07 février 2009
Oser la gentillesse !

En lisant ce matin un très long mais très riche article de Courrier international à propos de la gentillesse et de sa perception à travers les époques et les philosophies, j’ai eu envie de revenir sur cette valeur essentielle à mes yeux et dont la côte remonte en flèche.
Saviez-vous qu’il existait désormais une Journée Mondiale de la Gentillesse ?
Il y a des journées mondiales de tout. La lèpre, la pauvreté, la violence conjugale... A cet égard, le 13 novembre tranche délicieusement avec les horreurs habituelles et pourrait bien avoir son petit succès en ces temps de désenchantement général.
Et pour cause, même si les trois quarts de la planète l'ignorent et vont aboyer sur leurs congénères dès le réveil, le 13 novembre c'est la Journée mondiale ...
...de la gentillesse !
«The World Kindness Day», pour être exact, ainsi décrété par le «World Kindness Movement», le Mouvement mondial pour la gentillesse, un organisme international laïc né à Singapour.

Incongru ?
Sans doute un peu. Mais pas tant que ça.
En témoigne le succès d'un best-seller suédois (non, pas «Millénium» !) qui vient d'entrer -à la surprise générale- dans les classements de meilleures ventes en France : «L'art d'être bon lart_detre_bon_&100&9782714443830.html». Ecrit par un prestigieux cancérologue, Stephan Einhorn, l'ouvrage a déjà séduit plusieurs centaines de milliers de Suédois avec un slogan improbable : «Osez la gentillesse !»
A en croire ce médecin, l'adage «trop bon trop con» a vécu.
Celui qui prend naturellement quelques secondes de sa vie pour tenir la porte aux vieilles dames, ramasser le gamin qui s'est étalé par terre, sourire à son voisin et tendre la main aux inconnus est... bien plus heureux et bien mieux portant que la moyenne.
Etudes scientifiques à l'appui, Stephan Einhorn démontre qu'être bienveillant envers les autres n'est absolument pas un aveu de faiblesse ou de niaiserie mais, au contraire, la clé d'une vie réussie et, par extension, d'un monde meilleur. Et ça fait mouche !

«Les gens sont de plus en plus fatigués de vivre dans un monde agressif, ils en ont marre de la course, de la compétition, de toute cette violence qui ne correspond pas à leur nature», analyse Thomas d'Ansembourg, thérapeute en communication non violente et lui-même auteur de best-sellers, qui a préfacé l'édition francophone du livre. «Regardez le succès incroyable d'une soeur Emmanuelle ! On est dans un changement de civilisation profond, dont la crise économique mondiale est le premier signe.
Le mot crise en japonais signifie «opportunité» : les gens ont envie de changer de culture !»
Cela n'est sans doute pas un hasard si les mouvements en faveur de la bienveillance sont justement nés au Japon et dans les pays où le «business» écrasant est roi : Etats-Unis, Australie...
Loin d'être pris pour des hurluberlus, ces militants essaiment leurs conseils et prônent des gestes simples sur le site Internet www.actsofkindness.com (gestes de gentillesse en anglais), véritable boîte à idées de bonnes actions.

De la plus banale - laisser son siège à une femme enceinte - à la plus fofolle : envoyer une carte postale à un parfait inconnu choisi dans l'annuaire, pour lui souhaiter une bonne journée !
On y découvre aussi que la journée de la gentillesse peut donner lieu à des scènes joyeusement surréalistes. Ainsi le 13 novembre, l'an dernier aux Etats-Unis, des automobilistes se sont donné le mot... pour payer le péage à la voiture derrière eux !
(Source Le Parisien)
En guise de conclusion, deux citations que j’aime particulièrement.
La gentillesse est le langage qu'un sourd peut entendre
et qu'un aveugle peut voir.
(Marc Twain)
Chez n'importe quel homme,
il reste toujours une part de gentillesse et de pureté.
Ce n'est que quand il a perdu ça qu'il a tout perdu.
(Francis Ford Coppola)
et qu'un aveugle peut voir.
(Marc Twain)
Chez n'importe quel homme,
il reste toujours une part de gentillesse et de pureté.
Ce n'est que quand il a perdu ça qu'il a tout perdu.
(Francis Ford Coppola)
Miss You
17:00 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : on se fait du bien






Commentaires
Assez d'accord avec cette philosophie : sourire à quelqu'un dans la rue ou le métro, c'est lui faire du bien et c'est gratuit. Ça m'arrive souvent.
Par contre, pas question d'être gentil avec les goujats et les abrutis égoïstes qui ne vivent qu'en piétinant les autres (exemple : tu leur tiens la porte, ils s'engouffrent en te bousculant sans un merci et te la laissent retomber dessus). Enfin ceux là, on les repère à 100 m.
Ecrit par : startine | 07 février 2009
"sourire à quelqu'un dans la rue ou le métro, c'est lui faire du bien et c'est gratuit. Ça m'arrive souvent."
Pareil : cette complicité d'un regard, d'un moment, quand on repart, il y a un petit je ne sais quoi de soleil qui reste.
Entièrement d'accord avec toi à propos des égoïstes et autres fâcheux, c'est là que se pose la limite entre la gentillesse et se laisser marcher sur la tête. Une réflexion bien sentie ou un regard résigné fait alors souvent son petit effet.
Ne pas y attacher trop d'importance est aussi une forme de sagesse : je dis ça mais bon j'y arrive pas toujours, loin de là ;)
Ecrit par : Miss You | 07 février 2009
c'est vrai que les gougeats énervent un peu, même moi mais il s'agit aussi d'un challenge à relever. J'ai lu ça il y a peu qui m'a interpelé :!
Prenons l'exemple de quelqu'un qui veut vous gifler et dont les raisons vous échappent.
D'abord on se mettra en action, car il faut se placer dans un premier temps face à l'événement, soit pour éviter la claque, soit pour la recevoir afin de l'accompagner et d'éviter le plus possible les dégâts qu'elle va engendrer.
C'est là que la voix du guerrier, le roi, le premier cœur, intervient; il se place par rapport à l'événement.et il agit.
Ensuite intervient la raison, c'est le prêtre, le deuxième cœur, celui qui va trouver les mots sacrés pour transcender l'énergie de violence qui nous pénètre. la dominer , l'éduquer en nous , non l'abolir, car on peut rien détruire ou séparer en vérité, mais on peut transformer.
Cela débouche donc sur un état fusionnel, l'énergie va être transcendée avec le troisième cœur, qui utilise la force la plus indestructible que les trois mondes possèdent; cette force est l'amour.
Il peut vous avoir donner une claque, parce qu'une personne l'aura énervé, avant votre arrivée et sans que vous en compreniez la raison sur le plan mental, vous pouvez en porter un jugement avec la sentence qui suit inexorablement tout jugement.
Si vous fusionnez au problème vous avez donc accès à la nature du pourquoi.
Nous pouvons donc retourner l'énergie à la personne dans une résonance d'amour.
D'amour, non pas parce que c'est un moyen, mais parce que c'est la conséquence qui découle du fait que quand on comprend la nature d'une chose, on ne la condamne pas, on l'intègre entièrement dans ses trois cœurs.
le problème étant régler dans l'assimilation et dans un échange juste et équitable pour les deux partis, on passe alors par le trou du compas et cette énergie la est définitivement intégree et assimileé. ce lien karmique finis de nous poser problème, et l'on peut passer au suivant. mais on garde le capitale amour nécessaire qu'il aura fallut déployer pour y arriver. comme une manne. c'est ce qui nous permet d'élever a chaque fois un peut plus notre taux vibratoire. et de gagner petit a petit en qualité d'incarnation.
L'amour n'est donc qu'une conséquence de la fusion, elle n'est pas le but ou le moyen.
L'amour désintéressé et fusionnel est ce qui relie les informations les unes aux autres.
Plus l'information est vibrante et chargée, plus il faudra de l'amour pour la lier, donc plus vous vous approchez du divin, plus l'amour est fort et présent.
Ecrit par : voiedoree | 08 février 2009
Un vrai challenge effectivement.
Ecrit par : Miss You | 08 février 2009
Pourtant là je ne pense plus qu'on en soit au stade de la gentillesse. Ca va bien au delà à mon avis.
Ecrit par : Miss You | 08 février 2009
oui mais c'est vrai mais je vais racourcir tout ça...
Sachant que l'autre est notre reflet, c'est son comportement à notre égard et notre façon de réagir face à son attitude qui permet notre propre évolution.
C'est vrai que ça va au dela de la gentillesse mais dans un sens ça la rejoint du fait que nous devons abandonner nos défenses habituelles et essayer de comprendre l'autre (qui n'est pas forcément gentil).
Ecrit par : voiedoree | 08 février 2009
Voidoree,
Dans les conflits majeurs, où l'on ne peut plus rien espérer de l'autre, j'utilise mon joker : l'indifférence et l'oubli.
A un certain stade, la compréhension est vouée à l'échec. Je préfère la fuite...
C'est comme la mayonnaise, dans certains cas, tu peux toujours rajouter de l'huile, elle ne prendra jamais...
Ecrit par : ramses | 08 février 2009
D'accord mais le risque est de passer à coté de la leçon et de la recevoir plus violement plus tard avec d'autres personnes, d'autres circonstances mais identique dans son objet....
Ecrit par : voiedoree | 08 février 2009
Une très belle note. Je suis fan de ces actions ! Je n'y crois pas, je les sais. C'est bien tout ce que je peux dire.
Une très belle intervention Voie, dans laquelle je te suis, dont nous parlions justement ce week-end avec le lama. Difficile aussi à faire entendre et encore plus à mettre en oeuvre. Avoir de tels objectifs ne fait pas de nous des êtres parfaits, mais des êtres qui travaillons au bien de tous les êtres dans notre mesure, quelle qu'elle soit. Cela étant, y'a p't'être aussi des gens dont le karma est de se prendre une bonne engueulade parce qu'il s'est conduit comme un gros naze.
Il ne faut pas croire qu'être bon, c'est se laisser faire, se laisser avoir. Ca a quand même la vie dure cette croyance ! tssss !
anti, positive attitude.
Ecrit par : anti | 09 février 2009
Il est tellement facile de répondre à ce qu'on considère de l'imbécilité par la violence en se justifiant (quel con ce mec!). Mééééééééééééééééé si on creuse un peu :
l'attitude que l'on aura envers lui déterminera sa future attitude puisqu'en fait il recherche cette contrepartie de ses actes pour justifier une des facettes de son existence.
Répondre à l'agressivité par l'amour permet à l'autre de le désarmer complêtement et lui permet (parfois) de progresser.
On peut très bien avoir une opinion sans se faire marcher dessus. Partant du principe de l'incommunicabilité entre les êtres il est tout à fait inutile de vouloir répondre et imposer son opinion à celui qui n'est pas apte à la comprendre ou aussi parce que nous ne sommes pas aptes à comprendre la sienne. Il existe un temps où se reconnaitre se valoriser exister par comparaison à l'autre n'a plus de sens....
voiedéfoncée
Ecrit par : voiedoree | 10 février 2009
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