02 juin 2009
Lacroix du Sud

En apprenant la mise en cessation de paiements de sa maison de couture, j’ai eu envie de vous parler d’un grand couturier, Christian Lacroix, dont le travail symbolise à mes yeux le Sud, tant dans ses couleurs avec une prédominance du rouge, que le choix et la multiplicité des matières et leurs rencontres : le chic d’une arlésienne, la douceur toute méditerranéenne, la fougue de la Camargue, le secret d’une gitane, le feu d’une andalouse, la volubilité d'une provençale.

Amoureux du théâtre, on retrouve dans ses collections un monde mis en scène et la splendeur des costumes qui l'inspirent.
Né à Arles, il raconte sa première collection comme le début d’un fabuleux voyage à travers les lieux et les époques :

« En juillet 87, j'ai présenté ma première collection de couture sous mon nom,
sur le thème de la Camargue, d'Arles, de mes paysages naturels.
La couture c'est une création libre, rêvée, "impressionniste"
pour une femme en mouvement,
une femme qui incarne le thème de la saison ou du moment,
prise dans une ébauche d'histoire.
Personnellement, j'oscillerai toujours,
tout en maintenant le cap d'un fil d'Ariane mystérieux,
entre la pureté des structures et l'ivresse des ornements.
Car la couture, c'est les deux en même temps.
Je sais que j'aurai toujours horreur du vide
et que je le remplirai de fleurs, de peinture, ou d'autres choses.
Je sais que je serai toujours le Méditerranéen
des paseos, des Lices et des processions mêlant parure et allure,
gitanes du Gange et bohémiennes de Kensington ;
je sais que j'aimerai toujours le snobisme,
le vrai, quand il signifie l'assertion d'une différence,
qu'il s'agisse d'élégance, de l'humble paillette des forains »
(Christian Lacroix)
sur le thème de la Camargue, d'Arles, de mes paysages naturels.
La couture c'est une création libre, rêvée, "impressionniste"
pour une femme en mouvement,
une femme qui incarne le thème de la saison ou du moment,
prise dans une ébauche d'histoire.
Personnellement, j'oscillerai toujours,
tout en maintenant le cap d'un fil d'Ariane mystérieux,
entre la pureté des structures et l'ivresse des ornements.
Car la couture, c'est les deux en même temps.
Je sais que j'aurai toujours horreur du vide
et que je le remplirai de fleurs, de peinture, ou d'autres choses.
Je sais que je serai toujours le Méditerranéen
des paseos, des Lices et des processions mêlant parure et allure,
gitanes du Gange et bohémiennes de Kensington ;
je sais que j'aimerai toujours le snobisme,
le vrai, quand il signifie l'assertion d'une différence,
qu'il s'agisse d'élégance, de l'humble paillette des forains »
(Christian Lacroix)

Robe pour Isabelle Masque : Christian Lacroix
Robert le Diable, opéra en 5 actes d’Eugène Scribe et Casimir Delavigne.
Musique de Giacomo Meyerbeer (1791-1864).
Création à l’Opéra de Paris le 21 novembre 1831.
Production de l'Opéra national de Paris, le 24 juin 1985
Opéra national de Paris
Photo Gisèle Nedjar, BNF
Robert le Diable, opéra en 5 actes d’Eugène Scribe et Casimir Delavigne.
Musique de Giacomo Meyerbeer (1791-1864).
Création à l’Opéra de Paris le 21 novembre 1831.
Production de l'Opéra national de Paris, le 24 juin 1985
Opéra national de Paris
Photo Gisèle Nedjar, BNF
Enfant, Christian Lacroix rêve d'évasion, de voyages et Barcelone, Venise et Londres sont très tôt des villes qui l'inspirent. Passionné d'art, il entame des études d'histoire de l'art à la faculté de lettres de Montpellier puis à la Sorbonne à Paris.

Aspirant à une carrière de conservateur de musée, il s'inscrit à l'Ecole du Louvre. Mais son parcours s'interrompt. Une rencontre l'aiguillera vers une autre voie : Jean-Jacques Picart, attaché de presse pour de nombreuses maisons de luxe, croise sa route et Hermès, Guy Paulin et Jean Patou lui ouvrent leurs portes.

Maquette de costume pour une danseuse en guêpière rouge
Christian Lacroix
Les Anges ternis, ballet de Karole Armitage, musique de Charlie Mingus
Créé à l’Opéra de Paris le 29 mai 1987.
Gouache, aquarelle, encre et crayon
Christian Lacroix
Les Anges ternis, ballet de Karole Armitage, musique de Charlie Mingus
Créé à l’Opéra de Paris le 29 mai 1987.
Gouache, aquarelle, encre et crayon
Ses créations se veulent être des mélanges insensés et osés mais le résultat est là et il plaît. Preuve indubitable, il reçoit l'Award du créateur étranger le plus influent.
En 1987, il ouvre sa propre maison de couture et crée son premier défilé de haute couture. Son nom s'impose de plus en plus comme une référence dans le monde de la mode et on le nomme directeur artistique de la maison Florentine Pucci.

Christian Lacroix n'en finit pas de surprendre, entre collections de prêt-à-porter et lignes de linge de maison, il investit des domaines plus surprenants comme la création de costumes de scène - 'Carmen', 'Phèdre' ou 'Cyrano de Bergerac' - le timbre Saint-Valentin pour la Poste, les illustrations du Petit Larousse ou encore un nouveau design pour les TGV...

Nuno Corte Real : Pourpoint de Mephisto
Arepo (opéra à l'envers), ballet de l'Opéra de Paris
Compositeur : Charles-François Gounod.
Metteur en scène : Hugues Le Bars et Elisabeth Cooper ; Chorégraphe : Maurice Béjart.
Décors et costumes : Nuno Corte Real
Création à Opéra national de Paris le 24 mars 1986.
Opéra national de Paris
Photo Gisèle Nedjar, BNF
Arepo (opéra à l'envers), ballet de l'Opéra de Paris
Compositeur : Charles-François Gounod.
Metteur en scène : Hugues Le Bars et Elisabeth Cooper ; Chorégraphe : Maurice Béjart.
Décors et costumes : Nuno Corte Real
Création à Opéra national de Paris le 24 mars 1986.
Opéra national de Paris
Photo Gisèle Nedjar, BNF
Avec un talent largement confirmé, Christian Lacroix aime surprendre, tant dans l'originalité de ses créations que dans l'étendue des domaines auxquels il offre son art.

Pour en découvrir un peu plus sur lui
• Un long portrait intitulé « Lacroix et la manière »
• Sa rencontre avec le théâtre
• Un défilé en ligne
• Son site

Miss You
15:30 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : nîmes et ses alentours






Commentaires
Miss,
Très bel hommage à l'un de nos plus grands couturiers.
"La Croix du Sud", c'est aussi le nom de l'avion de Mermoz, disparu le 7 décembre 1936, au même endroit que l'A330 d'Air-France...
Ecrit par : ramses | 02 juin 2009
Merci Ramsès.
En choisissant ce titre, je pensais en fait à la constellation ;)
Ecrit par : Miss You | 02 juin 2009
J'allais le dire, c'est avant tout le nom de la constellation qui indique le Sud dans l'hémisphère sud, dont s'est inspiré Mermoz pour nommer son avion.
Ecrit par : Anna Galore | 02 juin 2009
Remarque, le constellation, c'est aussi un avion si je ne m'abuse, mis au point par Howard Hughes et son équipe.
Ne croyez pas que je sois forte en avions mais j'ai revu "Aviator" il y a quelques temps :-)
Ecrit par : Miss You | 02 juin 2009
Sauf erreur de ma part, c'est aussi Christian Lacroix qui a "servi" de thème central aux journées de la photo d'Arles l'an dernier.
Ecrit par : Anna Galore | 02 juin 2009
Absolument il en était le parrain, l'hôte et a choisi un certain nombre des photographes participants. C'est d'ailleurs à Arles que j'ai pris la première photo de la note, photo qui se trouvait en format affiche sur l'un des murs des ateliers sncf qui servent de lieux d'expo, en dehors des lieux en coeur de ville.
http://www.rencontres-arles.com/ARL/C.aspx?VP3=Renderer_VPage&ID=ARLP98
Ecrit par : Miss You | 02 juin 2009
Ah, il me semblait bien l'avoir vue quelque part !!!
Ecrit par : Anna Galore | 02 juin 2009
J'aime beaucoup cette photo qui le montre rieur, alors que souvent ses photos officielles sont très sobres, le visage sévère ou en tout cas sérieux.
Ecrit par : Miss You | 02 juin 2009
Au-delà de Christian Lacroix, c'est toute la haute couture qui est menacée de disparition. La clientèle était surtout constituée de richissimes orientales... Avec la crise du pétrole, elle tend à se raréfier. Là aussi, une page se tourne.
Ecrit par : ramses | 02 juin 2009
Rhaaa Lacroixxx ! Si j'étais riche...
Miss, on aurait dit que tu prenais Chanel et moi Lacroix ok ? :-D
Bloo dans ses rêves !
Ecrit par : Haute bloodure | 02 juin 2009
Bloo, vu la créativité des deux maisons, on a largement de quoi prendre un peu de chaque et de mélanger les styles, sans compter tous les autres. Imagine le shopping d'enfer à la Pretty Woman :-D
Ramsès, j'ai peur que tu aies raison. La crise financière a largement sa part aussi. Pourtant, il y a des pays où les fortunes émergent qui pallieront les "défaillances" des riches familles du pétrole. Je pense à certains industriels indiens, aux milliardaires russes, ...
Ecrit par : Miss You | 02 juin 2009
oui oh je n'ai pas aimé justement ses choix lors des dernières RIP, un peu trop prout-prout le monsieur, il avait besoin de pub, ici on ne l'aime pas bcp, d'ailleurs
c''est un parisien qui joue l'arlésien
il y avait une belle expo qui lui était consacrée au musée Réattu, un gros coup de pub, aussi, et ça n'a pas suffi
c'était avant la crise éco
voilà un monsieur au gros ego
Ecrit par : brigitte | 02 juin 2009
Bonsoir Brigitte ;)
Personnellement, j'ai beaucoup aimé ses choix à Arles l'an dernier. De belles découvertes. Comme quoi, les goûts et les couleurs, décidément... :-)
L'expo au musée Réattu était effectivement très belle. Je l'ai vu quelques semaines après les Rencontres, je voulais en profiter pleinement.
Quant à son gros égo, j'ai l'impression que ça va souvent de pair avec les créateurs célèbres malheureusement.
Ecrit par : Miss You | 02 juin 2009
pourquoi "décidément" les gouts et les couleurs?
ce n'est pas une question de goûts et de couleurs, mais de mode, de suivisme et de prout
les RIP de l'an dernier n'avaient rien à voir avec celles des années précédentes, qui elles, avaient lieu sous l'égide de "vrais" photographes, qui savent dénicher des talents, montrer des choses incongrues, sans faire de tapage médiatique
ça fait 20 ans que je vais aux RIP, l'année dernière Lacroix avait poussé la plaisanterie jusqu'à mettre son nom sur l'affiche, sa pub, quoi, et tout tournait autour de savie-sonoeuvre, lui, lui, lui,
bref c'était nul, mais ça a plu, y'a jamais eu autant de visiteurs, je crois,le snobisme ça marche avec la mode...
Ecrit par : brigitte | 02 juin 2009
"Décidément" parce que je constate qu'une fois de plus les réactions des uns et des autres par rapport à un évènement, à une expo, au travail d'un créateur varient et ne se ressemblent pas. C'est tant mieux, ce serait triste que tout le monde pense la même chose.
Que les rencontres 2008 ne t'aient pas convaincu, je peux le comprendre et je le respecte. En revanche, que tu qualifies de "nul" le travail des différents photographes exposés juste parce qu'ils ont été "choisis" par Lacroix me semble extrêmement réducteur et surtout surprenant, compte tenu du nombre d'exposants et de leurs travaux aussi variés.
J'ai adoré découvrir des photographes que je ne connaissais pas et retrouver les photos d'autres que j'aime beaucoup (je pense notamment à deux d'entre eux, Richard Avedon dont j'ai beaucoup aimé la rétrospective à St Trophyme et Tim Walkers aux ateliers)...
Qu'il ait communiqué autour des Rencontres ne me choque pas. Si cela a drainé du public qui ne serait peut être pas venu sans cette pub, ça me semble aussi bénéfique pour Arles et pour les Rencontres.
Ce n'est que mon avis !
Ecrit par : Miss You | 03 juin 2009
Je n'ai pas du tout la vision auréolée d'un Lacroix. Pour moi, c'est d'abord une création de Bernard Arnault, le PDG de LVMH, qui décide en 1987, de créer une maison de haute couture, la rentabilité du secteur faisait déjà l'objet de tous les soupçons. Réservée à moins de 2 000 femmes dans le monde, contre 17 000 après guerre, l'activité haute couture serait-elle maintenant aussi anachronique qu'inavouable ? Les 360 000 francs nécessaires pour s'offrir une robe de bal seraient-ils devenus si irréels que parler prix dans la maison d'un grand couturier frôlerait le sacrilège ? S'habiller haute couture est un privilège en 1995. Si 3 000 francs actuels suffisaient en 1948 pour s'offrir une robe d'été signée Christian Dior, il faut compter quinze fois ce montant pour un premier modèle chez Balmain.
L'explosion des coûts salariaux, qui pèsent pour plus de 50 % dans le prix de revient d'un tailleur, est passée par là. Quand on sait qu'il faut en moyenne cent cinquante heures de travail entièrement à la main pour créer une robe de cocktail, on comprend mieux le prix de la facture. Par ailleurs, les frais de défilé, où les grands top models fixent de plus en plus leurs tarifs, ont explosé : 7 millions de francs pour une heure avec Carla Bruni ou Claudia Schiffer en vedette, l'été dernier.
Un climat dissuasif qui aurait dû décourager Bernard Arnault de risquer le moindre kopeck sur la création d'une nouvelle maison parisienne. Lorsqu'il mit Christian Lacroix sur orbite, la dernière success story de la profession s'appelait Saint Laurent, créé en 1962, qui avait attendu quinze ans pour commencer à gagner le premier franc de profit. Son pygmalion, Pierre Bergé, avait d'ailleurs déclaré urbi et orbi que Saint Laurent serait la dernière grande maison de couture parisienne. Un Wolfgang Ley, PDG d'Escada, était en train de démontrer que désormais, pour gagner vite et bien des millions de marks, mieux valait miser sur un prêt-à-porter de luxe, conformiste mais plus accessible, avec des prix oscillant entre 5 000 et 35 000 francs. Bernard Arnault, propriétaire à l'époque des griffes Christian Dior et Hubert de Givenchy, avait déjà sa dose de glamour. Pourquoi se risquer dans la galère Lacroix ?
Mais ce stratège balaya tous ces arguments pour confier les clés d'un superbe hôtel particulier, au 73 faubourg Saint-Honoré, en 1987, au jeune Arlésien, qui avait fait ses preuves chez Patou. Il n'a jamais envisagé de les lui retirer depuis, malgré l'accumulation de quelque 300 millions de francs de déficit en sept ans. Initialement, Bernard Arnault avait rêvé de rééditer avec Lacroix le coup de Marcel Boussac avec Dior. Et après tout, la création d'un pôle parfums devait rentabiliser rapidement la mise. Espoir vite déçu. C'est la vie, le parfum de Lacroix lancé en 1991, sera le plus grand flop de la parfumerie française."
J'avais vu une émission aussi parlant du déficit chronique de cette maison de couture depuis sa création. La nouvelle de sa disparition pour cessation de paiement n'est donc pas une surprise même si, scandaleusement, sous couvert de nouvel emballage des TGV l'Etat lui a versé plus de 270 millions d'euros en 2005 (date du rachat par les américains).
Bref, "la maison qui a vu le jour il y a vingt-deux ans a toujours allié réussite créative et échec financier. Depuis le lancement de sa propre société de couture en 1987, Christian Lacroix rencontre un succès dans le monde de la mode jamais démenti, sans pour autant parvenir à gagner de l’argent" donc, normal qu'il se plante.
anti
Sources : http://www.lexpansion.com/economie/lacroix-un-pari-presque-gagne_3875.html et http://www.francesoir.fr/societe/2009/05/29/christian-lacroix.html
Ecrit par : anti | 03 juin 2009
mais je suis très réductrice et surtout très attentive aux vrais talents et pas à la confiture médiatique et aux images toutes faites au spécial copinage et à toux ces breuvages, du clinquant et du déjà vu, du moi-je et de la mode à tout prix
et Lacroix pour moi c'est la corrida, et la corrida... poil aux bras
qu'il meure! (je ne suis pas certaine que ça lui déplaise d'ailleurs l'homme sombre:-)
Ecrit par : brigitte | 03 juin 2009
En ce qui me concerne, je n'aime pas ce que fait Lacroix, je préfère largement Kenzo ou JP Gaultier. Cela dit, pour revenir aux RIP de l'an dernier, nous y avons découvert, Anti et moi, de nombreuses pépites, en particulier dans les grands ateliers où une foule de "petits" photographes était exposée pour notre plus grand plaisir. Je ne pense donc pas que Lacroix, qu'on l'aime ou pas, ait eu une influence aussi négative que ça sur la sélection des oeuvres exposées. Tout au plus sur une ou deux salles, visiblement organisées autour de lui, donc finalement très peu par rapport à l'ensemble des expos.
Je n'ai jamais décidé d'aller aux RIP en fonction du thème ou de l'organisateur du moment. S'il y a eu plus de monde en 2008 que l'année d'avant, c'est peut-être parce que cet évènement devient de plus en plus connu et c'est tant mieux.
Ecrit par : Anna Galore | 03 juin 2009
Brigitte, pour ce qui est des "Rencontres" de l'an dernier, on en parlait là :
http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2008/07/21/soleil-et-soleil.html .
(et là :
http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2008/08/10/tim-walker-en-arles.html
http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2008/07/27/des-hyenes-et-des-hommes.html
http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2008/07/11/richard-avedon.html)
Vu les photos sur ton blog, ça peut-être très intéressant d'avoir ton avis directement là-bas, particulièrement si tu y assistes depuis 20 ans. Quelles évolutions tu as vu ? Tes coups de cœur ? Etc.
anti, curieuse ;-)
Ecrit par : anti | 03 juin 2009
je n'ai aucune mémoire des noms, et à vrai dire je m'en fous un peu, surtout de la notoriété
moi aussi j'y ai vu des choses intéressantes cette année, mais la main de Lacroix m'a assez écoeurée, parce que trop présente, et donnant envie de fuir sur certaines expos
bien sûr qu'il y avait des choses intéressantes en dehors de la mode
j'y vais chaque année à petits pas, par petits bouts durant tout l'été, je redécouvre ma ville, une autre ville
avant c'était très intimiste les RIP, réservées aux photographes avertis, qu'on ne voyait pas ailleurs, c'était du temps de l'argentique, avant la démocratie de l'image, la tyrannie de l'apn, et du çafaitbiendevenirenarlespourlesrip
ça fait plusieurs années (j'ai commencé en 2002) que je fais des blogs, ici et là et dont certains ont été détruits, mais j'y ai beaucoup parlé des RIP et de ma façon de les voir....
on trouve sans doute des images et impressions dans la dernière tirelyre au mois de juillet... mai pas le courage de retourner dans les archives, d'autnant que les prochaines RIP vont arriver...
Ecrit par : brigitte | 04 juin 2009
suis allée chercher vite fait (car j'ai un boulot monstre) des traces des rip
j'en ai trouvé là
http://tirelyre.arlacom.com/?date=2008-07-10, et avant ou après sans doute aussi ;-)
Ecrit par : brigitte | 04 juin 2009
Merci Brigitte ! Je viens de mettre aussi ces infos dans les commentaires sur la note "Soleil et Soleil". Très sympa le lien ! J'irai voir ça de plus près un peu plus tard.
anti
Ecrit par : anti | 04 juin 2009
Je ne rentrerai pas dans la polémique.
J'ai aimé le Lacroix de ses débuts, parce que dans ces années où la mode était si triste, il a ressuscité le soleil, la couleur, et la féminité. J'ai aimé surtout sa façon de puiser dans le plus féminin de l'histoire du costume, d'oser réactualiser la crinoline, le bustier XVIIIe, la robe Empire... Tout comme Vivienne Westwood, John Galliano...
Mais comme Anna j'ai un gros faible pour JP Gaultier - qui ne néglige pas non plus les coups de pub - et pour mon préféré de tous : Dries Van Notten...
Tiens, ça me rappelle qu'il faut que je joue au loto...
Ecrit par : Adele Falbala | 04 juin 2009
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