03 mai 2009

Voyage en terres sacrées

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Pour son édition 2009, National Geographic présente 400 voyages sur les plus grands sites sacrés de l’Humanité.

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«Et en Australie, tu as vu Ayers rock ?» «Et, à Athènes, tu as visité le Parthénon?» Et les temples d’Angkor, la chapelle Sixtine, les berges du Gange, le mont Sinaï, les Moaïs de l’île de Pâques… Chaque grand pays touristique a «son» monument, «son» site sacré, chargé d’Histoire et de mystères.

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Des lieux incontournables, mille fois photographiés ou filmés, mais qui restent la signature d’un grand voyage. La preuve tangible qu'on est véritablement parti et que pendant quelques heures, délaissant notre XXIe siècle matérialiste, on a mis nos pas dans les traces des conquérants, des rois ou des prophètes du temps jadis.

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Ce sont ces 400 hauts lieux de l’Humanité que National Geographic a réuni dans un bel ouvrage sur les voyages de rêve. Mi-guide, mi-beau livre, ces paysages et monuments sont regroupés en neuf chapitres qui sont autant de tours du monde de nos mythes et légendes.

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Berceaux de la foi en Judée ou au Népal, les pays qui ont vu naître Jésus et Bouddha ; mégalithes et mystères au Pérou ou dans les cercles de pierres de Calanais en Ecosse ; pèlerinages et églises, lieux de retraite ou ruines de civilisations perdues… Ces destinations sont présentées avec photos, carte, un texte récapitulatif et une fiche pratique (quand partir, à savoir, une adresse de site internet à consulter).

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Dans sa préface, Keitjjh Bellows, rédacteur en chef de National Geographic, note que «voyager, c’est plus que se déplacer dans l’espace. Cela peut aussi faire avancer l’esprit.» Ce livre en est un beau témoignage.

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Texte de Fabrice Drouzy

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Commentaires

Le titre commençait bien, les images aussi, en revanche, le texte me met mal à l'aise. La juxtaposition de certains mots, la tournure des phrases de cet article me déplaît. Des "preuves" d'un grand voyage, "touristique", etc. J'ignore si c'est le fait d'avoir vu ce splendide documentaire sur l'histoire de la naissance du bouddhisme (http://www.histoire.fr/histoire/programmes/0,,4335140-VU5WX0lEIDQ5Ng==,00-la-naissance-du-bouddhisme-.html ) et l'émotion de celles et ceux qui parlaient de ces lieux dans lesquels ils se rendaient pour comprendre, pour ressentir, ou encore d'avoir revu hier soir "Danse avec les loups" qui met si bien en lumière le non respect des lieux sacrés et des coutumes de ces êtres qu'on ne peut comprendre sans en prendre le temps mais là... un truc me dérange c'est sûr. Je le trouve irrespectueux en fait.

Bref, cela étant, la question de découvrir ces lieux sacrés et le tourisme de masse on en a déjà parlé. Trouver le juste équilibre et le respect des uns et des autres est bien compliqué...

Comme beaucoup ici j'imagine, ces 400 lieux évoqués m'attirent depuis ma plus tendre enfance alors...

anti

Ecrit par : anti | 03 mai 2009

C'est vrai que le côté guide touristique "fiche pratique, quand partir, à savoir" est désagréable dans le commentaire du journaliste. Cela dit, comme tu le soulignes, il n'est pas aisé de trouver le juste équilibre entre envie d'aller voir ces lieux mythiques et danger de les transformer en attractions de foire.

Ecrit par : Anna Galore | 03 mai 2009

Ah mais c'est pas du tout le côté fiche pratique dont je parle. C'est le côté «Et en Australie, tu as vu Ayers rock ?» «Et, à Athènes, tu as visité le Parthénon?» Le côté t'as vu ? Le côté touriste de base. Le côté preuve que j'y suis allé. Qu'est-ce que ça peut bien faire ? Prouver qu'on est allé quelque part ? Ca montre juste son niveau culturel... Ca met le doigt sur son manque de culture d'une manière affligeante à ce Fabrice Drouzy qui est autant journaliste que moi. On sait, à le lire, qu'il ignore ce dont il parle.

anti

Ecrit par : anti | 03 mai 2009

Ca, oui, le plan "Et en Australie, tu as vu Ayers Rock?", c'est vraiment très tarte. D'autant que cela fait des années que plus personne - en dehors peut-être des agences de voyage - n'appelle ce lieu autrement que Uluru, le nom aborigène.

Ecrit par : Anna Galore | 03 mai 2009

A mon avis, Fabrice Drouzy fait du "second degré" dans son commentaire... N'est-ce pas le comportement "bling-bling" d'un grand nombre de "voyageurs", qui veulent épater leurs amis à leur retour ?

La préface du rédacteur en chef de National Geographic «voyager, c’est plus que se déplacer dans l’espace, cela peut aussi faire avancer l’esprit» ne reflète pas, malheureusement, les motivations du plus grand nombre.

Le tourisme est devenu un produit de consommation et un indicateur de standing... A rapprocher de la "Rolex" de Séguéla.

Ecrit par : ramses | 03 mai 2009

Voyager, découvrir ; mais peut-on le faire encore en dehors du tourisme ?
Des organismes cherchent même maintenant les lieux les moins fréquentés pour y envoyer spécialement des touristes plus solitaires !

Ecrit par : Kathy Dauthuille | 07 mai 2009

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