25 juin 2009

Le faux des mots, le pipeau des photos !

Des élèves des Arts décoratifs de Strasbourg ont mis en scène une série sur la précarité des étudiants, ne révélant la supercherie que le jour de la remise du prix...



«Pour pouvoir étudier le jour, je me sers de mon cul la nuit.» C'est ce genre de phrases choc qui accompagnait les photos de Guillaume Chauvin et Rémi Hubert, étudiants à l'école supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg.

Leur photoreportage sur la précarité des étudiants a reçu le Grand prix Paris Match 2009, mercredi.

Sauf que le dit photoreportage n'était qu'une mise en scène, élaborée par les deux étudiants à l'aide de quelques copains et avec l'accord de leurs professeurs, révèle «Le Monde» ce jeudi.

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Les lauréats ont révélé la vérité mercredi, lors de la remise du trophée. Trop tard pour le magazine, qui publie les photos dans son édition de jeudi, sans mention de la supercherie. Contacté par 20minutes.fr, «Paris Match» n'était pas joignable ce jeudi après-midi.

Guillaume Chauvin et Rémi Hubert racontent au «Monde» que le jury, présidé par Olivier Royant, le directeur de la rédaction de «Paris Match», n'a pas vraiment réagi lorsqu'ils ont lu un texte révélant leur démarche.

Il «faisait un peu la tête, mais on nous a remis le chèque», soulignent-ils. Soit 5.000 euros. Rémi Hubert se défend dans les colonnes du quotidien du soir : «Nous n'avons pas enfreint le règlement. Il n'est écrit nulle part que les mises en scène sont interdites».

(Source 20minutes)




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Commentaires

Ca m'a fait bien rire, cette supercherie ! Encore un exemple de journalistes qui ne méritent pas d'être appelés ainsi, puisqu'ils sont prêts à avaler tout cru n'importe quoi sans vérifier ce qu'ils publient. C'est loin d'être la première fois et ce n'est sûrement pas la dernière.

Ecrit par : Anna Galore | 25 juin 2009

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