26 juin 2008
46664
Vendredi prochain 27 juin aura lieu à Hyde Park à Londres un nouveau méga concert intitulé « 46664 » destiné à collecter des fonds en faveur de la fondation Nelson Mandela, dans le cadre de la lutte contre le sida. Ce concert figure parmi les évènements qui célèbrent cette année les 90 ans d’un homme que j’admire énormément, Nelson Mandela, tant pour la beauté et la force de ses convictions que pour son humanité.
"Vaincre la pauvreté n'est pas un geste de charité. C'est un acte de justice."
Discours de Nelson Mandela pour la réception du prix Ambassadeur de la conscience remis par Amnesty International.
Pourquoi 46664 ?
46664 était le numéro de prisonnier de Nelson Mandela depuis le début de sa détention en 1964 jusqu'à sa libération en 1990. C'est aussi le titre donné à une série de concert organisé par la Fondation Nelson-Mandela en faveur de la lutte contre le SIDA ayant comme slogan: "Aids is no longer just a disease, it is a human rights issue" (Le sida n'est plus une simple maladie, c'est un enjeux des droits de l'Homme). Ce numéro est encore utilisé comme référence honorifique à l'ancien prisonnier Nelson Mandela, victime du système de l'Apartheid. La Fondation Nelson-Mandela a choisie 46664.com pour l'adresse de son site internet. Ce numéro n'est pas une simple référence, Mandela était le 466e prisonnier incarcéré à la prison de Robben Island en 1964.
L’homme :
Nelson Rolihlahla Mandela, né le 18 juillet 1918 à Mvezo à l'est de la province du Cap (actuel Cap-Oriental), est un ancien président de l'Afrique du Sud et fut l'un des dirigeants de la lutte contre l'apartheid.
En 1993, il reçoit avec le président sud-africain de l'époque, Frederik Willem de Klerk, le Prix Nobel de la paix pour leurs actions en faveur de la fin de l'apartheid et l'établissement de la démocratie dans le pays.
Suite à ce combat et à celui qu'il mène actuellement contre le SIDA, c'est une personnalité écoutée, particulièrement en Afrique.
Famille et études :
Fils d'une famille royale Thembu Xhosa, Rolihlahla Mandela est né le 18 juillet 1918 dans le village de Qunu, au bord de la rivière Mbashe au Transkei (Cap-Oriental).
Son père était Hendry Mphakanyiswa Gadla, chef de tribu Xhosa de Tembu. À l'âge de sept ans, Rolihlahla Mandela devint le premier membre de la famille à suivre une scolarité. C'est un professeur méthodiste qui lui donne le prénom occidental de Nelson.
Son père décède d'une tuberculose alors qu'il n'a que neuf ans, sa mère l'accompagne à Mqhekezweni afin qu'il se fasse élever par un régent qui le considérera comme son propre fils.
Selon la coutume Xhosa, il est initié à l'âge de seize ans et poursuit ses études avec succès à la Clarkebury Boarding Institute. Il obtient son certificat scolaire en deux ans (au lieu de trois habituellement).
En 1934, Mandela s'inscrit au Collège Wesleyan de Fort Beaufort.
Diplômé, il rejoint l'université de Fort Hare où il fait la connaissance d'Oliver Tambo, qui devient son ami et collègue. À la fin de sa première année, membre du conseil représentatif des étudiants, il est impliqué dans le boycott du règlement universitaire. Il est alors renvoyé de l'université.
Suite à un mariage arrangé non souhaité, il s'enfuit à Johannesburg où il passe sa licence par correspondance à l'université d'Afrique du Sud (UNISA) puis débute des études de droit à l'université du Witwatersrand.
Activité politique :
C'est en 1942 que Nelson Mandela rejoint le Congrès national africain (ANC), membre de l'Internationale Socialiste, afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche. En 1944, avec Walter Sisulu et Oliver Tambo, il fonde la plus dynamique ligue de jeunesse de l'ANC.
Aux élections générales de 1948, la victoire du Parti national Afrikaner entraîne la mise en place de sa nouvelle politique qui fut appelée apartheid.
En 1952, Mandela, par ailleurs avocat, monte la campagne de défiance contre le gouvernement de Daniel Malan.
En 1955, alors que le Parti National semble appelé à durer au gouvernement, Mandela participe à la rédaction de la charte de la liberté dont le programme fondamental est la lutte contre la ségrégation raciale et l'apartheid. À cette époque, Mandela et Tambo se sont associés au sein de leur propre cabinet et prodiguent des conseils juridiques gratuits aux noirs les plus pauvres.

Le 5 décembre 1956, Mandela et 150 autres personnes sont arrêtés et accusés de trahison. Ils sont au bout du compte tous acquittés, grâce aux plaidoiries des avocats et au légalisme pointilleux des tribunaux sud-africains en 1961.
Après le massacre de Sharpeville où il y a eu 79 morts et 178 blessés en 1960, les appels à la lutte armée sont plus pressants d'autant plus que l'ANC et le Congrès panafricain sont interdits, ses leaders emprisonnés ou assignés à résidence. La stratégie non-violente de l'ANC est abandonnée par Nelson Mandela qui fonde Umkhonto we Sizwe, réseau prônant l'action armée.
Prisonnier politique :
Il fut emprisonné en 1962 puis condamné à cinq ans de prison en 1963, et, après un procès où il contesta la justice d'apartheid, condamné à la détention à perpétuité en 1964 dans le pénitencier de Robben Island 1 en raison de ses activités politiques clandestines, devenant au fil des années, le plus célèbre et l'un des plus anciens prisonniers politiques.
Il fut en partie libéré le 7 décembre 1988 et mis en résidence surveillée. Le 5 juillet 1989, il rencontre au Cap le président Pieter Botha. Il fut définitivement libéré le 11 février 1990 sur ordre de Frederik de Klerk qui, pour des raisons politiques, mit fin à la clandestinité de l'ANC, et le sollicita pour maintenir la paix civile en Afrique du Sud. Les deux hommes ont travaillé ensemble pour instaurer la fin de l'apartheid et un régime de transition.
Timbre soviétique (1988) à l'effigie de Nelson Mandela à l'occasion de son 70ème anniversaire passé au pénitencier de Robben Island
Combat pour la paix et la non-violence :
Il se vit décerner le Prix Nobel de la paix avec le président Frederik de Klerk en 1993. En 1979, il avait reçu le Prix Nehru pour la Paix et en 1989, le Prix Kadhafi des droits de l'Homme.
Président d'Afrique du Sud :
À la suite des premières élections démocratiques du 27 avril 1994, remportées largement par l'ANC, Nelson Mandela est élu Président de la république d'Afrique du Sud et prête serment à Pretoria le 10 mai 1994 devant tout le gotha politique international, d'Al Gore à Fidel Castro.
Il préside au premier gouvernement non racial du pays, en l'occurrence un gouvernement d'union nationale entre l'ANC, le Parti National et le parti zoulou Inkhata.
Ses deux vice-présidents sont alors Thabo Mbeki et Frederik de Klerk.
Conformément aux négociations de la période de transition, une commission « vérité et réconciliation » est créée pour entendre des exactions et des crimes commis sous l'apartheid par le gouvernement, les forces de sécurité mais également par les mouvements de libération 2. Il s'agit de confronter le passé afin de tourner la page historique douloureuse et non de juger les crimes ou exactions constatées qui, le cas échéant, en l'absence de regrets des protagonistes, seront toujours du ressort des tribunaux pénaux.
Président, Nelson Mandela est davantage un chef d'état qu'un chef de gouvernement: il confie ce rôle à Thabo Mbeki.
Prônant la réconciliation nationale, il se rend même à Orania pour rencontrer Madame Hendrik Verwoerd et organise une tea party à Pretoria réunissant les épouses des anciens premiers ministres et présidents du pays avec les épouses des anciens prisonniers de Robben Island.
Internationalement, il redonne une légitimité à l'Afrique du Sud qu'il donne en exemple en matière de réconciliation nationale.
Son autobiographie Un long chemin vers la liberté est publiée en 1995 et raconte son enfance, son engagement politique, ses longues années de prison et son accession au pouvoir.
En 1996, le Parti National quitte le gouvernement peu après l'adoption d'une nouvelle constitution.
Il accepte d'être médiateur de plusieurs négociations de paix, notamment dans l'Afrique des grands lacs.
En 1997, Mandela quitte la présidence de l'ANC qui échoit à Thabo Mbeki.
À la fin de son mandat, certains radicaux critiquent l'absence d'efficacité de la politique de son gouvernement dans la lutte contre le SIDA, dans la lutte contre les inégalités raciales ou encore la lenteur des procédures d'indemnisations des noirs spoliés sous l'apartheid.
En 1999, Thabo Mbeki lui succède à la présidence de la république. Comme il s'y était engagé lors de son élection, Nelson Mandela n'est pas candidat à un second mandat et quitte la vie politique. Pour continuer de lutter pour les valeurs qui lui tiennent à cœur, il fonde la Fondation Nelson-Mandela.
Après sa présidence :
Après son divorce avec Winnie Mandela, Nelson Mandela s'est remarié avec Graça Machel, veuve de l'ancien président du Mozambique, Samora Machel.
En janvier 2003, lors d'un discours au International Women's Forum, Mandela s'oppose fermement à l'attaque des États-Unis et du Royaume-Uni contre l'Irak sans l'aval des Nations unies. Il accuse le président George W. Bush de vouloir « plonger le monde dans l'holocauste » 3.
En septembre 2004, il fut plébiscité en tant que première personnalité sud-africaine.
aujourd’hui
Lutte contre le SIDA :
Nelson Mandela se consacre aujourd'hui à la lutte contre le SIDA.
Le 6 janvier 2005, il annonce publiquement le décès de son fils, Makgatho Mandela âgé de 54 ans, des suites du SIDA. Par ce geste, il veut montrer qu'il est temps de briser le tabou qui entoure cette maladie dans de nombreux pays. Il déclare à ce sujet : « Nous ne devons pas dissimuler la cause de la mort des membres de nos familles, que nous respectons, car c'est le seul moyen de pouvoir faire comprendre à la population que le Sida est une maladie ordinaire. C'est pourquoi nous vous avons aujourd'hui fait venir pour annoncer que mon fils était mort du SIDA ».
De nombreuses personnalités et hommes politiques ont vu des membres de leur famille mourir du SIDA, mais ils l'ont caché, car cette maladie est considérée comme une honte. Parmi les citoyens lambda, il arrive très souvent que les personnes atteintes soient rejetées par leur entourage, condamnées à mourir seules et isolées.
(source : Wiki)
Miss You
10:34 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : sida, nelson mandela, afrique du sud






Commentaires
Bonjour !
Nous commençons le lundi 30 juin sur RTL une émission qui aura pour titre "Destination Ailleurs", présentée par Sebastien Folin. Le but est de reccueillir des témoignages de personnes qui sont partis vivre à l'étranger, qui font ou ont fait le tour du monde, qui ont changé de vie.. Le but est de nous faire partager leur découvertes, leurs parcours, leur histoire.
Votre témoignage nous interesse !
Si vous avez envie de raconter votre histoire contactez moi par mail : julie.poujol@hotmail.fr
A très vite j'espère.
Julie Poujol.
Ecrit par : julie poujol | 26 juin 2008
Miss, j'ai je crois encore en k7 crachouillage le concert donné lors de la libération de Nelson Mandella,mais où ????
pétard qu'elle est belle cette dernière photo !!!
heu, ma vie, ma toutoute, mes bêtises ça peut le faire , sur RTL ???? mais c'est combien ??? sinon, j'ai fait le tour de mon monde et là c'est folklo!!! mdrr!! j'ai fait paris via angoulême, et la picardie... moyen, j'en conviens mais y'a matières...
Sinon, le sud en totobus, comment le faire ?? un putain de sujet !!
Ou, et là c'est du sérieux, comment bien vivre avec rien ....ah! oui ça fait moins rêver sur les ondes pour les vacances...du reste ils sont tous à la plage ou autours du bbq à l'apéro, donc si manque pour combler, je peux faire trois heures sur la pousse des lentilles ...mdrr!!
Ecrit par : Boudufle | 26 juin 2008
Ca ma Boud, je pense qu'un tour du monde version toua, ça fait exploser tous les audimat.
Dis t'as la méga pêche, toi :)
La photo dont tu parles est la couv d'un livre "autobiographie autorisée" avec notamment témoignage de Desmond Tutu. Je vais essayer de le trouver. J'ai tellement aimé la photo en la trouvant sur le net, que je l'ai posée malgré le nom en énorme.
Ton thème d'émission radio, s'il fait peut être moins rêver et encore..., m'a tout l'air d'une réponse pleine de bon sens à ce que beaucoup (malheureusement) ont comme interrogations et objectifs pour cet été et ensuite. Celà étant, à propos de la pousse des lentilles, n'oublie pas la coupure pub (encore possible sur les radios mdrrrr) avant évoquer le soin des pieds de tomate, avec interview de Lucius von Lucius en guest star ;)
Ecrit par : Miss You | 26 juin 2008
viiIIII!! the pêche....mdrr!!
je fais une pause, j'ai essayé le plâtre version moulage...à voir (pour refaire les manques du miroir) et je vais me pousser lentement vers la table à repasser mais avec un DVD, " roméo et juliette" de Franco Zeffirelli, j'adore !!
La photo elle me fait des frissons tellement elle est puissante de ce que cet homme est...franchement trop beau !!
Ben, en voilà une idée qu'elle est bonne avec l'ami 55 pieds!! mdrr!!
Ecrit par : Boudufle | 26 juin 2008
J'ai aussi une admiration sans limite pour cet homme, qui est beau sous tous ses aspects.
Boud? Moi aussi j'ai quelque part une copie du concert dont tu parles et moi aussi je suis en train de me dire: mais où???
Ecrit par : Anna Galore | 26 juin 2008
Concert Nelson Mandella mâtrice 322 disque RCA , "la voix de son maître" ...tous à nos cassetttes...
mdrrrrr!!!
Ecrit par : Boudufle | 27 juin 2008
Du danger des fichages, de l’absurdité des black lists et des conséquences de leur défaut de mise à jour :
"Aujourd'hui, les Etats-Unis ont enfin franchi une nouvelle étape pour effacer cette grande honte qui déshonore ce grand leader", a déclaré, samedi 28 juin, le sénateur John Kerry.
Il était en effet temps de retirer l'ancien président sud-africain Nelson Mandela et son parti, le Congrès national africain (ANC) au pouvoir, de la liste noire américaine du terrorisme. C'est désormais presque chose faite.
Après la Chambre des représentants en mai, le Sénat a adopté, samedi, une loi en ce sens qui va être transmise à la Maison Blanche. Elle devrait être signée par le président George W. Bush avant les 90 ans de Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid et prix Nobel de la Paix, le 18 juillet.
"Nelson Mandela n'a pas sa place sur une liste de surveillance des suspects de terrorisme, point", a affirmé le sénateur Sheldon Whitehouse.
Depuis la législation introduite dans les années 1980, sous Ronald Reagan, les membres de l'ANC pouvaient se rendre au siège des Nations unies à New York, mais pas à Washington ou dans le reste des Etats-Unis.
La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, avait appelé en avril une commission du Sénat à lever ces restrictions imposées, estimant "plutôt embarrassant" d'avoir à "intervenir personnellement pour autoriser l'entrée sur le territoire de [son] homologue sud-africain, sans parler du grand dirigeant Nelson Mandela".
(Source Le Monde AFP du 28/06/2008)
Ecrit par : Miss You | 02 juillet 2008
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