15 novembre 2008
Baleines vs raison d'Etat
Bush obtient gain de cause contre... les baleines
C'est la victoire de la raison d'Etat sur la cause des défenseurs des espèces menacées, un K.-O. infligé par l'US Navy aux avocats des baleines. La Cour suprême des Etats-Unis a décidé, mercredi 12 novembre, par 5 voix contre 4, d'invalider le jugement de plusieurs tribunaux fédéraux. Ceux-ci avaient donné raison aux associations de défense de l'environnement hostiles à l'utilisation de sonars par les navires de guerre américains, à proximité des baleines et dauphins.

L'arrêt d'une cour de Los Angeles, en août 2007, stipulait que la marine devait réduire le niveau de ses sonars, et les éteindre lorsque l'un de ses navires détectait un mammifère marin dans un rayon de 2 kilomètres. Des experts avaient confirmé que ces sonars à moyenne fréquence pouvaient potentiellement provoquer la "surdité temporaire" de 8 000 baleines et surtout les inciter à s'échouer - et à mourir - sur le rivage.
Le très conservateur John Roberts, président de la Cour suprême, leur a opposé la défense de la "sécurité nationale" : les navires américains croisant au large de la Californie ont pour tâche de s'opposer à "la menace potentielle qu'un sous-marin nord-coréen parvienne sans être détecté à proximité de Pearl Harbor", a-t-il expliqué.
Les défenseurs des baleines croyaient avoir le vent en poupe : début octobre, l'exécutif avait imposé aux navires de commerce de réduire leur vitesse à moins de 10 noeuds dans certaines zones côtières, afin de protéger les baleines franches, dont il resterait moins de 400 individus.
Puis, le 18 octobre, les autorités fédérales avaient infligé une sévère défaite à la gouverneure de l'Alaska, Sarah Palin, en plaçant les baleines blanches béluga, qui croisent dans le golfe de Cook, sur la liste des espèces menacées.
L'ancienne candidate à la vice-présidence des Etats-Unis essuyait ainsi un second revers (hors élection présidentielle), après avoir vainement plaidé en faveur de la poursuite de la chasse à l'ours polaire.

Mais dans l'affaire "baleines vs US Navy", le président Bush a usé de toute son influence : il a signé un "ordre d'exemption", qui lui permet, dans une "situation d'urgence", de passer outre une décision judiciaire en matière d'environnement.
Par Laurent Zecchini – Le Monde du 14 novembre 2008
Miss You
11:00 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note






Commentaires
Ecoeurant...
Ecrit par : Bloody céphalées et cétacés | 15 novembre 2008
Oui, à gerber. Putain, il est politiquement mort, il va rester dans l'Histoire comme le pire président de l'histoire de son pays et il faut qu'il continue à accumuler des conneries jusqu'à son dernier jour au pouvoir. Pouah !
Ecrit par : Anna Galore | 15 novembre 2008
quand je lis ça, je suis écoeurée !!!!!! C***** d'humains au pouvoir, qui se prennent pour le centre de la terre !
Ecrit par : Lilieslay | 15 novembre 2008
Ecoeurant, oui, aucun doute.
Un mini mieux toutefois, et ce n'est pas grâce à W (!).
La décision de la Cour Suprême se limite aux bâtiments militaires.
Espérons pour les baleines blanches qu'elles croiseront surtout des navires de commerce, qui eux restent soumis à la décision d'avoir réduire leur vitesse à l'approche des côtes fréquentées par les baleines.
Ecrit par : Miss You | 15 novembre 2008
Il a été élu pour faire ce qu'il a fait ....
Responsabilité partagée
Ecrit par : voiedoree | 16 novembre 2008
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