14 mai 2009

Aung San Suu Kyi, l'éternelle prisonnière

La dirigeante de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi a été inculpée jeudi pour avoir violé ses conditions de détention et son procès s'ouvrira le 18 mai, a indiqué son avocat. Elle a été emmenée dans une prison en raison de l'intrusion d'un Américain la semaine dernière dans la maison où elle est maintenue en isolement depuis 2003 à Rangoun, selon des témoins.

1751161390.jpgLes mesures de sécurité avaient été considérablement renforcées à l'aube autour de la résidence de la lauréate du prix Nobel de la paix, âgée de 63 ans, et qui a été privée de liberté pendant la majeure partie des 19 dernières années.

Un convoi de police transportant Mme Suu Kyi et ses deux employés de maison a quitté la demeure à 07H00 du matin (00H30 GMT) pour se rendre à la prison d'Insein où siège un tribunal. Quinze minutes plus tard, le convoi, qui roulait à vive allure, est arrivé dans cette prison tristement célèbre, située dans la banlieue nord de Rangoun.

Mme Suu Kyi et ses employées de maison sont "détenues dans la prison", a déclaré à l'AFP Nyan Win, porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), principal parti d'opposition à la junte militaire en Birmanie. Les autorités "ont préparé un dossier" contre la secrétaire générale de la LND, qui ne pourra "pas retourner chez elle", a affirmé Nyan Win.

Kyi Win, avocat de Mme Suu Kyi, "a dit que les autorités allaient inculper la dame et ses deux employées au tribunal de la prison d'Insein", a encore indiqué le porte-parole, sans être toutefois en mesure de préciser les chefs d'inculpation retenus contre elles. L'avocat a lui-même déclaré à l'AFP que les autorités lui avaient donné la permission de défendre Mme Suu Kyi au tribunal. "Je me rends maintenant à la prison d'Insein" et "je ferai mon possible", a-t-il dit.

Il y a tout juste une semaine, le régime des généraux birmans avait annoncé l'arrestation d'un Américain, John Yettaw, qui avait gagné à la nage le domicile de Mme Suu Kyi, situé en bordure d'un lac, et y était resté caché pendant deux jours. Des responsables birmans ont indiqué que John Yettaw, 53 ans, serait un vétéran de la guerre du Vietnam. Selon l'avocat de Mme Suu Kyi, l'Américain est un "aventurier" qui a agi de sa "propre initiative".

Peu après l'annonce de cette rocambolesque affaire, le médecin personnel de Mme Suu Kyi, le docteur Tin Myo Win, a été arrêté, alors que la LND faisait état d'une dégradation de l'état de santé de l'opposante qui a été placée à deux reprises sous perfusion.

Peu d'informations ont filtré sur l'affaire Yettaw qui a été annoncée bruyamment alors que l'ordre d'assignation à résidence de Mme Suu Kyi expire le 27 mai et que le régime du généralissime Than Shwe prévoit d'organiser des élections nationales en 2010 et qu'il entend contrôler de bout en bout ce processus controversé, auquel la LND n'a pas été associée.

L'armée est au pouvoir depuis 1962 en Birmanie. En 1990, la LND avait remporté une victoire écrasante à des élections législatives mais, à l'époque, les militaires avaient refusé d'honorer les résultats.

Selon les Nations unies, il y a plus de 2.100 prisonniers politiques en Birmanie et nombre d'entre eux sont détenus à Insein.

En mars, un groupe de travail de l'ONU sur les détentions arbitraires, qui dépend du Conseil des droits de l'Homme, avait estimé que la poursuite de la détention de Mme Suu Kyi était contraire à une loi birmane de 1975 et que l'ordre d'assignation à résidence avait été prorogé chaque année en mai depuis 2003, au delà du délai légal.

Aung Din, directeur de "US Campaign for Burma", organisation d'opposants birmans en exil, a estimé que les derniers développements étaient "une ruse du régime pour maintenir Aung San Suu Kyi en détention au delà des six ans autorisés par la loi qu'il a utilisée pour justifier" la privation de liberté.

Source : AFP

Commentaires

"une ruse du régime pour maintenir Aung San Suu Kyi en détention au delà des six ans autorisés par la loi qu'il a utilisée pour justifier" la privation de liberté."

Emprisonnée alors qu'elle voyait le bout de sa "résidence forcée" et qu'elle est souffrante, ils vont trouver quoi ensuite pour continuer à baffouer les droits de cette opposante ? une rencontre pour le moins fortuite avec les balles d'un fusil ? un saut malencontreux par une fenêtre du toit de la prison ? une intoxication alimentaire inexplicable ? une nouvelle loi augmentant la durée des assignations à résidence ? Je suis écoeurée.

Ecrit par : Miss You | 14 mai 2009

Franchement, ce qui me surprend le plus, c'est que la junte cherche encore un prétexte légal pour garder Aung San Suu Kyi enfermée, alors que tout le monde sait que les dictateurs en place depuis 47 ans n'ont besoin d'aucune loi pour enfermer qui ils veulent aussi longtemps qu'ils veulent. Bien d'autres, anonymes, croupissent dans les geôles d'Insein sans aucun espoir de retourner à l'air libre un jour.

Cet habillage de l'arbitraire ne trompe absolument personne. Quant au simulacre d'élections en 2010, il est pathétique.

Ecrit par : Anna Galore | 14 mai 2009

Je suis d'accord sur le fait que personne n'est dupe.

Je trouve d'ailleurs que se retrancher derrière la loi (manipulée à souhait bien entendu) en exerçant cette dictature est d'une perversité totale. La dictature se duperait-elle elle même en n'assumant pas ce qu'elle est ?

Ecrit par : Miss You | 14 mai 2009

Ca permet de mieux manipuler le peuple qu'ils doivent penser... C'est bien triste le destin de cette femme, très triste. Souhaitons que la communauté internationale puisse intervenir d'une manière ou d'une autre.

anti, un petit voeu s'envole !

Ecrit par : anti | 14 mai 2009

Cette affaire de détention arbitraire d'une opposante à la junte birmane est révoltante. Comme tant d'autres, hélas...

Bernard Kouchner est étrangement silencieux, lui qui prône habituellement le devoir d'ingérence... Y aurait-il des négociations commerciales en cours avec la Birmanie, un TGV, quelques Airbus ?

Ecrit par : ramses | 15 mai 2009

Je ne sais pas Ramses, ça semble être le contraire officiellement : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/birmanie_551/presentation-birmanie_936/index.html

b/ L’Union européenne et les Etats Unis ont depuis longtemps choisi une politique de fermeté à l’égard de la junte militaire :

- l’UE renouvelle régulièrement depuis 1996 une position commune prohibant les ventes d’armes et toute coopération de défense, notamment le maintien d’attachés militaires, interdisant l’entrée et gelant les avoirs sur le territoire de l’Union d’une liste de personnalités proches de la junte et fixant une liste d’entreprises birmanes dans lesquelles tout investissement est défendu. Ces mesures ont été renforcées en novembre 2007 par l’adoption d’un embargo sur les importations de pierres précieuses, de bois, de métaux et de minerais en provenance de Birmanie ainsi qu’une interdiction des investissements dans ces secteurs. La coopération en matière humanitaire reste cependant autorisée. L’UE entretient une coopération non négligeable dans les domaines de l’éducation et de la santé. Son montant devrait s’élever à 32 millions d’euros pour la période 2007-2010 (14 M € consacrés à l’accès à l’éducation, 18 M € à la santé via le fonds 3D de lutte contre les grandes pandémies).

- les Etats-Unis ont adopté en 2003 le « Burmese Freedom and Democracy Act », renouvelé chaque année comportant de nombreuses sanctions économiques. Ces sanctions ont été renforcées en septembre 2007.

mais, en même temps, force est de reconnaître que ça bouge peu. Peut-être est-il difficile d'être sur tous les fronts. Je ne sais pas mais c'est bien dommage, surtout pour les personnes concernées.

anti

Ecrit par : anti | 15 mai 2009

Anti,

A part cet entrefilet dans "France Diplomatie", que personne ne lit en France, je n'ai pas entendu Bernard Kouchner ou Rama Yade prendre position à la Télévision en faveur de cette pauvre femme...

Ecrit par : ramses | 15 mai 2009

Pour Rama Yade, tu as tort : je l'ai entendue hier en parler sur France Info avec fermeté et annonçant qu'elle allait se rendre en Birmanie dans les prochains jours. L'interview est passée en boucles plusieurs fois dans la journée.

Ecrit par : Anna Galore | 15 mai 2009

Je n'écoute pas non plus France Info... Par contre, rien vu dans les grands journaux télévisés, en dehors du transfèrement en prison... Enfin, si Rama Yade se rend en Birmanie, c'est positif. Souhaitons qu'elle soit entendue.

Ecrit par : ramses | 15 mai 2009

L'occasion de saluer l'implication de Rama Yade qui a le mérite de faire connaître son point de vue sur de nombreux sujets sensibles (Tibet, Birmanie, venue de Khadafi, Darfour, ...) y compris quand il va dans le sens contraire des "intérêts commerciaux" de notre beau pays.

Bien sûr, vous me direz, c'est son rôle en tant que Secrétaire aux droits de l'homme.

Il n'empêche qu'elle est l'une des rares au Gouvernement à parler haut et fort de ses dossiers là où le silence d'autres ministres est assourdissant. Je ne parle même pas de Kouchner qui, avec ses voltes faces et mesquineries à répétition, a perdu à mes yeux toute crédibilité. Je préfère ne me souvenir que de son action humanitaire avant l'entrée en politique.

J'ai d'autant plus de plaisir à saluer l'engagement de Rama Yade que j'avoue avoir été longtemps dubitative, pour ne pas dire réticente, à son sujet. Elle a acquis une vraie stature par son engagement.

Ecrit par : Miss You | 15 mai 2009

D'accord avec toi, Miss. Compte tenu de son "environnement", l'attitude courageuse de Rama Yade n'en est que plus remarquable.

Ecrit par : ramses | 15 mai 2009

Dépêche AFP

"La dirigeante de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi a "remercié" les diplomates étrangers, autorisés mercredi par la junte militaire à assister à son procès dans une prison, en espérant les rencontrer plus longuement "dans des jours meilleurs".

Vêtue d'une tenue traditionnelle de couleur rose, la lauréate du prix Nobel de la paix, âgée de 63 ans, est apparue en forme lorsqu'elle s'est adressée aux représentants de quelque 30 ambassades étrangères à Rangoun, selon la correspondante de l'AFP qui a pu assister à l'audience avec un groupe de journalistes.

"Merci beaucoup d'être venus et pour votre soutien", a déclaré Mme Suu Kyi aux diplomates dans la salle d'audience.

"Je ne peux vous rencontrer un par un, mais j'espère tous vous rencontrer dans des jours meilleurs", a-t-elle ajouté.

Il s'agissait des premiers commentaires directs de Mme Suu Kyi depuis son inculpation et son transfèrement jeudi dernier de sa résidence vers la prison d'Insein, au nord de Rangoun, où elle est détenue dans un bâtiment spécial.

C'est dans cette "guest house" qu'elle devait ensuite s'entretenir avec les ambassadeurs de Thaïlande, de Singapour et de Russie, selon un diplomate.

La Thaïlande préside actuellement l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), l'ambassadeur de Singapour à Rangoun est le doyen du corps diplomatique et la Russie assure ce mois-ci la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU.

Aung San Suu Kyi est jugée pour avoir, selon les autorités, enfreint les règles de son assignation à résidence en hébergeant début mai, avec la complicité de ses deux dames de compagnie, l'Américain John Yettaw, mormon de 53 ans qui a réussi à gagner à la nage la demeure de l'opposante, située en bordure d'un lac.

Elle est passible de trois à cinq ans de prison si elle est condamnée pour l'affaire Yettaw, ce qui l'excluerait du paysage politique pendant les élections controversées que la junte entend organiser en 2010. Sa période d'assignation à résidence expirait théoriquement le 27 mai et des pays occidentaux ont estimé qu'avec ce procès, la junte cherchait à prolonger sa détention.

Aung San Suu Kyi a été privée de liberté pendant plus de 13 des 19 dernières années."

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39- href="mailto:39349843@7">39349843@7-37,0.html

Ecrit par : Miss You | 20 mai 2009

Source AFP Le Monde

"Détenue depuis la mi-mai à la tristement célèbre prison d'Insein, au nord de Rangoun, l'opposante birmane est jugée pour avoir enfreint les règles de son assignation à résidence. "Le verdict sera rendu vendredi", a affirmé son avocat et porte-parole de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).
"Nous avons de bonnes chances au regard de la loi, mais nous ne pouvons pas anticiper la décision de la cour car c'est un dossier politique", a-t-il ajouté. Les débats devaient s'achever mardi. Mme Suu Kyi, Nobel de la paix, est passible de cinq ans de prison pour avoir reçu en mai un Américain qui s'était invité chez elle après avoir traversé un lac à la nage.

Tout au long de son procès qui s'était ouvert le 18 mai à huis clos, l'opposante, âgée de 64 ans, n'a cessé de clamer son innocence, dénonçant le caractère "partial" et "politique" de sa mise en accusation. Durant les débats, ses avocats ont fait valoir que cette dernière ne pouvait pas être tenue pour responsable des actes de l'Américain John Yettaw, et qu'elle avait été inculpée en vertu d'une Constitution qui n'est plus en vigueur depuis plus de deux décennies. Ils ont aussi indiqué que l'accusation a pu appeler quatorze témoins à la barre alors que la défense n'a eu droit qu'à deux témoins.

Mme Suu Kyi a passé treize des dix-neuf dernières années en résidence surveillée, depuis que la junte militaire a refusé d'admettre sa victoire aux dernières élections organisées en Birmanie en 1990. En 2010, des élections doivent être organisées par la junte."

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/07/28/proces-d-aung-san-suu-kyi-le-verdict-est-attendu-vendredi_1223349_3216.html

Ecrit par : Miss You | 28 juillet 2009

L'opposante birmane Aung San Suu Kyi et l'Américain John Yettaw, qui s'était invité chez elle en mai dernier, vont faire appel de leur condamnation, ont annoncé mercredi 12 août leurs avocats. Le verdict de dix-huit mois supplémentaires d'assignation à résidence, prononcé mardi à l'encontre de la lauréate du prix Nobel de la paix, continue d'alimenter un déluge de critiques à travers le monde mais, à New York, les quinze pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU se sont séparés sans trouver d'accord sur une déclaration commune.

La Chine, principale alliée de la Birmanie, a appelé mercredi la communauté internationale à "respecter totalement la souveraineté de la justice birmane". L'assignation à résidence de Mme Aung San Suu Kyi a été prorogée de dix-huit mois sur ordre du numéro un de la junte, le généralissime Than Shwe, qui a atténué une peine initiale de trois ans de réclusion et de travaux forcés, annoncée plus tôt par un tribunal spécial siégeant dans une prison.

Aung San Suu Kyi a été reconduite dans sa demeure délabrée de Rangoun et, mercredi, la police et d'autres agents de sécurité bloquaient l'avenue menant au domicile de la figure de proue de l'opposition. De son côté, M. Yettaw, à l'origine de la mise en accusation d'Aung San Suu Kyi, a été condamné à des peines de sept ans de prison et de travaux forcés et, selon son avocat, l'Américain reste "très calme" et "espère la meilleure" issue possible.

"NOUS PENSONS QUE CE JUGEMENT EST TOTALEMENT CONTRAIRE À LA LOI"

Nyan Win, avocat d'Aung San Suu Kyi et porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a déclaré que l'équipe de défense de "La Dame" de Rangoun n'était "pas satisfaite" du jugement. "Nous pensons que ce jugement est totalement contraire à la loi", a dit Nyan Win, affirmant avoir reçu des instructions de sa cliente en vue de faire appel de la condamnation dès mercredi si l'équipe de défense reçoit rapidement une copie du jugement. Aung San Suu Kyi, 64 ans, a été privée de liberté pendant quatorze des vingt dernières années. L'opposition birmane est convaincue que sa nouvelle condamnation vise à l'écarter du paysage politique avant les élections controversées promises par la junte pour 2010.

De son côté, Khin Maung Oo, avocat de M. Yettaw — ce mormon de 54 ans qui a bizarrement réussi à nager jusqu'au domicile de l'opposante —, a également annoncé son intention de faire appel, "étape par étape", de la sévère condamnation visant son client. Si nécessaire, a-t-il dit, "nous écrirons" à Than Shwe "pour que M. Yettaw soit expulsé" de Birmanie. Le président américain, Barack Obama, s'est "joint à la communauté internationale pour appeler à la libération immédiate et sans condition d'Aung San Suu Kyi". Il s'est également inquiété du sort réservé à M. Yettaw.

La Thaïlande, en sa qualité de présidente en exercice de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), a exprimé sa "profonde déception" au lendemain du verdict. La Birmanie est l'un des dix pays membres de l'Asean. Mercredi, dans un commentaire, le quotidien officiel de la junte, The New Light of Myanmar, s'est insurgé contre les étrangers qui "s'ingèrent dans les affaires intérieures d'autres pays". Le journal a estimé que Than Shwe avait fait preuve d'une "grande considération" à l'égard d'Aung San Suu Kyi en commuant sa peine de prison en résidence surveillée.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/08/12/aung-san-suu-kyi-va-faire-appel_1227779_3216.html

Ecrit par : Miss You | 12 août 2009

Le titre de la note d'Anna est décidément terriblement vrai :

La cour suprême de Birmanie a maintenu vendredi 26 février en détention l'opposante Aung San Suu Kyi, en confirmant sa condamnation à 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence, prononcée en août dernier, a-t-on appris de source officielle.

Les magistrats ont rejeté le recours de ses avocats, qui soulevaient notamment des arguments constitutionnels. "L'appel a été rejeté", a indiqué de façon laconique un responsable birman sous couvert de l'anonymat.
La lauréate du prix Nobel de la paix, 64 ans, avait été condamnée à trois ans de réclusion et de travaux forcés pour avoir brièvement hébergé un Américain qui avait réussi à nager jusqu'à son domicile, situé sur les rives d'un lac.

La sanction avait été immédiatement commuée en une prolongation de sa résidence surveillée, puis confirmée en appel en octobre.

Les avocats de la dissidente ont désormais comme recours d'en appeler directement au président de la cour suprême, plus haute autorité judiciaire du pays.

La sanction exclut la "Dame de Rangoun" du paysage politique pour les élections prévues cette année par la junte. Aung San Suu Kyi a passé plus de 14 des 20 dernières années en prison.

Source http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20100226.OBS8101/aung_san_suu_kyi_maintenue_en_detention.html

Ecrit par : Miss You | 26 février 2010

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