09 août 2009
Sherlock Holmes, de Baker Street à Lhassa

Sans avoir lu toutes ses aventures, loin de là, je suis fan de Sherlock depuis très longtemps.
J’aime le personnage, le recul et l’implication mêlés qu’il a au cours des enquêtes, ses mots acérés, leur économie aussi, ses silences agaçants, ses expériences scientifiques au milieu du salon, sa façon d’aller au bout des paradis artificiels, ...
... le brillant de ses déductions, l’immensité de ses connaissances, l'omni présence du violon, et aussi l’amitié, parfois déroutante dans ses manifestations, qui le lie à Watson.
Vous imaginez mon bonheur de découvrir, avec la plus grande de mes sisters, il y a quelques années le musée qui lui est consacré à Londres, au 221 Baker Street of course.
Nous n’avions pas manqué de revêtir chacune son haut de forme puis le chapeau melon de Watson, en touristes enthousiastes, pour poser au côté du Bobby souriant qui gardait sa porte.

Chaque rencontre au fil des livres, des films à la télé, est un vrai plaisir.
Découvrir à la fin du « Problème final » qu’il mourrait dans les chutes d’eau de Reichenbach m’avait plutôt contrariée.
C’était la fin annoncée de la gourmandise à découvrir de nouvelles aventures.
Or, tout récemment, j’ai découvert et dévoré une aventure dont j’ignorais tout : « Le Mandala de Sherlock Holmes».
Sir Holmes n’est pas mort en Suisse, il est parti en Inde, puis au Tibet…
Je vous propose un (tout) petit tour parmi certains de ses univers, qui se font un peu nôtres lorsque l’on se plonge dans ses péripéties.

Première règle :
"Il est essentiel de ne pas se laisser influencer par des qualités personnelles."
Deuxième règle :
"Il est difficile de se servir quotidiennement d'un objet sans que la personnalité de son possesseur y laisse des indices."
Troisième règle :
"Comment avez-vous vu cela, Holmes ? - Parce que je le cherchais."
"Holmes"

Réalisé par Guy Ritchie
Avec Robert Downey Jr., Jude Law, Mark Strong
Film américain.
Genre : Action, Aventure
Année de production : 2008

Accidentel mon cher Watson ?
C'est ce qu'on appelle "payer de sa personne" : lors d'une scène de combat l'opposant à l'acteur Robert Maillet, Robert Downey Jr. a en effet été assommé après avoir reçu un violent crochet au menton de la part de son partenaire. Après avoir repris ses esprits, le comédien a pourtant tenu à continuer le tournage, sans passer par la case "hôpital".

Tournage londonien
Très logiquement, le tournage de Sherlock Holmes, adapté de l'oeuvre so british d'Arthur Conan Doyle, se déroule à Londres, en Angleterre. Les premiers tours de manivelle ont été donnés le 6 octobre sous la direction de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr. dans le rôle du célèbre détective et Jude Law dans celui de son assistant Watson.
“Le Mandala de Sherlock Holmes”

L'espion bengali Hurree Chunder Mookerjee surveille Sigerson, un voyageur norvégien qui va débarquer à Bombay. On le soupçonne d'être l'agent d'une puissance ennemie.
À sa stupéfaction, Hurree voit l'inconnu serrer la main du capitaine Strickland, membre éminent de la police indienne, qui le conduit dans un hôtel luxueux. L'espion, qui écoute aux portes, se fait surprendre et comprend vite que l'inconnu est en réalité le célèbre Sherlock Holmes.
C'est alors qu'un hurlement retentit au salon où une vieille dame vient de découvrir un corps inondé de sang. Holmes suit les traces sanglantes jusqu'au seuil de la chambre 289. Un témoin a vu un Anglais s'enfuir par l'escalier de service.
Mais il est trop tard, il a déjà sauté dans un cabriolet.
L'examen de la chambre par le limier britannique lui apprend deux choses : un piège ingénieux a tué accidentellement un domestique, mais la véritable victime devait être Holmes lui-même. Le retard de son bateau lui a sauvé la vie. Déduction confirmée lorsqu'il apprend qu'on lui avait bien réservé la chambre 289 !
Qui est donc ce mystérieux assassin ?
Une phrase de La Maison vide, nouvelle de Conan Doyle qui évoque un séjour de son héros au Tibet, est à l'origine de ce pastiche écrit par un érudit d'origine tibétaine. Holmes y vit une nouvelle aventure périlleuse en Inde et au Tibet où il affronte son plus terrible ennemi : le docteur Moriarty.
Avec, à la clé, un dénouement original et inattendu ! (Claude Mesplède)

Le Mandala de Sherloch Holmes enchantera les amateurs du fameux limier ainsi que les lecteurs friands de romans d’aventures.
Il ressuscite pour nous le grand détective et lève le voile sur un pan de sa vie auquel Conan Doyle, laissant sur leur faim tous les passionnés, n’a consacré que quelques lignes laconiques : l’intervalle séparant sa disparition présumée dans les chutes de Reichenbach de sa réapparition dans L’Aventure de la Maison vide.
Jamyang Norbu, holmésien distingué d’origine tibétaine, comble ce manque.
Il a en effet découvert le journal du compagnon de voyage de Sherlock Holmes, confirmant la thèse selon laquelle ce dernier a effectivement voyagé en Inde et au Tibet où il vécut moult péripéties, est venu en aide au dalaï-lama, et a trouvé un nouveau Watson en Hurree Chunder Mookerjee, espion et savant bengali, personnage créé à l’origine par Kipling et auteur présumé de ce récit.
Entraînant le lecteur dans un tourbillon de rebondissements et d’épreuves, le récit jongle avec brio entre références littéraires, histoire coloniale dans l’atmosphère de l’Inde du Raj et Tibet mystique, mélangeant fiction et réalité jusqu’à un dénouement évidemment inattendu. (Source )
« A recommander absolument !
Si vous avez déjà quelque intérêt pour le Tibet, ce livre ne vous lâchera pas de sitôt. Sans doute les puristes, grands amateurs de Sherlock Holmes, y trouveront à redire, mais les lecteurs ordinaires de la prose de Watson frémiront à la lecture de cette épopée... homérique, pour le moins, là où interviennent les dieux et leurs séides... dans un Tibet de fantaisie, voire de légende, et pourtant décrit par un tibétain apparemment fin lecteur de Sir Arthur (et par ailleurs défenseur de son propre pays dont on connait la tragédie).
A lire, malgré un début un peu lent mais toujours documenté. »
« Oui Miss, je connais ce livre, excellent pastiche.
Le séjour de Holmes au Tibet est évoqué par Conan Doyle lui-même dans "la maison vide" suite du "Problème final".
Holmes n'est effectivement pas mort dans les chutes de Reichenbach, puisque Conan Doyle a du le ressusciter sous la pression de son éditeur (et de sa mère !).
Les holmésiens appellent cette absence "le grand hiatus", très pratique pour les pastiches qui y insèrent toutes sortes d'aventures de Sherlock !
Ecrit par : Adele Riner | le 04 août 2009 sur Bonjour ! »
Et pour conclure, parmi l’infinité de liens sur le personnage et ses mondes, un seul ici : le lien vers le site de la Société Sherlock Holmes de France
Incontournable ma Chère Adele :-)

Crédit photos Sherlock : Google images
Crédit photo mandala : Wiki
Miss You
11:15 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note






Commentaires
En v'là un film qui me tente plus que bien... Tu l'auras deviné MissY of me ;)
Bien que j'aurais plutôt inversés les rôles de watson et Holmes, étant donné que je ne trouve rien de so british à RDJ...
M'enfin du grand spectacle en perspective, un blockbuster en costumes c'est toujours plaisant
Bloo, elementaire
Ecrit par : Bloo the muffin's ripper | 09 août 2009
Comment faire du neuf avec du vieux ?
"Elémentaire, mon cher Watson !"
Ecrit par : ramses | 09 août 2009
C'est dans les vieux pots.... tout ça tout ça :)
Limite alimentaire, mon cher Watson :)
Le film, il va falloir attendre, mais le bouquin est top !!
Ecrit par : Miss You | 09 août 2009
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