15 octobre 2008

Bijoux de sentiment

Si vous passez dans le quartier, une exposition pour le plaisir des yeux et aussi pour le croquignolet de son intitulé ;)


bijoux1910signedebonheugo9.jpgPendentif "signe" de bonheur, platine, diamants et émail, 1910



Dans les salons du joaillier Chaumet, place Vendôme, à Paris, les visiteurs peuvent admirer 150 "bijoux de sentiment" venus de 12 pays et 45 prêteurs. A la Renaissance, on n'aime rien tant que les Cupidon joufflus et fessus, ou la salamandre, emblême de l'amour invincible.

Ainsi, au XVIe siècle, la reine Elizabeth Ière offre-t-elle à son cousin Lord Hunsdon un pendentif formé d'un navire en or, aux voiles parsemées de perles, conduit par un ardent Cupidon.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'évocation du sentiment passe par des rubans, des noeuds et le cygne, "signe" de bonheur. Cadeau du roi Christian IV du Danemark à sa maîtresse, en 1644 : des mains montées en boucles d'oreilles, tenant un éclat de boulet de canon l'ayant blessé lors de la bataille navale de Kolberger Heide.

bijoucoeureugc3a9niedn1.jpgMédaillon coeur ayant appartenu à l'impératrice Eugénie 1850



Au XVIIIe, les jeux amoureux sont à la mode, comme en témoigne cette bague gravée d'une lapine dans un jardin, avec l'inscription "Toujours craintive" (1750), ou ce bijou offert à un homme, pour dire : "Le soupirant accepté".

Le XIXe, période romantique, voit venir la violette, la tourterelle... et le serpent, qui illustre, en boucle, l'amour parfait.
(source Le Monde du 15 octobre 2008)


"Bijoux de sentiment, de la Renaissance à nos jours".
Musée Chaumet
12 place vendôme Paris 1er
Jusqu'au 7 novembre 2008. Entrée libre.
Du lundi au vendredi de 11 heures à 18 heures




Miss You





Commentaires

J'avais entendu une interview passionnante à la radio sur cette expo, dans laquelle il y avait plein de menus détails comme on peut le lire dans cet article du Figaro (extraits) :

"Bien sûr, aujourd’hui, le sentiment que servent tous les joailliers, c’est l’amour.

Souvent de manière très explicite comme ­Cartier et son bracelet Love, né dans les années 1970. Le jonc se visse littéralement au poignet de l’être aimé. Chez Chaumet, le message de la collection Attrape-moi composée de ­toiles arachnéennes, pièges d’or gris et de diamants, frise lui aussi la tautologie.

Le motif, qui apparaissait déjà sur les boucles de ceinture de la maison à la fin du XVIIIe siècle, se lit au premier degré. « Quand une femme porte un bijou, elle attire le regard sur une partie de son corps. Le bijou attrape l’autre, la toile est un clin d’oeil », décode Lionel Giraud, directeur de la création de Chaumet, qui propose aussi un ABC plus énigmatique.

À la mode sous Napoléon, et tombés aux oubliettes depuis deux siècles, les bijoux acrostiches ont refait leur apparition dans les collections de la maison depuis février 2004. Se ­servant de l’alphabet des pierres (Améthyste, Morganite, Opale de feu, Uvite et Rhodolite pour dire amour), chacun compose le mes­sage de son choix, de la bague au ­sautoir pour les plus bavards.

Quant à Mauboussin, la marque a clairement décidé de se positionner comme « le joaillier de l’émotion », déclinant toute une collection sur le thème « tout ce qui est à toi est à moi ».

PIERRES POLYGLOTTES

Les bijoux parlent en fait plusieurs langues. Celle des gemmes tout d’abord. Elles ont chacune des qualités (au rubis la passion, au saphir l’éclat de la lumière ­divine, au diamant l’éternité) et un mois de l’année qui leur correspond (si vous êtes né en avril, votre pierre est le diamant, en août, l’olivine…).

Les motifs aussi transmettent des messages à qui sait les interpréter. Ainsi, « le myosotis, forget me not en anglais, est une fleur romantique, le serpent qui se mord la queue un signe d’amour éternel, l’ancre celui de l’attachement, le ruban et le noeud marquent l’affection, et le chien, la fidélité », énumère Béatrice de Plinval, conservateur du musée et du patrimoine de Chaumet.

Pendant des siècles, bien avant de signifier l’amour, les bijoux ont été les attributs du pouvoir masculin. Des plastrons des guerriers romains aux parures des maharadjahs, de la bague du parrain ou du Pape, aux anneaux du seigneur de Tolkien.

« Le bijou n’exprime pas que l’amour. Il cristallise aussi ce sentiment de puissance, de pouvoir et de vanité », souligne Jean-Christophe Bedos, président de Boucheron. « Encore aujourd’hui, les hommes aiment offrir des bijoux parce que c’est un signe extérieur de réussite per­sonnelle. »

Et côté femme, hors contexte amoureux, l’achat d’un bijou pour elle-même revient souvent à « s’offrir un moment et un objet de pur plaisir. C’est un geste de totale liberté », ajoute Victoire de ­Castellane, directrice de la création chez Dior Joaillerie.

La suite ici : http://madame.lefigaro.fr/mode/en-kiosque/106-bijoux-et-sentiments

anti, bijou de son chou.

Ecrit par : anti | 15 octobre 2008

Wahou, c'est super toutes ces précisions et, en plus, un tour des joailliers de la place Vendôme :)

J'aime beaucoup la définition que donne Victoire de Castellane de l'achat du bijou par la femme, pour elle même.

Ecrit par : Miss You | 15 octobre 2008

moi ce que j aime c est la complémentarité des infos ^^

ché pô pourquoi...
c est beau ! c est doux... comme un bijou ;)
et un bijou ... c est un bien précieux ^^

sampang gemme

Ecrit par : sampang | 16 octobre 2008

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