06 mai 2008
Nuits de feux
« 16es Nuits de feu de Chantilly » - -12, 13 et 14 juin - Parc du château de Chantilly (Oise)
Voilà un spectacle éphémère, qui doit être fabuleux.
Je garde un souvenir ébloui (et assourdissant :-)) des feux d’artifices qui illuminaient Les Grandes Eaux Musicales de Versailles.

Et pour en savoir un petit peu plus... un bel article du Monde.
Feux d'artifice : la technique au service de la magie
Pour l'instant, il n'y a que des gros tubes en carton posés sur le sol. Lorsqu'ils exploseront dans le ciel, ce sera une farandole de multiples figures colorées et scintillantes, un feu d'artifice. Magie du pyrotechnicien qui, en mélangeant diverses poudres, propose un spectacle unique que petits et grands regardent tête en arrière.
Les neuf candidats au concours international de pyrotechnie, qui aura lieu les 12, 13 et 14 juin dans le parc du château de Chantilly (Oise), s'y préparent depuis près d'un an. Pour illustrer le thème "Peinture du ciel" choisi cette année, ils vont utiliser feux de Bengale, jets, fusées et bombes, dont certaines projettent des petites étoiles de couleur jusqu'à 250 m de haut. Pour composer bouquets, gerbes ou palmiers, blancs, verts, rouges, violets et dorés, ces artificiers auront savamment et secrètement dosé les produits qui servent d'explosifs. Si la poudre noire, mélange de nitrate de potassium (salpêtre), charbon et soufre, avec laquelle les Chinois tirèrent au Xe siècle les premiers feux d'artifice, est encore utilisée, elle est aujourd'hui mélangée avec du baryum, du cuivre, du sodium, du strontium...
"La composition des explosifs est élaborée dans nos locaux en fonction de l'effet que nous souhaitons obtenir. Ils seront installés ici la veille du spectacle", explique Xavier Bourdon, directeur artistique de la société belge Event Show. Avec les organisateurs des 16es Nuits de feu de Chantilly, il vérifie les distances de sécurité entre les artificiers, leur place sur le terrain, la structure qu'il faut ou non installer, les adaptations à prévoir en fonction de la météo (pluie et vent).
"Un Média Fédérateur"
Car l'improvisation ne fait pas partie de ce genre de spectacle. Outre la préparation technique, celui-ci exige une mise en scène. "Grâce aux innovations technologiques, notamment l'informatique, on peut intégrer musique, peinture, danse et architecture. La mise en scène est généralement écrite à l'avance. L'éphémère crée une sensation de magie et laisse une trace mémo-sensorielle", explique Joseph Couturier, de Couturier Organisation, une entreprise familiale portée par une passion pour ce métier.
A 2 ans, Joseph se bouchait les oreilles pour échapper au vacarme des feux tirés par son père. Plus tard, c'est grâce au spectacle monté par celui-ci autour des Fleurs du mal, de Baudelaire, qu'il découvre la dimension artistique de cette activité. Avant de pratiquer lui-même, il suit les cours du Centre de formation d'artificier. "C'est un média fédérateur par lequel on touche plusieurs classes de la société et qui permet de transmettre des idées", assure Joseph Couturier, auteur, il y a deux ans, d'un spectacle sur l'environnement.
Est-ce là la raison du succès de ces manifestations qui ont traversé les siècles et qui sollicitent l'ouïe et la vue ?
Les Chinois se sont d'abord contentés de l'effet produit par le bruit auxquels les Italiens et les Espagnols continuent d'accorder une grande importance. Le nombre de bombes utilisées diffère aussi : certains se contentent d'une très belle, d'autres aiment le foisonnement. Quant aux couleurs, c'est d'avoir inventé leur fabrication que Claude Fortuné Ruggieri tient sa célébrité. Le bleu, à base de chlorure de cuivre, serait une des plus difficiles à obtenir.
Arrivé en Europe au XVIe siècle, le feu d'artifice est d'abord une fête des rois. Les Anglais tirent les premiers, puis les Français en 1615, pour célébrer le mariage de Louis XIII et Anne d'Autriche. Depuis, et pas seulement pour le 14-Juillet, des passionnés passent des mois à préparer ces spectacles de quelques minutes.
Françoise Chirot
(Source Le Monde Edition du 06.05.08.)
11:25 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note






Commentaires
Rhaaannn voilà un de mes regrets tiens... C'était comme un pélerinage tous les ans les nuits de feux. Vous n'imaginez pas le nombre de personne sur les routes autour de Chantilly chaque soir pendant ces qqes jours.
La première fois que j'y suis allée je devais avoir 16 ans avec mon flirt de l'epoque... On s'est garés avec sa becane derriere un mur de deux metres et vlà ti pas qu'il veut que j'escalade un arbre pour admirer le spectacle du haut des branches. ça n'aurait pas été un mauvaise idée mais une fois là-haut, trop de branches, trops de feuilles, trop froid, on a juste entendu les détonations et les bravos pendant qu'on se réchauffait comme deux ptits koalas epileptiques (des mains surtout) :D
Mais les années suivantes, j'ai pu voir réellement le spectacle lol et c'est vraiment chiadé ;)
Nostalgie, nostalgie...
Ecrit par : BloodyOisillone d'Oise | 06 mai 2008
Des ptits koalas épiléptiques, j'adooooooooooore
mdrrrrrrr
KoannaDeuxCestMieux
Ecrit par : Anna Galore | 06 mai 2008
Bisous Dame Oiselle, trop bien ton histoire de ptits koalas epileptiques :)
Ecrit par : Miss You | 06 mai 2008
mdr Bloody ! les mains ... bien sûr ! tu connais l histoire des deux skieurs qui sont pris par une avalanche ?
Ecrit par : sampang | 09 mai 2008
Bein Bloody, je sais pas mais moi non alors ??????
Ecrit par : Miss You | 09 mai 2008
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