10 avril 2008

A Vanuatu, moteur et noix de coco

Une initiative qui me plaît, parce qu'elle allie ressources locales et débrouillardises :





La noix de coco a la cote, et pas seulement comme fruit exotique. Dans le Pacifique, Vanuatu tente de développer l'utilisation de l'huile de noix de coco comme combustible de substitution. Depuis trois ans, Unelco-Suez, le fournisseur d'énergie de cet archipel de 215 000 habitants, fait ainsi fonctionner ses groupes électrogènes avec un mélange de gazole et d'huile de coprah (obtenue à partir de la chair de la noix de coco).

Huit noix donnent environ un litre d'huile, qui est ensuite centrifugée, filtrée et ajoutée au diesel. Après avoir commencé avec un mélange à 5 %, l'entreprise utilise en moyenne 15 % d'huile pour 85 % de gazole. Elle prévoit d'installer prochainement deux groupes fonctionnant uniquement au "cocofuel", sur l'île de Malekula, dans le nord de l'archipel.

En tout, Unelco fait brûler 20 000 litres d'huile de noix de coco par semaine, qui s'ajoutent aux 12 millions de litres de gazole importés annuellement. "C'est économiquement viable, car il n'y a pas d'investissement supplémentaire dans la transformation des machines", soutient John Chaniel, directeur général d'Unelco Vanuatu.

L'huile présente pourtant des inconvénients : moins énergétique que le gazole, elle est aussi plus visqueuse et de qualité variable. "Mais cela nous permettra de résister aux hausses de prix du gazole ; c'est également meilleur pour l'environnement", affirme M. Chaniel.

Alors que les combustibles sont une des principales importations de l'archipel, avoir recours au coprah permettrait de limiter la dépendance vis-à-vis de l'étranger tout en développant l'agriculture locale. A terme, le fournisseur d'énergie envisage d'augmenter la proportion de cocofuel à 30 % du mélange.

Essence pour voiture
Le précieux liquide peut aussi servir tout simplement d'essence pour voiture. Tous les véhicules d'Unelco roulent grâce à ce carburant. Sur l'archipel, d'autres ont tenté l'expérience. Jusqu'à il y a quelques mois, Tony Deamer, un entrepreneur australien installé à Vanuatu, a ainsi commercialisé l'"island fuel", un mélange de 85 % d'huile de noix de coco pour 15 % de kérosène. Chaque semaine, 3 000 litres étaient produits, à 80 centimes d'euro le litre contre 1 euro le litre pour le diesel.

L'idée se répand dans le Pacifique. Aux Samoa, Electric Power Corporation a ainsi mis en place le projet CocoGen, pour préparer la construction d'une centrale fonctionnant au cocofuel.


Marie-Morgane Le Moël
(Le Monde du 11 avril 2008)

Commentaires

bah c est tout simplement génial ça !

et la pulpe Miss ? bah on la garde pour nos macarons !!! et les fibres pour les peintures de Fifi ;).

Ecrit par : sampang | 10 avril 2008

Yes ! et la coquille, comme maracas pour accompagner Slay et son orchestre ? Elle me plait bien ton idée Samp ;)

Ecrit par : Miss You | 10 avril 2008

ce qu'utilise Fifi n'est pas l'enveloppe de la noix mais la fibre qui entoure le tronc

Ecrit par : voiedorée | 10 avril 2008

J'espère que tu ne nous parles pas de ta vie intime :-)


euh... désolée...

Ecrit par : Anna Galore | 10 avril 2008

tu sais ce qu'est le coco en Martinique ?......

Ecrit par : voiedorée | 10 avril 2008

oh le lachage ! pire que Zaza avec ses blagues mdr

Ecrit par : sampang | 10 avril 2008

Voiedo? Et toi, tu connais le coco-fesse qui pousse sur ton île?

Ecrit par : Anna Galore | 10 avril 2008

an non ça c'est pas possible
j'en ai posée une que personne n'a comprite ah ah ah

Ecrit par : voiedorée | 11 avril 2008

le coco -fesse c'est aux Seychelles, exportation interdite... mais j'en ai vu, c'est excitant...

Ecrit par : voiedorée | 11 avril 2008

Ah oui tu as raison ! Me suis trompée d'île...

Anna, jet set

Ecrit par : Anna Galore | 11 avril 2008

tu sais ce qu'est le coco en Martinique ?......

Ecrit par : voiedorée | 10 avril 2008

bon alors... c est quoi ? mdr

j attends sagement ;)

Ecrit par : sampang | 11 avril 2008

Euh, Ben ...C'est pour aller dans la Foufoune tiens!!!!!!!

Ecrit par : voiedorée | 11 avril 2008

D'où l'expression: "Hé Cocomar, ti niques?"

Ecrit par : Anna Galore | 11 avril 2008

Tiens, en marchant dans la rue, je me disais "il me faut un truc qui me remonte là" et paf, un black déchargeait sa voiture, le zouk à fond la caisse. Exactement ce qu'il me fallait !

anti, collée-serrée.

Ecrit par : Anti | 11 avril 2008

lool tu m as fait peur Anti !

Ecrit par : sampang | 11 avril 2008

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