12 juillet 2009

Festival "Peuples et Forêt" à la Gacilly

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Créé en 2004 par Jacques Rocher, homme passionné d'art photographique et entrepreneur particulièrement attentif à la protection de la nature, le Festival Photo Peuples & Nature s'apprête à inaugurer sa 6e édition tournée tout particulièrement mais non exclusivement vers l'importance de la forêt.

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Ouvert à tous, entièrement gratuit, le Festival va une nouvelle fois transformer le village breton de La Gacilly en véritable galerie d'art en plein air. 200 clichés grand format y seront présentés sans interruption pendant quatre mois, du 5 juin au 30 septembre 2009.


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L’édito de Cyril Drouet, Commissaire de l’expo

L’Eden ?


« La dégradation de nos écosystèmes est si avancée qu’elle remet en cause l’avenir de l’humanité. » Cette déclaration est issue du rapport qu’un millier de scientifiques originaires de 95 pays ont établi sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies.

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Un constat sans équivoque : pour répondre aux besoins des populations en nourriture, en eau, en bois et en combustibles, l’homme a modifié, en à peine plus de cinquante ans, l’équilibre naturel par une surexploitation des ressources.

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Peut-on encore rêver d’un monde idyllique ? D’un éden ? Dans la mythologie religieuse, ce terme désigne le paradis originel, l’abondance d’une nature généreuse où l’homme est au centre certes, mais n’est qu’un invité. Hier, aujourd’hui.

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Hier, un espace sans doute occupé par l’homme mais qui reste dominé par l’équilibre naturel. Aujourd’hui, un espace transformé, redessiné. Et qui, le plus souvent, a vu sa biodiversité reculer et sa charge en polluants augmenter.

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Oui, l’histoire humaine est faite de transformations de l’environnement. Dès leurs origines, les sociétés ont modifié leur milieu au moyen des techniques disponibles. Le feu a été un puissant agent de changement depuis que l’homme l’a maitrisé, il y a environ 1,6 million d’années.

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L’agriculture, apparue avec le néolithique, s’est profondément imprimée sur les paysages. Mais ces processus ont eu lieu sur de longues périodes. Les transformations engagées lors de la révolution industrielle, au XIXème siècle, et qui se sont accélérées, sont à la fois plus fortes et plus rapides. A cause d’une croissance démographique qui a explosé, mais aussi de la puissance accrue des technologies.

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Il n’existe ainsi presque plus de territoire à la surface de la Terre qui échappe à l’action humaine. Et l’homme de vivre aujourd’hui au-dessus de ses moyens. Plus exactement au-dessus des moyens de la planète.

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Il puise directement dans le capital naturel de la Terre, non dans les intérêts qu’il pourrait produire. Si bien qu’au rythme actuel de consommation, l’humanité aura besoin d’une deuxième planète au début de la décennie 2030 pour répondre à ses besoins.

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Cette année, le Festival de la Gacilly a souhaité inviter des photographes-reporters dont les travaux témoignent de cet équilibre précaire. Yann Arthus-Bertrand, que l’on ne présente plus, exposera des photos inédites tirées de son film-événement « Home » sur l’état de la planète.

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Christian Ziegler, lui, a travaillé trois longues années sur l’étude de trois forêts primaires inviolées pour montrer au grand public la richesse de notre biodiversité. Le magazine Géo nous fera l’honneur de fêter ses 30 ans en Bretagne avec une exposition sur les déserts, fascinants mais redoutables car en pleine expansion au cours de ces trois dernières décennies.

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Et pour montrer l’étroite imbrication des peuples et de la nature, Laurent Weyl nous emporte au Bangladesh chez ces hommes qui se sont organisés malgré les dérèglements climatiques ; Alex Mac Lean nous prouve par ses images aériennes toute l’absurdité du système écologique américain ;

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Eric Tourneret nous interpelle, avec son tour du monde, sur la fin de la société des abeilles ; Matthieu Paley nous emmène chez des nomades afghans oubliés du monde ; Pierre de Vallombreuse a, lui, suivi l’exode des Bhils, cette ethnie indienne qui a quitté ses terres luxuriantes pour un monde condamné et appauvri.

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Enfin, un hommage tout particulier sera rendu à l’un des pères de la photographie contemporaine, George Rodger, avec un témoignage unique sur les tribus africaines des années 50. Et la photographe italienne Giorgia Fiorio nous révèle par un essai de toute beauté que le Don reste la plus belle offrande faite à l’humanité par la nature.

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Sans oublier que sur ces terres d’ici, au cœur du Morbihan, des hommes et des femmes s’engagent au quotidien pour défendre notre nature mise à mal. Axelle de Russé les a rencontrés.

Alors, doit-on rester optimistes ? La réponse est incontestablement oui. Les insuffisances de la déréglementation ont conduit à la crise financière. Evitons de faire la même erreur en ce qui concerne notre planète.

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Profitons de ces temps d’abondance, qui iront en se raréfiant, en gardant bien à l’esprit que nous sommes seuls responsables du futur qui germe dès maintenant. Il n’appartient qu’à nous de créer des lendemains où nos enfants vivront paisibles et dignes ».


Par Cyril Drouet

Un lien parmi des milliers d'autres, Les peuples de la Forêt


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Commentaires

La Gacilly, un village de mon pays, est un très beau village toujours plein d'initiatives, véritable "Village des Artisans d'Art".

http://www.tourisme-pays-redon.com/fr/decouverte-sitesdupatrimoine/sitespatrimoine-la-gacilly.html

35 ans d'artisanat d'art
Voilà maintenant plus de 35 ans que les premiers artisans se sont installés dans les ruelles fleuries de La Gacilly.
Potier, tourneur sur bois, relieur, fileur et souffleur de verre, créateur de bijoux ou de girouettes, ils sont une trentaine à animer, toute l'année, la cité des métiers d'art.

Le circuit Yves Rocher
La Gacilly est aussi connue pour être le berceau de la Marque Yves Rocher. Sur le site de la Croix des Archers, siège social de l' entreprise, un film en accès libre vous dévoile les coulisses de la Marque Yves Rocher, Créateur de la Cosmétique Végétale®, Récoltant Fabricant depuis 1959. Possibilité de visiter le jardin botanique et de découvrir les produits Yves Rocher dans le magasin ouvert toute l'année.

Village Quatre Fleurs
Le port, le déversoir, la venelle du Lihoué et les autres ruelles de La Gacilly raviront les amateurs de fleurs. Quatre fleurs lui ont été décernées par le Comité National de Fleurissement des Villes et Villages de France.

L’histoire du village
Venez découvrir l’histoire de La Gacilly, des origines à nos jours : possibilité de visite commentées chaque mercredi en juillet et août sur réservation auprès de l’Office de Tourisme.


Festival : Chaque année festival Photos "Nature et Paysage" avec exposition de grandes photos en extérieur dans les rues du village de juin à septembre.
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La particularité de ce festival est en effet le fait que les photos sont affichées en grands, très grands sur les maisons, dans les rues, à travers tout le village. Et le Jacques Rocher qui a crée ce festival n'est pas n'importe qui. Ce rennais, fils de Yves Rocher (faut que je fasse une note aussi sur cet homme remarquable !), est Président de la Fondation Yves Rocher - Institut de France, et directeur du développement durable et de la prospective du groupe Yves Rocher. Il a été élu "Sceptre d'Or du développement durable" au Sénat. Il est l'auteur de "Ma Terre est une Femme",etc. etc.

Bref, à voir absolument si vous passez dans le coin.

Une idée des rues de la Gacilly : http://images.google.fr/images?hl=fr&client=firefox-a&rls=org.mozilla%3Afr%3Aofficial&um=1&sa=1&q=Gacilly+expo+photo&btnG=Recherche+d%27images&aq=f&oq=



anti

Ecrit par : anti | 12 juillet 2009

Super intéressant, tout ça ! Encore une bien belle initiative, merci au généreux mécène qui la rend aussi accessible à tous.

Les photos sont superbes, certaines sont de véritables tableaux.

Ecrit par : Anna Galore | 12 juillet 2009

"Il n’existe ainsi presque plus de territoire à la surface de la Terre qui échappe à l’action humaine."

Effectivement, seuls quelques déserts et massifs montagneux...

"Si bien qu’au rythme actuel de consommation, l’humanité aura besoin d’une deuxième planète au début de la décennie 2030 pour répondre à ses besoins."

C'est actuellement la mission prioritaire de la NASA (je sais qu'Anna est en désaccord sur ce point).

Ecrit par : ramses | 12 juillet 2009

C'est tellement prioritaire qu'on n'en trouve aucune trace sur le site de la NASA... et pour cause, il n'y a aucun autre lieu connu compatible avec la vie où aller en dehors de la Terre. Mars est trop loin du Soleil pour qu'une atmosphère puisse s'y développer (d'ailleurs, il n'y en a pas) et Vénus beaucoup trop près (température moyenne à la surface : 400°).

Resterait la possibilité de naviguer dans l'espace au hasard pendant plusieurs milliards d'années au risque de ne rien trouver... D'ailleurs, combien de personnes partiraient ? Les 7 milliards d'habitants actuels ? Pour rappel, le budget annuel de la NASA est de 17 milliards de dollars environ et elle est loin d'envoyer 100 hommes dans l'espace pour ce prix-là. Si la mission "prioritaire" est de sauver juste une poignée d'individus (et pas la totalité des humains), j'ai une bonne nouvelle : il en survivra bien plus que ça, ici sur Terre, même en cas de catastrophe écologique majeure.

Franchement, il me semble infiniment plus atteignable d'apprendre à consommer moins (c'est à dire mieux) que d'espérer coloniser un jour une autre planète.

Ecrit par : Anna Galore | 12 juillet 2009

La NASA a lancé en mars la Mission Kepler (recherche de planètes habitables), qui doit durer 3 ans 1/2. La sonde, équipée d'un puissant téléscope, se trouve actuellement à 12,5 millions de kms de la Terre et poursuit son exploration. Le site de la NASA y consacre une information permanente :

http://www.nasa.gov/mission_pages/kepler/main/index.html

Ecrit par : ramses | 12 juillet 2009

Ramses, excuse-moi de te contredire, mais ça n'a strictement rien à voir avec un objectif d'exode de l'humanité vers d'autres planètes ! Il s'agit d'un pur projet de recherche astronomique : la découverte d'autres planètes habitables quelque part dans notre galaxie. Ca ne veut pas dire qu'une fois qu'on en aura détecté (d'un point de vue biochimique, pas technologique), on montera une mission pour y aller.

Kepler a parcouru, jusqu'à maintenant, 12 millions de kilomètres simplement pour "mieux y voir" sans que la lumière du Soleil ne perturbe trop l'image si je peux dire (il s'agit plus de rayonnements que de lumière). Pour rappel, Pluton, l'objet le plus éloigné du Soleil à faire partir de notre système solaire, est à 6 milliards de kilomètres environ, c'est à dire 500 fois plus loin que n'est allé Kepler et pourtant, Pluton, c'est encore "chez nous".

Les exoplanètes recherchées par la NASA sont, elles, à plusieurs dizaines, centaines, milliers d'années-lumière, c'est à dire à plusieurs milliers voire millions de fois la distance qui nous sépare de la banlieue du Soleil. Il faudra plus que l'âge de l'Univers pour nous y rendre, même en allant des milliers de fois plus vite que ce que les vaisseaux spatiaux les plus performants sont capables de faire.

Une année-lumière, c'est environ dix mille milliards de kilomètres. L'étoile la plus proche du Soleil est Proxima Centauri, à 3 années-lumière de chez nous (trente mille milliards de kilomètres). La plus proche exoplanète connue, strictement incompatible avec la vie telle qu'elle s'est développée sur Terre, est à environ 150 années-lumière. Il faudrait plus de 8 milliards d'années pour l'atteindre à la vitesse de 20 km par seconde (la vitesse des fusées et satellites une fois hors de l'atmosphère).

Tu vas me dire : on arrivera un jour à voyager plus vite. Mais même à la vitesse de la lumière, il faudrait 150 ans pour atteindre cette planète (non habitable je le rappelle) et le problème, c'est qu'à cette vitesse, notre masse devient infinie et notre taille se réduit à un point d'exactement 0 cm de long (c'est la loi de la relativité, entièrement validée par des dizaines de milliers d'expériences depuis un siècle). Une masse infinie et une taille nulle, ce n'est vraiment pas compatible avec la vie, crois-moi...

Et la NASA est au courant.

Ecrit par : Anna Galore | 12 juillet 2009

Anna,

Nous avons déjà eu cette discussion, nos points de vues sont divergents, je n'essaie pas de te convaincre, j'ai mes propres convictions, qui sont d'ailleurs celles de la NASA. Le budget qui est consacré à cette recherche de planètes habitables est très important et c'est un aspect prioritaire pour les USA.

Je voulais simplement t'indiquer les références du site de la NASA, relatif à la mission Kepler. D'autre part, j'ai passé 48h en août dernier à Cape Canaveral et j'ai pu me rendre compte par moi-même.

La recherche spaciale évolue très vite, peu de gens étaient persuadés il y a moins de 50 ans que les USA parviendraient à conquérir la Lune...

Ecrit par : ramses | 12 juillet 2009

Très bien, je n'insiste pas.

Amusant, jusqu'où nous a conduits ce petit village breton !!!


Anna, la tête dans les étoiles

Ecrit par : Anna Galore | 13 juillet 2009

"Amusant, jusqu'où nous a conduits ce petit village breton !!!"

Excellent en effet ;-)

anti, plus haut que les anges.

Ecrit par : anti | 13 juillet 2009

Pardon de cette diversion... Mais ça faisait partie du sujet...

"Si bien qu’au rythme actuel de consommation, l’humanité aura besoin d’une deuxième planète au début de la décennie 2030 pour répondre à ses besoins."

On peut toujours rêver d'une diminution de la consommation, d'une meilleure répartition des richesses, mais il faut aussi prendre en compte l'augmentation exponentielle de la population mondiale...

D'autre part, la recherche de planètes habitables se situe dans une zône située dans notre galaxie entre Mars et Vénus, NNE/SSO de la Terre... Pas à des milliards d'années lumière.

http://en.wikipedia.org/wiki/Habitable_zone

http://en.wikipedia.org/wiki/Planetary_habitability

Anti, tu es notre ange-gardien !

Ecrit par : ramses | 13 juillet 2009

Ah, ça y est, j'y suis : je comprends maintenant pourquoi on ne se comprenait pas. Oui, en effet, la zone habitable est effectivement celle dans laquelle nous habitons, c'est exactement sa définition ! Elle a ensuite été étendue à la recherche d'exoplanètes (des planètes hors de notre système solaire mais dans notre galaxie) que la sonde Kepler cherche à identifier.

Le problème, c'est qu'entre Mars et Vénus, dans notre système solaire (pas dans la totalité de notre galaxie), il n'y a aucune autre planète que la nôtre (voir un peu plus bas le lien sur le système solaire).

C'est ce que les deux liens que tu donnes expliquent d'ailleurs très bien.

Allez, d'autres liens pour les personnes intéressées :

- notre galaxie mesure 100 000 années-lumière et contient mille milliards d'étoiles : http://fr.wikipedia.org/wiki/Galaxie

- parmi ces mille milliards d'étoiles, il y en a une que nous nommons le Soleil (autour duquel orbitent 8 planètes parmi lesquelles la Terre) http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_solaire

- on connait à l'heure actuelle un peu plus de 350 exoplanètes (planètes tournant autour d'autres étoiles que notre Soleil) dont la plus proche est à 150 années-lumière http://fr.wikipedia.org/wiki/Exoplan%C3%A8te

Ecrit par : Anna Galore | 13 juillet 2009

Merci de ces nouveaux liens, Anna.

La sonde Kepler a pour mission de découvrir de nouvelles exoplanètes dans la "zône habitable". La recherche est concentrée sur des planètes représentant une masse comprise entre 0,5 et 2 fois le volume de la Terre et présentant des caractéristiques communes (présence d'eau, notamment). Rien ne dit que de telles planètes existent, on en saura sans doute un peu plus d'ici 2012...

Ecrit par : ramses | 13 juillet 2009

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