs discours.
Et l’ombre du pieu, de la croix
Pour toute cause de l’effroi.
A quoi me sert d’être immortelle ?
D’être fatale ou d’être belle ?
Mon purgatoire est labyrinthe,
Et ma solitude n’est guère feinte…
Je suis ombre parmi les ombres,
Cauchemar parmi les cauchemars.
Une rose noire sans pétales
Griffée aux épines du mal.
Et si vivre c’est avancer,
Je devance l’éternité.
Mes souvenirs peu à peu effacés
Auront raison de mon humanité.
Pourtant j’ai été fille, j’ai été femme
Déflorée, mariée remplie de flamme !
Et tout s’efface dans un baiser
Celui qu’un vampire m’a donné…
Et depuis le soleil m’a renié
De lui, je dois tout redouter.
Ma peau s’est faite froide, grise.
Seuls mes yeux vivent, leur feu s’attise
Au détour d’une gorge brûlante,
Aux contours d’une nuque charmante…
Et ma salive de reptile maudit
Baigne mes crocs, me rend la vie.
Pour un bien court moment du moins,
Le temps d’aller un peu plus loin.
Rechercher et chasser et charmer et séduire
Poursuivre sans relâche, ma tâche de vampire.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 02 novembre 2008
même en vers..... en vers et contre tous
MERCI
Ecrit par : voiedoree | 02 novembre 2008
Merci voiedo' :)
On peut faire confiance à MissY pour aller fouiller dans mes vieilleries et en ressortir des textes dont je ne me souvenais même pas, merci toi :p
Ecrit par : Bloody Anticle | 02 novembre 2008
Heureusement qu'elle est là parce que c'est vraiment bien tes vieilleries !!!
anti
Ecrit par : anti | 02 novembre 2008
Hé hé, c'est mon côté chineuse, je cherche des trésors et je trouve un blues qui n'a même pas 2 ans, tu parles d'une vieillerie :)
Ecrit par : Miss You | 02 novembre 2008
Deux ans c'est une éternitéééééééeuuuuh !
Le ptit dernier, pensez à prendre votre chaloupe :
Perdu en amer
Je t’ai vu courir après le vent,
Après des papillons aux ailes de murmures
Assourdissants.
Je t’ai vu, dératé, dépasser tes défis vermeils ;
Les yeux dans le dos,
L’âme en cavale loin devant,
La révolte outrageuse,
Et le cœur nécrosé…
Je t’ai reconnu sur le départ,
Au quai des léthargies sentimentales.
Prêt à tout embarquer
Vers les fosses aux solitudes ;
Ces tombeaux romantiques où s’abîment les poètes…
Ta silhouette efflanquée piétinait le brouillard,
Balbutiait par instant la valse des regrets,
Avant de disparaître…
Du ventre moite d’une taverne sans nom,
Je récite ton prénom comme une formule magique.
C’est une incantation oubliée des sorciers.
Un mot ectoplasmique qui flotte entre deux vers,
Et qui se désagrège au fond d’une bouteille
Toujours vide.
Bloo, just blow
Ecrit par : BloodyBlue is beautiful | 04 novembre 2008
shit ! ya une faute ! enfin... j'en vois au moins une, mdr...
Ecrit par : Bloody Hell god damned | 04 novembre 2008
"Je t’ai vu courir après le vent,
Après des papillons aux ailes de murmures
Assourdissants"
J'aime cette image, de la dentelle de désespérance, un illusoire magnifique.
Ecrit par : Miss You | 04 novembre 2008
Qui flotte entre deux vers
très subtil ma grande dame
Ecrit par : voiedoree | 05 novembre 2008
COUP DE VENT
Le vent reprend son souffle entre mes reins de pluie.
Il hésite et chavire
Il palpite et respire
Et puis il s’abandonne aux jeux des profondeurs.
La brise se coule entre mes sens et mes essences,
Ruisselle au fond des mes espoirs poreux,
S’écoule, -sporadique- entre mes cuisses alourdies…
Je te respire,
J’inspire le vent,
Et l’instant…
Expire.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 09 novembre 2008
Je suis rafraichi
Ecrit par : voiedoree | 10 novembre 2008
Une(s)
Le soleil du matin, écrivain imprévu
Commente le destin, trace sur sa peau nue,
Un baiser silencieux pour ne pas l'éveiller.
Ma bouche s'est ouverte pour mieux la goûter…
D'un doigt fou je libère sa nuque alanguie
Où un torrent de lianes brunes coulait ici;
Et soufflant le désir sur sa peau endormie,
La chute de mes reins se creuse et s'alourdit…
D'un baiser retenu mais humide sans doute,
Je l'arrache à ses rêves, je viole son sommeil…
De son corps qui palpite, je suis toute à l'écoute
Un félin à l'affût de l'oiseau du réveil.
Ses bras se tendent enfin
Au dessus du coussin ;
Ses yeux battent des ailes,
Son sourire m'appelle…
Et ses mains infinies envahissent ma tête,
Ses baisers de satin, son parfum de violettes,
Me bouleversent l'âme et incendient mes reins.
Mon souffle dans son cou se fait court, se plaint…
Elle chuchote, murmure pour moi des mots d'encens…
Elle parfume mon corps et fait bouillir mon sang ;
Et nos corps se retrouvent en rythmant le courant
Qui noie la volupté de vagues de serments…
Les caresses de larmes en d'insondables abysses,
Gémissements d'amour qui peu à peu s'immiscent
Au plus profond de corps qui brûlent et fusionnent
Jusqu'à l'apothéose dont seuls nos cœurs résonnent.
Le soleil du matin, écrivain imprévu
Me raconte sa main posée sur mon sein nu,
Ses baisers de rosée perdus dans ma crinière,
Et ces secrets de femmes, nos pulsions, nos sanctuaires.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 13 novembre 2008
excellent
en vers et contre tous
Ecrit par : voiedoree | 14 novembre 2008
Elles sont.
Je me rappelle d’un chant magnétique,
Là, juste en dessous.
Un papillon incandescent
Insecte magique
Aux ailes d’acier crantées.
Il s’ébrouait sous mes satins charnels
Quand je peignais ton ombre
Du bout des cils,
Sur des murailles de brumes
Et des ruelles de solitude en maraude.
Derrière le rimmel en fusion
Et des apparences volées aux riffs,
Tu ne m’as jamais vue.
Je n’ai pas oublié ton prénom pourtant.
Je me rappelle du papillon…
Les histoires d’amour avortées finissent là où elles n’ont jamais commencé.
Mais elles ne meurent pas de ne pas être nées.
Elles sont.
Ecrit par : BloodyMary (bah oui) | 15 novembre 2008
Oui tout est
merci Bloody
Ecrit par : voiedoree | 16 novembre 2008
Petit plaisir d'amatrice de vieux films de gangsters :)
Destin Smalto
A l’arrière du corbillard,
Après la porte de bois vernis,
Un lupanar minimaliste attend
Les cantharides anonymes.
Et loin derrière,
Les corbeaux trottent,
En lunettes noires et Smalto…
Ça coasse plus à cette heure-là,
Ça bavasse pas, mais ça avance,
Avec classe.
En silence.
Des lueurs maffieuses sur le plumage,
Les calibres dorment sous le ramage…
Si un canon est encore chaud,
Encore vibrant, poudré de noir ;
Celui qu’on suit, sapé sapin,
A donné sa langue au destin.
Ce grand type silencieux,
Qui chausse du 44,
Au niveau du barillet.
Et qui rase gratis les baveux,
Au niveau du col blanc.
En silence.
Avec classe…
Bloody 9mm
Ecrit par : Bloody La mexicaine | 16 novembre 2008
Images du Parrain et d'American gansters, mêlées : trop bien.
Moi je dirai Bloody La Classe :)
Ecrit par : Miss You | 16 novembre 2008
Réaction en chaîne
Réaction en chaîne
D’un bout à l’autre de l’amour.
Du tintement doré des promesses indues
Aux éclats de verre des portes closes.
Réamorçage progressif des haines versatiles
Et d’une mémoire sous influence,
Chloroformés, nimbés de désirs vif argents…
Il faut que ça brille !
Exit les masques vénitiens,
Les paillettes et les plumes !
Ce qui a croupi derrière fait peur à voir ;
Les lueurs d’un idéal éteintes,
Les yeux des sentiments crevés,
Le visage cireux du mépris s’affiche
Dans toute l’indécence furieuse de la vérité.
:)
Ecrit par : Bloody and the supremes | 25 novembre 2008
De grandes lunettes noires pour cacher les larmes...
Ecrit par : Miss You | 26 novembre 2008
Que…
Tournent les carrousels !
Murmurent les trottoirs usés…
Dorment les statues de pigeons brocardées…
Boivent les clodos aux passés emmurés !
Pleurent les accordéons,
Les bouquinistes,
Les chambres de bonnes,
Les pavés…
Le vieux Paris se meurt depuis longtemps déjà…
Et son Hémophilie m’entraîne
M’enchaîne,
Me draine…
Panam’ tu coules en moi, tes flots lourds me vidangent l’âme…
Et j’ai mal de te voir ainsi agoniser,
Au pal du temps qui lasse,
Au bûcher incohérent
De la modernité.
Toi l’Himalaya des solitudes,
Dernier bastion des suicidaires,
Là où l’on meurt de ne pas mourir
Et où respirer n’est plus vivre
Mais seulement avancer ;
Plus vite, plus loin, plus longtemps que le voisin.
Celui qu’on croise comme un doigt de la main,
Sans y penser, sans le regarder…
Sauf quand la chance manque d’opportunités,
Quand le célibat se fait trop laid,
Et l’isolement socialement incorrect.
Le vestiaire du club Palpitant est vide
Comme les artères de la ville sont pleines…
Pleines de sens,
De sang,
De 100 mille et un crève la faim, crève l’amour, crève la misère.
Et moi. Moi qui crève d’envie de toi, Paris.
Et je me dilapide sur les toits, ruisselle dans les gouttières,
M’échoue sur les cadavres des pigeons de Fabien,
Parisiens…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 03 décembre 2008
Merci ma loutre pour ce joli choix parisien (de retour de paname c nowmal) ;)
Kasssdédi aux anciens ados et autres :
HétéroClip
Flashback delirium, une platine entre les oreilles…
Trente cinquième tour de piste
Pour 16 ans d’âge mental ;
Je new wave, je grunge le présent simple,
Je sample un passé musical,
Aux accords synthétiques
Aux désespoirs fluorescents.
Le lycra de mes cuisses de mouche du côche
Grésille au bord d’un blues électrique ;
Je me réanime la coquille d’une salve aristo-punk,
Ça fait du bien par où ça dépasse !
Et je suis les mecs qui aiment regarder les filles
Jusqu’au fond des cargos de minuit
Où Andy m’attends, transi ;
Ça fait des vagues sous mon béret badgé,
Alors j’abdique dans les yeux de Laura ;
Ses goûts de luxe et son regard muet,
Me renvoient à Canary Bay, au canoé rose…
Alors je me souviens de mon troisième sexe
Et je m’enfonce dans un pull over blanc
Avec juste en dessous, l’envie de partir…
Rejoindre Patsy à Liverpool,
Ou aller écouter mourir les sirènes,
Au Canada…
Les pieds dans le présent,
J’ai le cœur en exil.
Me reste un vinyle quelque part…
Me reste le son.
Un sillon.
Le fléau TV6
Ecrit par : BloodyPlatine45 | 03 décembre 2008
Et voilà... je te lis et le sac US frangé et une paire d'americana surgissent du passé, pas oubliés du tout, juste posés pas loin, sous une grande écharpe mauuuuuuuuve ;)
Voyage, voyage :)
Ecrit par : Miss You | 03 décembre 2008
Excellent M'z'elle !
Toujours aussi bien balancés tes mots.
anti
Ecrit par : anti | 03 décembre 2008
Moi qui suis un ancien ado
moi qui suis toujours un ancien ado
j'aprécie comme dab
Ecrit par : voiedoree | 04 décembre 2008
En écho à un reportage vu ce soir...
Sur la route de Srebrenica
Entre deux pâturages où s’endorment des ânes,
Sous des parterres en friche où sanglote la rosée,
Les racines des fleurs charrient des souvenirs ;
Jusqu’aux corolles naïves qui exhalent, impudiques,
Des senteurs assassines et des relents coupables…
L’engrais d’un génocide reverdi la prairie,
Les chiens errants sont gras,
Les corps de ferme sont vides.
La terre brune et acide suinte la barbarie,
Et sans discernement,
Digère…
Bosniaques, Serbes, Musulmans.
Ecrit par : BloodyPrairie | 04 décembre 2008
les fous finiront par se rejoindre..... au même endroit
Sublime poésie
merci
Ecrit par : voiedoree | 05 décembre 2008
J'y retrouve l'ambiance de "aujourd'hui, la vie est une chienne, amoureuse".
Superbe So !
Ecrit par : Miss You | 05 décembre 2008
Superbe, oui.
Ecrit par : Anna Galore | 05 décembre 2008
Eh bé ! Tu déchires toujours autant les affres des silences pesant la Sanglante.
anti
Ecrit par : anti | 05 décembre 2008
Merci les Vous :)
Ecrit par : Bloody Sans Bruit | 05 décembre 2008
Le reflet du cyclope
J’écris à cru.
Sans sel,
A même la chair.
Et je regarde le monde sans paupières.
L’orbite à vif,
La pupille vitreuse, vitrifiée par le temps.
Regard miroir fixe et nu, je vois…
Et l’univers me ressemble,
Il ne cligne pas des yeux.
Il ondule sans fin, sans rives…
Rien n’arrête ses vagues linéaires ;
Il absorbe les signes que je lui abandonne,
Et il les pulvérise.
Myriades d’atomes muets qui amplifient son silence monstrueux.
Alors j’écris.
Je rumine mes entrailles d’amertume,
Je récite les entailles du passé,
Je me les grave sur la peau…
A coup de crocs.
Les deux pieds dans le béton armé du quotidien,
Juste avant le grand plongeon,
J’écris.
La machine ronronne,
J’ai encore quelque chose à en dire…
Quelque chose d’informulable peut-être,
Mais ça viendra avec le temps.
Celui dont je renvoie une image difforme
Du fond des yeux.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 22 décembre 2008
ça fait très mal mais sans doute l'exprimer c'est déja le guérir à moitié ?
Merci pour ton style inimitable et à Miss qui sait dénicher les belles choses....
Ecrit par : voiedoree | 22 décembre 2008
Merci vous deux, toujours fidèles au rendez-vous les annagaloreblogdevoyageurs :)
Ecrit par : BloodyBinok | 22 décembre 2008
Il y a un moment que je n'ai rien écrit... Sauf ce soir.
Amnésie chronique
De fil d’or et de soie,
D’abandon et d’envie,
J’ai brodé ton prénom au revers de mon ombre.
Comme un pentacle de signes clairs,
Un psaume improvisé aux résonances païennes.
Parfois du bout des ongles je poursuis ses contours,
Parfois je le devine au détour d’une œillade…
Et quand je le murmure aux lèvres de la pluie
Je me souviens de ton absence
Ecrit par : BloodyM le retour | 29 décembre 2008
beau retour Bloody
Ecrit par : voiedoree | 29 décembre 2008
Une poignée de souvenirs gansés d'émotion, comme j'aime.
Ecrit par : Miss You | 29 décembre 2008
J'me remets au boulot après une mise en câle sèche d'écriture... Ya sûrement des fautes (des trucs dont je ne suis pas très sure) signalez-moi ça pliz ! :)
Muse Salamandre
Je monte à cru le dragon des forges.
Nue.
Le maître des illuminations et des supplices,
Me souffle la mort à l’oreille
Me berce entre ses griffes de pierre ;
Il aime à regarder mes plumes atrabilaires,
Décoder ses mystères
Et mes perplexités,
En balade sous mon crâne, il s’arrête parfois…
Au pied d’une fourche,
Croisée de chemins perdus, des douleurs gadgets.
Il ramasse l’argentique aux regards censurés,
Et sourit au destin que je voulais imaginer…
Juste avant d’avaler ce cliché d’outre mémoire,
Il rie.
Ses éclats caverneux courent sous ma peau,
Jusqu’à la pulpe de mes doigts, jusqu’à la pointe de mes sens.
Je le raconte, il me décrit…
Je le retrouve entre les signes,
Il me renie parmi les êtres…
Au bout d’une heure en extension,
Il fait la somme de mes fêlures
Et le poids du pantin pèse lourd dans la balance.
D’un coup d’absence, il coupe les cordes distendues
Et disparaît.
La marionnette s’écrase dans un cliquetis cru
Sur une réalité abrupte,
Une page blanche.
Ecrit par : BloodyMoirée | 04 janvier 2009
Belle mise en scène d'une soi-dite absence d'inspiration, joli retour.
Salut, Blood.
(il rit)
Ecrit par : monilet | 04 janvier 2009
Oui, des manques d'inspiration comme ça, on rêve d'en avoir.
Sacrée blottie marrie, va !
Ecrit par : Anna Galore | 04 janvier 2009
Quoi ? j'ai failli rater ça ?
Eh bien non
laissez moi apprécier
Ecrit par : voiedoree | 04 janvier 2009
J'ose rien dire de peur de déranger Voiedo dans sa délectation mais je n'en pense pas moins.
anti, chuuuuuuuuut...
Ecrit par : anti | 04 janvier 2009
Fin de page
Sur les pavés, mes pages…
Elles se collent aux pas perdus, dans l’eau noire du caniveau.
Elles se détrempent d’indifférence sous des semelles fantômes ;
Froissent leurs ailes de verbes aux feux rouges monochromes ;
Se plient au ressac des gouttières qui vomissent leur grisaille.
Pour aller sécher leurs mots d’impulsion au soleil de la ville…
Et s’envolent,
Mes pages,
Mes rages,
Mes questions,
Mes alibis et mes disgrâces…
Plaquées aux murs, piétinées, déchirées, ignorées,
Affiches minimalistes placardées sur l’oubli…
Elles ont vécu pourtant,
Le temps d’un regard curieux.
La fin, ce n’est pas important.
Terminaison et conclusion,
Portes blindées, condamnation.
Comme une impasse rue de l’évasion.
Quand mon cortex est un boulevard
A sens unique.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 08 janvier 2009
le présent , en lui est la valeur des choses
bravo encore Bloody
Ecrit par : voiedoree | 09 janvier 2009
Merci les aminches :)
Vous qui passez par là, j'ai fait tout plein de textes illustrés, quand vous aurez un moment perdu, donnez-moi vos avis et vos préférences.
Bloody Propaganda (power, force, motion, drive)
Ecrit par : Bloody Paint | 09 janvier 2009
Où ça ? Où ça ?
anti, fan.
Ecrit par : anti | 09 janvier 2009
Bah sur mon beulog of course dear ;)
Bloody, 118 218
Ecrit par : Bloody Beulogue et rebeulogue | 09 janvier 2009
Allez, un p"tit effort, c'est sur ton blog, dans poésie, Catégorie Poésies illustrées.
Un peu de précision ne nuit pas. Mieux on est aidé, mieux c'est et c'est là :
http://pestenoireetbloodymary.blog4ever.com/blog/articles-194693-200900.html
anti, c'est toujours mieux avec les liens feignasse !
Ecrit par : anti | 09 janvier 2009
Maman ? C'est toi ?
mdr
Ecrit par : Bloody ? | 09 janvier 2009
A temps
Baisser la garde
Et ouvrir les yeux…
Pour découvrir qu’on a touché le fond
En plein cœur.
Que le vide se répand, s’écoule sur le silence…
En pandémie visqueuse, des bords d’une plaie béante ;
L’arme à la main,
Canon fumant…
Suivre d’un œil creux l’écoulement monochrome,
Y rechercher la forme que prendra le néant.
Et dans quelle direction l’instant prendra la fuite,
Pour bifurquer à temps.
PS : j'espère avoir réussi à faire passer le thème de ce texte qui n'est pas le suicide mais la lutte contre la vacuité de l'être... Bah quoi ? On peut être sérieuse aussi. :D
Bloo, un suppôt et au lit :p
Ecrit par : Bloody sans filtre | 09 janvier 2009
...et même aïe au lit
Anna, bourre et bourre et ratatam
Ecrit par : Anna Galore | 09 janvier 2009
Bloody sur la forme je ne vais pas encore t'abreuver de compliments tu vas croire que j'exagère ou bien tu ne vas plus chercher à progresser.... mais depuis le temps que je te commente tu sais ce que je pense.
Sur le fond, il est vrai que malheureusement pour beaucoup de gens il est nécessaire d'aller au fond pour enfin bouger (où pas) et la caractéristique de l'état est le vide, la vacuité, la reconnaissance de son état primaire à partir duquel tout s'est construit, c'est à dire absolument rien d'important....
Ecrit par : voiedoree | 10 janvier 2009
Merci vous deux, et voiedo', je crois qu'on est d'accord et raccords sur ce point ;)
Bloody du matin
Ecrit par : Bloody Merci à la dame (et aux môssieurs)! | 10 janvier 2009
Se jouer de nous
Du bout d’un mot pour dessiner
Les cordes vagabondes d’une harpe de brumes,
Là, entre tes épaules qui ondulent sous la nuit,
J’ai mis aux clous ce soir mes derniers artifices.
Deux doigts de séduction que l’amour a jauni,
Quelques arpents d'atermoiements,
Et un collier de souffles éteints…
Au bout du compte, c’est toi qui joues
L’amant miroir, la pantomime…
Au rythme de mes bras distendus,
Au son de mes caresses assourdies,
Tu chantes a capella la pratique sans l’envie…
Quand derrière le rideau des illusions surjouées,
Mon quotidien attend, et sourit dans le noir.
Bloo.
Ecrit par : Bloody Bingo | 12 janvier 2009
Il y a une vraie musique dans le rythme de tes mots, une douceur amère, comme certains fados.
Ecrit par : Miss You | 12 janvier 2009
RIVE MIRAGE
Qu’il est doux de s’endormir sous les avalanches…
De s’injecter une rhétorique anesthésiée
Par le nerf optique…
Quelle étrange extase que celle des idoles pétrifiées…
Un arrêt sur l’image de l’orgasme des multitudes
Aux désirs psalmodiés…
Que de perles rares aux colliers froids des épitaphes !
L’étendard figé d’une sagesse sous vide,
Dont l’aphonie éteint l’écho.
Des regrets écarlates aux gerbes éternelles,
Des cortèges silencieux, larmes occasionnelles
Bercées de soupirs prolixes…
Pourtant, sur l’autre rive …
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 25 janvier 2009
Miss,
Toute la vie est un mirage...
Plus on approche de l'autre rive, plus elle s'éloigne.
La seule réalité, c'est l'espoir.
Ecrit par : ramses | 26 janvier 2009
Merci missY et ramses :)
Ecrit par : Miss Bloody ? Même combat ! | 26 janvier 2009
VIBRATION LINEAIRE
Epicentre vibratoire, je brûle les étapes.
Visage grimaçant au fond d’une tasse de café,
Je ravale ma façade par rasades
De sourires plastifiés.
Je prends de l’avance sur mon passé
En gravant mes erreurs dans le marbre des tombeaux.
Mon palpitant élastique en perpétuelle secousse sismique,
Arythmique,
Tient la distance pour le moment.
Pour eux, fusions de mon magma interne ;
Pour lui, qui reçoit mes éruptions épisodiques ;
Celle que mon enveloppe désincarnée ne peut contenir,
Sous peine d’auto combustion…
Létale, avec un peu de chance…
En attendant, je continue de continuer.
A bout de bras,
A bout de nerf,
A bout de souffle,
Au bout de mes heures qui s’effilochent,
Je porte, supporte et soutiens mon monde.
Il me reste quelques fusibles à griller là-haut,
Derrière mon regard éteint.
Et toujours ces millions de symboles qui suintent…
Ces enfants du néant que j’insémine au compte-goutte.
Ces histoires fantômes que j’exhume de mon cerveau en grandes pompes,
Funèbres histoires s’il en est !
Mais les miennes.
Ces abstractions de moi où je me purifie.
Lac sacré derrière le verre securit de ma solitude
D’auteur,
De mère,
De fille,
De femme.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 01 février 2009
En lisant ce poème, visions furtives de Klaus Kinski, jouant dans le film tiré du roman de Tournier « Vendredi ou les limbes du Pacifique ».
Maousse.
anti
Ecrit par : anti | 01 février 2009
Scotched, double face.
Ecrit par : Anna Galore | 01 février 2009
le classique Bloody humph......ça décoiffe
Ecrit par : voiedoree | 01 février 2009
Merci :)
Va falloir que je trouve des sons d'ambiance pour celui-là aussi, mais ça risque de faire peur... :p
Ecrit par : Bloodyng ding | 01 février 2009
Polarisée
Le soleil s’endort sur le désert.
Je dilapide mes errances dans la poussière du crépuscule…
Le film de cette route se déroule à l’envers,
A l’envi ;
Un autre jour dans le dos
Et les yeux dans la nuit,
Je prends la fuite à bras le corps.
Les No man’s land n’existe pas,
Quand on porte la marque des contrits.
Tu me l’avais tatouée tout au bord de l’épaule,
Ce promontoire doré où patientent les baisers.
Du bout d’un repentir tu gravais le mensonge
Savamment coloré en teintes mauves et bleues.
Et ainsi paraphé, mon corps en équilibre,
Se nourrissait, avide, d’un placebo d’amour…
Un regret vaporeux a corrodé mes veines,
Rongeant sournoisement les fils du pantin ;
[Chute silencieuse de ton empire]
L’automate se découvre une palpitation.
Une rumeur cadencée qui fait danser ses pas,
Sur l’insolente musique de l’évasion.
Quand ton nom me rattrape, par-dessus mon épaule,
Je me cautérise à coup de soleil austral ;
Je cicatrise à coup de tonnerre cardiaque,
Dans le désert…
:)
Ecrit par : BloodyBois et chiffons | 15 février 2009
J'adooooooooooooooore !! Les images acérées comme je les aime, le rythme comme une danse, et une douceur, plus rare, plein soleil...
Ecrit par : Miss You | 15 février 2009
C'est du très bon Bloody!!!!!!!!!!!
Ecrit par : voiedoree | 16 février 2009
PEAU DE SECRETS
Une peau de bête palpite entre mes cuisses nues.
Deux ou trois kilos d'instinct aux contours de velours…
A elle seule, je permets de dormir en ces angles,
Recoins intimes semblables aux siens.
Je suis animale et sereine…
Mammifère apaisé, dompté.
Un chat en apostrophe aux secrets de mon corps,
Pose sur mes travers son regard vertical.
En clone de ma conscience,
Sans l'entrave de la moralité ;
Sans l'affront du jugement,
Sans cynisme,
Sans futile humanité…
Compagnon de non-dits,
Gardien des tendresses sans retour attendu,
Œil acéré aux gestes tranchants et souples,
Tes jeux au goût de sang sentent le musc, le lait…
Et tes griffes sur la peau
Tes crocs au pic des os,
Ne sont pas jeux de guerre
Mais tendresse fauve… Et fraternelle.
En poussant une grille,
En entrant dans une boutique,
Sur un trottoir luisant,
A l'entrée d'un appartement empestant l'eau de javel.
Dans un carton sur un parking…
Je me suis offerte une sœur, un frère,
Cinq ou six fils, deux ou trois filles…
Enfant d'une autre espèce
Un partenaire, un confesseur.
Interchangeable au gré des morts,
Des pneus radiaux, des anti-pluies ;
De tous ces aléas humains
Qui brisent vos crânes triangulaires
Repeignent l'asphalte de vos chairs.
Quatre vies de chat pour une vie d'homme,
Evaluation moyenne.
Mais si le félin avait une âme,
L'humanité entière y aurait une place…
D'atome,
Uniquement.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 23 février 2009
Il me semble l'avoir déja lue mais peut être est-une illusion?
en tout cas dèja ou pas j'aprécie toujours
Ecrit par : voiedoree | 23 février 2009
Voie, tu l'as sans doute lu sur le blog de Bloody ;)
Je ne l'ai découvert qu'aujourd'hui et j'ai craqué dessus, alors je suis venue le poser ici.
Ecrit par : Miss You | 23 février 2009
Très belles poésies, Bloody. J'ai bookmarqué ta page, pour lire tout ça tranquillement. Bonne idée, Miss, de l'avoir réactualisée.
Ecrit par : ramses | 23 février 2009
Toujours remarquable Madame Bloody, le fait de ne pas l'avoir rencontré me permet de l'idéaliser, c'est chouette non ?
Ecrit par : voiedoree | 23 février 2009
Elle est encore mieux en vrai.
Annananèèèreuh
Ecrit par : Anna Galore | 23 février 2009
Merci les Vous !
Voiedo' n'idéalise pas trop, je complexe assez comme ça ! :))
Bloovidée comme une truite (comme Anaïs)
Ecrit par : Bloody à la traine | 23 février 2009
Toujours aussi classe la So Bloody.
C'est curieux, aux premières lignes, j'ai vu un bébé naître...
anti
Ecrit par : anti | 23 février 2009
ah ben, moi aussi, j'ai vu une naissance...
Ecrit par : Catherine | 23 février 2009
J'admire le don réel de soi qui, seul, il me semble, permet d'écrire si "cru" (?) et rester pudique pourtant.
NB: idaime pour la naissance..
Ecrit par : Sacrostille | 24 février 2009
Ben vla que Bloody pond des chats maint'nant
c'est vrai qu'il m'a fallu une deuxième lecture pour comprendre et aprécier totalement. A la première j'ai vu un truc cochon....
obsédé!!!!!!
Ecrit par : voiedoree | 24 février 2009
Merci Saperlipopille, et sans vouloir faire pathos, l'arrivée d'un poilu à la maison a toujours été comme une naissance chez nous donc tout va bien ;)
Voiedo', rassures-toi tu n'est pas le seul à avoir pensé à un truc cochon en début de lecture. Parler des cuisses, ça oriente, forcément ! lol
merci en tout cas :)
Bloo sang sucre
Ecrit par : Bloo sans sucre | 24 février 2009
Oui, un poème pur sang Bloo, sans aucun doute ! Tu déchires sa race, comme d'hab et on ne s'en lasse pas.
Ecrit par : Anna Galore | 24 février 2009
Parler de cuisses... Ca oriente les hommes vers le sexe, les femmes vers la naissance. Intéressant.
Ah ? Quoi ? Ah ? C'est Mirou. Il dit que lui, ça l'oriente côté poulet.
anti, orientée cuisse de L.
Ecrit par : anti | 24 février 2009
AU BORD DES RAILS
Sous des dômes de verre et d'acier sales,
Aux pieds des pylônes de béton désarmés,
J'ai enterré un cœur fatigué de battre
Au rythme de ton absence.
Sous un tas d'immondices anonymes,
Et de fragments de nous…
Un linceul de baisers impatients,
Quelques tessons de regards fiévreux
Au bas d'un quai,
Au bord de rails impassibles.
Entre tes arrivées et tes départs.
Entre tes bras et le néant.
J'ai perdu pied.
En équilibre sur la tête
D'un amour funambule ;
Je regarde passer les heures,
Cortège sans fin d'ombres désincarnées…
Et je ne ressens rien.
Je jette un papier gras sur le tombeau du manque.
Et je lance ma carcasse au loin sur la banquise,
Là où le froid du temps endort jusqu'à mon souffle…
Ce sanctuaire monochrome où j'oublie de t'attendre.
Combien de temps dilapidé
A me statufier,
De sable et de sel ;
De fièvre et de larmes…
Je m'effrite,
Recomposée encore
Et encore ;
Vaporisée dans le courant d'air
D'un train qui s'en va…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 27 février 2009
Tu ne perds vraiment pas la plume Bloody, merci.
Ecrit par : lison | 27 février 2009
Magnifique de tristesse et de désespoir
Ecrit par : voiedoree | 28 février 2009
Merci !
Ecrit par : BloothicMary | 28 février 2009
Tu déchires sa race, la Goth au coeur tendre.
Ecrit par : Anna Galore | 28 février 2009
terrible et magnfique..mais si terrible ..
Ecrit par : sapotille | 28 février 2009
MAL
J’ai mal au ventre,
Mal aux projets,
Mal aux envies.
J’ai échangé un bout d’espoir
Contre cent lignes de nuits
Blanches,
Grises,
Vides.
Sous tes regards cicatriciels
Il y a « avant »…
Sous mes paupières gonflées de sel
Il y a du sang.
Mes traumas en pelotes,
Coincées entre le cœur et la réalité
Courage ma fille,
Encore un peu d’air à vomir !
Encore un peu de change à donner…
Monnayer tes rêves en devises amères
Et encaisser,
Une nuit de plus.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 04 mars 2009
Bloody,
J'adore ce que tu écris. C'est incisif.
Ecrit par : ramses | 05 mars 2009
DU BLUES ?
Et tes regards,
Globalement,
Tes longs soupirs cunéiformes restent emprisonnés ici,
Manquent à l'appel.
C'est un fantôme épileptique qui s'agite devant le miroir
Sans teint,
Sans faim.
Enfin…
Du blues, du blues, du blues, je veux du blues …
La vie est plus verte dans le Tanga d'à côté ?
L'aparté plus spacieux ?
Le soleil passe par le climatiseur ?
Bien arrivée à Liberty Place,
Il neige mais je vais bien.
Je t'embrasse.
Pas trop fort,
Tu ne sentiras rien, promis.
Du blues, du blues, du blues, il me faut du blues !
Je devrais peut-être
Pleurer,
Tourner en rond,
Etre en orbite autour de ma solitude,
Couper la parole à mes veines,
Appeler ma mère,
Pisser le sang sur la moquette,
Vomir du Tranxène par hectolitres ?
Du blues, du blues, du blues on veut du blues !
Non moi je veux du Ska.
Te mettre un pogo entre les dents.
Signer « ciao » sur ta poitrine
Avec une lame de rasoir…
Et laisser la chatte de la voisine
Lécher tes plaies,
Les gangrener.
La Lambada on aime pas ça, nous on préfère la java !
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 16 mars 2009
Portée par le vent
Raconte-moi encore
Du bord des cordes de ton andalouse,
D’où te viens la pluie noire de tes cheveux…
Redis-moi le chemin aux pieds nus
Qui chevauche les frontières sédentaires,
Pour te porter à moi…
Décris-moi les tempêtes oubliées
Et les meutes faméliques,
Qui dansent autour du temps.
Chante-moi la nuit enjôleuse,
Qui se cambre, se courbe
Entre chien et loup,
Entre ici et là-bas…
Et parle-moi encore d’elle
De ses ténèbres sacrées,
Celle que mille mains de sauvages
Mille paumes ouvertes sur la foi,
Portent aux nues de leurs croyances…
Au-delà de ta liberté,
La vierge noire te sourit, gitan.
:)
Ecrit par : Bloo et manolo | 29 mars 2009
Elle peut sourire, elle est très belle.
Ecrit par : Miss You | 29 mars 2009
Bien vu So ! La bête noire...
anti
Ecrit par : anti | 29 mars 2009
En écho à la troisième révolution...
Le voyage de la reine
Quand les voyages ne chanteront plus les paysages de l’enfance,
Il y aura des silences entre les ailes du temps.
Et nous regarderons les empires dans les yeux,
Comme des enfants punis espérant le pardon.
Il faudra être justes envers nos conséquences,
Admettre que la fin découle de nos moyens.
Ceux que l’on s’est donnés, dérobés à la chance.
Il faudra prendre alors le poids et la mesure
De ces iniquités qui dorment sous la cendre ;
Réapprendre les nombres à l’école de la peur
Pour compter à rebours vers un futur éteint.
A l’âge d’or des regrets,
Debout sur un cadavre,
L’humanité est reine en route pour l’échafaud.
Bloo, sharpness and candies
Ecrit par : Bloodirty Harry | 07 avril 2009
Bloody j'adore !!! je l'ai reçu dans ma boîte mail... quand j'ai vu le titre j'ai douté, j'me suis dis c'est pas du "Bloody" et j'ai lu ! wouah ! je t'ai reconnu. J'aime. Bravo !
Ecrit par : Lilieslay | 07 avril 2009
Hélas... Trop vrai.
Ecrit par : ramses | 07 avril 2009
En te lisant Bloo, j'entends sonner le glas.
La marche est funèbrement belle.
Ecrit par : Miss You | 07 avril 2009
Superbe as usual. Une tueuse d'insouciance bienvenue.
Je vais le remettre sur le fil de Vargas aussi.
anti
Ecrit par : anti | 07 avril 2009
"tueuse d'insouciance", oui c'est un beau compliment Anti. Pour ça que j'l'aime la bloodie. ;-)
Ecrit par : Lilieslay | 07 avril 2009
Merci les chouquettes ! Et le chou of course !
Tueuse d'insouciance ça m'inspire grave ! merci anti pour cette piste ;)
Ecrit par : Bloo no soucaille | 07 avril 2009
COEUR D'AMBRE
J’ai dévorée la nuit,
Elle avait le goût de ta peau après la pluie.
Entre mes crocs de verre,
Quelques mots de caresses oubliées
Vibrent encore de ton absence…
Le vent dessine entre mes bras
Ta silhouette qui s’évapore.
Et je m’accroche du bout des griffes
A l’illusion couleur sépia,
Au mensonge que j’ai ciselé
Dans l’ambre d’un amour secret…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 17 avril 2009
AVANT TOUT
Il faudrait écrire petite.
Car tes doigts tièdes sonnent creux
Sur la peau distendue du rêve…
Il faudrait ramasser tes univers disloqués,
Dénouer les circonvolutions que le doute trace dans tes brouillards.
Tout regrouper en un seul cri.
En un seul mot d’urgence.
Le hurler à des oreilles aveugles,
L’abandonner aux regards gris des sourds,
Le renier,
L’oublier,
Mais avant tout : l’écrire.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 30 avril 2009
Leçon 1
Brouiller les pistes,
C’est tout un art.
Se tricoter une peau de nuances intangibles
Pour cacher les illusions et les vertiges
Qui s’endorment sous les sourires.
Apprendre à circonvenir l’ambiguïté
Pour soumettre le doute d’un battement de cil.
Délier les lignes de fuite
Et les limites,
Jusqu’aux brasiers des passions factices.
Persuader l’auditoire que nos discordances
Sont symphonies.
Que nos feintes ne sont qu’un pâle reflet
Des siennes, blessures monolithiques.
Et retomber sur ses pieds,
Bien droit sur ses sabots,
Une auréole dorée entre les cornes.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 06 mai 2009
Morsure
La morsure d'un secret tout au bord de l'oreille
Dans l'ombre d'un été que le soleil déserte.
Comme une musique rouge colorant les veinures
D'une vieille chrysalide à l'heure de l'abandon.
Après l'appel du souffle, je perçois l'interdit
Et l'enfouis aussitôt d'une pelletée de frissons.
Je brasse les étincelles sous une chape d'ambre,
Et, d'un doigt sur la bouche, je scelle le silence.
Les non-dits sont précieux si on ne dit leurs noms.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 11 mai 2009
LE RENDEZ VOUS DES LUCIOLES
C’était la dernière étoile.
Il était le dernier chien.
Boulevard des supernovas,
Un riff a rebondi entre leurs yeux de hasard…
Histoire électroluminescente
De deux lucioles radioactifs.
Plus attirés par les pénombres
Que par les néons vides des hôtels,
Cherchant le sens caché de la catimini
Au cœur de multitudes hurlantes.
Au ventre des tripots assourdis,
Et des poudrières pâles…
Ils s’échangeaient des ailes raidies,
Redessinaient leurs bouches en corps
Auréolés de suie,
Pendant que la réalité violait leurs pieux mensonges…
Les vers luisants s’éteignent à l’heure des overdoses.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 16 mai 2009
L'EVEIL NU
Je veux m’endormir encore,
Flotter entre deux mondes éteints,
Deux univers de bruits alanguis.
Etendue sur le dos d’une planète ronde
Remplir d’air mes poumons, et mon cœur d’abandon…
Et guetter le soupir d’une heure écartelée,
Qui m’oublie lentement comme le jour décline…
Du bout des doigts le rêve déshabille l’éveil
Pour m’ôter de ma chair et me rendre à la nuit.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 18 mai 2009
LAISSE-MOI
Laisse-moi trancher du bout d'un mot
Le fil tendu entre nos cieux.
Laisse-moi abréger l'agonie d'un adieu
Sous l'anesthésie d'un ultime baiser…
La bête humaine s'impatientait
Sous d'éphémères tendresses soyeuses ;
Une cruauté en escarpins tout au fond de sa cage
Attendait l'instant T du saccage…
Laisse-moi la libérer,
Laisse-moi la remplacer.
J'irais m'asseoir au fond du trou
Et j'écouterais les mots de plomb percer ton âme…
Juste avant qu'ils ne retombent
Dans la poussière des jours éteints…
Ferme les yeux tendre mirage,
Les ombres et les douleurs s'évaporent vite…
Condensation fragile de souvenirs lumineux
Asséchée au vent de l'amertume…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 03 juin 2009
FFFiiiiuuuuuuu !
Décidemment elle décape la Bloody !
A chaque fois je me dis que c'est toujours plus beau, plus juste, plus...
Bref j'adoooore !
Ecrit par : Adele Riner | 03 juin 2009
J'te comprends. Pareil. Des fois, j'me dis : je vais pas encore dire la même chose et du coup, je mets rien. C'est con. C'est ffffffffffffffffffffffffffffffffff ! Bravo So bien !
anti
Ecrit par : anti | 03 juin 2009
Pareil aussi. J'ose plus rien dire.
Bon, allez, pour une fois : So ? C'est magnifique, ce que tu écris.
Ecrit par : Anna Galore | 03 juin 2009
hé hé, alors je vous laisse imaginer comme c'est difficile de choisir ;)
Ecrit par : Miss You | 03 juin 2009
Pas mieux.
Bloody Mary ce que tu écris,
c'est beau.
je peux te lire pendant très longtemps, et quasi en apnée...
respect.
Ecrit par : sapotille | 03 juin 2009
"hé hé, alors je vous laisse imaginer comme c'est difficile de choisir ;)"
Ca, c'est salaud !
mdrrrr !
anti
Ecrit par : anti | 03 juin 2009
Bah... écoutez... euh Merci hein...
BlooBloo toute chochose
Ecrit par : Bloo dis rhoooo | 03 juin 2009
Je suis passée sur la pointe des pieds et j'ai apprécié ce que j'ai lu !
Ecrit par : Zaza | 03 juin 2009
Les ruptures sont toujours un déchirement dont personne ne sort indemne.
Ecrit par : ramses | 03 juin 2009
Pas d'accord avec toi, pour une fois Ramsès! ;-))
Ecrit par : sapotille | 03 juin 2009
Pareil ! mdrrrrrr !
Les ruptures permettent heureusement souvent d'aller vers une vie plus belle. En ce qui me concerne, je ne regrette aucune de celles que j'ai connues. Je leur dois mon bonheur d'aujourd'hui.
Ecrit par : Anna Galore | 03 juin 2009
Instant Lipstick
Bâtonnet de fièvre signataire d’adultères,
Tes saveurs de désirs se déclinent par milliers…
Je trace l’invitation aux portes de ma bouche,
Dans un va et vient souple qui colorie les angles
Et les commissures pâles de ma fragilité…
De l’incarnat au purpurin, l’appétit se déguise ;
Reni ses convoitises, se voile de fantaisie…
La courbe rouge ouvre ma voix
Change le souffre en Ambroisie,
Et la salive nous monte aux yeux…
Bloo, Bisou.
Ecrit par : Bloo, paske je le vaux bien ! | 07 juin 2009
MALDONNE
(à D. et G.)
Je crois qu'il savait.
Ils savent tous.
Ce début d'homme qui s'accrochait aux bras du grand.
Avec ses yeux dévorants…
Ils savent avant l'instant,
Avant cette fracture ouverte
D'où suinte l'absence.
Comme un sens de plus,
Difforme,
Mutant.
Une appréhension innée du vide.
Une carte de plus dans le jeu de la vie,
Un Joker aveugle,
Pour remplacer le roi ou la reine.
Les souverains d'un royaume embryonnaire,
Têtes couronnées d'épines
Aspirées par l'oubli.
Le petit prince qui tient la main d'un souvenir,
Et la princesse qui se mire dans une photo jaunie,
Ils savaient.
Et ils sauront.
Dompter le silence,
Polir cette fierté de glaive,
Pour la planter au cœur d'un destin inique.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 15 juin 2009
Voilà madame ! T'es plus à poil ;-)
Entre les poils et les plumes... J'sais plus où donner de la tête ;-))))))
anti, mon truc en...
Ecrit par : anti | 20 juin 2009
Maousse costo les photos ! j'adhère !
Merci m'dame !
Bloo, suivant les pointilleuses
Ecrit par : SharpBloo | 20 juin 2009
Ah ça, c'est une fine lame que nous avons là.
Anna, au poil
Ecrit par : Anna Galore | 20 juin 2009
Bon, ben si t'adhères, ça va alors.
Bon après-midi !
anti
Ecrit par : anti | 20 juin 2009
NI VU, NICOTINE
Tu restes mon plus grand secret,
Endormi sous la poussière d’un adultère…
Et moi,
Fantôme de chambre d’hôtel vide,
J’écris nos noms sur un miroir ;
Ce Lui, cette Elle que nous aimions.
Deux prénoms en une seule ligne,
Deux chansons sur une même note,
Deux visages pour un sourire.
Celui de la trahison chevauchant la liberté.
Quand les avions quittaient les pistes,
Les hauts parleurs gerbaient ton nom.
Mais aujourd’hui je m’envenime,
Je plie l’échine sous la raison.
Des voix font vibrer mes entraves,
Ces ligatures à mes pulsions,
Je fais semblant de respirer…
Je me souviens avoir été libre entre tes bras…Je crois…
L’hiver s’invite ici,
Comme un évêque sur palanquin…
Ses doigts sont froids et clandestins ;
Il s’immisce, glisse et s’insinue
Comme ce cancer que je façonne.
Et je nous perds sans le savoir,
Je nous égare derrière l’oubli,
Entre le tabac et le filtre
D’un océan de vieux mégots.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 02 juillet 2009
LE BRUIT DU TEMPS SOUS TES MAINS
Se balader entre tes mains
Quand le soleil attend son tour,
C’est comme flotter entre deux mondes
Suspendue par le cœur au balancier fragile
De ta pendule anatomique…
Le temps s’arrête à chaque seconde,
Distribue sans compter
Soixante genèses par minute écourtée.
Et du bord de tes paumes,
Je l’écoute quand il passe…
C’est d’un ennui mortel !
A ces lignes pointilleuses
Je préfère tes nervures,
Tes rires accidentés,
Tes rides aventureuses,
Et tes mains de bois vert
Tendues, grandes ouvertes
Juste au dessus du temps.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 02 juillet 2009
Beau mais étrange ; j'avais ressenti la première strophe comme positive et patatras...
Ecrit par : monilet | 02 juillet 2009
Merci moni, l'étrange c'est mon dada...HiiHaa !
Coïtus interruptus
De nos pulsions hermaphrodites
Cachées derrière les souffles courts,
Il reste un avant-goût de petite mort.
L’immolation tardive de l’amour
En préambule au dernier mot.
Je m’accroche à ces prémisses,
A tes promesses analgésiques,
Je bois ta force jusqu’à la lie…
Je sombre en douce sous ta chaleur…
Poupée plastique jetée au feu.
Au bout de la ligne du dernier trip,
Je rampe au long de tes signaux…
J’oublie le glas de mes pulsions
Pour une extase en extension.
Quand tout fini, je me retire
Ad libitum…
Ecrit par : Blobloblody face | 08 juillet 2009
Pénitence
Un enfant s’est assit sur mon cœur.
En tailleur sur mes émotions,
Il me tourne le dos.
Ses cheveux de coton suivent les courbes du vent.
Je contourne le vide pour capter son regard
Et ma présence glisse au long de ses murailles…
Je crie derrière la porte, je hurle à en mourir…
Mais il ne m’entend pas,
La porte reste close,
Et mon poitrail explose.
Reviendras-tu vers moi ?
Au creux de mes chaleurs,
Aux tréfonds de mes chairs ?
Si on recommençait le parcours à l’envers ?
Refondre dans l’essence cette vie disqualifiée…
Celle que je t’ai donnée…
Il regarde ses doigts qui tricotent l’invisible.
Il aligne des pieux où j’éventre l’espoir…
Il psalmodie les lettres sans comprendre les mots.
Je m’écartèle sur sa peau à la recherche de l’étreinte…
Mais ses ailes brassent, ses mains rejettent ;
Ses cris embrassent l’écho hagard.
Et je ne suis rien sous ses regards.
Ses prunelles magnétiques qui capturent l’invisible…
Dieu de l’amour au purgatoire,
Ce corps d’enfant est ta prison.
Et je fais pénitence en ton nom.
Ecrit par : Bloo | 21 juillet 2009
Attends-moi de l’autre côté de l’univers
L’ancien monde s’écroule sur mes épaules molles… Je perçois ce fracas d’une oreille engourdie. Les yeux plissés sous cette avalanche de poussières enflammées, à quatre pattes, mes doigts s’enfoncent dans le béton. Tout change de forme, le sol ondule. La roche éclate à mon contact et se fait sable, strates, limon…
On me veut ensevelie sous six pieds de misère ; on me veut écrasée par un silence sans nom. Mais l’éboulis s’effrite car je respire encore. Et s’il faut que j’imprègne mes veines de cendres chaudes, s’il me faut respirer le deuil de l’enfant-roi ; je chercherais au fond de mon cerveau binaire les restes du brasier et je m’en nourrirais. Et si je dois tracer en mon âme des frontières entre mes raisons d’être et mes rêves égoïstes, je le ferais sans gloire, derrière des portes closes.
S’ébrouer…
Regarder le soleil, l’œil à nu, loin du masque. Se remplir les poumons de cet air dioxyde, et le cœur de limaille et de tessons de verre. Balayer les rivages et les limites humaines et puis se relever… Se relever.
La ligne d’arrivée comme un mirage que je renie, ici plus rien ne compte que les actes. Plus rien ne résonne en ces mots que je croyais avoir domptés. Il faut parler un autre monde et voir ailleurs que les contours. Réinventer une espèce puisque j’ignore tout de la tienne. Comme un ersatz de miracle, je prends des notes sur ton absence. Et pendant que tu t’égares entre les hommes qui crient, je décalque les traits de ton profil qui s’évapore. Tu parles avec les anges en oubliant ta bouche alors que mes attentes s’époumonent au cul de basse fosse où tu m’as oubliée. Tu n’as de cesse de m’échapper, et il ne me reste plus que ça, ce filament entre nos ombres. Mais je m’accroche, je m’entête. Je suis mon sang en cavale dans tes veines. Je poursuis ce fantôme qui retient mon enfance. Puisqu’au détour d’un mot, ce monde a disparu, je réapprends ici l’autre réalité. Au prix d’une disparition, après le choc verbal d’une renaissance clinique, je vais pénétrer ton univers sans attendre d’invitation. Passagère clandestine avide de t’apprendre, j’arpente les coursives, le cœur exorbité…
Je cherche à te trouver…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 30 juillet 2009
Absolument magnifique Bloody...merci d'écrire ainsi pour nous tous!
Ecrit par : sapotille | 30 juillet 2009
Merci à vous , Sacamytrille et Mi SSIoux ;)
Kissss dentelé
Ecrit par : Bloo, à l'ombre | 31 juillet 2009
Indecent colours
Accroche cette peau que tu dis morte
Aux bas résille que je porte…
Pose tes couleurs aux pieds du lit
Je ne veux que tes angles alanguis…
Pour colorer du bout des lèvres
Ces longs prémices aux sombres fièvres.
Du bord des cils je te peindrais
En teintes bleues et mordorées…
Et pour bâillonner tes regrets,
Du creux des reins, te regarder…
De clairvoyance en plaidoyers,
Du fond des yeux t'inoculer
La faim antique et dévorante
Pyromane fauve, hurlante…
Chaleur intense de la matrice
En vagues rouges, en vagues lisses,
Qui font onduler mes postures.
Je guette alors la contracture,
Le signe fixe, rubigineux
Du delirium libidineux…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 26 août 2009
J'adore ce qu'écrit Bloody, je ne manque jamais de faire un tour sur son blog avant d'aller dormir.
Ecrit par : ramses | 26 août 2009
Merci rams' ça me fait toujours plaisir de t'y voir ;)
Ecrit par : Bloody du foyer | 26 août 2009
A contresens
J’aime jouer à la marelle
Au bord du vide qui chancelle
Jeter la pierre blanche au ciel
Bondir sur le bord des margelles
Des puits de sciences…
J’adore goûter les fruits acides
Qui font grimacer l’insipide
Ceux qu’on rejette, qu’on ignore
Ceux qu’on insulte, qu’on abhorre
De l’autre bord…
Aller toujours à reculons
Choisir ma propre direction
Tourner le dos aux précipices
Tendre les bras à tous les vices
De la vertu…
Violer le mot et sa grammaire
Prendre le trop, laisser l’amer
Gratter les plaies de l’orthographe
Pour y effacer l’épitaphe
De la liberté.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 06 septembre 2009
Très beau, Bloody, j'aime les chemins de traverse !
Ecrit par : ramses | 07 septembre 2009
Un reflet
Cachée derrière de vieux miroirs
Aux milles éclats cicatrisés,
J’oscille, vacille…
Je vibre en vagues longues,
Je hante l’autre et ses espoirs.
Et je murmure aux yeux du temps
Des incantations somnambules…
Pour qu’un sable d’or et de poussières
Vienne m’ensevelir sous ses paupières.
Redis mon nom encore une fois
Que je renaisse en ton reflet.
Que mes contours prennent un sens,
Là où l’absence n’est qu’abandon.
Et que ton souffle se souvienne
De ce visage réinventé
Du bout d’un doigt dans la buée…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 10 septembre 2009
La forêt m'a regardée.
La forêt me regardait.
Et ses yeux de senteurs, ses astres de silence,
Murmuraient les secrets des aubes virginales de l'hiver
A mes oreilles interdites…
Elle me racontait les assauts insensés du temps
Qui jouait à se perdre au sein de jade dédaléen…
Elle m'offrait le gîte et le couvert,
Dessous ses vertes fanfreluches, ses dessous épineux.
Je t'ai tant désirée,
Je t'ai tant attendue.
De loin en loin je t'ai perdue.
Mais je te sais sur la colline
Je te sais fière, inamovible.
En tes entrailles je reviendrais
Et tu verras encore une fois
Ce que je n'ai montré à personne.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 11 octobre 2009
Et puis la pluie...
Sur les chemins de l’abandon,
J’ai ramassé des braises éteintes ;
Des instants bleus aux lèvres closes,
Quelques baisers dilapidés
Aux quatre vents de la passion…
Je marchais droit comme la raison,
Je collectais les souvenirs,
Bourrais mes poches de vieux désirs
Et d’improbables battements de cœur.
Et puis la pluie…
Ce concerto d’octobre aux notes assassines
Déversant le présent sur une partition noire ;
Martelant le bitume de son tempo liquide
Pour inonder le vide creusé par ton absence.
Pour qu’au dernier faux pas, au dernier mot d’amour,
Je glisse de cette rive en décomposition
Jusqu’aux grands fonds nocturnes de la solitude,
Les poches pleines de ces pierres
Qui font les illusions…
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 27 octobre 2009
Qui sait ?
A me laisser enfermer,
Ensevelir sous les sourires,
Recouvrir de caresses iniques…
J’ai oublié ce jeu qui colorait ma peau,
Poison solidifié aux parois de mes veines.
Et puis un mot ou un silence
Aussi tranchant que la terreur,
Réanime violemment l’essence de mes pulsions.
Je lève un regard mort au soleil des vivants,
Réalisant soudain que la nuit est finie.
Je réveille mes démons, mes hantises faméliques ;
Je serre les poings et les vices sur ma poitrine creuse
Laisse une paix injurieuse aux portes du passé.
Et je ramasse les milles plumes de plomb abandonnées au sol
Le temps d’un bonheur pâle sous un ciel de néons.
Du fond de cette fosse, ersatz de refuge,
Je respire les racines entre mes quatre planches
Je ronge la greffe de mes ailes synthétiques
Et, pensive, je vomis le plaqué or de mon auréole.
Faites de moi un ange dans vos esprits claniques,
Je ne suis que la tranche d’une bible païenne.
Louez mes dons d’amour et mes gestes brisés,
Je n’en reste pas moins l’ombre de vos travers.
Bien à l’abri derrière le vernis et le strass
Ce que je suis survit, s’entête et vous convoite…
Au dernier tour de piste,
Ne restera de moi que vos grands yeux émus
Au souvenir des mots que vous m’aviez soufflés,
Sans le savoir.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 15 décembre 2009
Merci Bloody de te déshabiller ainsi.
Ecrit par : Colors | 16 février 2010
Merci à toi Colors :)
Ecrit par : NakedBloody | 17 février 2010
Trop classe la Sanglante ! Grand'hâte de tenir entre mes mains tes mots khôlés sur papier ;-)
anti
Ecrit par : anti | 17 février 2010
Crépusculie Mélancolaire
Il y a des mots que je n'ai pas dit
Des regards que j'ai ratés
Et sous la calotte glaciaire de mon crâne
Des idéaux flottent, anonymes.
Il y a des lambeaux de mon enfance
Qui s'étiolent et sèchent au bord de mes envies
Quand mes pas impriment la colère sur le brouillard
Ou sur le sol spongieux de mes frontières.
Vaste cœur noir, tu te remplis
Et j'émigre en mélancolie
Comme un sanctuaire désaffecté
Qui sent la boue, le bois, l'acier.
Je gratte le sol encore
Ecarte les brindilles et repousse les pierres
Cherche plus loin encore l'épilogue de l'histoire
Ces mots qui s'évertuent à ne pas voir le jour.
Je calcule le vide entre mes addictions
Car il faut bien une cause à toutes mes conséquences
Et je tatoue le spleen sur le dos de mon âme
Juste avant de succomber au charme de la nuit.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 25 février 2010
Faute de temps, j'ai pris tout plein de retard de lecture dans les blogs amis et j'ai laissé passer des milliers de belles choses... Heureusement, les mots restent et ils nous attendent, patients.
Une petite merveille cueillie chez BloodySweetie :
SE JOUER DE NOUS
Du bout d'un mot pour dessiner
Les cordes vagabondes d'une harpe de brumes,
Là, entre tes épaules qui ondulent sous la nuit,
J'ai mis au clou ce soir mes derniers artifices.
Deux doigts de séduction que l'amour a jaunis,
Quelques arpents d'atermoiements,
Et un collier de souffles éteints…
Au bout du compte, c'est toi qui joues
L'amant miroir, la pantomime…
Au rythme de mes bras distendus,
Au son de mes caresses assourdies,
Tu chantes a capella la pratique sans l'envie…
Quand derrière le rideau des illusions surjouées,
Mon quotidien attend, et sourit dans le noir.
Bloody Mary
Ecrit par : Miss You | 22 avril 2010
Oui, Miss, c'est superbe...
Je passe régulièrement chez Bloody et j'y découvre toujours de jolies poésies, d'une rare clairvoyance...
Ecrit par : ramses | 22 avril 2010
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