25 février 2009
"Pinxit Mea"
Un tableau qui pourrait être un portrait de Léonard de Vinci (1452-1519) a été découvert dans le petit village d'Acerenza, dans le sud de l'Italie, révèle lundi 23 février le site Internet du Times.

On y voit un homme au nez aquilin, yeux bleus et longue barbe blanche, coiffé d'un chapeau à plume.
La toile a été retrouvée par hasard par Nicola Barbatelli, historien spécialiste du Moyen Age, alors qu'il effectuait des recherches dans les archives d'une riche famille italienne.
Pendant un temps, les experts ont cru que l'homme représenté sur le tableau était Galilée, le grand astronome italien.

Galileo Galilei (portrait)
par Giusto Sustermans (1636)
par Giusto Sustermans (1636)
Mais Nicola Barbatelli a rapidement fait le lien avec un autre portrait de Léonard de Vinci. "La posture, le style et la technique rappellent le portrait de Léonard" présent à la galerie des Offices de Florence, a expliqué le chercheur.
Selon les experts, il s'agirait d'un portrait original daté de la Renaissance et non d'une copie. Il se pourrait également que l'on soit en présence d'un autoportrait de l'artiste : les mots "Pinxit Mea" (peint par moi) écrits à l'envers, marque de fabrique du peintre-inventeur, ont été décelés à l'arrière du tableau.
Une hypothèse d'autant plus plausible que, selon Nicola Barbatelli, Léonard de Vinci avait des liens avec une famille florentine qui possédait des terres à Acerenza. Si cette thèse était avérée, ce serait seulement le deuxième autoportrait authentique du génie italien identifié par les spécialistes, le premier étant entreposé à la bibliothèque royale de Turin.

Léonard de Vinci
(Sanguine) par lui-même (vers 1516)
- Biblioteca Reale, Turino -
(Sanguine) par lui-même (vers 1516)
- Biblioteca Reale, Turino -
Si la toile est actuellement étudiée par des experts, on sait d'ores et déjà qu'elle sera intégrée dans quelques jours à une exposition italienne ayant pour thème Léonard de Vinci, à Vaglio, en Italie.
Lucile Sourdès (Le Monde.fr)
Miss You
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Commentaires
Il est décidément très fort Raphaël Zacharie de Izarra !
anti
Ecrit par : anti | 25 février 2009
Si tu le dis, je te crois volontiers, mais j'avoue que je suis paumée là ô-Ô
Ecrit par : Miss You | 25 février 2009
Mdrrrr ! C'est de l'humour ;-)
anti mezrahi
Ecrit par : anti | 25 février 2009
"anti mezrahi"
Mdrrrr, en lisant ton comm. précédent, je devais avoir la tête de ses invités :-) :-)
Ecrit par : Miss You | 25 février 2009
C'est rigolo cette nouvelle, je viens juste de terminer le Roman de Léonard de Vinci de Dimitri Merejkovski... Bah, il n'en parle pas, heing...
Ecrit par : Adele Riner | 25 février 2009
C'est parce qu'il attend les dernières authentifications, on n'est jamais trop prudent ;)
Ecrit par : Miss You | 25 février 2009
C'est sûr qu'en 1901 les X-ray n'étaient pas super au point :)
Ecrit par : Céline | 25 février 2009
M'enfin quand je regarde les photos du tableau en question, je veux bien croire qu'il s'agisse d'un portrait de Vinci, mais pas trop qu'il soit de sa main. La facture ne me parle pas... Maintenant, si j'étais expert international en renaissance italienne, ça se saurait...
Ecrit par : Céline | 25 février 2009
"C'est sûr qu'en 1901 les X-ray n'étaient pas super au point :)"
Ben en fait, les rayons X ont été découverts en 1895 par Wilhelm Röntgen, qui a reçu pour cela le premier prix Nobel de physique.
Mais bon, il a fallu pas mal de temps avant qu'ils ne soient utilisés pour l'analyse d'oeuvres d'art.
Ecrit par : Anna Galore | 25 février 2009
Oui ben , c'est bien ce que je disais :)))
Ecrit par : Céline | 25 février 2009
Info izarresque ou intox izarrienne ?
Raphaël Zacharie de IZARRA
Ecrit par : Raphaël Zacharie de IZARRA | 26 février 2009
Bonjour et belle surprise que votre passage ici !!
Disons, mi l'un mi l'autre :)
Ecrit par : Miss You | 26 février 2009
Monsieur Raphaël en personne ! Waouh ! En même temps, quand on parle peinture, Raphaël...
anti, renaissance.
Ecrit par : anti | 26 février 2009
J'aimerais savoir de quoi on m'accuse au juste en ces lieux... D'avoir produit un nouveau faux ?
Je suis expert en faux documents littéraires il est vrai mais je ne me suis pas encore spécialisé dans le faux concernant le domaine de l'art. Or il me semble que l'on me soupçonne d'avoir oeuvré en ce sens...
Ce qui est plutôt flatteur pour moi, il faut le reconnaître.
Mais si finalement c'était vrai, si j'étais l'auteur de cette "information" ?
Raphaël Zacharie de IZARRA
Ecrit par : Raphaël Zacharie de IZARRA | 26 février 2009
Ah mon pauv' monsieur ! J'vous accuse de tous les faux que je croise ! Mdrrr ! Même dans les vrais j'vois du faux !
Fait beau chez vous ?
anti
Ecrit par : anti | 26 février 2009
Rimbaud et ses faux embrouillages
L'histoire pourrait sembler très complexe.
Elle est simple. Absurdement simple. On avait découvert en avril 2008 un joli texte inédit de Rimbaud dans une bouquinerie de Charleville-Mézières publié sous le pseudonyme de Jean Baudry (presque anagramme de Rimbaud). "On", c'est à dire le cinéaste Patrick Taliercio qui était justement en repérage sur les lieux où avait grandi Rimbaud pour un projet de long métrage consacré au poète. Un témoin clé que personne n'a jamais vraiment entendu puisqu'il a "une frousse bleue de la télévision"... On a donc laissé ses intermédiaires s'émerveiller de la trouvaille.
Là où l'affaire devient complexe, ou plutôt limpide, c'est lorsque dans la foulée est apparu le nom d'un certain Raphaël Zacharie de Izarra...
Qui ne connaît pas ce faussaire hors pair au culot monstre ? Dans le cercle des collectionneurs, on fuit comme la peste ce roi de l'entourloupe littéraire.
Capable du pire en allant jusqu'à élaborer des mises en scène très sophistiquées parfois préparées des années à l'avance (ce qui fut le cas pour cet inédit de Rimbaud) grâce à des complicités toujours discrètes, ce Narcisse invétéré affectionne les feux médiatiques.
Sa spécialité : ridiculiser ceux qu'il aime à définir comme les "exégètes de la cause littéraire". C'est son credo, son délire, sa folie furieuse. Chacun ses obsessions... Bref, dès que les vrais amateurs ont su qu'il était mêlé à la découverte, les enthousiasmes les plus vifs sont retombés dans des bruits d'enclumes. La "Plume" avait fait son oeuvre.
(Une "Plume" avec une majuscule, c'est ainsi que s'est auto proclamé notre Machiavel des bibliothèques).
Il faut au moins lui reconnaître ce talent inné pour débusquer les imposteurs. Mais à quel prix ?
Le personnage ne fait jamais dans la demi-mesure et même plutôt dans le char d'assaut. C'est ce que je lui reproche.
Raphaël Zacharie de Izarra a poussé la (mauvaise) plaisanterie jusqu'à laisser s'auto gonfler la baudruche médiatique, décidément très extensible, sans qu'elle n'éclate jamais.
Du moins pas encore.
Le plaisantin est si redoutable qu'entendre ne serait-ce que l'écho de son nom devant une montagne de lingots d'or, c'est l'assurance de trouver du plomb derrière une pellicule dorée. Amateur de trésors retrouvés, si vous oyez le nom de ce faussaire ou simplement entrapercevez l'ombre de ses initiales, le reflet de sa particule -dont il est particulièrement fier-, les contours de sa plume suspecte, perdez toute illusion ! Il est mouillé dans tant de tentatives ratées mais surtout d'entreprises réussies de fabrications de faux, et non des moindres, que vous pouvez êtres certains d'avoir été bernés.
Le spécialiste français de Rimbaud Jean-Jacques Lefrère qui, comme beaucoup de ses confrères a foncé tête baissé aurait dû faire preuve de plus de prudence et de professionnalisme dès lors que le nom de Raphaël Zacharie de Izarra a commencé à circuler.
L'inédit de Rimbaud est un faux. Vous voilà prévenus. Je ne m'ingénierai pas comme certains à rendre complexes des choses simples. Le faussaire est si pernicieux dans sa volonté d'embrouiller les esprits que ce serait lui faire trop d'honneur que de tenter de dénouer à grands cris ce qui s'avère n'être que du vent.
Les naïfs qui pour toute caution se réfugient derrière les ors d'une "académie verveuse" relayée par la télévision dans des émissions littéraires et adoptent encore la version rassurante pleine d'érudition d'un Jean-Jacques Lefrère imperturbable s'en mordront les doigts.
Jacques Quentin pour "Ouest France"
SOURCE : http://fauxrimbaud.blogspot.com/
Ecrit par : Raphaël Zacharie de IZARRA | 06 janvier 2010
Wahou quel article !! Merci :-)
Ecrit par : Miss You | 06 janvier 2010
INTERVIEW PAR UNE JOURNALISTE DU "POINT"
- Raphaël Zacharie de IZARRA, sur le web vous êtes connu depuis quelques années pour vos célèbres impostures littéraires. Votre plus beau "succès" si je puis dire est la récente affaire du faux Rimbaud ("Le rêve de Bismarck"). Même le spécialiste Jean-Jacques Lefrère s’est laissé entraîné bien malgré lui dans cette farce sophistiquée qui à ce jour encore passe pour un document authentique auprès de ceux qui "savent" !
Vous irritez et amusez le sérail de la blogosphère rimbaldienne mais laissez indifférent la plupart des (vrais) spécialistes qui vous prennent pour un hurluberlu, quand ils ne vous ignorent tout simplement pas. N’étant guère pris au sérieux par ces derniers, paradoxalement c’est ce qui fait votre force : vous avez su avec grande subtilité (et presque honteusement) tirer profit des suspicions nées autour de la "trouvaille" de Charleville-Mézières. Un trésor littéraire aux accents, paraît-t-il, faussement rimbaldiens selon ceux qui vous suivent, des non-spécialistes admettez-le. Mais pas tous il est vrai (de vrais amoureux de Rimbaud par ailleurs fins lettrés ont émis des critiques décisives sur la valeur littéraire du document), d’où le malaise que vous répandez depuis l’origine des événements.
En mars 2008 vos assertions pour le moins troublantes ont fait trembler la rédaction du Figaro qui a dû consacrer un second numéro quelques jours après la révélation de la découverte pour faire taire les rumeurs de falsification.
Hors des sphères officielles, mais également chez quelques courageux exégètes, on a beaucoup glosé sur le sujet. Plus d’un remet en cause son caractère prétendument littéraire... Nous en direz-vous plus que ces spécialistes, vous qui prétendez être l’auteur de cette complexe entourloupe ?
RZDI - Il faudrait savoir ! Ce texte est-il littéraire oui ou non ? Tel érudit enivré par le supposé parfum du grand poète se dégageant du "Rêve de Bismarck" se pâme, intarissable d’éloges quant aux hauteurs de ce texte, tel autre professeur de lettres juge sans intérêt ce "songe prussien" digne d’une rédaction de collégien.... Face à mes divulgations, Le Figaro a publié un démenti : réaction suspecte susceptible de fonder des opinions contraires, non ? C’est plutôt maladroit de la part d’un quotidien dit sérieux.
- On est en droit de penser qu’effectivement il y a là matière à polémiquer.
RZDI - J’ai monté ce vaste canular pour plusieurs raisons. Toutes ne sont pas avouables, je ne dévoilerai que l’essentiel. D’abord pour me moquer des snobs admirateurs du fameux Arthur. Mais surtout, et là mon dessein est très louable, pédagogique, afin de dénoncer la vraie imposture littéraire consistant non dans la fabrication de faux documents mais dans la sotte et béate admiration de certains textes indigents avalisés par leurs illustres signatures.
J’avais expliqué dans un article de justification à l’adresse de mes détracteurs -article d’une grande sincérité- comment je m’y étais pris pour mener à bien cette entreprise de falsification, prouvant que le temps avait été mon allié de choix, moi qui ne travaille pas.
Inutile de vous rappeler les maintes étrangetés et douteux hasards entourant les circonstances de la découverte du "Rêve de Bismarck"... Cela devrait suffire pour ébranler tout esprit critique. Or je constate, non sans amusement, que la crédulité est la chose la mieux partagée parmi ceux qui justement sont censés être dotés d’une solide carapace intellectuelle... Ce qui en dit long sur les errances de la psychologie humaine. Ne serait-ce que pour cette seule raison, l’imposture n’est pas vaine, bien au contraire. En tous points, je la qualifie d’édifiante.
- Pourtant les "preuves" que vous apportez sont minces. Rien de palpable jusqu’à maintenant.
RZDI - Précisément, entretenir le doute me permet de consolider les bases de l’imposture. Je cultive avec patience et sagesse mon triomphe futur. Lorsque les pro-Rimbaud seront bien enracinés dans leurs certitudes et que j’estimerai la poire mûre, bonne à être sacrifiée sur l’autel de la vérité, je déclencherai un grand tremblement de terre sur la planète littérature. J’ai le temps avec moi, je le répète. Le temps et la détermination. Le rire, c’est mon arme redoutable dans cette bataille. Le rire salvateur, celui qui accouche des cinglantes et nécessaires petites vérités intellectuelles et non le rire stérile qui humilie l’adversaire.
Je ne souhaite nullement léser mes ennemis lettrés dans leur amour-propre mais les élever à hauteur de la justesse de vue izarrienne.
- On pourrait appeler cela de la prétention, n’est-ce pas ?
RZDI - En effet. Mais il s’agit là de prétention izarrienne, précisons-le. La prétention chez moi n’est pas une mauvaise chose vous savez. Elle permet de remettre certaines pendules à l’heure. Si la prétention est le moteur de la vérité, je ne vois pas où est le problème.
- Quelle sera votre prochaine imposture littéraire, monsieur IZARRA ?
RZDI - Ecoutez, la plus belle imposture à vocation pédagogique consiste encore à laisser croire à ceux qui se pensent très malins le contraire de la vérité, à laisser tourner leur imagination quant à la réalité de mes desseins, par conséquent je vous laisse imaginer ce que vous voudrez bien imaginer selon votre capacité à concevoir des chimères ou des murs de granit, votre habileté à discerner le vrai de l’artifice.
Et ça aussi voyez-vous, c’est finalement très pédagogique.
- Une réponse en forme de non-réponse en somme. Du grand IZARRA ! Merci en tout cas d’avoir bien voulu répondre à mes questions. Après cette interview mémorable comment résister au plaisir -ou délicieux déplaisir- de lire vos prochaines "tartes et matraques" http://izarralune.blogspot.com sur votre blog ?
Complément d’information sur l’auteur
Rimbaud-Izarra, le scandale du vrai-faux texte ou l’histoire de fou d’un faussaire sarthois : http://fauxrimbaud.blogspot.com/
Ecrit par : Raphaël Zacharie de IZARRA | 29 janvier 2010
PHOTO DE RIMBAUD : JE SUIS L'AUTEUR DE CETTE NOUVELLE MYSTIFICATION
Je constate que certains journalistes sont plus avisés que d'autres. J'ai eu l'heureuse surprise de dénicher un article de Jacques Quentin http://fauxrimbaud.blogspot.com/ qui parle de moi avec grande lucidité... Je trouve fort flatteur qu'un journaliste (de province) un peu plus futé que les autres ait l'audace d'avancer une thèse fort pertinente à propos de cette nouvelle "découverte", à savoir que je serais l'auteur d'une énième farce médiatique à base d'Arthur ... Il faut dire que ce Jacques Quentin connaît bien son gibier : c'est à ma connaissance le seul qui a dénoncé en toutes lettres et sans la moindre ambigüité l'énorme plaisanterie izarrienne au sujet du "Rêve de Bismarck". C'était en avril 2008.
Cette fois je n'ai même pas eu besoin d'aller répandre des alarmes sur la toile en expliquant que je suis effectivement l'auteur d'un nouveau coup monté concernant cette photo : ce journaliste provincial à la tête froide s'en est chargé à ma place... C'est dire la profondeur de ses intuitions ! Il est vrai qu'il connaît bien son cher IZARRA, mystificateur obsessionnel à but strictement égocentrique : il ne me fait aucun cadeau quand il s'agit de me disséquer de sa plume tranchante comme la vérité, me sachant sur ce point aussi avare de pincettes à l'égard des exégètes crédules que je m'amuse à faire braire avec mes espiègleries rimbalesques de qualité quasi professionnelle répandues à grande échelle médiatique...
Mes détracteurs apprécieront.
Raphaël Zacharie de IZARRA
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L'article de Jacques Quentin à mon sujet :
LES DESSOUS DE LA PHOTO DE RIMBAUD : IZARRIMBAUD ?
Elle lui ressemblait comme une fille peut ressembler à son père.
Avec la bonne foi, la sincérité de son âme entière, de son coeur franc (fatalement lucides), le public ne s'y était pas trompé. La France était convaincue !
Sauf que les tests ADN avaient rendu leur verdict, pétrifiant : désaccord génétique total et définitif entre la fille et son prétendu géniteur.
La douche froide.
Qui ne se souvient pas de cette douloureuse affaire Aurore Drossard, fille imaginaire de Montand ? La leçon, authentique cas d'école, doit nous inciter à adopter à l'avenir la plus extrême prudence dans ce genre d'information où la subjectivité peut brouiller les pistes les mieux balisées.
Or, avec le dernier avatar concernant Rimbaud, nous sommes dans un processus médiatico-hystérique exactement inverse : cette fois ce sont les "spécialistes" qui, enivrés de doctes fumées, se sont eux-mêmes convaincus. Et de quoi donc me demanderez-vous ? Du pire : la mine patibulaire d'un Rimbaud aux antipodes de sa légende esthétique.
La pilule à du mal à passer chez les vrais-faux admirateurs du poète de Charleville qui, avec ce bon sens inné caractérisant les profanes et les ignorants, doutent.
La découverte de la photo date de deux ans. Troublant : à la même époque un certain Izarra criait à qui voulait l'entendre -et nul ne semblait vouloir prêter sérieusement l'oreille à ses élucubrations- qu'il était l'auteur du "Rêve de Bismarck", un autre inestimable trésor rimbaldien sauvé des rebuts d'un bouquiniste de Charleville-Mézières. Décidément, le hasard facilite bien des choses dans l'environnement de cet énigmatique Izarra...
Mais revenons à la tête de Rimbaud. Les spécialistes dont le fameux Jean-Jacques Lefrère se sont basés sur quatre de ses photos (plus ou moins nettes) déjà connues et reconnues pour établir un nouveau dogme avec cette vertigineuse certitude propres aux exégètes de leur niveau, élevés au pain blanchit. La farine universitaire a d'incontestables vertus de salubrité intellectuelle... Bref, c'est avec la même conviction, pour ne pas dire la même ferveur que le "Rêve de Bismarck" fut décrété authentique.
Rien n'est plus ressemblant à un portrait qu'un autre portrait, pour peu que le coeur s'emballe. On s'interrogera sur les méthodes employées par ces imprudents spécialistes cherchant à faire passer à la postérité le visage d'un parfait anonyme confondu avec Rimbaud sous le prétexte d'une enseigne d'hôtel en guise de (fausse) piste aux stars du Parnasse, de chasse aux mythes... Bertillonnage ? Identification judiciaire ? Tests ADN ? Les rieurs riront.
Les convictions pour le moins subjectives -autant dire hautement fantaisistes- de Jean-Jacques Lefrère et ses disciples sont une bonne gifle pour nous rappeler qu'à travers ce genre de révélation sensationnelle pleine de flou artistique lié à l'univers de Rimbaud, un Izarra peut toujours en cacher un autre.
Les érudits échaudés ajouteront : aujourd'hui plus qu'hier.
Méfiance donc.
Jacques Quentin
jacquesquentin@hotmail.fr
ARTICLE ORIGINAL : http://fauxrimbaud.blogspot.com/2010/04/elle-lui-ressemblait-comme-une-fille.html
Lire le dossier complet : http://fauxrimbaud.blogspot.com/
Ecrit par : Raphaël Zacharie de IZARRA | 19 avril 2010
Excellent !!!
Nous attendons avec impatience votre prochain coup ;-)
Ecrit par : Anna Galore | 19 avril 2010
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