02 août 2009
"Né dans la rue"
Vous le savez, je suis fan de graffs. Je vous avais déjà parlé du Street Art au Grand Palais.
J’aime à la fois la liberté et l’éphémère qu’ils représentent.
Voici une nouvelle expo à la FondationCartier et l’occasion de rendre hommage à ces artistes de la rue.

Né dans les ghettos new-yorkais au début des années 70, le graffiti était, à l'origine, pratiqué par les communautés hispanique et afro-américaine dans ces espaces négligés par l'Etat.
Mais, tel qu'il est arrivé au rap, cet art transgressif s'est rapidement étendu, devenant un mouvement mondial. Que se soit à São Paulo, à Tokyo, à Berlin, à Dakar ou à Paris, le graffiti est devenu la représentation même d'une génération.
En tant que phénomène socioculturel et artistique, ces fresques urbaines commencent à susciter un vif intérêt de la part des galeries et des musées d'art. C'est le cas de la Fondation Cartier, dont la nouvelle exposition témoigne de la reconnaissance de son statut artistique par le milieu de l'art contemporain.
L'exposition retrace l'évolution du graffiti à travers des documents originaux tels que des carnets de croquis, des photos, quelques films fondateurs de la culture hip-hop et, bien évidemment, des œuvres qui affirment la vigueur et la diversité de cet art né marginal.
Un art de rue qui fait sa rébellion pacifique comme l'a rêvé un jour le poète Amiri Baraka : « Nous voulons des poèmes qui tuent, des poèmes assassins, des poèmes qui tirent sur des fusils, des poèmes qui acculent les flics dans une impasse et leur arrachent leurs armes ».
(Source Rue 89)
Aussi sur le blog :
* Crash, du matos à Paris
* Le graffiti propre
* Les couleurs du Mur
Miss You
11:15 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : graphisme, musées, grand palais, street art






Commentaires
Merci, Miss, de ces très belles vidéos. Celle du "Mur" est particulièrement réaliste. Celle des bouches d'égout aussi... L'humour serait-il le dernier rempart dressé face à la desespérance ? Je réalise que ce "street art" est un cri. Je l'avais probablement jugé trop superficiellement au premier abord.
Ecrit par : ramses | 04 août 2009
"Je réalise que ce "street art" est un cri"
Je suis complétement d'accord avec toi ; c'est l'une des raisons qui font que je suis très attachée à cette forme d'expression. Un cri et une liberté, un cri dans la nuit, un cri dans la ville.
Ecrit par : Miss You | 04 août 2009
Un lien vers le diaporama de Libé vu ce matin http://www.liberation.fr/culture/1101616-ne-dans-la-rue-graffiti
Ecrit par : Miss You | 23 septembre 2009
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