24 septembre 2008
Marie-Antoinette, un rêve, une fiction
Aujourd'hui, envie de vous parler de deux choses liées sans l'être, et pourtant...
D'abord, la ré-ouverture du Petit Trianon :
Aujourd’hui, après une année de travaux de restauration, le Petit Trianon, situé au cœur du domaine national de Versailles, rouvre ses portes aux visiteurs. Pour la première fois, l'intégralité des espaces du Petit Trianon sera accessible au grand public qui pourra découvrir l'état intérieur du lieu, tel qu'il était au moment du départ de Marie-Antoinette, le 5 octobre 1789.

L'accès du public au Petit Trianon s'organisera en visite libre pour le rez-de-chaussée et le premier étage. Les visites de l'entresol et de l'attique s'effectueront en revanche sous la conduite d'un conférencier.
Au rez-de chaussée, la salle des Gardes, le billard des officiers, ou encore de la salle de l'argenterie ont été entièrement restaurés. L'escalier d'honneur et sa rampe en fer forgé ont également retrouvé leur éclat d'origine. Une salle multimédia située au rez-de-chaussée permettra, entre autres, d'expliquer le mécanisme des tables volantes, commandées par Louis XV -mais qui n'ont finalement jamais vu le jour. Il sera également possible de découvrir le mécanisme moderne des célèbres glaces mouvantes, qui permettaient à Marie-Antoinette de s'isoler complètement à l'intérieur de son petit château.
Un royaume en kit
Le Petit Trianon fut construit entre 1763 et 1768 sur l’ordre de Louis XV par Ange-Jacques Gabriel, premier architecte du roi. Louis XV souhaitait offrir ce pavillon à sa favorite, la marquise de Pompadour, mais celle-ci mourut avant la fin des travaux. Madame Du Barry, seconde favorite du roi, occupa le Petit Trianon jusqu'à la mort de Louis XV en 1774.

Pour échapper à la rigidité et aux pesanteurs des codes de la Cour, Marie-Antoinette se fit offrir le Petit Trianon par Louis XVI, à son accession au trône. Dès 1774, elle décida de créer, à l'est du château, un de ces jardins pittoresques, alors en vogue en Europe. La reine fit procéder à des travaux considérables de terrassement et de plantations, afin de créer son jardin de style anglo-chinois, ponctué de «fabriques». Marie-Antoinette fit ensuite construire le Temple de l'Amour (1778), la Grotte et le Salon du Rocher ou Belvédère (1778-1779). Ces constructions furent installées sur des rochers et des îlots artificiels surplombant une rivière. Plus loin, autour du Grand Lac, la Reine, achevant son projet, fit édifier le Hameau, petit village de rêve toc dans le goût d'une nature idéalisée.
Si ces travaux ne coûtèrent pas des millions comme le soutinrent les détracteurs du régime, leur côté privé (rares étaient les élus admis dans ces lieux) et l’absence de «majesté» des réalisations choquèrent vivement une opinion qui supportait mal que la Reine se comportât comme une simple bourgeoise.
(Source Libération du 18 septembre 2008)
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Cette actualité m'a faite repenser à un film que j’aime beaucoup,
« Marie Antoinette » de Sofia Coppola, sorti en 2006.

Avec :
Kirsten Dunst, Jason Schwartzman, Rip Torn, Judy Davis, Asia Argento, Marianne Faithfull, Aurore Clément, Guillaume Gallienne, Clementine Poidatz, ...
L’histoire :
Au sortir de l'adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun observe et juge l'autre sans aménité.
Mariée à un homme maladroit qui la délaisse, elle est rapidement lassée par les devoirs de représentation qu'on lui impose.
Elle s'évade dans l'ivresse de la fête et les plaisirs des sens pour réinventer un monde à elle.
Y a-t-il un prix à payer à chercher le bonheur que certains vous refusent ?
Bande-annonce
Une critique :
Sofia Coppola va plus loin que de bousculer le genre film historique, elle le dynamite. Marie-Antoinette ne lui sert en effet qu'à exposer les sentiments d'une jeune fille, à qui l'on demande d'acquérir une maturité immédiate. On croirait presque assister à la rentrée scolaire d'une lycéenne de campagne qui s'installe dans un établissement parisien. Drôle, mélancolique, portée par une BO encore une fois très juste, Marie Antoinette offre un portrait magnifique, magnifiée par une entêtante Kirsten Dunst.
Miss You
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Commentaires
J'ai beaucoup aimé ce film, à la fois très proche de la réalité historique et en même temps plein de légèreté et d'humour en contrepoint des scènes les plus tragiques.
Un gag (typiquement Sofia Coppola) me revient: à un moment, on voit un grand défilement de chaussures de toutes sortes et en plein milieu, pendant une demi-seconde... une paire de Converse :-)
Ecrit par : Anna Galore | 24 septembre 2008
Oui ! les converse au milieu des talons bobines et autres énormes noeuds de tafetas, excellent :-)
Un autre joli moment du film, c'est une scène tournée à l'aube, au bord de l'un des bassins du chateau, dans la lumière poudrée du matin, une fin de nuit de fête, le lever du jour, les masques qui tombent.
Ecrit par : Miss You | 24 septembre 2008
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