10 juin 2009
Les oiseaux nicheurs migrent ou disparaissent
La France a perdu 10% de ses oiseaux nicheurs en dix ans
Les oiseaux battent de l’aile. L’observatoire Stoc (Suivi temporel des oiseaux communs), dont le Museum d’Histoire naturelle célèbre ce mardi les vingt ans d’existence, a annoncé dans la matinée que la France a perdu 10% de ses oiseaux nicheurs communs entre 1989 et 2008.
Pour certaines espèces spécifiques nichant dans les champs ou dans les habitats, la chute atteint 20%.
La population de Tarier des prés a baissé de 76%, la Linotte mélodieuse de 71%, le Gobemouche gris de 57%, le Milan royal de 32%... La fragmentation du territoire, l’urbanisation, seraient les principales causes de ces disparitions.
«Il va y avoir de nouvelles cohabitations d’espèces»
Le réchauffement climatique est également en train de désordonner les écosystèmes en France. Les espèces septentrionales sont ainsi plus en déclin que les autres.

«On constate aussi que les espèces d’oiseaux ont, en moyenne, un retard de 91 km dans leur progression vers le Nord, par rapport aux avancées du réchauffement climatique», avance Romain Julliard, coordinateur scientifique du projet Vigie Nature.
«C’est inquiétant car les chaînes de l’écosystème sont en train de se redistribuer: les libellules et les araignées par exemple s’adaptent très bien au réchauffement climatique.
Il va donc y avoir de nouvelles cohabitations d’espèces, donc des disparitions subites de certaines populations.» Des bouleversements qui amènent certaines espèces, comme la cigogne, à se développer dans l’hexagone, alors qu’elles étaient très rares il y a une trentaine d’années.
Influer sur les politiques d'aménagement du territoire
Face à tous ces changements, le Museum d’Histoire naturelle a constitué d’autres observatoires, pour les papillons, les chauve souris ou encore la flore, regroupés sous la bannière Vigie Nature. «Ce sont tous de bons indicateurs de l’état de santé de la biodiversité en France, pour laquelle on manque encore d’informations», explique Denis Couvet, du département Ecologie et gestion de la biodiversité du Museum.
«Ces outils doivent aussi servir à influer les politiques d’aménagement du territoire», insiste Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO (Ligue de protection des oiseaux).
A savoir :
L’observatoire Stoc, animé par 1.500 bénévoles, a permis d’observer une centaine d’espèces depuis 1989, et 175 depuis 2001. Il a été adopté dans 21 pays européens comme outil de mesure officiel des espèces d’oiseaux.
Par Mickaël Bosredon pour 20minutes
Crédit photos www.oiseaux.net
Et, notamment, sur le blog :
* La disparition des moineaux
* Tipiti, le rouge-gorge
* 1 espèce d'oiseaux sur 4 menacée
* Vautours toujours
* Le chant du rossignol
Miss You
15:30 Publié dans Colère, Miss Terre et bouts de blogs, Nature | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : climat, biodiversité






Commentaires
Quand est-ce qu'on va agir pour de vrai ?
anti, inquiète.
Ecrit par : anti | 10 juin 2009
Avec tous les signaux et les alertes qu'on lit et qu'on trouve partout, j'espère (optimiste des fois la fille) que ce sera sans plus tarder. Sinon, le temps que les premiers effets des vraies actions se fassent ressentir, il se pourrait qu'il soit trop tard. On ne pourra en tout cas pas dire, ici non plus, qu'on ne savait pas.
Ecrit par : Miss You | 10 juin 2009
Miss,
Beaucoup de "prises de conscience" suivies de très peu d'effets...
Ou alors des décisions démagogiques, comme cette "taxe carbone" qui permettrait de polluer toujours plus, aux frais du consommateur ! Un mauvais message envoyé aux pollueurs : "Tu payes, t'as le droit..."
Je te rejoins... Sans une volonté planétaire très rapide d'inverser la tendance, c'est râpé...
Ecrit par : ramses | 11 juin 2009
Absolument.
Je trouve également aberrant que la seule réaction soit une taxe - les riches paieront et continueront à polluer ou à contribuer à l'aggravation de la situation. Ce n'est pas une question de taxe, mais d'interdiction pure et simple et, avant tout, de prise de conscience profonde, ce qui serait bien mieux que n'importe quel moyen de coercition.
Ecrit par : Anna Galore | 11 juin 2009
Ce qui m'inquiète vraiment, c'est que je suis persuadée que ces problèmes ne peuvent pas être pris en charge par une ou des démocraties. Il y a trop de bla-bla et le temps nous est compté. Je pense que la seule façon, si elle advient, sera brutale, sans négociation, donc dictatoriale.
anti
Ecrit par : anti | 11 juin 2009
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