10 mai 2009
Trésors cachés du Mont Athos
Pour les amoureux de la Grèce, pour les lecteurs de l’Oracle della luna, pour les amateurs de l’art religieux, pour en savoir un peu plus sur ce monde qui nous entoure, pour le plaisir des yeux…
Le Mont Athos et l'Empire byzantin,
Trésors de la Sainte montagne
au Petit Palais
Jusqu’au 5 juillet 2009
Trésors de la Sainte montagne
au Petit Palais
Jusqu’au 5 juillet 2009

Pour la première fois, un ensemble considérable des trésors du Mont Athos (icônes, peintures, objets...) est présenté au public en dehors de la Grèce.
Et pour un bon nombre d'oeuvres, pour la première fois, en dehors du Mont Athos !

Il s’agit d’une exposition exceptionnelle qui satisfera enfin la légitime curiosité des visiteurs à l’égard des richesses de ces sanctuaires inaccessibles.
Le Mont Athos est un endroit mystérieux. En une magnifique péninsule s’avançant dans la mer Egée, il abrite depuis plus d’un millénaire des moines orthodoxes épris de silence et d’isolement par rapport aux agitations du monde.

Si de rares visiteurs masculins ont le privilège d’être accueillis en sa vingtaine de monastères, aucune femme ne peut s’y rendre.
A travers les siècles, de nombreux trésors historiques, artistiques et spirituels s’y sont accumulés depuis les chartes jusqu’aux icônes, en passant par les pièces d’orfèvrerie et les manuscrits enluminés.
Diaporama de l'exposition
Autour de la visite, un joli programme
Pour les adultes
Une journée dans l’univers de l’icône
Présentation de la collection d’icônes du Petit Palais. Grâce à la donation de Roger Cabal, le Petit Palais possède actuellement le plus important fonds public français d’icônes. Nées de la tradition orthodoxe et datées du XVe au XVIIIe siècle, ces icônes sont grecques ou russes. La présentation de cette collection sera complétée par la visite exceptionnelle de l’atelier de peinture d’icônes installé au Petit Palais et mis en œuvre par l’association Paris-Ateliers. A partir de l’observation des travaux en cours, le professeur abordera la technique de l’icône et répondra à vos questions.
Visite littéraire : Voyage en terre secrète
L’inaccessible Mont Athos et les trésors sacrés que renferment ses monastères ont toujours fasciné. Quelques rares voyageurs et savants admis sur cette terre secrète ont livré de vibrants récits de leur voyage ou des découvertes incomparables d’œuvres et de manuscrits qu’ils y ont faits.
Pour les enfants
Mille couleurs pour une image
Les enfants s’inspirent des manuscrits enluminés présentés dans l’exposition pour créer leur propre illustration en couleur à la gouache.
En jaune et or
Au regard des peintures anciennes (icônes) présentées dans l’exposition, les enfants s’initient à la peinture à l’œuf.
Pour les sourds et malentendants
Possibilité d'une visite en lecture labiale
Plus sur le site du Musée
L’art au Mont Athos
Les anciens manuscrits
Les monastères athonites avaient des scriptoria (ateliers de calligraphie) pendant presque toute la période d'Athanase l'Athonite, dont la constitution (la "Typicon") pourvoit aux besoins en postes de calligraphes du monastère de Lavra. Cependant, de nombreuses collections de manuscrits anciens ont subi des dommages pour diverses raisons.

La première raison est le feu qui a frappé tous les monastères du Mont Athos à une époque ou une autre. La seconde cause concerne les pillards. Les Turcs détruisirent fréquemment des documents afin de profiter de l'or ou de l'argent de la couverture des reliures. Il a été calculé que, en 1822, les soldats turcs détruisirent quelques 1000 parchemins manuscrits pour faire des cartouches.
La troisième raison est le pillage par les collectionneurs européens. Il n'y a pas de grande bibliothèque en Europe qui ne contienne des manuscrits athonites. D'après une grossière estimation il y a 15 250 manuscrits grecs au Mont Athos et 800 d'entre eux sont illustres. Les manuscrits illustres datent du Xème siècle.
Un grand nombre de bibliothèques du Mont Athos contiennent des Chrysobulles impériaux (décrets impériaux avec des sceaux en or).
Les peintures murales
Les peintures murales sont la partie principale de l'héritage artistique de la Montagne Sainte, ou toutes les tendances à partir XIIème siècle sont représentées.
Les premières peintures murales apparaissent au monastère de Vatopedi. Elles représentent les apôtres Saint Paul et Saint Pierre. La même tendance et représentation est retrouvée dans les vestiges des peintures du monastère de Ravdouhou. C'est un ancien monastère du XIIème siècle qui est maintenant une dépendance du monastère de Pantokratoros.
Ensuite viennent des peintures du XIVème siècle, elles sont de la période caractéristique de l'école Macédonienne. Il doit être précisé, que bien que la Macédoine est une région géographique, il en n'est pas de même pour le centre de l'école Macédonienne. C'était une simple tendance artistique, certaines de ces peintures ont été trouvées dans les principales églises de Karyes, et dans les églises des monastères de Vatopediou et de Chelandariou.

Les mêmes commentaires peuvent être faits au sujet des peintures murales du XVIème siècle qui appartiennent à l'école de Crète. Des travaux de cette période ont été trouvés dans les monastères de Megiste Lavra, Stavroniketa, Koutloumousiou, Xenophontos, Dionysiou, Agiou Pavlou et Iveron.
Quelques spécialistes considérent ces deux écoles comme les deux principaux pôles. Toutes les peintures, peintures murales et icones portatives réunies, jusqu'au milieu du XVIème siècle sont proches de l'un de ces deux pôles. Ce n'est qu'avec ce point de vue que nous pouvons dire qu'une peinture appartient à une de ces écoles.
Après le milieu du XVème siècle, les illustrations sont en baisse, à cause des difficiles conditions économiques des monastères. Aucun établissement dans la Sainte Montagne n'avait les moyens d'inviter un maitre de la peinture. Un renouveau est observé à partir du XVIIIème siècle appelé l'art populaire. Nous retrouvons cet art dans les monastères de Xenophontos, Docheiariou, Gregoriou, Koutloumousiou, Pantkratoros, Philotheou, Katakalou, Xeropotamou et Esphigmenou.
Les icônes
Un élément indispensable du culte Chrétien Orthodoxe est la présence d'icônes sacrées.
Cet élément est rencontré dans tous les lieux de culte, les églises, mais aussi dans les maisons de tous les Chrétiens. Cette tradition vient du développement de l'icônographie démarrant au Ier siècle.
L'effort de préservation, du fait du respect concentré sur ces icônes, provoqua en Grèce une accumulation d'un grand nombre de ces icônes. La plus vieille d'entre elles date du XXème siècle, mais la majorité est du XIVème siècle ou plus tard. D'après une grossière approximation, il doit y avoir au Mont Athos à peu près 18 000 icônes portatives. Les styles artistiques des icônes suivent la même chronologie que les peintures murales.
Plus sur l’histoire et la vie monastique du Mont Athos.

Miss You
16:01 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : musées, petit palais, calligraphie






Commentaires
Ca doit être absolument fascinant à voir ! Incroyable que les moines aient autorisé cette "sortie" d'autant d'oeuvres autrement inaccessibles (ou presque) comme tu le fais remarquer.
Ecrit par : Anna Galore | 10 mai 2009
Ben voilà ! Je me disais que je devais rentabiliser ma visite semestrielle chez le médecin à Paris. Je dois y aller d'ici juillet, je crois que je viens de trouver une bonne idée de balade ! Merci !
Je suis vraiment fascinée par toutes ces icônes. Il y a quelque chose d'encore incompréhensible pour moi dans cette dévotion pour les images...
anti
Ecrit par : anti | 10 mai 2009
La première fois que j'ai entendu parler des icônes peintes, c'était dans le premier bouquin que j'ai lu de Régine Deforges "Sous le ciel de Novgorod".
Depuis, j'aime les retrouver au fil d'intrigues et de romans, un peu comme des personnages familiers ; en écrivant, je réalise que j'ai exactement la même sensation avec les oeufs de Fabergé.
Ecrit par : Miss You | 10 mai 2009
Une étude intéressante sur les icônes :
http://eocf.free.fr/text_quenot_icone_copte.htm
Elles alimentent depuis 15 siècles les "querelles byzantines" qui ont divisé les chrétiens...
De mes 10 ans passés en Egypte, je retiendrai les innombrables "courants" religieux, qui continuent à s'affronter (on parle là-bas de "rites", dont on change comme de chemise pour pouvoir se remarier, seul le mariage religieux étant reconnu par les Etats islamiques). Ces luttes fratricident contribuent à la disparition programmée des chrétiens d'Orient.
Ecrit par : ramses | 11 mai 2009
Merci Ramsès, je vais lire ça tout à l'heure :)
Ecrit par : Miss You | 11 mai 2009
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