15 avril 2008
Rencontre avec un poète
Je découvre cette interview d’Aimé Césaire, donnée en mars dernier.

J’ai envie de partager avec vous la rencontre avec un homme dont je ne connaissais que quelques mots et qui est un symbole pour les Martiniquais.
Aimé Césaire : "Ma poésie est née de mon action"
Né à Basse-Pointe (Martinique) le 21 juin 1913, Aimé Césaire n'est plus député et maire de Fort-de-France. Tous les jours, il reçoit dans son ancien bureau. Peintres caribéens, portraits, paysages, avec en prime un cadre pour le maillot n° 21, celui du footballeur Lilian Thuram. Normalien, agrégé, Césaire publie Cahier d'un retour au pays natal en 1939. En 1941, il fonde avec sa femme Suzanne et des camarades (René Ménil, Aristide Maugé) la revue Tropiques ; plus tard, Présence africaine. André Breton préface Les Armes miraculeuses en 1944. Après un séjour en Haïti, 1945 le voit entrer en politique. 1950 : Discours sur le colonialisme. En 1958, il fonde le Parti progressiste martiniquais pour consacrer sa rupture avec le Parti communiste. Parallèlement, il publie ses poèmes (Soleil cou coupé), son théâtre (La Tragédie du roi Christophe), ses discours. Une seule règle : "Pousser d'une telle raideur le grand cri nègre, que les assises du monde en seront ébranlées."
Vous aimez votre pays. Vous le visitez toutes les semaines ?
Mais non, tous les jours. Mon chauffeur me prend à 15 heures. J'aime les paysages, la faune, la flore, le peuple martiniquais, la cabane martiniquaise, les pauvres gens...
C'est pour cela que vous êtes entré en politique ?
Sans le vouloir. On a fait de moi un porte-parole. Au sortir de la guerre, je suis un jeune homme de gauche, communisant, mais je n'y connais rien. Des copains de classe font une liste assez large pour avoir des chances. Je n'y crois pas une seconde. Je signe pour leur faire plaisir, et la liste fait un triomphe ! Je réunis les employés municipaux, je leur avoue ne rien savoir : "Nous vous aiderons !" Je fixe le premier ordre du jour. Je regarde les textes, je n'y comprends rien. Les rues de Fort-de-France sont affligées de caniveaux où les Martiniquais, la nuit, en se cachant, déversent leur merde. Pas possible ! Il faut faire un réseau. Mais on n'a pas d'argent ? "Je n'en sais rien, mais je ne commencerai pas mon règne par une abdication." Quelle prétention ! hein ? Quelle emphase ! "L'argent, nous le trouverons !" Je n'ai pas demandé de subventions, j'ai fait un emprunt. Et nous avons fait moderniser ces quartiers de cases sans toit, de masures pourries et d'enfants aux pieds nus. Voilà comment est née ma carrière.
Bien entendu, je suis très vulnérable, mais nous avions une pensée, une conception de la vie. Je ne suis pas antifrançais : je suis d'abord martiniquais.
Que pensez-vous du terme de francophonie ?
Que voulez-vous ? Il existe, je l'accepte. Je ne l'ai pas inventé. Je suis francophile, mais ce n'est pas sur la francophonie que je mets l'accent. Je ne me sens pas assimilé français, mais à l'école communale on nous a appris à lire en français. J'ai appris à penser en français, j'ai aimé les écrivains français, et quand j'arrive au Havre, après vingt jours de bateau, je prends le premier train de ma vie. Par la fenêtre, je reconnais les prés, les paysages que je ne connais pas. Dans nos livres d'histoire et de géographie, tout était dit. J'étais si curieux de connaître la France, de connaître Paris. Nous aimions ce que nous lisions, le journal, les livres récents, le latin et le grec : on trouve tel mot, et je le reconnais en créole. Cela dit, jamais je n'ai voulu faire du français une doctrine. Ce qui m'intéressait, c'était l'identité nègre. Toi le Sénégalais, toi le Guyanais, qu'est-ce que nous avons en commun ? Pas la question de la langue : la question nègre. La langue française nous passionnait. Les anglophones, les Américains avaient déjà développé une littérature nègre : Langston Hughes, Richard Wright, and so on, c'était pour nous une révélation. Les premiers à avoir posé les bases, les Nègres américains.
Votre ami Léopold Sedar Senghor aurait 100 ans.
Après mon bachot, M. Revert, mon professeur, me conseille d'aller préparer l'Ecole normale supérieure, à Paris. Au lycée Louis-le-Grand, où il me fait recommander, je suis très bien accueilli. En sortant du secrétariat, qu'est-ce que je vois, arrivant de l'autre bout du couloir ? Un petit homme noir à grosses lunettes épaisses, en blouse grise. Autour des reins, une ficelle au bout de laquelle pend un encrier vide qui se balade dans ses jambes. Il vient à moi : "Alors, bizut ! Comment t'appelles-tu ? D'où viens-tu ? - Je viens de la Martinique et je m'appelle Aimé Césaire, et toi ? - Je m'appelle Léopold Sédar Senghor et je viens du Sénégal. Tu seras mon bizut." Autrement dit, en arrivant dans un lycée français, ce n'est pas du tout un Français que je rencontre, ce qui m'a immédiatement paru sympathique et symbolique. On est restés copains, on se voyait tous les jours. Nous parlions de littérature. Nous avions une petite cellule africaine, si vous voulez.
En 1945, j'arrive à l'Assemblée nationale, je vois un petit homme noir à grosses lunettes, il tombe dans mes bras : "Alors, Césaire ! tu es député de la Martinique, moi du Sénégal..." J'ai continué de le voir pendant tout son séjour parisien, ainsi que Léon Gontran Damas, le Guyanais, ou Michel Leiris. Nous parlions à l'infini des Antilles, de l'Afrique et de la "négritude".
Le mot "nègre" était insultant.
Mais ce n'est pas nous qui l'avions inventé. Un jour, je traverse une rue de Paris, pas loin de la place d'Italie. Un type passe en voiture : "Eh, petit nègre !" C'était un Français. Alors, je lui dis : "Le petit nègre t'emmerde !" Le lendemain, je propose à Senghor de rédiger ensemble avec Damas un journal : L'Etudiant noir. Léopold : "Je supprimerais ça, on devrait l'appeler Les Etudiants nègres. Tu as compris ? Ça nous est lancé comme une insulte. Eh bien, je le ramasse, et je fais face." Voici comment est née la "négritude", en réponse à une provocation.
Dans quelles circonstances avez-vous rédigé votre Cahier d'un retour au pays natal ?
Regardez cette photo. Petar Guberina ! Un soir de 1935, je rentre à la Cité universitaire. Je reviens du théâtre : Giraudoux, joué par Jouvet, je n'allais pas rater ça ! Je traîne, librairies, bouquinistes, je n'ai plus un sou. A la cantine, je prends, je ne sais plus, quelques traces de tomates. Alors la serveuse me dit : "Vous ne mangez jamais de viande ? Vous n'avez pas d'argent ? - Non, mademoiselle, ce n'est pas une question d'argent, c'est une question de philosophie : je suis végétarien." Grand éclat de rire derrière moi ! C'est ce beau type, assez sombre de peau, Petar Gubarina : "Moi aussi, je suis végétarien, pour la même philosophie !"
On devient copains, les meilleurs du monde. Comme à Senghor de l'Afrique, je lui parle du monde slave. Il s'aperçoit à sa grande stupeur que je sais beaucoup de choses sur son pays. J'apprends quelques mots de croate, écoutez... je les sais encore.
A son retour chez lui, il me télégraphie : "Aimé, qu'est-ce que tu fous à Paris ? Tu t'emmerdes, c'est l'été, viens me voir à Zagreb." Je n'ai pas un sou pour retourner en Martinique, et ce fou m'invite en Croatie. Bref, je prends le train. Au bout, sur le quai, sa famille me réserve un accueil extraordinaire. Les paysages, le découpé de la côte, l'exil, la mer, tout me rappelle la Martinique. Et du troisième étage de la maison, devant un paysage de splendeur qui me rappelait le Carbet, j'aperçois une nuée d'îles : "Petar, regarde celle-là : c'est ma préférée, comment s'appelle-t-elle ? - Martiniska ! - Mais alors ! c'est la Martinique, Pierrot !" Autrement dit, faute d'argent, j'arrive dans un pays qui n'est pas le mien, dont on me dit qu'il se nomme Martinique. "Passe-moi une feuille de papier !" : ainsi commencé-je Cahier d'un retour au pays natal.
Vous êtes fier de votre action politique ou de votre oeuvre poétique ?
Elles vont ensemble. Pendant les conseils municipaux, je m'absentais : pas physiquement, bien entendu, mais pour écrire en secret. Un beau jour de vacances, j'extirpais les papiers de ma poche, c'était un poème. Ma poésie est née de mon action. Je n'ai jamais voulu faire une carrière poétique, en demandant aux gens qu'on me foute la paix pour créer. Non : écrire, c'est dans les silences de l'action.
Propos recueillis par Francis Marmande pour Le Monde
20:17 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : poésie, aimé cesaire, haiti






Commentaires
dès que le p'tiot sera au taf... je te lis Miss ;)
Ecrit par : sampang | 15 avril 2008
J'ai lu quelques uns de ses poèmes, ils sont sublimes.
Un très grand.
Ecrit par : Anna Galore | 15 avril 2008
j ai adoré " femme nue, femme noire", entre autre ^^
Merci Miss, j ai appris beaucoup, je ne retiendrai rien... qu un sentiment puissant quand on le renommera devant moi ^^
Ecrit par : sampang | 16 avril 2008
Eh oui Fifi a commençé à lire Césaire à la Réunion, un livre qui trainait dans la bibliothèque de notre proprio (on loue un meublé). J'ai feuilleté, du mal à suivre, mais ce sera ma prochaine lecture.
Par contre pour Fifi et tous les Martiniquais c'est vraiment une idole
merci d'en avoir parlé Miss c'est vraiment super....
T
Ecrit par : voiedorée | 16 avril 2008
tu m étonnes !!!
Ecrit par : sampang | 16 avril 2008
Césaire. Ce nom m'enchante depuis toujours pourtant je n'ai encore rien lu de lui. Vos réactions à tous les 4 donne envie de trouver un peu de temps pour plonger dans ces poèmes.
Bon. Ok. Mieux vaut agir que dire.
( ... )
Ah ouais... Respect.
AU BOUT DU PETIT MATIN
Va-t’en, lui disais-je, gueule de flic, gueule de vache, va-t’en je déteste les larbins de l’ordre et les hannetons de l’espérance. Va-t’en mauvais gris-gris, punaise de moinillon. Puis je me tournais vers des paradis pour lui et les siens perdus, plus calme que la face d’une femme qui ment, et là, bercé par les effluves d’une pensée jamais lasse je nourrissais le vent, je délaçais les montres et j’entendais monter de l’autre côté du désastre, un fleuve de tourterelles et de trèfles de la savane que je porte toujours dans mes profondeurs à hauteur inverse du vingtième étage des maisons les plus insolentes et par précaution contre la force putréfiante des ambiances crépusculaires, arpentée nuit et jour d’un sacré soleil vénérien
Au bout du petit matin bourgeonnant d’anses frêles les Antilles qui ont faim, les Antilles grêlées de petite vérole, les Antilles dynamitées d’alcool, échouées dans la boue de cette baie, dans la poussière de cette ville sinistrement échouées.
Au bout du petit matin, l’extrême, trompeuse désolée eschare sur la blessure des eaux ; les martyrs qui ne témoignent pas ; les fleurs de sang qui se fanent et s ‘éparpillent dans le vent inutile comme des cris de perroquets babillards ; une vieille vie menteusement souriante , ses lèvres ouvertes d’angoisses désaffectées ; une vieille misère pourrissant sous le soleil, silencieusement ; un vieux silence crevant de pustules tièdes, l’affreuse inanité de notre raison d’être.
Au bout du petit matin, sur cette plus fragile épaisseur de terre que dépasse de façon humiliante son grandiose avenir – les volcans éclateront, l’eau nue emportera les taches mûres du soleil et il ne restera plus qu’un bouillonnement tiède picoré d’oiseaux marins – la plage des songes et l’insensé réveil.
Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal (1947)
Ecrit par : anti | 17 avril 2008
Et, évidemment ;-)
FEMME NUE, FEMME NOIRE.
Femme nue, Femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton nombre ; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au coeur de l'Eté et de Midi, je te découvre, Terre Promise
Du haut du col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle
Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir
Bouche qui fais lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d'Est
Tam tam sculptés, tam tam tendu qui grondes sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée
Femme nue, femme obcure
Huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célèstes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau
Délices des jeux de l'esprit, les reflets de l'or rouge sur ta peau qui se moire
A l'ombre ta chevelure, s''éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux
Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le Destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.
Ecrit par : anti | 17 avril 2008
Magnifique... Un autre que j'aime beaucoup:
Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions. Je dirais orage. Je dirais fleuve. Je dirais tornade. Je dirais feuille. Je dirais arbre. Je serais mouillé de toutes les pluies, humecté de toutes les rosées. Je roulerais comme du sang frénétique sur le courant lent
de l'oeil des mots en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu en vestiges de temple en pierres précieuses assez loin pour décourager les mineurs.
Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre.
Et vous fantômes montez bleus de chimie d'une forêt de bêtes traquées de machines tordues d'un jujubier de chairs pourries d'un panier d'huîtres d'yeux d'un lacis de lanières découpées dans le beau sisal d'une peau d'homme j'aurais des mots assez vastes pour vous contenir
et toi terre tendue terre saoule
terre grand sexe levé vers le soleil
terre grand délire de la mentule de Dieu
terre sauvage montée des resserres de la mer avec dans la bouche une touffe de cécropies
terre dont je ne puis comparer la face houleuse qu'à la forêt vierge et folle que je souhaiterais pouvoir en guise de visage montrer aux yeux indéchiffreurs des hommes
Ecrit par : Anna Galore | 17 avril 2008
BLONK !!! C'est percutant !!! Waouh !
Ecrit par : anti | 17 avril 2008
"Prophétie"
Là
où l'aventure garde les yeux clairs
là où les femmes rayonnent de langage
là où la mort est belle dans la main comme un oiseau
saison de lait
là où le souterrain cueille de sa propre génuflexion un luxe
de prunelles plus violent que des chenilles
là où la merveille agile fait flèche et feu de tout bois
là où la nuit vigoureuse saigne une vitesse de purs végétaux
là où les abeilles des étoiles piquent le ciel d'une ruche
plus ardente que la nuit
là où le bruit de mes talons remplit l'espace et lève
à rebours la face du temps
là où l'arc-en-ciel de ma parole est chargé d'unir demain
à l'espoir et l'infant à la reine,
d'avoir injurié mes maîtres mordu les soldats du sultan
d'avoir gémi dans le désert
d'avoir crié vers mes gardiens
d'avoir supplié les chacals et les hyènes pasteurs de caravanes
je regarde
la fumée se précipite en cheval sauvage sur le devant
de la scène ourle un instant la lave
de sa fragile queue de paon puis se déchirant
la chemise s'ouvre d'un coup la poitrine et
je la regarde en îles britanniques en îlots
en rochers déchiquetés se fondre
peu à peu dans la mer lucide de l'air
où baignent prophétiques
ma gueule
ma révolte
mon nom.
Ecrit par : Miss You | 17 avril 2008
C'est marrant Kiss, elle parle comme Césaire.
anti
Ecrit par : anti | 17 avril 2008
"Quand il est mort, le poète
Quand il est mort, le poète
Tous ses amis
Tous ses amis
Tous ses amis pleuraient.
Quand il est mort le poète
Quand il est mort le poète
Le monde entier
Le monde entier
Le monde entier pleurait.
On enterra son étoile
On enterra son étoile
Dans un grand champ
Dans un grand champ
Dans un grand champ de blé.
Et c'est pour ça que l'on trouve
Et c'est pour ça que l'on trouve
Dans ce grand champ
Dans ce grand champ
Dans ce grand champ, des bleuets."
Bécaud
Ecrit par : Miss You | 17 avril 2008
Il nous sourit, à nous, aux animaux, aux plantes, à la Terre...
Ecrit par : Anna Galore | 17 avril 2008
Sourire - Je viens de lire ton post Anna, alors que je reviens d'avoir cherché et trouvé ce que à quoi j'ai pensé en apprenant la nouvelle :
"Il rit encore.
- Ah! petit bonhomme, petit bonhomme j'aime entendre ce rire !
- Justement ce sera mon cadeau... ce sera comme pour l'eau...
- Que veux-tu dire ?
- Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes. Pour les uns, qui voyagent, les étoiles sont des guides. Pour d'autres elles ne sont rien que de petites lumières. Pour d'autres qui sont savants elles sont des problèmes. Pour mon businessman elles étaient de l'or. Mais toutes ces étoiles-là se taisent. Toi, tu auras des étoiles comme personne n'en a...
- Que veux-tu dire ?
- Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j'habiterai dans l'une d'elles, puisque je rirai dans l'une d'elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire ! "
Un être de lumière de plus veille sur nous.
Ecrit par : anti | 17 avril 2008
"C'est marrant Kiss, elle parle comme Césaire."
anti
Anti mdr je me suis dit qu il parlait comme elle !
oui, chance que nous avons d avoir eu des gens comme Aimé Césaire qui ont oeuvré toute leur vie pour un autre regard... laissé une empreinte... une route à poursuivre...
oui..." Un être de lumière de plus veille sur nous."
Ecrit par : sampang | 17 avril 2008
Je viens de le dire à Fifi, je ne m'attendais pas à une réaction aussi déchirante...
C'est fou.... Elle l'avait connu
Son coeur saigne....
Ecrit par : voiedorée | 17 avril 2008
quand quelqu un défendrait toute sa vie cette injustice qui nous touche au plus profond de notre coeur, qui défendrait notre couleur, notre liberté et droit d existence, bien sûr que cela secoue...
Voie, prends bien soin d elle, comme d habitude ^^
Baisers emprunts de tendresse et de réconfort pour toi Fifi
Ecrit par : sampang | 17 avril 2008
Voie ? Transmet lui s'il te plaît toute mon amitié. Je suis de tout coeur avec elle dans cette épreuve.
anti, panseuse.
Ecrit par : anti | 17 avril 2008
Fifi m'a expliqué pourquoi cette nouvelle la touchait tellement. Sa mère habitait en face de la mairie et Aimé Césaire venait prendre le punch régulièrement et l'encourageait. C'était une mère de 8 enfant, seule avec Fifi comme ainée. C'était notre Papa m'a dit Fifi. Il la faisait sauter sur ses genoux et aidait la famille en fournissant des bons d'alimentation et d'habillement. C'est toute mon enfance que je revis me dit elle, c'est difficile à passer...
voila
c'était le chapitre émotion mais ça se justifiait.
Ecrit par : voiedorée | 17 avril 2008
surtout que je crois avoir lu qu il avait été Maire durant 56 ans !
Ecrit par : sampang | 17 avril 2008
Des pensées fortes et douces pour Fifi.
Ecrit par : Miss You | 17 avril 2008
Elle a eu la chance immense de le connaître. De tout coeur à ses côtés...
Ecrit par : Anna Galore | 17 avril 2008
Merci
Ecrit par : voiedorée | 17 avril 2008
Merci pour cette hommage rendu à Aimé Césaire ! je l'ai étudié au Bac. C'était un homme formidable. Je suis heureuse de lire cet échange ici.
Voie, tu feras un gros bisous à Fifi, je comprends son émotion. C'est merveilleux d'avoir connu Aimé : comme il portait bien son prénom.
Ecrit par : Slayeras | 17 avril 2008
"Ma poésie est née de mon action"...
Je crois, moi, que sa modestie l'empêchait de penser qu'il était né poète actif.
Ecrit par : feuilllle | 18 avril 2008
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