31 mai 2008

Celui qui ouvre la porte

Quand Anti est venue chez moi il y a une dizaine de jours, au moment où nous descendions de la voiture dans le jardin devant la maison, elle m'a dit: "Je viens de voir un chien blanc". Il n'y avait pas de chien. Mais comme elle voit souvent des choses qui ensuite prennent un sens, je n'ai pas douté que tôt ou tard, nous saurions qui était ce chien blanc.

Hier soir, en rentrant de Paris, j'ai vu en arrivant chez moi un rapace qui planait juste au dessus des Trois Piliers, un vestige médiéval qui a donné son nom au quartier où j'habite. Depuis "La femme primordiale", Horus croise nos routes régulièrement à Anti et à moi. Horus, le protecteur, "celui qui est au-dessus". Il voit tout ce qui est caché et sauvegarde un équilibre avec les forces adverses pour faire triompher les forces de lumière. Très bel oracle de bonheur, donc.

Dans la nuit, j'ai reparlé avec Anti d'une conversation que nous avions eue jeudi soir sur l'utilisation dans toutes les spirtualités de sons répétés à l'infini pour faire taire son intellect et laisser mieux s'exprimer son âme: récitation de prières chez les chrétiens ou les musulmans, mantras chez les bouddhistes, le but recherché et le moyen utilisé sont les mêmes. De façon analogue, on voit mieux certaines choses si on ferme les yeux parce que, ce faisant, on supprime le flux d'informations qui sature notre cerveau par les yeux et on peut mieux sentir ce qui ne se voit pas (comme l'exprime la célèbre réplique du renard au Petit Prince: "l'essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu'avec le coeur"). Et, dans notre discussion à bâtons rompus, nous parlons aussi des livres d'Ischa Schwaller de Lubicz sur le cheminement de Her Bak vers l'Eveil. Chez les Egyptiens comme dans la Kabbale ou les textes runiques, chaque mot a plusieurs sens superposés, et chacun de ces sens est un élargissement de plus en plus riche du précédent.

Ce matin, je reprend mon exemplaire de Her Bak Pois Chiche et j'ouvre le livre vers la fin. Je tombe sur le chapitre intitulé "La nuit du Neter". Pasab, le prêtre qui guide le jeune Her Bak dans son initiation progressive, le conduit devant la chapelle d'Hathor. Là, je marque un arrêt: Hathor est la déesse que j'ai choisie pour illustrer "Le septième livre".

Il s'agit de la dernière étape avant de pouvoir être admis dans le Temple. Her Bak devra y rester toute la nuit. Pasab lui dit:

- En renonçant à ton erreur, tu as posé le pied sur le seuil de la porte: es-tu prêt à forcer le passage? [...] Aucun artifice n'ouvrira cette porte.
- Que devrai-je faire?
- Ce que ton coeur te commandera.
- Qu'arrivera-t-il?
- Ce que ton destin décidera. L'épreuve sera définitive; tu peux la refuser si tu doutes que l'heure soit venue.
- Qu'ai-je à redouter, sinon de laisser passer l'heure?... J'irai où l'on me conduira".

Le prêtre le conduit alors dans un lieu secret et parvient à une porte munie d'un verrou. Il l'ouvre et pousse Her Bak dans une chambre de pierre et lui dit qu'il verra le Neter s'il sait le voir. Il lui donne un ultime conseil, celui de s'adresser au Neter à voix haute. Puis il part et referme la porte. Her Bak reste seul dans la pénombre. Il prononce quelques mots, s'arrête. Il trouve stupide de parler à voix haute, seul dans cette pièce. Puis il crie:

- A quoi sert ma colère? Je veux forcer la porte!

Et il se met à psalmodier une litanie. Prière, mantra, sons répétés pour se libérer le cerveau. Petit à petit, il devient plus calme. Il se demande - à voix haute - ce qui va se passer, d'où va surgir le Neter, que va-t-il se passer? Il interroge le Neter, l'apostrophe, l'implore de se manifester. Rien.

- A quoi sert de vouloir? Je ne changerai rien à ce qui est.

Il finit par cracher sur la statue du dieu Ptah, puisque ce n'est qu'une statue de pierre et donc pas une divinité. Et soudain, il comprend et se jette sur le sol, dos à la statue.

- Toi je t'adore, Neter du monde, contre qui l'on ne peut pas cracher! Oh! Révèle à mon coeur ta vraie face; je t'appelle!

- Bien, mon fils.

Le Sage est dans la pièce, devant lui et lui dit:

- Le Neter que tu cherches est en toi. Tu es son vrai Temple. Mais pour le savoir, il fallait oser renier tout ce qui n'est pas sa réalité. Il fallait discerner ce qui est destructible et ce qui ne l'est point. L'image est destructible, cependant peu d'hommes peuvent s'en passer; elle est sacrée pour ceux qui lui accordent leur foi [...] Heureux celui qui renonce aux satisfactions de l'apparence pour trouver l'Absolu."

Pasab entre à son tour. Le Sage dit à Her Bak qu'il va pouvoir désormais "quitter le Péristyle", autrement dit entrer dans le Temple. Pensée pour le mot "profane" qui signifie "devant le Temple" (autrement dit à l'extérieur). Puis il dit à Pasab:

- Ton nom n'est plus Pasab: tu deviens Oupouat.

Et là, Ischa Schwaller de Lubicz met un dessin de la divinité Oupouat: un chien blanc, accompagné d'un serpent. Son nom signifie celui qui ouvre la porte, celui qui montre le chemin, dégageant les routes et chassant les éléments hostiles. Il était le dieu tutélaire du premier pharaon d'Abydos, là où ont été retrouvés les rois Scorpions. Ce pharaon s'appelait Horus.

"Tout est un"...


30 mai 2008

Enregistrer la TV sans magnétoscope

Un truc sympa, lu dans 20 Minutes ce matin à Paris: il est désormais possible d'enregistrer les émissions télé des 17 chaînes gratuites de la TNT à partir d'un site web, www.wizgo.com, sur PC ou sur Mac.

Il suffit d'installer un logiciel disponible en téléchargement gratuit sur le site, puis de créer un compte pour accéder au service. Sur le site figurent également tous les programmes des chaînes couvertes classés par chaînes, catégories ou genres (sur une semaine). On est limité pour le moment à 15 heures d'enregistrement par mois. Le fichier correspondant à l'enregistrement que vous programmez vous est envoyé par mail dans les heures qui suivent (parfois jusqu'à un jour de décalage entre enregistrement et réception du fichier). Mais une fois que vous l'avez, c'est un fichier de type ".mov" qui peut-être lu sur Mac, PC ou iTunes.

La disparition des moineaux



PARIS (AFP) - Les populations de moineaux déclinent rapidement dans toute l’Europe occidentale, un phénomène encore inexpliqué qui inquiète d’autant plus les experts qu’il concerne une espèce très dépendante de l’homme.

Ce déclin est particulièrement net en Grande-Bretagne où le "Moineau domestique", l’espèce la plus banale qui soit, a été inscrit sur la liste rouge des espèces d’oiseaux menacées, selon le Muséum national d’histoire naturelle de Paris. "En Grande-Bretagne, c’est de l’ordre de 90 % à 95 % des effectifs de moineaux domestiques qui ont diminué dans tout le pays depuis dix ou quinze ans", indique Frédéric Baroteaux, du Centre de recherches sur la biologie des populations d’oiseaux. "C’est énorme, ils ont quasiment disparu", fait-il remarquer. Ce constat alarmant a été confirmé par certaines études dans d’autres pays, en Allemagne (50 % de diminution des oiseaux à Hambourg en trente ans), en République Tchèque (60 % de baisse à Prague en vingt ans), aux Pays-Bas, en Belgique, Italie, Finlande.

En France, Passer domesticus semble suivre la même pente, mais avec un décalage de quelques années par rapport à la Grande-Bretagne et aux autres pays d’Europe, précise-t-on au Muséum : la baisse a atteint 11 % entre 1989 et 2003, selon le programme de Suivi temporel des oiseaux communs (STOC). Ce déclin laisse penser que c’est l’environnement immédiat du moineau, donc le nôtre, qui est affecté, selon les experts. Car le "Piaf" est l’espèce d’oiseau la plus inféodée à l’homme dont il dépend pour son habitat (nids sous les toits, dans des conduits et cavités de toutes sortes) et sa nourriture (débris, miettes de pain). Paris est d’ailleurs un des bastions de l’espèce.

Or les raisons de ce déclin qui concerne les moineaux des villes comme les moineaux des champs, restent floues. On soupçonne des concurrences d’autres espèces, l’intensification de l’agriculture, les pollutions en tout genre, peut-être certaines ondes électro-magnétiques (ondes radio, ondes portables). "Est-ce qu’il y aurait des maladies, est-ce que c’est dû à une disparition des habitats ?" s’interroge Frédéric Baroteaux. Les moineaux peuvent être affectés par une malaria aviaire, mais elle n’est pas systématiquement mortelle et elle n’a rien à voir avec la grippe aviaire, fait-il remarquer. Fait troublant, la baisse des populations de moineaux domestiques survient après la quasi disparition (de 80 % à 95 % entre 1970 et 2000) d’une autre espèce de moineau autrefois abondant en Europe occidentale, le "Moineau friquet".

Inquiets, les ornithologues du Muséum d’histoire naturelle ont mis en place un réseau de surveillance des populations de moineaux domestiques d’Ile-de-France avec dix stations de baguage des oiseaux, à Paris intra muros et autour de la capitale. "On attrape les oiseaux avec des filets, on les identifie, sexe, âge, mesure etc, on fait des prélèvements de sang et de plumes pour détecter d’éventuelles traces de pollution, et on leur pose des bagues de couleur afin de les identifier à distance", explique Frédéric Baroteaux. "Parce que le moineau domestique, quand on l’attrape une fois, il repère ensuite les filets et il ne se laisse pas reprendre une deuxième fois", ajoute-t-il. "Avec les bagues de couleur, on peut lire ce code couleur à distance avec des jumelles et identifier les moineaux bagués. Cela nous permet avec des modèles statistiques d’estimer la taille de la population".

(Agence France Presse)

L’Eleutherion, retrouvé

Au cœur d’Istanbul, le chantier du tunnel ferroviaire qui reliera les deux rives du Bosphore a permis la découverte de centaines d'objets datant de l'époque byzantine, mais aussi ottomane, et de plusieurs sites historiques majeurs.





Des restes du néolithique, un port byzantin et 50 mètres des fortifications de Constantin, ont déjà émergé de ce chantier. Plus de 70 archéologues et 700 ouvriers s'y activent jour et nuit depuis quatre ans.

Une partie des pièces de monnaie, morceaux de poterie ou ossements est déjà exposée au Musée archéologique. 23 pièces d'or frappées à l'effigie de l'empereur Théodose Ier (mort en 395) viennent tout juste d’être retrouvées.


Sur le site de la future gare du Marmaray de Yenikapi, juste à l'est de la zone historique, c'est un port de commerce important, l'Eleutherion, fondé sous Théodose au IVe siècle, qui a surgi de terre.





"C'est un des sites archéologiques nautiques les plus extraordinaires de tous les temps", s'enthousiasme James Delgado, de l'Institut d'archéologie marine de l'université du Texas, qui a été impliqué dans les fouilles. La base d'un phare, des quais, une église du XIIe siècle, ainsi que les restes d'au moins 31 navires byzantins, datant du VIe au XIe siècle, ont été découverts. Une dizaine d'autres se trouveraient encore sous terre. Les experts ont exhumé des coques en bois de caïques, de navires de guerre byzantins à rames...

"Des types d'embarcations qu'on ne connaissait que dans les écrits", précise Aksel Tibet, archéologue.

A l'intérieur de ces bateaux, des dizaines d'amphores de vin intactes, des marchandises de toutes sortes, des chaussures, des ustensiles de cuisine enrichissent considérablement la connaissance de l'histoire de la ville et de sa population, au coeur des routes commerciales de cette époque.

Caïque

Les produits arrivaient d'Europe ou d'Orient, d'Espagne ou de Chine : de l'huile de Jérusalem, des tasses russes, du blé d'Alexandrie... "C'était un des plus importants ports de la ville. On progresse dans la compréhension des connexions et des réseaux commerciaux entre l'Empire byzantin et le reste du monde", explique le directeur des fouilles.

La présence d'un port à plus de 400 mètres de l'actuelle côte de la mer de Marmara a également intrigué les géologues. D'après l'un d'eux, l'Eleutherion aurait été submergé par un ou deux tsunamis engloutissant les navires et leur chargement. Un scénario qui pourrait se reproduire, la région d'Istanbul étant traversée par une importante faille sismique.

(Extraits de l’article de Guillaume Perrier - Le Monde du 27 mai 2008)


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Rendez-vous aux jardins




6e édition des Rendez-vous aux jardins
sur le thème du voyage des plantes
- les 30, 31 mai & 1er juin -



L’opération nationale menée par le Ministère de la Culture, qui a choisi, cette année, pour thème «le voyage des plantes», permettra de découvrir quelques 1900 parcs publics ou privés, animés par de nombreux ateliers, expositions et visites guidées. Non seulement à travers l’aspect botanique ou horticole mais aussi sur un plan culturel et historique.

Des premières migrations de l’homme jusqu’à nos jours, le voyage des plantes a toujours représenté un gros enjeu qu’il soit économique, politique ou scientifique, notamment à l’époque des empires coloniaux et des grandes expéditions botaniques.

Oranger du Mexique, œillets d’Inde, cognassier du Japon… si le nom de certaines fleurs permet de localiser leur provenance, d’autres si bien intégrées dans le décorum de nos jardins, ont beaucoup voyagé avant de s’acclimater à nos régions. Et on oublie par exemple que la tulipe introduite au XVIe siècle, vient de Turquie, le dahlia du Mexique, le mimosa d’Australie ou le tournesol du Pérou.

Beaucoup de plantes potagères si familières de nos assiettes comme l’aubergine, la tomate ou encore le melon, ont vu le jour sous des latitudes opposées et éloignées de l’Europe. La première en Inde importée au XIIe siècle, la seconde en provenance des Andes péruviennes, débarque au XVIIe siècle quant au fruit de cucurbitacées, vedette de nos marchés de Provence, ses racines étaient au Caucase avant de s’installer au début du XVe siècle. Une intégration soit réussie mais non sans dégâts qui soulèvera aussi les questions liées aux conséquences de cette acclimatation telles les maladies ou encore l’invasion des plantes les mieux adaptées.

Sur tous les fronts du respect de l’environnement, l’ingénieur-paysagiste vedette Gilles Clément, auteur d’ouvrages de référence (le jardin planétaire, le jardin en mouvement), signe une carte blanche au Château de la Roche-Guyon dans le Val d’Oise (rencontre samedi à 16h) et s’investit sur le thème de «l’herbe folle» dans le festival itinérant Musiques aux jardins associant musique, littérature et art des jardins. Leur caravane passe samedi par Lille au Parc Matisse qu’il a imaginé, escale d’un parcours qui compte parmi d’autres, le Parc André-Citroën, une autre de ses réalisations (les 28 & 29 juin).

Au piano, Patrick Scheyder ourlera les textes croisés du paysagiste-jardinier et ceux de George Sand (pas si éloignés) dits par Michael Lonsdale. La militante Ferme du Bonheur à Nanterre (01 47 24 51 24) est de la fête autour de débats et conférences (Gilles Clément toujours, sur le thème «écologie, où en sommes nous?» dimanche à 17h) durant le week-end où on peut amener sa tente pour un petit campement citoyen et musical.

Et pour rester dans la note boisée, Cinéfeuille, festival du film Jardins et paysages à Gaillac (Tarn), propose pour sa 8e édition placée sous le signe de la biodiversité, une série de documentaires européens, des débats en présence, entre autres, de Jean-Marie Pelt, ethnobotaniste et Francis Hallé, explorateur de la canopée ainsi que des balades au jardin.
Rens. 05 63 47 72 90.





Quelques lieux :

à Paris :

Jardin du musée du quai Branly (7e) :
Réalisation Gilles Clément, animation autour des quatre continents.
Rens. 01 56 61 70 00 ou www.quaibranly.fr

Jardins, jardin aux Tuileries (1er) :
Autour des métiers et produits liés au végétal. Inventer son jardin éphémère, le meilleur de la création paysagère contemporaine. Présentation des collections exceptionnelles du jardin botanique de la Ville de Paris…
Rens. www.jardinsjardin.com

Jardin des Plantes (5e) :
6 500 taxons végétaux, serres tropicales, ménagerie.
Rens. www.mnhn.fr



Jardins de Balata, Martinique



Et ailleurs:

Le Jardin gourmand à Lalaye (Bas-Rhin) :
Petit jardin expérimental (techniques alternatives, extraction solaire du miel…) pour sensibiliser aux enjeux écologiques.
Rens. 03 88 58 91 44 ou www.jardingourmand.com

Le jardin des dentelles à Amilly (Loiret) :
Harmonie, fraîcheur et diversité botanique pour amoureux de senteurs et de silence.
Rens. 02 38 98 03 74 ou www.lejardindesdentelles.com

Habitation Massieux à Bouillante (Guadeloupe) :
Ancienne demeure de plantation de café inscrite aux monuments historiques, 50 variétés de palmiers.

Parc et jardins de Jouy-le-Moutier (Val d’Oise) :
2,9 hectares en bordure d’Oise. Expo « la vigne et le phylloxera, les ennemis des plantes voyagent aussi ».
Rens. 01 34 41 65 00 ou www.jouylemoutier.fr


Jardin du jardinier des nuages à Billy-Chevannes (Nièvre) :
Spectacles, balades littéraires et musicales.
Rens. 03 86 60 24 59.

Jardin des roses oubliées à Balleroy (Calvados) :
Evocation par le propriétaire de la très ancienne histoire des roses en Normandie.
Rens. 02 31 21 18 31.

Portabéraud ou « la Folie Mercier » à Mozac (Puy-de-Dôme) :
Esprit de la « folie » accentué par les statues de terre cuite anciennes.
Rens. 04 73 38 57 79.

Arboretum de Poërop à Huelgoat (Finistère) :
La flore des cinq continents (3600 espèces): voyage à travers une vallée himalayenne, le bush australien, la bambouseraie, la roseraie…
Rens. 02 98 99 95 90 ou www.arboretum-huelgoat.com

Le Grand Jardin à Joinville (Haute-Marne) :
Jardins Renaissance sous l’angle historique, botanique et contemporain.
Rens. 03 25 94 17 54.

Jardin des paradis à Cordes-sur-Ciel (Tarn):
Influences orientales et médiévales, le voyages des graines par l'eau.
Découverte du jardin à l'aide d'un livret-jeu.
Rens. 05 63 56 29 77 ou www.cordessurciel.eu

Tous les lieux sur http://www.culture.fr



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L'Espoir en soie

D’abord l’annonce d’une exposition à Lyon « Soies khmères » :


Elles sont 400, de 16 à 40 ans, apprenties à l'Institute for Khmer Traditional Textiles (IKTT) à Siem Reap, la ville qui jouxte le site d'Angkor, au Cambodge. Des jeunes femmes avec leurs bébés, mais aussi des ados, et des grands-mères, filent la soie jaune d'or, sa couleur naturelle (exception locale), et s'initient au tissage des ikats, selon la technique millénaire qui s'était perdue dans le chaos des années Khmers rouges. "Il fut un temps où la soie cambodgienne était la plus belle du monde, mais, aujourd'hui, personne ne semble s'en souvenir", rappelle Kikuo Morimoto. L'expert japonais, originaire de Kyoto, décidait, en 1996, de sauver cette production en péril et d'encourager les jeunes à partir sur les traces de leurs ancêtres. A l'IKTT, l'enseignement, sur cinq ans, procure un salaire mensuel (de 30 à 150 dollars). Initiative providentielle dans un pays où l'éducation comme l'emploi sont en souffrance. Fruits de ce travail, sarongs, kramas (portés en turban ou en jupe)... font l'objet, à Lyon, de l'exposition-vente "Soies khmères", à l'Espace Asia, au bénéfice de l'association.

Soies khmères, jusqu'au 1er août.
Espace Asia,
46, rue du Président- Edouard-Herriot,
69002 LYON




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Puis la découverte d’un homme et d’un joli projet :



Prendre modèle sur un art ancien :

Relancer la fabrication de la soie, après les ravages de la guerre :

Marqué par des décennies de guerre, le Cambodge présente une structure démographique particulière. Si les personnes âgées et les jeunes sont nombreux, les 30-50 ans sont beaucoup plus rares. Or, cette « génération perdue » est celle qui aurait dû transmettre la sagesse du passé aux nouvelles générations. En son absence, les techniques traditionnelles et le savoir culturel sont à compter parmi les victimes moins connues des conflits que ce pays a endurés au XXe siècle.
Le temps commence cependant à remonter peu à peu vers un passé plus heureux près d’Angkor, dont les temples antiques sont le joyau de la culture cambodgienne. à Siem Reap, à quelques kilomètres de ces monuments, un homme qui avoue être un « fanatique de la soie » avance à grands pas dans son projet « Sagesse de la forêt » qui consiste à relancer la production locale de textiles traditionnels. Kikuo Morimoto veut faire revivre la soierie traditionnelle et fournir un modèle aux villages meurtris d’une région qui, du IXe au XIVe siècle, était au cœur de l’Empire khmer – un empire plus vaste que le Cambodge actuel.
Cette gloire ancienne, le Cambodge du XXe siècle ne l’a reflétée que bien faiblement, et c’est ce qui a incité Kikuo Morimoto à offrir son savoir-faire. Il était résolu à « restituer quelque chose à un monde auquel on avait beaucoup pris » et s’il a choisi ce pays, c’est parce que les gens avaient faim et qu’il voulait les aider.


Lorsque les cocons sont complètement développés, ils sont cueillis et bouillis. Dix kilogrammes de cocons produisent un kilogramme de soie.
©Prix Rolex/Xavier Lecoultre



Un plan en harmonie avec la nature :

Kikuo Morimoto a été désigné Lauréat des Prix Rolex pour son rêve – relancer la production textile traditionnelle en proposant un modèle qui aide le Cambodge rural à reprendre vie – et pour la façon réaliste dont il lui donne corps. Son plan directeur dépasse la seule formation de nouveaux tisserands : il englobe tout le processus de fabrication de la soie, du reboisement d’une campagne dévastée à la construction d’ateliers de soierie autonomes et d’un village où les tissus de soie, destinés à l’habillement et à la décoration d’intérieur, seront vendus aux foules d’étrangers qui visitent Angkor.

Dans deux bâtiments de la ville de Siem Reap, Morimoto fournit déjà un gagne-pain à plus de 300 Cambodgiens qui tissent et teignent la soie. Beaucoup sont des jeunes femmes qui, sans cela, mendieraient auprès des touristes dans les ruines des temples voisins ou exerceraient des professions peu recommandables. « Notre succès doit moins à mes mérites qu’aux dures réalités de la pauvreté », précise le Lauréat.

Ayant appris dans sa ville natale de Kyoto l’art japonais du yuzen – teinture de la soie pour les kimonos –, Kikuo Morimoto s’efforce de mettre en pratique sa vision d’une harmonie entre la nature, le travailleur, l’objet réalisé et le client. Les soies ainsi fabriquées sont « 100% naturelles », ce qui, insiste-t-il, les rend plus agréables à porter que les tissus synthétiques ; l’opération est également bénéfique pour les tisserands car elle leur fournit un moyen d’existence individuel tout en restituant aux villages une économie collective viable.


Une approche pratique pour faire revivre le savoir faire traditionnel :


Pour autant, Morimoto n’a rien d’un idéaliste naïf. Il a notamment été directeur de société, enseignant dans des camps de réfugiés et consultant pour l’UNESCO. La dernière étape du parcours qui l’a mené de la teinture de kimonos à Kyoto au sauvetage d’une industrie de la soie cambodgienne en péril commence dans les années 90, alors qu’il supervise les activités locales d’une grande entreprise textile en Thaïlande. Sa réflexion avance d’un grand pas quand il constate que l’on utilise des techniques de gestion éprouvées pour régénérer des économies locales basées sur l’artisanat. Fort de l’idée qu’il n’y a « ni art ni espoir pour un estomac vide », il quitte un emploi bien payé pour étudier l’économie des industries textiles artisanales et lance ce qui deviendra par la suite sa propre organisation non gouvernementale, l’Institute for Khmer Traditional Textiles (IKTT), qu’il installe en 1996 dans la banlieue de Phnom Penh.

Les techniques traditionnelles sont alors à deux doigts de disparaître ; il y a péril en la demeure. En 2000, Kikuo Morimoto déplace ses ateliers de la jungle urbaine de Phnom Penh à Siem Reap, véritable « laboratoire villageois » proche de la campagne, pour mieux faire valoir son idée d’un renouveau rural.



Fidèle à la tradition, Kikuo Morimoto et son équipe utilisent uniquement des teintures naturelles. Les graines de l’arbre Annatto (Bixa orellana) fournissent une teinture rouge qui tache facilement; le rouge obtenu à partir du nid de l’insecte Lacifer lacca est caractéristique du tissu ikat cambodgien. Pour obtenir la couleur voulue, les pelotes de fil sont plongées plusieurs fois dans le bol de teinture.
©Prix Rolex/Xavier Lecoultre



Panser les plaies de la guerre :


La création d’autres sites est l’étape suivante de ce qui apparaît maintenant comme un voyage au long cours vers un idéal de la soie. En un premier temps, il a prévu d’implanter une forêt protégée et un village autonomes sur 5 hectares de terrain dans une zone appelée Chot Sam, au nord-est de Siem Reap. Les tisseurs de soie – dont plusieurs centaines seront recrutés parmi le millier de demandeurs d’emploi recensés – y travailleront et y vivront aux côtés des jardiniers qui cultiveront les arbres et les plantes nécessaires à la production de la soie.


Les femmes filent le fil de soie pour le lisser avant le tissage. Siem Reap, Cambodge. ©Prix Rolex/Xavier Lecoultre
Les conflits qui ont dévasté le pays ont été fatals aux mûriers qui nourrissaient les vers à soie, abattus pour servir de bois à brûler. De même, l’indigotier et d’autres espèces de plantes utilisées pour les teintures ont pour ainsi dire disparu, y compris les arbres où les cochenilles à laque font leurs nids – lesquels, broyés, donnent le colorant le plus représentatif du Cambodge, l’ocre royal.

Cependant, il est plus difficile de reboiser au Cambodge qu’ailleurs, car il faut d’abord enlever les mines terrestres. Une vingtaine de Cambodgiens travaillent déjà au projet de reboisement qui, à terme, comprendra des jardins et de l’élevage de bétail pour rendre l’« usine » textile vraiment autonome. Morimoto prévoit en outre de faire pousser des cotonniers : on mêle en effet du coton aux fils de soie pour fabriquer des tissus moins chers.


Une tradition ancienne presque disparue :


La soie est produite par les vers à soie, qui se gavent de feuilles de mûrier avant de tisser leur cocon. Après avoir récolté ces cocons, on les plonge dans l’eau bouillante et l’on obtient la bourre de soie dont est tiré le fil utilisé pour le tissage. Or, si la sériciculture se pratique sensiblement de la même façon dans le monde entier, il existe des différences importantes d’une région à l’autre. Au Cambodge, l’évolution nécessaire pour s’adapter au climat a donné des vers produisant une soie jaune alors que, dans les régions plus tempérées de la Chine et du Japon, les vers à soie « blancs », plus productifs, sont plus prisés.

La première mention des vers à soie dans la culture khmer remonte au VIIIe siècle et figure sur les sculptures d’Angkor. Comme les tissages japonais, les plus beaux tissus de soie cambodgiens sont faits de fils teints individuellement. Ce procédé coûteux, appelé ikat, nécessite beaucoup de main-d’œuvre et aucune machine ne peut l’imiter.



Les fils teints séparément sont tissés en ikat, un procédé complexe qui peut prendre plusieurs mois. Siem Reap, Cambodge. ©Prix Rolex/Xavier Lecoultre


L’art de la soierie a décliné rapidement au Cambodge pendant la seconde moitié du XXe siècle, mis à mal par la guerre mais aussi par l’arrivée de nouvelles techniques et de tissus synthétiques bon marché. Le tissage de la soie était devenu tellement rare que, au milieu des années 90, Kikuo Morimoto a dû parcourir le pays pour trouver et recruter des « grand-mères tisserandes » possédant la technique et ayant encore la force de la transmettre, comme les mères cambodgiennes avaient transmis leur savoir-faire à leurs filles siècle après siècle.

Il fut un temps, affirme Kikuo Morimoto, où la soie ikat du Cambodge était de qualité supérieure à celle des îles du Soleil-Levant, et où la production de soieries était un fleuron de la culture nationale, à l’instar du kimono au Japon. Cependant, à cause de la disparition quasi totale des techniques traditionnelles et de la vente massive de trésors dignes de musées pendant la guerre, les jeunes générations ne connaissent rien de cet élément important de leur patrimoine culturel.


Inverser la spirale du déclin :


À son arrivée au Cambodge, Morimoto a constaté que le pays n’avait pas de classe moyenne urbaine et n’était peuplé que de millions de paysans pauvres sans racines. Les vestiges de l’industrie de la soie étaient tombés aux mains d’intermédiaires souvent cupides, qui versaient un salaire de misère à des villageois désespérés pour tisser des soieries de qualité inférieure avec des fils importés. Malgré ces salaires dérisoires, la soie cambodgienne ne pouvait pas faire concurrence aux millions de rouleaux de polyester et d’autres tissus synthétiques produits ailleurs. Le déclin de l’art de la soierie se manifestait aussi dans les motifs, devenus si grossiers que même les motifs imprimés avaient meilleure apparence.

En faisant renaître cette industrie, Kikuo Morimoto prépare le terrain pour un renouveau plus vaste de son pays d’adoption. « Il est crucial pour l’homme d’apprendre à vivre en harmonie avec la nature, explique-t-il. c’est à la fois une nécessité économique universelle et un désir spirituel commun. »

Pour preuve, il rappelle que, si le Cambodge n’a jamais été riche, il avait néanmoins une économie rurale viable. « c’est la guerre qui a détruit cela, mais une modernisation trop rapide et irréfléchie peut, à terme, avoir le même résultat. La guerre ne fait qu’accélérer le processus. »

Au Japon, les médias s’intéressent de plus en plus au travail qu’accomplit leur compatriote au Cambodge. Kikuo Morimoto souhaite que son exemple inspire les jeunes, aussi bien dans le pays le plus riche de l’Asie que dans le plus pauvre, le Cambodge précisément. « J’espère que les jeunes Japonais réaliseront à quel point il est important de conserver les traditions. Ce faisant, ils contribueront à protéger l’environnement et l’équilibre fragile entre l’homme et la nature. Chacun peut faire quelque chose. Et ce ’quelque chose’, si modeste soit-il, est important. »





« Ne pas craindre le risque » : tel est le credo de Kikuo Morimoto alors qu’il crée le village modèle qui permettra de restituer un art et des moyens d’existence à une région dévastée. « C’est en prenant des risques que l’on pourra améliorer la situation et produire un art de qualité. »

(Source : www.rolexawards.com/fr )


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29 mai 2008

JOIE SUPREME


La petite Antillaise et la petite Anna dansent le bachata

Je pars à Paris ce matin, retour sur le blog demain en fin d'après-midi.

Pourquoi joie suprême? Parce que ce soir je serai l'une des deux personnes les plus heureuses de l'univers. L'autre, c'est Anti.

Ben oui, hein, quand j'ai des réunions boulot à Paris, je me débrouille pour caser une nuit sur place chez, devinez qui, je vous le donne en mille, la Femme Primordiale en personne, bien sûr. Du moins, pendant encore quelques semaines parce que bientôt, nous serons enfin ENSEMBLE (c'est tout, comme préciserait l'autre Anna G.) pour toujours, tout le temps et ça c'est woooooooooooooh (ça veut dire que c'est bien).

Alors là, voyez, je saute partout, virtuellement bien sûr, je veux dire à l'intérieur de moi-même, quoi. Vous visualisez, là? Je saute à l'intérieur de moi-même, oui, parfaitement. Des années de yoga et de méditation pour arriver à ça. Zen dehors, sautillante dedans. Ommmmmmmmmm. Tout ça, quoi.

Bon, c'est pas que je m'ennuie mais j'y vais. Le bar et les petits salons sont ouverts, servez-vous, mettez-vous à l'aise, chantez, dansez, embrassez qui vous voulez.

Tchô !



La deuxième photo est de Sampang

720 lecteurs en 2 jours

Dans les deux derniers jours, ce sont un peu plus de 720 nouveaux lecteurs qui se sont procurés l'un ou l'autre de mes livres. J'en parlais hier soir avec Anti au téléphone et elle m'a dit: "C'est normal, c'est la fin du mois, les gens en profitent pour s'offrir tes bouquins" :-)

Ce mois-ci, le livre le plus téléchargé ex-aequo avec l'indétrônable "Trois perles de Domérat" est "La femme primordiale", ce qui me fait énormément plaisir parce que ce dernier est vraiment celui de tous que je trouve le plus beau et le plus riche de tous ceux que j'ai écrits.

Les nouveaux lecteurs du mois se répartissent pour le moment sur 28 pays différents. J'y reviendrai dans trois jours quand je donnerai les stats du mois du mai, qui marque mes 2 ans de présence sur le net.

Anti? Sors ta veuve-cliquot, j'arrive !

28 mai 2008

Que l'amour soit ton bouclier

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Photo blogg.org/blog-49045-billet-689660.html

Je reposte ici ce très beau texte envoyé par Sampang.

Ce texte dont je ne connais pas l auteur, je vous le livre ici parce que c est un excercice quotidien comme une longue gymnastique de l âme ^^. Certains font la salutation au soleil ;), ce matin je salue l Amour !

QUE L AMOUR SOIT TON BOUCLIER !

Je veux te révéler le sens de cette vie : aimer et être aimé.
Car ton père céleste est Amour,
Car ta mère la terre est Amour,
Car le fils de l homme est Amour.
C est par l Amour que les trois ne font qu un.

Tout ce qui existe a été conçu suivant la loi de l Amour qui est sagesse.
Le seul chemin qui mène au bonheur est celui de l Amour.
Aimer, c est voir la divinité dans cet autre que tu aimes.
Qu il voit cette divinité en toi est le signe de son Amour,
Car la divinité est Amour.

Faire la volonté céleste, c est donner cet Amour à tous les êtres.
Si tu sais voir la divinité partout où tes yeux se posent,
Tu ne manqueras de rien.
Si tu aimes quelqu un, tu réponds à l Amour divin à travers celui que tu aimes.
Si tu t aimes toi-même, tu deviendras parfait, car tu sauras voir l être divin qui est en toi, et tu le manifesteras en purifiant chaque jour davantage ton corps, ton âme et ton esprit.
Alors la compassion jaillira de ton cœur, tu comprendras les peines de tous les êtres, et tu pourras les aider.

Ne maudis pas celui qui t as fait du mal, il n était pas encore éveillé à l Amour. Sa véritable nature qui est tournée vers le bien ne s est pas encore révélée. Pardonne-lui afin qu il puisse comprendre le mal qu il t a fait, et ainsi s éveiller à la vie divine.

Pardonner c est se libérer de toute rancune et faire confiance à la loi de la justice cosmique. Si tu te libères de toute rancœur, cette justice se manifestera sous tes yeux. Si tu aimes, tu prends conscience de la force divine qui t habite et tu peux soulever des montagnes.

D où que vienne l Amour, respecte-le, car c est cette force qui t est envoyée. Quand tu dis « je t aime », pense à ce « je » qui aime, il est la divinité en toi. Quand on te dira « je t aime », pense que ce « je » qui t aime est la divinité de l autre. Ainsi tu n auras plus jamais peur de l Amour. Tu t y plongeras et deviendras Amour.

Tous les êtres méritent ton Amour, car c est cette énergie divine que tu aimes en eux. Ainsi dois-tu voir le bien dans chaque être que tu rencontres, et ce bien se manifestera. Ce sur quoi tu portes ton attention se développe toujours. En toi-même comme en chacun, vois les qualités de l âme afin qu elle puisse jaillir, pour apporter au monde sa guérison. Les défauts ne constituent que l enveloppe, l apparence extérieure de l être humain, non son essence. Seul l Amour permet de pénétrer cette écorce de la personnalité et de découvrir les richesses cachées de l âme.

L Amour traverse les apparences. Si tu veux recevoir l Amour de tous, aime la perfection latente de chacun. Ainsi tu aideras chaque âme à se réaliser. L Amour est ta seule richesse inaltérable. Qu il soit dans ton regard afin que chaque chose te montre sa vérité intérieure.

QUE L AMOUR SOIT TON BOUCLIER !

Aimer c est devenir un avec l être que tu aimes et non pas devenir un objet pour lui, ni le considérer comme un objet pour toi.
Devenir un avec la personne que tu aimes.
Supprime le rapport de force et permet de vivre dans la vibration de l Amour réalisé. Elle seule peut t apporter ton épanouissement.
En elle, la soif et la faim n existent plus et le rapport de force se limite au jeu qui pousse les corps l un vers l autre. Il ne déborde plus dans la vie affective ou sociale, et la guerre des sexes qui est la racine de toutes les guerres disparaît. Toutes les formes de guerres ne sont que le reflet de cette mésentente entre le conscient et le subconscient, entre l esprit et l âme, entre les pensées et les sentiments.

Unis tes pensées et tes sentiments autour de la voix de l Amour afin de rétablir la paix à l intérieur de toi-même. L homme et la femme en toi seront réconciliés et ne feront plus qu un. Alors tu verras s accomplir le souhait de ton cœur, alors seulement tu reconnaîtras l être qui aura fait le même travail que toi, pour permettre d établir la paix en lui, comme dans le monde. Alors seulement tu pourras devenir un avec lui. Quand deux âmes ne font qu un, elles se comprennent d un seul regard, gestes et paroles deviennent inutiles pour elles, souviens toi toujours de ceci : ce que tu établis à l intérieur de toi-même se matérialise à l extérieur. Le monde des causes est en toi. Installe en toi l Amour, marie ton corps et ton esprit.

QUE L AMOUR SOIT TON BOUCLIER !

Ne te demande pas et ne demande pas si on t aime. Douter de l Amour que l on te porte, c est douter de la force de vie elle-même. C est aussi absurde que de douter du lever du jour après chaque nuit.
L Amour te protège en toute circonstance. Alors ne crains jamais de trop aimer. Le monde a besoin de ton Amour et l on aime jamais trop.
Chaque graine d Amour que tu sèmes, te reviendra multipliée. Laisse la liberté à la personne que tu aimes. Apprends à aimer comme aime le soleil. Il répand sa chaleur sur tous, sans distinction. Il n attend rien en retour et nul ne peut l éteindre. Transforme en Amour la jalousie qui, comme le doute détruit l Amour. On manifeste aussi ce que l on craint, car le doute de manière égale au désir, a pouvoir de création dans ton imagination.
Le véritable Amour bannit le doute. Il ne peut que grandir. Il apporte la santé, l abondance, la connaissance et la paix. Nul ne peut l offenser.

L Amour fait acquérir les qualités et les défauts de l être aimé, car l amoureux fixe son attention sur celui qu il aime. Exerce toi à ne voir que les qualités dans l élu de ton cœur. Ainsi, tu les manifesteras toi-même et tu l aideras à dissoudre ses défauts. Le diable mourra de ton indifférence. L Amour ne se venge jamais, trouve en lui la force d aimer le divin qui est caché dans ton ennemi, il se transformera sous tes yeux en ami. Au lieu de descendre à son niveau en cherchant à te venger du mal qu il t a fait, tu l aideras à monter vers la lumière qui brille en toi. L Amour est miséricorde. Si la pensée de quelqu un demeure en toi, tu sauras que tu es aimé de celui-là. L Amour est confiance absolue. Ton Amour n est pas vrai si tu admets que l être aimé peut te faire du tort.

QUE L AMOUR SOIT TON BOUCLIER !

L Amour est patience et don de soi. Il fait entendre la musique de l univers. Si tu t y opposes, tu souffriras. Laisse le couler en toi. Il est vie éternelle. Le seul but du travail de régénération est de te transformer en canal parfait de l Amour. Ce corps grossier deviendra corps divin afin de te révéler les degrés supérieurs de l Amour où toute contradiction s évanouit. L Amour s apprend. Commence par aimer de ton mieux une personne que tu entoureras de tes plus belles pensées. Puis, étends cet Amour peu à peu aux autres, sans cesser d aimer la première. Ainsi tu deviendras un avec toute l humanité et tu auras réalisé ta mission sur cette terre.
Que ton Amour s étende à tout ce qui vit, à tout ce qui t entoure.
La vérité se dévoile devant l homme de l Amour.
L Amour est nourriture pour ton âme. Si tu cesses de l alimenter, tu perdras la vie. L Amour divin est la force magique qui accomplit tous les miracles. Lui seul peut te laver et te libérer de tes chaînes. Ne cherche pas ailleurs la pierre philosophale des alchimistes. L Amour est ta baguette magique. Il rend le mal impuissant. Il établit le règne du bonheur. Il apporte avec lui tous les biens. La vie, la santé, la beauté, la réussite : il te les donnera.

Aime d abord et tu seras aimé, et l Amour te couvrira de ses bénédictions. Tu apporteras la joie autour de toi. Tu donneras et recevras la vie en abondance. Près de toi, les malades guériront.
L Amour est la science de toutes les sciences. L intelligence sans Amour n est que sottise.

QUE L AMOUR SOIT TON BOUCLIER !

Dès que tu aimeras, le sens de l Amour te sera révélé. L Amour est l eau qui arrose le jardin de ta vie, et lui donne les fleurs et les fruits.
Accepte-le pour que tes œuvres soient grandes et puissent contribuer à l évolution de l homme.
L Amour est harmonie et liberté. Jette tes faiblesses à son feu : elles se transformeront en force. Seule la pureté qui est perfection permet à l Amour de demeurer.
Si tu veux rester pure dans tes pensées, dans tes sentiments et dans tes actes, tu t opposeras au grand courant contraire, et cela risque de te faire souffrir. Mais sache que cette souffrance n est que le prélude à l Amour. A ce moment là, garde en ton cœur la reconnaissance pour chaque petite joie que tu reçois le long des jours.
Ainsi, tu prépareras ton organisme à supporter les gigantesques vibrations de l Amour divin qui ouvrira tes sept étoiles.

Seul ce qui a été accompli avec Amour demeurera.
Car ton père céleste est Amour,
Car ta mère la terre est Amour,
Car le fils de l homme est Amour,
C est par Amour que les trois ne font qu un.

QUE L AMOUR SOIT TON BOUCLIER !

Psyché...

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Un oeil. Ouvert. Un deuxième. C'est presque bon. Au radar, je me lève dans le rire des enfants... J'suis (encore) à la bourre. Quand je rentre de l'école, je remets mon téléphone à charger et je vois "9 appels en absence". Autour de ma tête, plein de ??? tournent en rond au rythme de la nausée qui me tient. Je regarde. J'me marre presque parce que mon téléphone ne donne pas d'info, ou alors genre :" vous avez eu un dernier appel numéro inconnu à telle heure". Soit. Merci téléphone. Ca, c'est de l'info ! Un message. Bien. Et là... Une belle voix grave me dit :

"Oui, allô, j'appelle pour l'annonce du bus à vendre".

Ben çà, c'est tout moi. Mais, comme beaucoup, je ne crois pas au hasard. Le bus, le seul bus que je connaisse c'est celui de nos délires ici, celui de Boud et Samp. Il est à vendre. On peut ou l'acheter ou s'en séparer.

J'arrive en courant au métro et là, un type sorti tout droit de "Bruce tout puissant" dans le rôle de Dieu. Un vieux monsieur noir m'attrape au vol en me disant texto suite à mon regard "Oh nonnnnnnnnnn!" : "Si ! Parce que vous êtes spontannée". Moi : "????". Lui : "Vous avez un problème avec le temps qui passe trop vite". Moi : "????". "Ma Soeur, écoute-moi - il me vrille dans les yeux - Je suis furieux contre moi". Moi : " Bougez pas !" Je fouille au fin fond de mon sac en cherchant de quoi écrire. Je retire une carte postale à défaut de carnet introuvable et lui demande de répéter parce que là... quand même... balaize. Il sourit et me dicte. La scène est géniale. On finit de papoter et au final, me voilà dans le métro. A l'arrivée, je sors. Derrière moi, la voix cristaline d'une maman qui parle à son enfant "La reine de la nuit ? Tu sais dans la flûte enchantée" et d'entonner l'air le plus célèbre de cet opéra initiatique dans lequel la Reine de la Nuit explose de fureur :

http://mozartfluteenchantee.googlepages.com/deuxiemeairde...

Là, je ressors ma carte pour écrire la suite de ce matin hallucinant et je me dis : "Au fait ? C'est quoi cette carte -j'en ai toujours plein mon sac des fois que j'aurais envie d'écrire à quelqu'un- ?" Cette carte, c'est Psyché réveillé par le baiser de l'Amour.

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