29 janvier 2009

"Robert Frank, un regard étranger"

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Rétrospective Robert Frank,
au Jeu de Paume à Paris,
jusqu’au 22 mars prochain



Quelques mots des organisateurs

On doit à Robert Frank d’avoir associé et fait dialoguer photographie et poésie, littérature et peinture, initiant un langage qui affirme sa subjectivité tout en intégrant l’héritage de la photographie documentaire.


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Il est l’auteur d’un livre mythique, Les Américains (publié en France en 1958), et d’une très importante production photographique et cinématographique. Au tout début des années 1950, alors qu’il était déjà installé à New York, il a réalisé des images de Paris avec un œil aiguisé par son éloignement.


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Cette exposition accueille la sélection de photographies de la série Paris, choisies par Robert Frank et Ute Eskildsen, et présentées au Museum Folkwang de Essen. Nous tenions également à commémorer le 50e anniversaire de la publication française (1958) et américaine (1959) de l’ouvrage controversé et marquant, Les Américains , en présentant l’ensemble des 83 photographies qui le composent — prêtées pour l’occasion par la Maison Européenne de la Photographie (Paris).


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Robert Frank, figure importante de la Street Photography, est l’un des photographes les plus influents du XXe siècle.


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Avant de réaliser la série Les Américains, il voyage avec son Leica en Amérique latine, à Londres, au pays de Galles et aussi à Paris. Partout, il lie les images les unes aux autres comme s’il récitait un poème ou racontait une histoire.


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Dans sa série Paris, Frank s’inscrit dans la tradition baudelairienne du flâneur qui observe le spectacle des rues au gré de ses déambulations. Ses premières expériences américaines semblent avoir aiguisé son regard sur la vieille Europe, il est conscient du caractère éphémère de ce qu’il y voit.


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La liberté du style très direct de ses clichés américains, qui tourne le dos aux canons de l’esthétique traditionnelle, est quant à elle comparable à celle des écrivains de la Beat Generation. Les lieux et les visages pris à la volée sont souvent flous, la composition est parfois décentrée, comme si, en allant très vite, le motif était seulement balayé du regard.


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Le cinéma de Frank est comme sa photographie : il repousse les limites des genres sans s’y installer, car ses films sont alimentés par une exigence de vérité qui ne se satisfait pas des codes en vigueur.


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En prolongement de la présentation des deux séries Paris et Les Américains, un choix de films de Robert Frank est également proposé au public (dans le double cadre de l’exposition et de la programmation cinéma à l’Auditorium).


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(Source le musée du Jeu de paume)


Pour en savoir plus...

Une jolie chronique sur l’expo par Lunettes rouges.

L'avis du Monde : Robert Frank, d'une amérique à l'autre

Et un site truffé d’infos désordre.net.


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Pour conclure un conte à propos de la fillette, nez en l’air, à Paris.


Un petit ajout et un clin d'oeil à Ramsès : une photo de Robert Frank du "Met" à New York que j'aime particulièrement :

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Miss You

Commentaires

Ca à l'air trop bien mais pas le temps de lire pour l'instant ! Argghhhh !

anti, à table !

Ecrit par : anti | 29 janvier 2009

Des images qui en disent long...merci Miss.

Ecrit par : lison | 29 janvier 2009

Merci MissY pour ce tour d'horizon..çà donne vraiment envie d'y aller.. la chronique Sur lunettes rouges m'a émerveillée. et désorde.net..super! en plus je ne savais pas que le laisser passer permanent du jeu de paume était si?? affordable!

Ecrit par : sapotille | 29 janvier 2009

Très sympa tout ça. La grande classe Bobby.

anti

Ecrit par : anti | 29 janvier 2009

Miss,

Le "conte" en lien est très beau... Une image de New-York que j'aime. Le "River Cafe", de l'autre côté du pont de Brooklyn, où l'on a la plus belle vue des Tours de Manhattan. Roland Dumas y avait été surpris par un photographe, en compagnie de Christine Deviers-Joncourt. Il avait bon goût, le vieux chenapan !

Celui qui m'a fait découvrir et aimer l'Amérique, c'est Jean-Jacques Servan-Schreiber (créateur avec Françoise Giroud de l'Express), à travers son livre "Le Défi Américain", paru en 1967. Ce fut mon livre de chevet pendant de nombreuses années, ma référence.

Puissent les "années Bush" être oubliées à jamais. Elles ne représentent pas ce que sont réellement les Américains, que Robert Frank a su si bien "flasher".

Mais qui est donc ce contrebassiste qui monte les escaliers ?

Ecrit par : ramses | 30 janvier 2009

Ahhhhhh je suis bien contente que cette note vous ait plue, parce que j'ai eu un vrai coup de coeur en "découvrant" ce photographe. Le noir et blanc ici ajoute une note très particulière entre nostalgie et hors du temps, que j'aime beaucoup.

@ Sapotille, oui l'accès permanent est très correct, je m'étais faite la reflexion lors de l'expo Lee Miller vue cet automne. Il y a souvent 3 ou 4 expos en même temps, c'est un très chouette endroit et l'architecture intérieure est en plus belle, ce qui est encore mieux :)

@ ramses, il y a parmi les photos de Robert Frank plusieurs superbes photos de NY (j'adore cette ville) dont une que je n'ai retrouvé qu'hier soir, je l'ajouterai plus tard dans la journée.
Aucune idée de l'identité du contrebassiste mais j'ai craqué sur cette photo. Elle m'a fait penser à une photo de Doisneau où le musicien sous la pluie tient son parapluie au dessus de l'instrument et non pas au dessus de sa tête. Je vais la chercher et si je la retrouve, je l'ajouterai ici.

Ecrit par : Miss You | 30 janvier 2009

Voilà, j'ai ajouté en bas de note, la photo du "Met" que j'aime beaucoup pour sa perspective.

Et la photo de Doisneau dont je parlais ce matin, est celle de Maurice Baquet : http://img84.imageshack.us/img84/597/doisneaubaquetyy4ow3.jpg

Ecrit par : Miss You | 30 janvier 2009

Lu ce matin dans Le Monde :

"Peu ont cru en lui, et il a réussi. Le journaliste et photographe Philippe Séclier voulait réaliser un film sur Les Américains, le livre publié par le photographe Robert Frank en 1958 en France, puis en 1959 aux Etats-Unis. Ce film vient d'être terminé.

Il sera projeté le 14 mars au Jeu de paume, à Paris, pour célébrer le 50e anniversaire de ce livre mythique. Mythique parce que personne auparavant n'avait montré un pays avec ses "trous perdus", et pas seulement ses villes et paysages héroïques.

Séclier est un fin limier. En 2001, il était parti sur les traces de Pasolini en Italie et en avait tiré un livre magnifique, La Longue Route de sable (éd. Xavier Barral). Sur le même principe, il a sillonné l'Amérique en voiture et retrouvé les lieux de prise de vue, notamment une chambre d'hôtel à Butte (Montana).

Il a interviewé des gens figurant sur les images, mais aussi des photographes ou les éditeurs du livre. Philippe Séclier fait parler beaucoup de monde. Sauf Robert Frank, absent du film. Mais ce dernier l'a vu, et son jugement est limpide : "Philippe Séclier a le talent de retrouver ces gens, toutes ces choses derrière chaque image."

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Le Voyage américain, de Philippe Séclier, le 14 mars, à 17 heures. Jeu de paume. 1, place de la Concorde, Paris-8e"

http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/03/11/photographie-dans-les-pas-de-robert-frank_1166486_3246.html#ens_id=1166549

Ecrit par : Miss You | 12 mars 2009

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