30 mai 2008
L'Espoir en soie
D’abord l’annonce d’une exposition à Lyon « Soies khmères » :
Elles sont 400, de 16 à 40 ans, apprenties à l'Institute for Khmer Traditional Textiles (IKTT) à Siem Reap, la ville qui jouxte le site d'Angkor, au Cambodge. Des jeunes femmes avec leurs bébés, mais aussi des ados, et des grands-mères, filent la soie jaune d'or, sa couleur naturelle (exception locale), et s'initient au tissage des ikats, selon la technique millénaire qui s'était perdue dans le chaos des années Khmers rouges. "Il fut un temps où la soie cambodgienne était la plus belle du monde, mais, aujourd'hui, personne ne semble s'en souvenir", rappelle Kikuo Morimoto. L'expert japonais, originaire de Kyoto, décidait, en 1996, de sauver cette production en péril et d'encourager les jeunes à partir sur les traces de leurs ancêtres. A l'IKTT, l'enseignement, sur cinq ans, procure un salaire mensuel (de 30 à 150 dollars). Initiative providentielle dans un pays où l'éducation comme l'emploi sont en souffrance. Fruits de ce travail, sarongs, kramas (portés en turban ou en jupe)... font l'objet, à Lyon, de l'exposition-vente "Soies khmères", à l'Espace Asia, au bénéfice de l'association.
Soies khmères, jusqu'au 1er août.
Espace Asia,
46, rue du Président- Edouard-Herriot,
69002 LYON
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Puis la découverte d’un homme et d’un joli projet :
Prendre modèle sur un art ancien :
Relancer la fabrication de la soie, après les ravages de la guerre :
Marqué par des décennies de guerre, le Cambodge présente une structure démographique particulière. Si les personnes âgées et les jeunes sont nombreux, les 30-50 ans sont beaucoup plus rares. Or, cette « génération perdue » est celle qui aurait dû transmettre la sagesse du passé aux nouvelles générations. En son absence, les techniques traditionnelles et le savoir culturel sont à compter parmi les victimes moins connues des conflits que ce pays a endurés au XXe siècle.
Le temps commence cependant à remonter peu à peu vers un passé plus heureux près d’Angkor, dont les temples antiques sont le joyau de la culture cambodgienne. à Siem Reap, à quelques kilomètres de ces monuments, un homme qui avoue être un « fanatique de la soie » avance à grands pas dans son projet « Sagesse de la forêt » qui consiste à relancer la production locale de textiles traditionnels. Kikuo Morimoto veut faire revivre la soierie traditionnelle et fournir un modèle aux villages meurtris d’une région qui, du IXe au XIVe siècle, était au cœur de l’Empire khmer – un empire plus vaste que le Cambodge actuel.
Cette gloire ancienne, le Cambodge du XXe siècle ne l’a reflétée que bien faiblement, et c’est ce qui a incité Kikuo Morimoto à offrir son savoir-faire. Il était résolu à « restituer quelque chose à un monde auquel on avait beaucoup pris » et s’il a choisi ce pays, c’est parce que les gens avaient faim et qu’il voulait les aider.
Lorsque les cocons sont complètement développés, ils sont cueillis et bouillis. Dix kilogrammes de cocons produisent un kilogramme de soie.
©Prix Rolex/Xavier Lecoultre
Un plan en harmonie avec la nature :
Kikuo Morimoto a été désigné Lauréat des Prix Rolex pour son rêve – relancer la production textile traditionnelle en proposant un modèle qui aide le Cambodge rural à reprendre vie – et pour la façon réaliste dont il lui donne corps. Son plan directeur dépasse la seule formation de nouveaux tisserands : il englobe tout le processus de fabrication de la soie, du reboisement d’une campagne dévastée à la construction d’ateliers de soierie autonomes et d’un village où les tissus de soie, destinés à l’habillement et à la décoration d’intérieur, seront vendus aux foules d’étrangers qui visitent Angkor.
Dans deux bâtiments de la ville de Siem Reap, Morimoto fournit déjà un gagne-pain à plus de 300 Cambodgiens qui tissent et teignent la soie. Beaucoup sont des jeunes femmes qui, sans cela, mendieraient auprès des touristes dans les ruines des temples voisins ou exerceraient des professions peu recommandables. « Notre succès doit moins à mes mérites qu’aux dures réalités de la pauvreté », précise le Lauréat.
Ayant appris dans sa ville natale de Kyoto l’art japonais du yuzen – teinture de la soie pour les kimonos –, Kikuo Morimoto s’efforce de mettre en pratique sa vision d’une harmonie entre la nature, le travailleur, l’objet réalisé et le client. Les soies ainsi fabriquées sont « 100% naturelles », ce qui, insiste-t-il, les rend plus agréables à porter que les tissus synthétiques ; l’opération est également bénéfique pour les tisserands car elle leur fournit un moyen d’existence individuel tout en restituant aux villages une économie collective viable.
Une approche pratique pour faire revivre le savoir faire traditionnel :
Pour autant, Morimoto n’a rien d’un idéaliste naïf. Il a notamment été directeur de société, enseignant dans des camps de réfugiés et consultant pour l’UNESCO. La dernière étape du parcours qui l’a mené de la teinture de kimonos à Kyoto au sauvetage d’une industrie de la soie cambodgienne en péril commence dans les années 90, alors qu’il supervise les activités locales d’une grande entreprise textile en Thaïlande. Sa réflexion avance d’un grand pas quand il constate que l’on utilise des techniques de gestion éprouvées pour régénérer des économies locales basées sur l’artisanat. Fort de l’idée qu’il n’y a « ni art ni espoir pour un estomac vide », il quitte un emploi bien payé pour étudier l’économie des industries textiles artisanales et lance ce qui deviendra par la suite sa propre organisation non gouvernementale, l’Institute for Khmer Traditional Textiles (IKTT), qu’il installe en 1996 dans la banlieue de Phnom Penh.
Les techniques traditionnelles sont alors à deux doigts de disparaître ; il y a péril en la demeure. En 2000, Kikuo Morimoto déplace ses ateliers de la jungle urbaine de Phnom Penh à Siem Reap, véritable « laboratoire villageois » proche de la campagne, pour mieux faire valoir son idée d’un renouveau rural.

Fidèle à la tradition, Kikuo Morimoto et son équipe utilisent uniquement des teintures naturelles. Les graines de l’arbre Annatto (Bixa orellana) fournissent une teinture rouge qui tache facilement; le rouge obtenu à partir du nid de l’insecte Lacifer lacca est caractéristique du tissu ikat cambodgien. Pour obtenir la couleur voulue, les pelotes de fil sont plongées plusieurs fois dans le bol de teinture.
©Prix Rolex/Xavier Lecoultre
Panser les plaies de la guerre :
La création d’autres sites est l’étape suivante de ce qui apparaît maintenant comme un voyage au long cours vers un idéal de la soie. En un premier temps, il a prévu d’implanter une forêt protégée et un village autonomes sur 5 hectares de terrain dans une zone appelée Chot Sam, au nord-est de Siem Reap. Les tisseurs de soie – dont plusieurs centaines seront recrutés parmi le millier de demandeurs d’emploi recensés – y travailleront et y vivront aux côtés des jardiniers qui cultiveront les arbres et les plantes nécessaires à la production de la soie.

Les femmes filent le fil de soie pour le lisser avant le tissage. Siem Reap, Cambodge. ©Prix Rolex/Xavier Lecoultre
Les conflits qui ont dévasté le pays ont été fatals aux mûriers qui nourrissaient les vers à soie, abattus pour servir de bois à brûler. De même, l’indigotier et d’autres espèces de plantes utilisées pour les teintures ont pour ainsi dire disparu, y compris les arbres où les cochenilles à laque font leurs nids – lesquels, broyés, donnent le colorant le plus représentatif du Cambodge, l’ocre royal.
Cependant, il est plus difficile de reboiser au Cambodge qu’ailleurs, car il faut d’abord enlever les mines terrestres. Une vingtaine de Cambodgiens travaillent déjà au projet de reboisement qui, à terme, comprendra des jardins et de l’élevage de bétail pour rendre l’« usine » textile vraiment autonome. Morimoto prévoit en outre de faire pousser des cotonniers : on mêle en effet du coton aux fils de soie pour fabriquer des tissus moins chers.
Une tradition ancienne presque disparue :
La soie est produite par les vers à soie, qui se gavent de feuilles de mûrier avant de tisser leur cocon. Après avoir récolté ces cocons, on les plonge dans l’eau bouillante et l’on obtient la bourre de soie dont est tiré le fil utilisé pour le tissage. Or, si la sériciculture se pratique sensiblement de la même façon dans le monde entier, il existe des différences importantes d’une région à l’autre. Au Cambodge, l’évolution nécessaire pour s’adapter au climat a donné des vers produisant une soie jaune alors que, dans les régions plus tempérées de la Chine et du Japon, les vers à soie « blancs », plus productifs, sont plus prisés.
La première mention des vers à soie dans la culture khmer remonte au VIIIe siècle et figure sur les sculptures d’Angkor. Comme les tissages japonais, les plus beaux tissus de soie cambodgiens sont faits de fils teints individuellement. Ce procédé coûteux, appelé ikat, nécessite beaucoup de main-d’œuvre et aucune machine ne peut l’imiter.

Les fils teints séparément sont tissés en ikat, un procédé complexe qui peut prendre plusieurs mois. Siem Reap, Cambodge. ©Prix Rolex/Xavier Lecoultre
L’art de la soierie a décliné rapidement au Cambodge pendant la seconde moitié du XXe siècle, mis à mal par la guerre mais aussi par l’arrivée de nouvelles techniques et de tissus synthétiques bon marché. Le tissage de la soie était devenu tellement rare que, au milieu des années 90, Kikuo Morimoto a dû parcourir le pays pour trouver et recruter des « grand-mères tisserandes » possédant la technique et ayant encore la force de la transmettre, comme les mères cambodgiennes avaient transmis leur savoir-faire à leurs filles siècle après siècle.
Il fut un temps, affirme Kikuo Morimoto, où la soie ikat du Cambodge était de qualité supérieure à celle des îles du Soleil-Levant, et où la production de soieries était un fleuron de la culture nationale, à l’instar du kimono au Japon. Cependant, à cause de la disparition quasi totale des techniques traditionnelles et de la vente massive de trésors dignes de musées pendant la guerre, les jeunes générations ne connaissent rien de cet élément important de leur patrimoine culturel.
Inverser la spirale du déclin :
À son arrivée au Cambodge, Morimoto a constaté que le pays n’avait pas de classe moyenne urbaine et n’était peuplé que de millions de paysans pauvres sans racines. Les vestiges de l’industrie de la soie étaient tombés aux mains d’intermédiaires souvent cupides, qui versaient un salaire de misère à des villageois désespérés pour tisser des soieries de qualité inférieure avec des fils importés. Malgré ces salaires dérisoires, la soie cambodgienne ne pouvait pas faire concurrence aux millions de rouleaux de polyester et d’autres tissus synthétiques produits ailleurs. Le déclin de l’art de la soierie se manifestait aussi dans les motifs, devenus si grossiers que même les motifs imprimés avaient meilleure apparence.
En faisant renaître cette industrie, Kikuo Morimoto prépare le terrain pour un renouveau plus vaste de son pays d’adoption. « Il est crucial pour l’homme d’apprendre à vivre en harmonie avec la nature, explique-t-il. c’est à la fois une nécessité économique universelle et un désir spirituel commun. »
Pour preuve, il rappelle que, si le Cambodge n’a jamais été riche, il avait néanmoins une économie rurale viable. « c’est la guerre qui a détruit cela, mais une modernisation trop rapide et irréfléchie peut, à terme, avoir le même résultat. La guerre ne fait qu’accélérer le processus. »
Au Japon, les médias s’intéressent de plus en plus au travail qu’accomplit leur compatriote au Cambodge. Kikuo Morimoto souhaite que son exemple inspire les jeunes, aussi bien dans le pays le plus riche de l’Asie que dans le plus pauvre, le Cambodge précisément. « J’espère que les jeunes Japonais réaliseront à quel point il est important de conserver les traditions. Ce faisant, ils contribueront à protéger l’environnement et l’équilibre fragile entre l’homme et la nature. Chacun peut faire quelque chose. Et ce ’quelque chose’, si modeste soit-il, est important. »

« Ne pas craindre le risque » : tel est le credo de Kikuo Morimoto alors qu’il crée le village modèle qui permettra de restituer un art et des moyens d’existence à une région dévastée. « C’est en prenant des risques que l’on pourra améliorer la situation et produire un art de qualité. »
(Source : www.rolexawards.com/fr )
Miss You
14:28 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note






Commentaires
c est génial ! et le concept et le sujet Miss ^^
j ai dit il y a peu à des enfants comment l on avait de la soie et j ai entendu un "ohhhhhhhhh" de surprise quand je leur ai appris que l on pouvait avoir un fil de près de deux kms de soie sur un cocon ;)
j ai vu ce travail en Thaïlande, auprès de mes amies... J ai adoré le bruit du bois des métiers me rappelant le mien quand j étais toute jeune ^^. La dextérité avec laquelle elles filent la soie sur les dévidoirs. La chaleur intenable qui rêgne lors de la cuisson des cocons... toutes ces couleurs plus belles les unes que les uatres et ses tissus qui ont la magie de briller !
Merci Miss pour ce fil si enrichissant d une culture et d un peuple, d un savoir faire ancestral, d un vouloir s en sortir pour les femmes d aujourd hui là bas ^^
Ecrit par : sampang | 30 mai 2008
Avec plaisir Sampang :) Je l'ai posté parce que je trouve le projet très généreux.
Pour moi, la soie, avant d'être une matière, c'est d'abord une invitation au voyage, la route de la soie, les caravanes, puis ensuite il y a le crissement du tissu, presque un frôlement, et enfin le merveilleux artisanat qui nous offre ces soieries qu'elles soient de Chine ou de Lyon, les couleurs et les reflets...
Ecrit par : Miss You | 30 mai 2008
" il quitte un emploi bien payé pour étudier l’économie des industries textiles artisanales et lance ce qui deviendra par la suite sa propre organisation non gouvernementale, l’Institute for Khmer Traditional Textiles (IKTT), qu’il installe en 1996 dans la banlieue de Phnom Penh." c est beau ça aussi...^^
l idée de surcroît de reboiser avec donc des mûriers et des arbres dont on extrait la couleur, à proximité des ateliers bah c est tout simplement futé ! et puis comme il est japonnais, les kimonos vont fleurir au Cambodge ;).
« Ne pas craindre le risque » : tel est le credo de Kikuo Morimoto ... bien sûr ! c est vivre dans la sécurité de tout qui fait que l on stagne, qui peut faire mourir !
et puis Lyon et ses tisserands... l expo là bas c est judicieux ;)
Ecrit par : sampang | 31 mai 2008
Oui tout est beau dans ce projet.
A propos de kimonos, Sampang notre "Géo Trouve-Tout de la nuit" ;) m'a envoyé ce lien, que je pose ici et aussi sur le fil jardin. Jolie balade en prévision
http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2008/05/19/les-soixante-kimonos-de-bagatelle_1047002_3238.html?xtor=RSS-3238
Merci toi :)
Ecrit par : Miss You | 31 mai 2008
zavec plaisir ! ^^
moi ce que j aime dans le kimono japonais ( ché pas pourquoi je lui ai mis deux "n" tt à l heure !) ce sont ses manches ! parce qu il y a de très grandes manches mais qu elles sont conçues de telle façon que l on peut mettre plein de choses dedans ! ^^ et puis avec une petite ficelle fermée on passe son bras droit on vrille au dos, on la repasse au bras gauche et hop ! plus de manches qui trainent dans l eau du lavabo ! ^^
Ecrit par : sampang | 31 mai 2008
Malin ce système ;)
Je pose ici un lien vers une magnanerie, lieu d'élevage du ver à soie.
Jetez un oeil sur la vidéo, ça vaut le coup je trouve
http://www.elevage-ver-a-soie.com/
Ecrit par : Miss You | 31 mai 2008
merci Miss et puis y'a toute l explication après, c est très complet ! ^^
Ecrit par : sampang | 31 mai 2008
Il y a un peu de pub aussi :( mais surtout des infos sympas :)
Ecrit par : Miss You | 31 mai 2008
J'avais vu un reportage il y a 2 ou 3 ans sur les magnaneries dans la région.
Elles sont presque toutes abandonnées maintenant et les communes se battent avec leurs petits moyens pour conserver ce patrimoine local.
Elles étaient autant lieu de travail que lieu de vie en semaine pour les femmes et les jeunes filles qui y travaillaient. Les journées de travail étaient si longues qu'elles ne rentraient chez elles que pour la fin de semaine. Des conditions de travail très difficiles...
Ecrit par : Miss You | 31 mai 2008
Cet homme est d'une bonté extraordinaire, son humanité m'a touchée, réellement, après avoir vu un reportage sur lui et sur les femmes qu'il aide en leur donnant du travail (entre-autre !)
Savez-vous comment on peut e joindre ??
Ecrit par : scotch38 | 28 février 2010
Malheureusement non Scotch 38.
Peut-être par le biais de www.rolexawards.com ?
Ecrit par : Miss You | 28 février 2010
Bonjour à vous toutes,
Je découvre votre blog avec un grand intérêt. Je cherchais des infos sur Morimoto après une émission sur Arte. Je suis alors arrivé sur votre blog qui est une vraie mine d'info sur le sujet. Je me suis permis de le mettre en lien sur le mien.
Il semble que vous ayez un grand intérêt pour la soie et le textile ce qui est aussi mon cas.
Savez-vous comment joindre Morimoto?
Bonne continuation
Louis
Ecrit par : louis Cariot | 03 mars 2010
C'est votre blog qui est une mine d'or ! J'y retournerai dès que possible m'y promener.
Au plaisir
Ecrit par : Anna Galore | 03 mars 2010
Bonjour Louis et merci de vos encouragements ;-)
Ecrit par : Miss You | 04 mars 2010
J'ai trouvé !!! Je laisse les coordonnées ici, pour ceux qui comme moi, essaieraient de le joindre :
Mr Kikuo Morimoto
Director
Institute for Khmer Traditional Textiles
No. 472, Viheachen Village
Svaydongkum Commune
P.O. Box 9349, Siem Reap Angkor
Kingdom of Cambodia
Tel: +855 63 964437
iktt@hotmail.com iktt@camintel.com
Ecrit par : scotch38 | 05 mars 2010
Merci Scotch 38, c'est vraiment sympa de votre part.
Ecrit par : Miss You | 05 mars 2010
Je rajoute qu'il y a un site : http://iktt.esprit-libre.org/en/2004/04/in-a-cambodian-village.html
et que j'ai envoyé un mail à ce monsieur ! On verra bien !! Merci, Miss You, de votre article.
Ecrit par : scotch38 | 05 mars 2010
N'hésitez pas à nous tenir au courant de la suite, si vous le souhaitez :-)
Ecrit par : Anna Galore | 05 mars 2010
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