07 novembre 2008

L'hymne de nos campagnes (Tryo)

En écho aux drames écologiques dont nous parlons ces jours-ci ("Honte au Danemark" et "Nos enfants nous accuseront"), une chanson de circonstance.





Si tu es né dans une cité HLM
Je te dédicace ce poème
En espérant qu'au fond de tes yeux ternes
Tu puisses y voir un petit brin d'herbe
Hé les mans, faut faire la part des choses
Il est grand temps de faire une pause
De troquer cette vie morose
Contre le parfum d'une rose

C'est l'hymne de nos campagnes
De nos rivières, de nos montagnes
De la vie, man, du monde animal
Crie-le bien fort, use tes cordes vocales !

Pas de boulot, pas de diplômes
Partout la même odeur de zone
Plus rien n'agite tes neurones
Pas même le shit que tu mets dans tes cônes
Va voir ailleur, rien ne te retient
Va vite faire quelque chose de tes mains
Ne te retourne pas ici tu n'as rien
Et sois le premier à chanter ce refrain

C'est l'hymne de nos campagnes
De nos rivières, de nos montagnes
De la vie, man, du monde animal
Crie-le bien fort, use tes cordes vocales !

Assieds-toi près d'une rivière
Ecoute le coulis de l'eau sur la terre
Dis-toi qu'au bout, hé ! il y a la mer
Et que ça, ça n'a rien d'éphémère
Tu comprendras alors que tu n'es rien
Comme celui avant toi, comme celui qui vient
Que le liquide qui coule dans tes mains
Te servira à vivre jusqu'à demain matin !

C'est l'hymne de nos campagnes
De nos rivières, de nos montagnes
De la vie, man, du monde animal
Crie-le bien fort, use tes cordes vocales !

Assieds-toi près d'un vieux chêne
Et compare le à la race humaine
L'oxygène et l'ombre qu'il t'amène
Mérite-t-il les coups de hache qui le saigne ?
Lève la tête, regarde ces feuilles
Tu verras peut-être un écureuil
Qui te regarde de tout son orgueuil
Sa maison est là, tu es sur le seuil...

C'est l'hymne de nos campagnes
De nos rivières, de nos montagnes
De la vie, man, du monde animal
Crie-le bien fort, use tes cordes vocales !

Peut-être que je parle pour ne rien dire
Que quand tu m'écoutes tu as envie de rire
Mais si le béton est ton avenir
Dis-toi que c'est la forêt qui fait que tu respires
J'aimerais pour tous les animaux
Que tu captes le message de mes mots
Car un lopin de terre, une tige de roseau
Servira la croissance de tes marmots !

C'est l'hymne de nos campagnes
De nos rivières, de nos montagnes
De la vie, man, du monde animal
Crie-le bien fort, use tes cordes vocales !

Commentaires

Je suis sans mot. Pensée pour la Terre et nous, ses enfants. Serait temps qu'on arrête de jouer les sales mômes ingrats.

anti

Ecrit par : anti | 07 novembre 2008

Joli choix et un bel écho avec les mots postés par Anti cet après midi sur "O Mitakuyé Oyasin - Lazuli"

« ...notre parenté avec tout ce qui vit sur deux pattes, quatre pattes, les poissons, les oiseaux, les insectes, le peuple des pierres, les arbres et les plantes. »

Oublier cette parenté, ce lien absolu, le maltraiter, le mépriser, le dilapider, c'est nous perdre, c'est tout perdre.

Ecrit par : Miss You | 07 novembre 2008

Miss, un gros bisous. Je ressens tout ce que tu dis, ce qui a été dit, enfin tout quoi ! et là je pense à Gandhi, je sais pas pourquoi.

Ecrit par : LilieSlay | 07 novembre 2008

Des bises, plein, à toi LilieSlay :)

Ecrit par : Miss You | 08 novembre 2008

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