26 juin 2009
Boix-Vives, couleur soleil
Aujourd’hui, je vous emmène à la rencontre d’un peintre, Anselme Boix-Vives, que je découvre et dont le travail me plaît énormément.
J’imagine bien son univers quelque part à la croisée de ceux du Facteur Cheval et de Gaudi, les teintes chaleureuses et l'enfance en plus.

Voici ce qu'en dit le site de la galerie :
Anselme Boix-Vives est né le 3 Janvier 1899 au Mas de Ferras dans le hameau Dena Herbeset situé à quelques kilomètres de Morella, province de Castellò.

Trois personnages, 1964
Issu d’une famille pauvre, Anselme ne peut aller à l’école. Tout au long de sa vie il parle le catalan et plus tard écrit phonétiquement le français.

Drapeaux, 1967
Enfant, il est le gardien de troupeaux ; adolescent, comme beaucoup de ses compatriotes, il doit s’expatrier. En juin 1917, à l’âge de 18 ans, Boix-Vives arrive en France.

Bel arlequin, 1964
Devenu Anselme Bois, il se fait embaucher dans les usines, louant ses bras en Avignon, à Brides les Bains, à Ugines (où il se marie en 1920), à Albertville où il devient mineur.

Grand animal noir, 1967
Travailleur acharné, l’homme n’a cesse d’économiser afin d’acquérir son indépendance grâce à un commerce. Son rêve se réalise en 1926 : ce sera une boutique de fruits et légumes à l’enseigne « Anselme Bois », dans la rue la plus commerçante de Moutiers, en Haute Savoie, où il s’établit définitivement.

Fidel Castro, 1963
Personnage haut en couleur, Boix-Vives est connu par les couplets qu’il improvise déjà sur l’amour et la paix et qu’il chante dans son français chauffé d’accents catalans.

La porte du château lunaire, 1963
Respecté de ses confrères, il se lie tout particulièrement avec le libraire de la Grande Rue, son voisin, qui, sous son influence, à la fin de sa vie, se met à peindre de belles compositions naïves.

Oiseau mondain, 1966
Ayant fait habilement fructifier ses affaires, entouré de sa famille : sa femme, sa fille et ses trois fils (l’un deviendra Président d’une grande entreprise, l’autre décorateur de renom, le troisième assurera la succession du commerce et le développera avec succès), il est fier de sa réussite apportant la sécurité au clan.

Passagers, 1965
En 1962, tout vacille. La mort de sa femme, l’asthme qui commence à l’handicaper, ses rapports passionnels avec son fils cadet Michel qui, contre sa volonté, se destine à une carrière artistique, l’ébranle.

Pêcheurs dans un lac de montagne, 1964
A 63 ans, profondément meurtri, Boix-Vives abandonne ses affaires à l’un de ses fils. Pressentant que son père s’installerait dans un grand fauteuil pour poétiser ses souvenirs, Michel, l’artiste, l’incite à peindre, se souvenant de ses dessins griffonnés spontanément au dos des factures du magasin.

Toucan bleu, 1965
Cette nouvelle vie, entièrement consacrée à la peinture, dure exactement sept années ; le premier tableau date de juillet 1962 et le dernier est achevé en juillet 1969. Hospitalisé à Grenoble, il est inhumé à Moutiers le 26 août de cette même année.

Christ lunaire, 1964
Il laisse plus de deux mille œuvres se composant de dessins, gouaches, « ripolin ». (Source du texte)

Princesse africaine, 1964
« L’art ne vient pas coucher dans les lits qu’on a faits pour lui ;
il se sauve aussitôt qu’on prononce son nom :
ce qu’il aime c’est l’incognito.
Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s’appelle ».
Jean Dubuffet (1960)
il se sauve aussitôt qu’on prononce son nom :
ce qu’il aime c’est l’incognito.
Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s’appelle ».
Jean Dubuffet (1960)

Famille d'oiseaux dans les arbres, 1967
Miss You
11:30 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note






Commentaires
Très, très sympa. J'aime beaucoup ce qu'il fait.
Encore une expo à voir ;-)
anti
Ecrit par : anti | 26 juin 2009
J'adore ! J'ignorais totalement son existence, merci pour cette découverte !
Ecrit par : Anna Galore | 26 juin 2009
Tu m'étonnes ! C'est très proche de Jean Vernède (qui expose d'ailleurs à Nîmes jusqu'au 30 juin : http://www.idgo.fr/articles/art-022211-jean-vernede.html )
anti
Ecrit par : anti | 26 juin 2009
Trop bien ! Faut qu'on y aille ce weekend !
Pour les personnes qui ne sont jamais venues à la maison (si, si, il y en a), j'ai chez moi depuis une dizaine d'années un superbe tableau de Jean Vernède peint sur bois (une oeuvre qui fait environ 2 mètres de haut sur 1m30 de large à vue de nez). Je l'avais justement acheté à Nîmes dans une toute petite galerie, où j'avais rencontré l'artiste.
Ecrit par : Anna Galore | 26 juin 2009
Ben oui ;-)
Ecrit par : anti | 26 juin 2009
En préparant la note sur Boix-Vives, j'ai repensé à ce tableau (on ne peut pas le manquer) mais j'avais oublié le nom du peintre. Bon, le 30 juin c'est ... argh presque demain mais Nîmes... c'est carrément pas loin :-)
Pour voir Boix-Vives à Paris, c'est plus loin (d'ici) mais y a encore un peu de temps : Oufffffff !
Ecrit par : Miss You | 26 juin 2009
Son fils Laurent, créateur et PDG des Skis Rossignol, qu'il a revendue 360 millions € à Quicksilver en 2005 (cette dernière vient de la brader pour 40 millions €...) a fait partie des "top managers" des années 70-80. Son père, décédé en 1969, devait être fier de lui. J'aime beaucoup ses peintures, que je découvre pour la première fois.
Ecrit par : ramses | 27 juin 2009
De la couleur avant toute chose !... C'est à la fois puissant et très enfantin. Intéressant, en tout cas !
Ecrit par : Sylvie Chéreau | 27 juin 2009
Après le bureau, j'ai filé tout droit en centre ville en espérant voir l'expo Jean Vernède (dernier jour demain).
C'est chose faite !
Une quinzaine de toiles (peintures seules ou peintures sur collages) un peu à l'étroit dans la boutique d'un antiquaire (pour le coup d'oeil, voir les plafonds à faux caissons avec angelots kitchouilles à souhait, et aussi deux très belles statues "art primitif" superbes) .
On y retrouve l'esprit du tableau qui est chez Anna et Anti mais en moins "coloré". Les teintes sont plus fades, plus froides, presque tristes pour certaines. Un gros coup de coeur toutefois, pour le collage peint qui est en vitrine à droite : énorme, dans les orangés : foisonnant et lumineux, avec des salamandres (?) stylisées et des animaux plus imaginaires les uns que les autres.
Je serai curieuse de voir les toiles de Vernède dans un plus grand espace, pour pouvoir reculer et découvrir dans les traits l'autre ou les autres histoires que les tableaux racontent.
Ecrit par : Miss You | 29 juin 2009
"Les teintes sont plus fades, plus froides, presque tristes pour certaines. Un gros coup de coeur toutefois, pour le collage peint qui est en vitrine à droite : énorme, dans les orangés "
Mêmes impressions en passant devant samedi dernier. J'irai peut-être y faire un tour demain pour voir de mes yeux vus !
anti
Ecrit par : anti | 29 juin 2009
MERCI BEAUCOUP POUR LE COMMENTAIRE DE MON EXPO ET BRAVO POUR VOTRE TRAVAIL
Ecrit par : Jean VERNèDE | 28 juillet 2009
Merci à vous pour être passé et pour vos commentaires déposés ici et là :-)
Ecrit par : Miss You | 29 juillet 2009
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