13 octobre 2008

Haïtï par Jane Evelyn Atwood

Voici un livre de photos qui vient juste de paraître et dont le contenu semble aussi beau que poignant.


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Haïti, Actes Sud
Texte de Lyonel Trouillot
152 pp., 36 euros.


L’Haïti de Jane Evelyn Atwood rompt radicalement avec l’imagerie de violences et de misère que l’actualité impose régulièrement pour évoquer ce pays caraïbe. Fasciné par ce peuple “incroyablement vivant”, la photographe américaine choisit – pour la première fois – d’utiliser la couleur pour témoigner de la dignité et des espoirs d’un peuple qui ne se résout pas au soleil noir de la fatalité. Lyonel Trouillot affirme dans sa superbe introduction que, si “on ne photographie pas un pays, on peut donner à voir des réalités particulières, des singularités à noter : un pays comme fragments”.


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La photographe :

Jane Evelyn Atwood est une photographe photojournaliste américaine, née en 1947.
Atwood vit à Paris depuis 1971. Elle a travaillé notamment sur les thèmes du Darfour, des aveugles, des femmes en prison, des mines anti-personnelles.


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Quelques mots de son travail :

Jane Evelyn Atwood, le souffle haïtien

Aveugles, légionnaires, femmes en prison, prostituées, mines antipersonnelles, sida… L’on sait combien l’Américaine Jane Evelyn Atwood choisit ses sujets avec minutie, s’essayant toujours à toucher au plus près, au plus juste, une réalité peu connue. C’est une photojournaliste qui travaille lentement, une femme d’apprentissage passionnée par son métier, un être rare, attentif aux autres.

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Paraît aujourd’hui Haïti, qu’elle parcourt entre 2005 et 2007 sans coller à l’actualité de ce pays caraïbe à la dérive. Aucune démonstration, donc, mais plutôt une respiration à pleins poumons, comme si, à chaque fois, elle avait surpris le souffle de l’île. Bouffées d’images. Elle marche, et, dans ses pas, nous la suivons. La couleur est comme un guide, ocre/rouge/bleu, la lumière paraît d’une blancheur aveuglante. Il y a des chiens qui dorment sur des escaliers, comme des sculptures de pierre, et des hommes qui bâtissent une maison ; des graffitis d’amour et des tee-shirts siglés New York ; des brouettes et du linge qui sèche.

Et beaucoup de passants, silhouettes imprimant leur géométrie à même la terre, visages tantôt dans l’ombre, tantôt face à l’objectif, dépourvus d’orgueil, comme ces deux femmes à leur coiffure qui rappellent, curieusement, une vieille photo de Cartier-Bresson. À la fin, juste après un enterrement, Jane Evelyn Atwood a photographié le ciel, ses nuages gris et oranges, et la mer, presque noire.
Par Brigitte Ollier
(Source Libération)



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Son site : www.janeevelynatwood.com



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Commentaires

ça m a tout l air : beau ! vrai ! plein de sensibilité et d émotions ma p'tite dame ! ;)

Ecrit par : sampang | 13 octobre 2008

Eh oui, je trouve aussi :)

Ecrit par : Miss You | 13 octobre 2008

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