23 février 2009

Harvey Milk, l'homme de la différence

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Parmi les Oscarisés à Hollywood ce week-end, Sean Penn a obtenu le prix d’interprétation pour Harvey Milk, flamboyant pionnier des droits des homosexuels.

"Je pense que c'est le moment pour ceux qui ont voté pour l'interdiction du mariage homosexuel (en Californie, ndlr) de s'asseoir et de réfléchir à leur grande honte et à la honte dans les yeux de leurs petits enfants s'ils continuent à se comporter ainsi. Nous devons avoir des droits égaux pour tous", a lancé Penn, très applaudi.

"Harvey Milk" a aussi obtenu l'Oscar du scénario original.


J’attends la sortie de ce film de Gus Van Sant en France le 04 mars prochain avec impatience, tant pour le thème traité et le personnage qui a inspiré le film, que pour l’acteur Sean Penn dont je suis fan.

En attendant…



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Harvey B. Milk



Le personnage

Harvey Bernard Milk (né le 22 mai 1930 à Woodmere, à Long Island, et mort le 27 novembre 1978 à San Francisco) était un homme politique américain et un militant pour les droits civiques des homosexuels. Il est le premier superviseur (un poste similaire à celui de conseiller municipal) ouvertement gay de la ville de San Francisco. Harvey Milk est assassiné avec le maire George Moscone le 27 novembre 1978.

Milk avait envisagé son possible assassinat et enregistré plusieurs cassettes audio qui devaient être écoutées dans un tel cas.

L'une d'entre elles contenait la phrase célèbre :

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« Si une balle devait traverser mon cerveau,
laissez-la briser aussi toutes les portes de placard »
(« If a bullet should enter my brain,
let that bullet destroy every closet door »)


en référence aux homosexuels craignant de faire leur coming-out (de sortir du placard).

Ici, des témoignages pour mieux connaître cet homme exceptionnel.

Dan White est arrêté immédiatement après les assassinats et son procès, qui se tient en 1979, est célèbre dans les annales judiciaires américaines pour avoir illustré la « défense du Twinkie » (Twinkie Defense).

Les avocats de White mettent en avant ses problèmes domestiques, qui l'ont selon eux mené à l'ingestion immodérée de nourriture de grignotage (junk food). Cette défense est perçue par l'opinion publique comme l'invocation d'une consommation excessive de sucreries pour expliquer le comportement irrationnel de White (un Twinkie est une gourmandise populaire aux États-Unis).

Le jury déclare Dan White coupable d'homicide involontaire au lieu de meurtre au premier degré, malgré l'évidente préméditation des assassinats, et White est condamné à sept ans et huit mois de prison.

La communauté gay de San Francisco réagit violemment à l'annonce du verdict et des émeutes éclatent, notamment dans le quartier du Civic Center. La police réprime sévèrement les violences par ce que certains dénoncèrent comme une « invasion » du quartier rose de Castro.

D'autres au contraire y voient un laxisme de la part de la police n'ayant pas suffisamment protégé les biens et les personnes. Cet épisode de l'histoire de San Francisco est désigné comme The White Nights Riots (les « Émeutes des nuits blanches»).

(Source Wiki)


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Le film


Site officiel

De : Gus Van Sant

Avec : Sean Penn, Emile Hirsch, Victor Garber, Josh Brolin, James Franco, ...


Le film retrace les huit dernières années de la vie d’Harvey Milk. Dans les années 1970, il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie. Son combat pour la tolérance et l’intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie. Son action a changé les mentalités, et son engagement a changé l’histoire (source Comme au cinéma)

En effet, dans les années 70, les homosexuels n'étaient pas les bienvenus aux Etats-Unis. Seul le Castro, un petit quartier de San Francisco, servait de refuge à tous ces hommes et ces femmes pointés du doigt pour leur "différence".

Harvey Milk, un important financier new yorkais exilé dans ce quartier, faisait partie de ces exclus. La quarantaine arrivant, Harvey décide alors de sortir du placard et veut entraîner avec lui tous les homosexuels répudiés. Harvey se lance dans la politique. La protection et les droits des gays deviennent son cheval de bataille.

Avec courage et ténacité, Milk devient le premier élu américain ouvertement homosexuel. Une porte est enfin ouverte mais cela ne plaît pas à tout le monde. Souvent menacé, Harvey Milk succombera à ses blessures par balles, le 27 novembre 1978 à la Mairie de San Francisco.


Résumé par Céline Bayet.


Plus d'infos sur ce film



L'interprète

Fils du réalisateur et comédien Leo Penn et de l'actrice Eileen Ryan, Sean Penn, frère aîné de Chris Penn, est formé au Group Repertory Theatre de Los Angeles. Il y aborde la comédie et la mise en scène, et se consacre au théâtre.

Après quelques apparitions à la télévision, le comédien décroche, en 1981, un rôle dans Taps de Harold Becker, un film qui révèle également Tom Cruise.

N'abandonnant pas pour autant le théâtre, Sean Penn accumule les premiers rôles, jouant sous la direction de John Schlesinger (Le Jeu du faucon) ou Louis Malle (Crackers, resté inédit en France).


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En 1986, il épouse Madonna qui lui donne la réplique dans la comédie policière Shanghai surprise (1986).

L'échec commercial et critique du film n'empêche pas Sean Penn de s'imposer à Hollywood. Il campe le fils de Christopher Walken dans Comme un chien enragé (1985) et s'illustre en nouvelle recrue policière dans Colors de Dennis Hopper.

Un tempérament fort, rebelle, lui permet de composer les "violents" (il est un soldat américain violeur dans Outrages et le condamné à mort de La dernière marche) ou les loosers magnifiques (She's so lovely avec sa deuxième épouse Robin Wright Penn). Cyniques et manipulateurs, les personnages qu'il campe appartiennent aussi bien au film noir (L'Impasse, U-Turn, ici commence l'enfer ), au thriller (The Game), qu'au film de guerre (La Ligne rouge).


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Comédien reconnu et consacré (Prix d'interprétation au Festival de Cannes 1997), Sean Penn mène aussi une carrière de cinéaste.

Il réalise en 1991 son premier long métrage, The Indian runner, dont il signe également le scénario.

Pour son deuxième film, Crossing guard, il dirige Jack Nicholson en père de famille vengeur et désespéré. Il retrouve ce dernier pour les besoins de The Pledge, un drame policier adapté d'un roman de Friedrich Dürrenmatt et présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2001.

Se faisant plus rare à l'écran, Sean Penn accepte toutefois de tourner sous la direction de Clint Eastwood dans Mystic river (2003), pour lequel il obtient l'Oscar du meilleur acteur en 2004. Face à Kevin Bacon et Tim Robbins, il incarne un père endeuillé sur le point de commettre l'irréparable.

Délibérément à l'écart du cinéma hollywoodien et des grands studios, l'acteur s'épanouit dans des productions indépendantes comme 21 grammes (2004) d'Alejandro González Inárritu et The Assassination of Richard Nixon, où il donne sa chance au réalisateur Niels Mueller.

Il fait équipe pour la première fois avec Sydney Pollack en 2005 pour le thriller politique L'Interprète aux côtés de Nicole Kidman.


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Sean Penn retourne derrière la caméra en 2007 et permet à Emile Hirsch d'obtenir son premier très grand rôle grâce à Into The Wild.

Les choix d'acteurs de Sean Penn sont dans le même temps toujours plus prestigieux. Il est désormais attendu en Harvey Milk, dans la biographie par Gus Van Sant de l'homme politique américain, militant pour les droits civiques des homosexuels assassiné en 1978 à San Francisco.

(Extraits d'AlloCiné)

Les photos de cette note proviennent des sites AlloCiné et de Wiki.



Bonne séance les vous.


Miss You

Commentaires

Total fan de Sean Penn aussi (il aurait dû avoir un Oscar pour chacun des autres films où il joue, à mon avis) et toujours à l'affût d'un nouveau Gus van Sant !

Etrange destinée que celle d'un homme nommé Milk (lait) tué par un homme nommé White (blanc).

Ecrit par : Anna Galore | 23 février 2009

Merci pour le coup de projecteur sur un sujet qui malgré la relative banalisation des couples gays et l'apparente acceptation de l'homosexualité (voir notre maire de Paris qui a tout de même pris un coup de couteau même s'il n'y a pas officiellement de lien), amène toujours à des réactions gênées ou hostiles -mais voilées sous un autre prétexte pour faire diversion.

Je viens de déjeuner avec une copine qui a fait son coming out récemment et elle m'a raconté quelques anecdotes qui montrent bien que sous l'apparente tolérance des gens se disant "modernes et ouverts" rôde encore une diabolisation certaine, surtout quand cela touche de près, parmi les membres de la famille ou les amis.

Ecrit par : Startine | 23 février 2009

Heureusement, il y a, effectivement, banalisation, de plus en plus, et énormément de progrès depuis une trentaine d'années, en tout cas dans certains pays.

Dans d'autres, on peut encore mourir d'être différent. Ceux où justement les femmes vivent le pire au quotidien.

La diversité a encore une longue route à faire avant de devenir une banalité.

Ecrit par : Anna Galore | 23 février 2009

Envie de retrouver ici un poème, parmi mes préférés, de SoSweetie :

PAS GRAVE


C’est pas grave petit frère…
C’est pas grave s’ils ne t’aiment plus, eux.
Je reste là moi.
Tout à côté.
A l’autre bout du réseau, dans un coin de la toile.
Comme une araignée psychédélique
En bas de laine rose et vert pour te faire rire.
En bas de chez toi pour un sourire.
L’oreille pointée vers le cap Canaveral de tes délires,
Le regard levé vers la lumière de tes amours.

Bien sûr qu’aimer est un sport extrême ;
Bien sûr qu’aimer un homme fait mal.
Les aimer tous, c’est être fou.

Mais, au-delà de la démence, il y a nous.
Toi petit prince au petit pois et moi…
Moi pour te comprendre
Moi pour t’entendre…
Et pour admirer tes bonheurs,
Partager tes coups de cœur
Et panser tes désespoirs.
Jusqu’au chevalier en armure de sky blanc
Qui t’enlèvera vers cette plénitude ;
Cette paix monogame,

Celle qui n’a pas de sexe,
Pas de complexes.
C’est si simple finalement.

(Bloody Mary)

Ecrit par : Miss You | 23 février 2009

Nous aurions pu être homo..... non ?

Ecrit par : voiedoree | 23 février 2009

"bien que sous l'apparente tolérance des gens se disant "modernes et ouverts" rôde encore une diabolisation certaine, surtout quand cela touche de près, parmi les membres de la famille ou les amis."

En effet, j'avais une amie qui se disait ainsi, mais quand elle a su que deux autres du groupe s'aiment, elle a n'a pas pu l'accepter.

C'est curieux comment les gens réagissent parfois, pourtant, avant elles les aimaient bien telles qu'elles étaient.

Essayez de comprendre !

Ecrit par : lison | 23 février 2009

Merci Miss...

Ecrit par : lison | 23 février 2009

Ma petite Lison, je crois que c'est ça le truc : certains cherchent à expliquer, justifier, dissimuler, taire, d'autres simplement rejettent. En fait, il suffit simplement d'aimer.

Ecrit par : Miss You | 23 février 2009

Le jour où l'être humain acceptera l'autre tel qu'il est et non comme il voudrait qu'il soit, l'humanité aura fait un grand bond en avant... Il y a encore du boulot pour y parvenir et dans certaines régions du Monde, on régresse, hélas...

Ecrit par : ramses | 23 février 2009

Ca semble pas mal du tout tout ça. En tout cas, c'est riche.

Les coming out. Mdrrr. Ca me rappelle un copain de collège.

Quelques années plus tard, je fête son anniversaire et sympathise avec ses amis et, quand je le revois ensuite, je lui demande de leurs nouvelles. Il me répond qu'il ne les voit plus. J'suis étonnée quand même, parce qu'ils étaient très amis.

"Ils n'ont pas supporté mon homosexualité" qu'il me sort.

Là, j'suis rentrée dans une colère noire ! Il a eu peur le pauvre ! Mdrrrr ! Il me regarde au bout d'un moment tout éberlué : "Tu ne pars pas ?" "Ben pourquoi ? parce que t'aime les mecs ? Ben non, au contraire, je reste". Il était trop content. Plus tard, on a refait un autre annif complètement "Pédale douce". Un grand moment !

J'en connais pas mal en fait. Comme dirait ma copine Tanja : "les mecs homos ? Y'a qu'eux qui savent te dire que ton maquillage il va bien avec ta robe !"

Mdrrrr ! On n'en parle pas assez de la sensibilité.

anti & anna s'aiment aussi.

Ecrit par : anti | 23 février 2009

En attendant d'aller voir le film ce soir (enfin !), voici un extrait d'interview de Gus Van Saint lue sur Rue89


Avec un tel sujet, Gus Van Sant, qui n’a jamais caché son homosexualité, sait qu’il convient de faire simple et fort. Il le sait d’autant plus qu’il traîne ce projet depuis plus de quinze ans et a mis beaucoup de temps à trouver le bon script, les partenaires compétents, la forme adéquate. Le cinéaste se souvient.

"Oliver Stone était un temps pressenti pour mettre en scène un film sur Harvey Milk. J’ai failli récupérer le projet, mais ça ne s’est pas fait. Puis, dans les années 90, j’ai fait une autre tentative. Sean Penn y était déjà impliqué. Et Tom Cruise avait également témoigné de son intérêt. Finalement, nouvel échec.

"Il me fallait en finir avec cette histoire vieille de quinze ans. Ma rencontre avec Dustin Lance Black a été déterminante. Il a longuement enquêté sur Harvey. Rencontré ses amis encore en vie. Il a bâti un script efficace et intelligent qui renvoie à une époque et un contexte précis, mais montre aussi combien le combat d’Harvey a toujours un sens aujourd’hui."

"Je connais la culpabilité, le pouvoir d’une morale aveugle"

Connu pour sa discrétion et sa timidité, Gus Van Sant répond aux interviews accompagné de son jeune acolyte scénariste. Les deux hommes partagent beaucoup. Même amour pour un cinéma farouchement indépendant, mêmes souvenirs d’adolescence peu frivoles.

Dans ses entretiens (et surtout dans ses films), Gus Van Sant a souvent évoqué ses angoisses d’enfance face au monde normatif des adultes et à ses diktats. Le combat de Milk résonne évidemment d’une façon particulière en lui. Constat similaire chez son scénariste.

"J’ai été élevé chez les mormons, confie Dustin Lance Black. Dans ce genre de milieu, l’homosexualité est considérée comme le mal absolu et l’on vous promet l’enfer. Je connais la culpabilité, le pouvoir d’une morale aveugle, la peur d’avouer ses désirs.

"J’ai 35 ans. Je n’étais qu’un gamin quand Harvey a été assassiné. Quand j’ai commencé à travailler sur le projet, je me suis aperçu combien ses idées restaient actuelles. Ce film s’adresse aussi aux nouvelles générations, et à toutes les minorités. Si 'Milk' peut les aider à comprendre qu’il faut rester vigilants, nous n’aurons pas bossé pour rien."

Avec la biographie opulente de son personnage, Gus Van Sant aurait pu tourner un film de 4 heures ou bâtir une série en plusieurs épisodes. Il a préféré se concentrer sur les dernières années d’Harvey Milk et réaliser un film de deux heures, susceptible d’être vu par le plus grand nombre.

Captivant du premier au dernier plan, d’une incroyable fluidité narrative, "Milk" apprend énormément de choses concernant les années 70, l’ébullition du San Francsiso de l’époque, la lutte pour l’égalité des droits.

"Accuser Sean d’une quelconque complaisance homophobe est juste absurde"

Sean Penn incarne le protagoniste en évitant le cabotinage grande folle qui lui tendait les bras. Sobre, bouleversant, il signe une de ses prestations les plus convaincantes, ce qui, au regard de sa généreuse filmographie, n’est évidemment pas rien.

De quoi oublier les polémiques grotesques initiées par une partie de la communauté gay US reprochant à l’acteur ses amitiés politiques avec Castro et Chavez, personnalités assez peu "gay friendly", il est vrai.

"Accuser Sean d’une quelconque complaisance homophobe est juste absurde, explique Gus Van Sant. Son implication dans le film a été totale. Il s’est documenté de son côté. Il a veillé avec un soin maniaque à la caractérisation de son personnage, à son look, ses fringues.

"Lui comme moi n’aimons pas beaucoup parler sur le plateau de tournage. Nous nous comprenions d’un simple regard. Quand on peut se passer de grands discours, je pense que tout va bien. Le succès commercial du film aux Etats-Unis est une belle récompense. Pour lui comme pour nous, l’essentiel est que ce film soit vu par le grand public et que les spectateurs comprennent que le combat de Milk est toujours contemporain."

L'intégralité est là : http://www.rue89.com/la-bande-du-cine/2009/03/04/gus-van-sant-le-combat-dharvey-milk-a-encore-un-sens

Ecrit par : Miss You | 10 mars 2009

Voilà, ça y est, j'ai réussi (après 2 tentatives ratées) à aller voir Harvey Milk hier soir et j'ai ... adoréééééééééé !!

Un très beau film, documentaire par certains côtés qui permet de retrouver l'ambiance et l'esprit hippie des années 70.
Parfois, les personnages du film se fondent dans les documentaires et films d'époque et on ne sait plus trop bien où on est. Résultat, on est complétement pris dans le film et les deux heures filent comme un déjeuner de soleil.

J'ai beaucoup aimé la construction du film : on y voit en parallèle les dernières heures d'Harvey qui raconte son parcours devant un radio cassette (au cas où il serait assassiné !) et les scènes correspondantes qui viennent s'intégrer dans le récit. A aucun moment, on ne perd de vue le fait qu'il va mourrir (l'annonce de son assassinat est la première scène du film) et pourtant on espère son ascension, son combat, on l'accompagne et on n'a qu'une envie, qu'il réussisse, qu'il gagne chaque bulletin de vote supplémentaire.

Sean Penn est fantastique, crédible et juste. Une vraie tendresse pour son personnage, mais sans complaisance.
Un grand coup de chapeau aussi à Josh Brolin et James Franco.

Vous saviez qu'à Castro, quartier de San Francisco où le film est situé, les gays portaient tous un sifflet autour du cou, pour appeler à l'aide, quand ils se faisaient tabasser, comme ça, pour rien, parce qu'ils étaient différents, que ce soit par les flics ou des citoyens bornés ?

Vous saviez que le premier à apporter son soutien au mouvement gay était un syndicat professionnel de travailleurs, puis des mouvements de femmes ?

Vous saviez qu'Harvey Milk avait été élu conseiller municipal grâce au vote gay mais aussi grâce au vote de la communauté noire, au vote des femmes, au vote des asiatiques du quartier de Castro. Son combat allait plus loin que la seule identité homosexuelle, il valait pour toutes les minorités face à la majorité WASP. Un sacré personnage !

Je ne peux que recommander ce film chaudement. C'est à sa façon un témoignage et une mise en garde : les libertés individuelles et collectives sont trop fragiles pour être négligées. Elles ne sont jamais définitivement acquises. Elles méritent qu'on se lève pour elles.

Ah oui, ne pas oublier le mouchoir qui va bien pour le tout dernier plan de la dernière scène, trop beau pour ne pas être bouleversant.

Ecrit par : Miss You | 11 mars 2009

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