09 février 2009

L'Australie en flammes

Après la Californie,


L'Australie vient de vivre l'une des pires catastrophes naturelles de son histoire. Après un week end d'incendies à travers l'Etat du Victoria, au sud du pays, le bilan humain ne cesse de s'alourdir.

Lundi 9 février, les autorités ont fait savoir que 130 morts étaient confirmées, mais le nombre des victimes pourrait augmenter.

A mesure que les pompiers ont accès aux zones traversées par le feu, les Australiens découvrent l'ampleur du désastre. Certaines villes ont été totalement ravagées. A Kinglake par exemple, au nord-est de Melbourne, une vingtaine d'habitants ont péri, et le village de Marysville a été réduit à néant. Désormais, les images de zones dévastées et de forêts entièrement détruites hantent la nation.

Les incendies ont été extrêmement violents et rapides, attisés par des températures extrêmes. "Les conditions samedi étaient terribles, sans aucune humidité, avec des vents forts, le moindre petit feu prenait", explique t-on au centre des pompiers du Victoria. Souvent, les victimes ont été prises au piège dans leurs maisons ou leur voitures. "Les gens étaient préparés mais c'est arrivé très rapidement", a commenté Christine Nixon, commissaire de police du Victoria.

Confrontées à des flammes atteignant 15 à 20 mètres de haut, les victimes parlent de vision apocalyptique. "En cinq secondes, tous mes plans de sécurité sont tombés à l'eau, malgré toute ma préparation je n'ai pas pu sauver ma maison", a expliqué Peter Mitchell, de Kinglake, à la radio ABC.

Les hôpitaux de Melbourne font face à un afflux de blessés. Plus de 750 habitations sont parties en fumée, ainsi que des centaines de milliers d'hectares, et des milliers d'Australiens se retrouvent à la rue, hébergés dans des centres d'urgence. "C'est le jour le plus dramatique de l'histoire du Victoria", a déclaré John Brumby, le premier ministre de cet Etat de 4,9 millions d'habitants.


feuapkh7.jpg(Photo AP)



Pour les victimes, le Premier ministre, Kevin Rudd a annoncé la mise en place d'un fonds de 10 millions de dollars (5,1 millions d'euros). Les Australiens sont invités à contribuer généreusement.

Lundi, les pompiers, aidés par l'armée, continuaient de combattre des dizaines d'incendies, attisés par des vents violents. L'un des feux, à Beechworth, considéré comme dangereux, menaçait toujours une dizaine de villes. Plus loin, les habitants tentaient de reprendre une vie normale. "Nous avons eu de la chance, nous avons perdu 60 % des vignes mais nous avons gardé la maison. Et surtout, il n'y a pas eu de morts par ici", confie Nadège Suné, viticultrice française installée dans la Yarra Vallée, qui s'emploie à éteindre les braises sur son exploitation.

Chaque été, les habitants du bush australien sont confrontés à des incendies, et chacun doit mettre en place un plan d'urgence, pour savoir comment réagir. Le week end du 7-8 février était considéré comme très dangereux, car la canicule régnait depuis dix jours en Australie méridionale et au Victoria. La vague de chaleur, exceptionnelle par sa durée comme son intensité, avait déjà fait plus d'une trentaine de morts, des personnes âgées surtout, succombant aux températures extrêmes.

Melbourne, la capitale du Victoria, avait ainsi enregistré trois jours consécutifs à plus de 43 degrés, avec un maximum de 45,1 degrés, sa température la plus élevée en 60 ans. Pour Barry Brook, directeur de l'Institut du climat et de l'environnement de l'université d'Adélaïde, cette vague de chaleur est effectivement le signe du réchauffement de la planète. "Il va maintenant falloir améliorer les services d'urgence, et aussi aider les familles à mieux isoler leurs maisons", remarque t-il.

Mais alors que le pays compte ses morts, la colère gronde. Car un certain nombre d'incendies auraient été déclenchés par des incendiaires. Deux d'entre eux ont été inculpés lundi.

Par Marie-Morgane Le Moël pour Le Monde.



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Commentaires

J'ai entendu ça ce matin. Ca rappelle tristement, bien sûr, les feux qui dévastent le sud-est de la France tous les étés ou ceux de Californie, comme tu le rappelles au début de ta note.

A chaque fois, des pyromanes sont impliqués et à chaque fois, ce qui leur facilite la tâche, c'est la canicule et le vent, en aggravation permanente d'une année sur l'autre depuis plusieurs décennies.

N'oublions pas que le dérèglement climatique, ce n'est pas seulement le réchauffement mais aussi des perturbations de plus en plus inquiétantes : sécheresses croissantes, vagues de cyclones sur le golfe du Mexique, tornades à répétition dans le Middle-East américain et, c'est d'actualité, tempêtes violentes sur la France en provenance de l'Atlantique Nord comme celle qui se prépare dans les heures qui viennent.

Ecrit par : Anna Galore | 09 février 2009

ormis la compassion que nous devons aux victimes il était impensable de considérer que les affront que nous faisons à la planète en particulier depuis ces dernières années soient sans conséquences. Comme on l'a déja signalé le processus d'anéantissement à dépassé le seuil de non retour. Je pense que maintenant il ne nous reste plus comme solution que d'accepter les soubresaults de protestations de la planète en attendant qu'elle modifie elle même ses équilibres que nous avons modifiés.

Amen

Ecrit par : voiedoree | 09 février 2009

C'est terrible ce qui se passe dans le bush. Décidément, ce nom a une connotation néfaste... A l'autre bout de l'Australie, il pleut et la température est glaciale... Le dérèglement climatique va provoquer des étés caniculaires et des hivers très froids. Ceci est-il uniquement dû aux émissions de CO2 ? Les avis des scientifiques sont partagés. Pourra t'on infléchir le cours des choses ? J'en doute un peu, mais le pire n'est jamais sûr...

Ecrit par : ramses | 09 février 2009

Pas seulement au CO2, en effet, mais c'est le facteur qui semble être en première ligne.

Le pire n'est jamais certain, oui, absolument. Nous n'avons que cette planète.

Ecrit par : Anna Galore | 09 février 2009

Ca me fait penser que tu ne nous as pas parlé de "La théorie Gaïa" de Maxime Chattam Anna.

anti, au dodo, prêt ? partez !

Ecrit par : anti | 09 février 2009

Oui, d'accord ! Pour aller au dodo, hein.

Allez, hop, j'y vaaaaaaaaaaais.

Ecrit par : Anna Galore | 09 février 2009

Ah ces couche-tôt !

"Nous n'avons que cette planète."

Pas sûr... Les américains réfléchissent sérieusement à coloniser une autre planète (Mars ?) pour y recréer une nouvelle vie, à partir des plus beaux specimen humains de la planète Terre...

Il y aura beaucoup d'appelés et peu d'élus !

Ecrit par : ramses | 10 février 2009

Ces fous qui nous gouvernent que nous avons élus qui font passer à l'arrière plan l'écologie et au premier le profit.....Aujourd'hui il est temps de payer l'addition.

Remarquez je pensq u'au fond un grand nettoyage ne peut pas faire de mal, ça permettra sans doute de redémarrer sur des bases plus saines (quel était le score des défenseurs de la nature en France aux dernières élections ?)

Ecrit par : voiedoree | 10 février 2009

La colonisation de Mars, c'est une plaisanterie ! Un coup de pub de la NASA et consorts, rien de plus !

Il s'agit d'une planète où il n'y a pas d'atmosphère, donc pas de possibilité de vie "à l'air libre" (puisqu'il n'y a pas d'air). On peut, tout au plus, imaginer quelques dizaines de personnes dans des constructions entièrement fermées et pressurisées. Mais déjà les bâtir prendrait des milliards de milliards d'euros (je dis bien: milliards de milliards) et des dizaines d'années à simplement acheminer et assembler.

Il n'y a qu'à voir la station internationale (ISS), dont les premiers plans remontent aux années 60, le début de la construction à 1998 et qui n'est toujours pas terminée. Elle a coûité autour de 100 milliards de dollars à ce jour (dont la moitié en allers-retours de navettes) et elle ne peut abriter que quelques hommes pendant des temps relativement courts, alors qu'elle est dans la proche banlieue de la Terre.

Nous n'avons qu'une planète. Il n'y a aucune alternative.

Ecrit par : Anna Galore | 10 février 2009

A propos Voie ? Tu as lu "Colère" de Denis Marquet ?

http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2008/02/29/colere.html

anti

Ecrit par : anti | 10 février 2009

Hi hi, sympa de relire les coms qui suivent...

Ecrit par : Anna Galore | 10 février 2009

Le réchauffement climatique et l'acharnement des humains a produire des gaz à effet de serre n'y sont pas pour rien
le temps pour inverser la machine semble compté !
amitiès

Ecrit par : baladouvoyage | 13 février 2009

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