09 mai 2009
Picasso en Provence
Cette année, itinéraire découverte de Picasso autour de deux expositions temporaires présentées à Antibes et Aix-en Provence.
Lumière, climat, paysages…
Durant l’été 1912, à Sorgues près d’Avignon, Picasso et Braque travaillent sur les traces de Cézanne.
C’est là que l’artiste compose sa première Arlésienne, figure emblématique de la Provence et début d’une longue série de créations.


A l'image du monde, les oeuvres de Picasso sont passées des ténèbres de la Seconde Guerre mondiale à une célébration de la vie, inspirées en cela par le soleil d'Antibes. C'est ce passage de l'ombre à la lumière que 'Picasso 1945-1949, l'ère du renouveau' propose de mettre en exergue, à travers cette exposition en tout point exceptionnelle, jusqu'au 14 juin 2009.

Quelque 200 oeuvres (peintures, dessins et céramiques) de l'artiste, issues d'importantes collections publiques et privées seront réunies, ouvrant à une nouvelle compréhension de la production du maître. Certaines, conservées par Picasso lui-même et inspirées par son séjour au château Grimaldi, reviendront pour la première fois dans l'atelier qui les a vues naître.
Cette exposition marque ainsi l'occasion d'inscrire une perspective historique et comparative sur les oeuvres de l'artiste, depuis les Vanités de l'hiver 1945, empreintes de sombres tourments, et les années de bonheur retrouvé, symbolisées par "La Joie de vivre".

Créé lors de son séjour au château Grimaldi à l'automne 1946, ce tableau, emblème fort du musée et de la ville d'Antibes, ouvre aussi la période des productions particulièrement riches et lumineuses de la fin des années 1940. L'ampleur et le thème de cette exposition est pour le Musée Picasso l'occasion de célébrer sa métamorphose depuis sa réouverture en juillet 2008, tout autant que sa place sur la scène internationale. Ses pièces, dont les vieilles pierres portent encore l'inspiration du maître, ne pouvaient qu'être l'écrin idéal pour célébrer cette joie de vivre retrouvée. (Evene)

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Aix - l’exposition « Picasso Cézanne »


Grâce à la rénovation du musée Granet et au succès de l’exposition « Cézanne en Provence » qui avait accueilli 450 000 visiteurs en 2006, la Communauté du Pays d’Aix et la ville d’Aix-en-Provence organisent, également en coproduction avec la Réunion des Musées Nationaux (RMN), l’exposition « Picasso Cézanne ».

Moment fort de cette saison dédiée à l’artiste espagnol, elle rassemblera entre 80 et 100 œuvres des deux peintres, dont plusieurs issues de collections particulières et encore jamais exposées.

Elle se tiendra au musée Granet du 25 mai au 27 septembre 2009 et vise à souligner l’influence majeure qu’a exercée Cézanne sur l’œuvre de Picasso en révélant une part intime de l’artiste qui saura, par ailleurs, développer, dépasser, transcender la dimension cézanienne.

Quatre parties structurent l’exposition permettant à la fois d’approcher au plus près les relations privilégiées qui unissent Picasso à Cézanne et simultanément d’évoquer, dans sa grande richesse et complexité, l’œuvre de l’artiste espagnol.

Picasso regarde Cézanne, est consacrée aux influences et rapports de l'œuvre de Picasso avec celui de Cézanne dans ses premières années parisiennes.

Picasso collectionne Cézanne, parmi les nombreuses peintures que Picasso posséda dans sa collection, Cézanne tient une place de choix, par le nombre et l’importance des œuvres.

Thèmes, objets, formes et traits partagés, les deux artistes ont manifesté un même goût pour certains sujets. Parmi ces thèmes privilégiés, il convient de citer, dans les natures mortes, les objets partagés : compotier de porcelaine blanche, le crâne ou la fameuse pomme.

Picasso se rapproche de Cézanne, acquisition du domaine et installation de l’artiste au château de Vauvenargues. Même si Picasso ne demeure que fort peu de temps à Vauvenargues, dans son esprit, son installation revêt un caractère pérenne puisqu’il a déménagé là sa collection personnelle de peinture, une grande partie de ses sculptures et son atelier.
Anecdote lue sur La Provence :

En 1958, Picasso téléphone à son marchand Kahnweiler: "J'ai acheté la Sainte-Victoire de Cézanne", lui dit-il. "Laquelle ?", interroge son interlocuteur, pensant aux tableaux. "L'originale", répond, facétieux, Picasso. L'année suivante, il quitte sa villa, assaillie, de la Californie à Cannes pour s'installer au Château de Vauvenargues. En son coeur, il crée son atelier avec vue sur la muse de Cézanne. Qu'il n'osera jamais peindre.
Un parcours virtuel visant à rendre l'œuvre de Picasso accessible à tous les publics sera mis en place du 5 janvier au 15 décembre 2009 sur les 400m² d’espaces du sous-sol du musée Granet. Il est intitulé Picasso - Métamorphoses

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En marge de ces rétrospectives
• le château de Vauvenargues, où repose le maître espagnol, sera également ouvert de fin mai à septembre pour des visites intimistes sur réservation.

• D’autres musées permanents (Arles, Vallauris , Les Beaux de Provence …) permettront de prolonger la balade.

Reportages France3 Méditerranée
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11:30 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : peinture, picasso






Commentaires
J'adore ce genre d'expos, celles où on montre qu'un très grand peintre s'est, lui aussi, inspiré de ce qui existait avant lui. Chez Picasso comme chez Dali, il existe une foule d'oeuvres dans les différentes collections qui retracent leur parcours de leurs débuts à leur fin, ce qui rend l'exercice possible et toujours fascinant. Les tous premiers tableaux de l'un et l'autre sont d'un classicisme total et démontre qu'ils sont déjà à un niveau technique parfait. Leur génie est d'aller plus loin que la technique et de créer (ou re-créer) comme on sait qu'ils l'ont fait. Picasso s'est appuyé sur Cézanne, Dali a imaginé des dizaines de variations autour de l'angélus de Millet et ils ont poussé plus loin ce que peindre voulait dire.
C'est amusant, nous avions justement une discussion autour de ce thème, ce matin, Anti et moi. Nous parlions du fait que pour mieux faire de belles photos, il faut regarder celles des autres à commencer par celles des plus grands photographes - non pas en espérant refaire pareil, ce qui serait à la fois impossible et totalement sans intérêt, mais pour ensuite savoir mieux VOIR qu'une scène fugitive qui se forme devant nos yeux EST la scène à capturer pour avoir une belle photo. Pareil en musique : les compositeurs s'inspirent toujours de ceux qui les entourent ou les ont précédés, qu'il s'agisse de musique classique ou de rock.
Ce qui va faire la différence au bout, ce n'est pas la technique (qui est supposée être maîtrisée) mais la sensibilité. C'est cela qui va nous toucher ou pas.
Ecrit par : Anna Galore | 09 mai 2009
Oui, et nous avons eu cette discussion aussi au musée Dali sur la formation classique qu'il faut avoir pour dépasser, créer quelque chose de nouveau ;-) Et aussi, en musique et aussi dans l'art en général...
Une belle note qui donne encore envie de parcourir le monde proche ou lointain.
anti
Ecrit par : anti | 09 mai 2009
Merci Miss, de cette rétrospective et aussi Anna, de cet éclairage sur l'observation...
C'est en regardant autour de soi qu'on arrive à se dépasser.
Ecrit par : ramses | 09 mai 2009
Je suis très tentée par l'expo à Aix et la cathédrale d'image aux Beaux.
Je vous le dis, l'été sera beau, Aixtra beau même :-)
Ecrit par : Miss You | 09 mai 2009
j'adore les œuvres de maitre
Ecrit par : octave | 20 mai 2010
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