21 mars 2009
All That Jazz...

Comment le jazz a influencé les autres arts, de la peinture à la photo et la littérature ?
En mille objets, l'exposition "Le siècle du jazz" propose un parcours animé et pédagogique.
Métissage, le terme fondateur du Musée du Quai Branly, trouve une illustration vivante dans "Le siècle du jazz" exposition qui retrace l’existence de la musique improvisée et de son impact sur les autres formes artistiques.
"Si le rock fait bouger la société depuis les années 50, le jazz a, lui, dès sa naissance, planté ses graines dans les autres champs artistiques", estime Daniel Soutif, le commissaire de l’exposition, ancien chroniqueur de jazz et spécialiste en art contemporain.
Musique métissée, tirant son origine de trois continents-Afrique, Europe et Amérique-le jazz a dès sa diffusion phonographique à la fin de la première guerre mondiale intéressé et influencé les artistes.
On retrouve dès ces années-là des œuvres dédiées au jazz aussi bien en littérature (Scott Fitzgerald) qu’en peinture (Matisse).
Cet impact n’a cessé de se manifester tout au long du XXème siècle, dans le cinéma (de Murnau à Casavetes), l’art graphique (Reid Miles, Andy Warhol) et toujours la peinture (Pollock, Basquiat, Bearden).
En mille objets - partitions musicales, photos (Herman Leonard, Guy Le Querrec…), tableaux, livres, pochettes de vinyls... - l’exposition propose un parcours chronologique en dix périodes, des origines au milieu du XIXème siècle à l’époque contemporaine.
Evitant tout pédantisme, "Le siècle du jazz" permet en fait - et c’est là toute son originalité - d’effectuer un long voyage dans le temps – plus de cent ans - au rythme d’une musique en perpétuel mouvement.

Le visiteur est ainsi accompagné par une bande-son.
Une cinquantaine de bornes sonores proposent une sélection de chef d’œuvres, de Louis Armstrong à Archie Shepp.
Une animation musicale qui se présente aussi sous la forme de films, documentaires, dessins animés avec par exemple une séance d’enregistrement de Duke Ellington en 1928 ou Mondrian peignant sa dernière œuvre dans son studio à New York.
Très riche, avec de nombreux documents inédits provenant de collections particulières-et spécialement des partitions et affiches - "Le siècle du jazz" donne également la possibilité de découvrir des artistes peu connus en France, tels les peintres Romare Bearden et Bob Thompson ou encore le plasticien David Hammons qui clôt l’exposition par une installation - un train évoluant au milieu de collines de charbon, allusion au nom du saxophoniste - le parcours de John Coltrane.
Une seule visite ne suffit pas à épuiser toutes ces richesses.
"Le siècle du jazz". Musée du quai Branly. Du 17 mars au 28 juin (www.quaibranly.fr).
Tous les jours (11h-19 h mardi, mercredi, dimanche, 11-21 h jeudi, vendredi, samedi) sauf lundi. Catalogue de l’exposition en coédition avec Skira Flammarion. 416 pages. 49,90 euros.
Des évènements sont organisés : cycle de concerts "Africa Jazz" du 20 au 28 mars avec le batteur américain Jack DeJohnette et le chanteur mauritanien Dimi Mint Abba (20, 21 et 22 mars) ; le groupe français Le Tigre des Platanes avec la chanteuse éthiopienne Eténèsh Wassié (24-25 mars) ; le pianiste américain Randy Weston et des musiciens Gnawas du Maroc (27-28 mars).
(Source La Tribune.fr)
Miss You
17:15 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jazz, musées, quai branly






Commentaires
Louis Armstrong joua un grand rôle dans la lutte contre la ségrégation raciale. Il fut un véritable Ambassadeur de la cause des noirs ("Ambassador Satch", de son surnom "Satchmo").
"Armstrong était en fait un des principaux soutiens financiers de Martin Luther King Jr. et d'autres activistes pour les droits civiques, mais il préférait aider discrètement ce mouvement, et ne pas mélanger ses opinions politiques et son métier de musicien. Le peu d'exceptions qu'il fit furent d'autant plus efficaces lorsqu'il parlait ; la critique qu'il fit d'Eisenhower, Président des États-Unis d'Amérique en l'appelant "double face" et "mou" en raison de son inaction lors du conflit sur la discrimination au sein de l'école à Little Rock, Arkansas en 1957 fit la une nationale. En signe de protestation, Armstrong annula une tournée organisée en Union soviétique au nom du département d'état, en disant "Étant donné la façon dont ils traitent mon peuple dans le Sud, le gouvernement peut aller se faire voir" et qu'il ne pouvait pas représenter son gouvernement à l'étranger alors qu'il était en conflit avec son propre peuple.
C'était un homme extrêmement généreux dont on disait qu'il avait donné autant d'argent qu'il en avait gardé pour lui même." (source : Wikipedia)
Ecrit par : ramses | 22 mars 2009
Je ne connaissais pas ce côté de Louis Armstrong mais je ne suis pas étonnée du tout.
La générosité de sa musique et celle de son sourire en disaient déjà long !!
Ecrit par : Miss You | 22 mars 2009
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