08 juillet 2009
Et si on visitait le nouveau musée de l’Acropole ?

Je vous en avais brièvement parlé ici.
C’est maintenant chose faite : le nouveau musée de l’Acropole a ouvert ses portes le 21 juin dernier.
Une petite visite, en attendant de pouvoir aller le voir sur place, ça vous dit ?

Le nouveau musée de l’Acropole, un bâtiment de verre situé au pied du site antique, célèbre dans le monde entier, du centre historique d’Athènes, a ouvert ses portes le 21 juin dernier lors d’une cérémonie solennelle, après des années de reports et de controverses.

Vue du Nouveau Musée depuis l’Acropole
Photo : Bernard Tschumi Architects
*
Photo : Bernard Tschumi Architects
*
"Après plusieurs aventures, entraves et critiques, le nouveau musée de l'Acropole est prêt: un symbole de la Grèce moderne qui rend hommage à ses ancêtres, le devoir d'une nation vis-à-vis son patrimoine culturel", a souligné le ministre de la Culture, Antonis Samaras, lors d'une première présentation du musée aux médias.

Vue du Parthénon de l’extérieur
Photo : Bernard Tschumi Architects
*
Photo : Bernard Tschumi Architects
*
Conçu par l'architecte franco-suisse Bernard Tschumi, cet édifice ultra-moderne posé sur des pilotis au milieu de vestiges archéologiques, impressionne par sa géométrie.
Situé à 300 mètres du monument antique et imprégné par la lumière naturelle, l'édifice offre une vue panoramique sur le Parthénon, l'un des monuments les plus visités dans le monde et fleuron architectural de l'époque classique du Ve siècle avant notre ère.

Vue aérienne et des alentours
Photo : Nikos Daniilidis
*
Photo : Nikos Daniilidis
*
Dans ce musée de trois niveaux, haut de 23 mètres et d'une superficie 15.000 m2, sont exposés plus de 350 vestiges et sculptures de l'Acropole, entassés jusqu’ici dans un petit musée sur le Rocher sacré et dont le transfert fut l'objet d'une opération gigantesque étalée sur plusieurs mois qui s'acheva au printemps 2008.

Vue extérieure
Photo : Christian Richters
*
Photo : Christian Richters
*
Une toiture couvrant une partie des vestiges mis au jour lors des travaux de terrassement domine l’une des deux entrées du musée, située sur la promenade qui longe le versant sud du rocher.
Au premier niveau, une série d'objets dont des céramiques, bas reliefs et sculptures antiques, provenant des lieux de culte situés dans l'Antiquité sur les versants de l’Acropole, ornent les deux côtés de la salle.

Vue en partie basse des fouilles archéologiques ouvertes sur le premier niveau
Photo : Christian Richters
*
Photo : Christian Richters
*
Les cinq Caryatides du temple d'Erexthion dominent le dessus d'une rampe en verre qui mène au deuxième niveau, une salle d'une trentaine de colonnes et où sont exposés les sculptures archaïques (800 à 500 avant notre ère) d'Erechthéion, d'Athéna Niké et de l'entrée monumentale du temple, les Propylées.
Le point culminant de l'ouvrage, est la salle dite du Parthénon, au troisième niveau "où la lumière naturelle est le metteur en scène et démontre les couleurs et le volume plastique des frises, des métopes et des frontons du temple", souligne le président du musée Dimitris Pantermalis.

Vue du Musée avec les ruines archéologiques en premier plan
Photo : Christian Richters
*
Photo : Christian Richters
*
Après une série des discussions, les archéologues grecs ont opté pour une reconstitution de la frise du Parthénon frise du Parthénon grâce à l'intégration des quelques vestiges conservés à Athènes et des copies des plaques, dont la majorité, se trouvent à Londres et qui se distinguent par leur couleur blanche.

Vue de l’entrée
Photo : Christian Richters
*
Photo : Christian Richters
*
Cette salle vedette se veut ainsi "une réclamation" pour le rapatriement de la frise du Parthénon, dite "marbres d'Elgin" du nom du diplomate britannique qui les arracha au monument phare de la civilisation grecque et conservée au British Museum à Londres, une bataille que la Grèce mène en vain pendant trente ans.

Vue de nuit des excavations à l’entrée
Photo : Peter Mauss/ Esto
*
Photo : Peter Mauss/ Esto
*
"Pour la première fois le visiteur aura une vue de l'ensemble des frises et prendra conscience du problème de la dispersion des pièces entre Londres et Athènes", explique M. Pantermalis.

Galerie Archaïque
Photo : Peter Mauss/ Esto
*
Photo : Peter Mauss/ Esto
*
Quatre cent visiteurs pourront s'asseoir dans cette salle et contempler la vue panoramique sur le monument et la ville d'Athènes.

Les Caryatides
Photo : Peter Mauss/Esto
*
Photo : Peter Mauss/Esto
*
"Ce musée est un catalyseur pour le rapatriement des frises emportées et pillées", souligne de son côté M. Samaras, qui prévoit une inauguration en grande pompe samedi du nouveau musée en présence de plusieurs personnalités.

La Galerie du Parthénon, avec la frise du Parthénon
Photo : Nikos Daniilidis
*
Photo : Nikos Daniilidis
*
Depuis 1974, les gouvernements successifs du pays tentèrent de réaliser ce musée mais ce n’est que lors du quatrième concours international, en 2001, que le dessin de Bernard Tschumi mettra sur les rails sa construction. Toutefois, plusieurs controverses concernant surtout le lieu choisi pour ce musée vont retarder sa réalisation.

La Galerie du Parthénon
Photo : Mauss/Esto
*
Photo : Mauss/Esto
*
Doté d'un budget de 130 millions d'euros, le musée a la capacité d'accueillir 10.000 visiteurs par jour.
Crédit texte AFP et France24
Source des photos Les Echos.fr
Un court article à propos de la « bataille des frises ».

Miss You
11:15 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : musées, athènes






Commentaires
Je trouve géniale l'idée de décaler la galerie supérieure, permettant une vue directe sur l'Acropole, que ne permettait pas l'emprise naturelle du sol... Ce porte-à-faux est aussi une hardiesse technologique. Je pense aussi qu'une telle capacité d'accueil devrait permettre de "rapatrier" quelques pillages du British Museum (la France fait presque jeu égal dans ce domaine avec les Britanniques...)
Ecrit par : ramses | 09 juillet 2009
J'aime beaucoup l'architecture de ce nouveau lieu, je lui trouve une légèreté particulièrement réussie.
Il me donne très envie de retourner admirer ce lieu, cette ville magnifique, si riche d'histoire et d'histoires.
Ecrit par : Miss You | 09 juillet 2009
"de "rapatrier" quelques pillages du British Museum (la France fait presque jeu égal dans ce domaine avec les Britanniques...)"
Oui Ramsès..
En quantité oui..mais les Britanniques.. ils ont choisi les plus belles pièces, eux.. comme souvent d'ailleurs!! LOOL
Ecrit par : Apostille | 09 juillet 2009
Pas fous les voisins d'Albion ;)
Ecrit par : Miss You | 09 juillet 2009
Écrire un commentaire