18 août 2009
Rasposo « Le cirque émotion »
Une jolie découverte, une compagnie, une famille, du rêve…

Serrés comme des sardines, mais heureux comme des poissons dans l'eau ! La formule magique du cirque Rasposo tient sous un chapiteau modeste mais utilisé jusque dans ses moindres coins. Des gradins en bois riquiqui (400 personnes) ceinturent une piste qui semble grande comme un mouchoir de poche (9 mètres sur 9).
Cette tente, fraîchement achetée par la compagnie, a permis à l'une des familles les plus anciennes du nouveau cirque - les Rasposo ont créé leur enseigne il y a plus de vingt ans - de tailler la route depuis 2006. Enfin nomades et heureux de l'être.

C'est la fête ce soir sur la piste. Le couvert est mis, les bouteilles pètent et ça trinque à tout-va ! La contorsionniste fait le pont sur la table, dont l'équilibre précaire ne tient plus qu'à un tréteau mal (dé) placé. Le Chant du dindon, nouvel opus de la compagnie, démarre sous les auspices d'une fiesta familiale à boire et à manger aux sons d'un orchestre tzigane.
Et l'ambiance tient le coup pendant deux heures, sans casse ni bris de vaisselle. Un petit miracle au royaume du cirque. Créée au Carré magique de Lannion (Côtes-d'Armor) en mai, passée par le festival Chalon dans la rue à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), cette saga endiablée pour neuf acrobates comédiens et quatre musiciens atterrit à Aurillac (Cantal), du 19 au 22 août, dans le calendrier off.
La proximité à la bonne franquette du Chant du dindon ne racole pas en tapant sur l'épaule du public ni en lui sautant sur les genoux. Subtile, sa recette tient plutôt à sa prolixité et son besoin de partager. Les Rasposo sont des amoureux de la piste, de son mode de vie et veulent en faire profiter tout le monde.
Pas question de faire des économies, la vie est trop courte. Les actions prolifèrent, à droite, à gauche, en haut, en bas. Des personnages se glissent comme des apparitions entre deux échelles, une vision des Mille et une nuits surgit pendant qu'un grand lustre en cristal bat la breloque. Lâcher de colombes et tempête sous le chapiteau, la tornade Rasposo ne s'arrête jamais.

La multiplication des images, l'exiguïté relative de la piste - la corde volante se balance quasiment au-dessus des spectateurs - ne créent aucun effet de saturation. Les numéros s'enchaînent comme des vagues de plaisir qui se recouvrent les uns les autres. Le clown enfile ses gants de boxe pour planer autour du mât chinois, la funambule en chemisier clair, très élégante, est aussi impériale dans le numéro de main à main.
Les acrobates s'amusent à additionner des exploits sur la balançoire russe. L'idée même de virtuosité est balayée d'un revers de main comme on passe le sel à quelqu'un.

Qui sont donc les Rasposo ? Une famille d'abord, celle des Molliens. Fanny, la mère, comédienne, rencontre Joseph, sur la même branche théâtrale, mais côté mime. La compagnie Rasposo naît en 1987, au carrefour du théâtre, du cirque et de la peinture.
Les enfants, Marie (fil, acrobate et voltigeuse), Hélène (lumières et figuration), Vincent (fil et clown) y vont de leur spécialité. Avec une quinzaine de spectacles derrière eux, la troupe, couronnée du prix de l'Adami lors des Molières 2006, navigue, selon les créations, entre cirque, spectacle de rue, théâtre en salle ou sous chapiteau.

Avec Le Chant du dindon, les Rasposo-Molliens racontent tout simplement le roman de leur vie de tribu - avec les anciens et les plus jeunes -, la transmission, le bonheur d'être ensemble et de faire chauffer la marmite pour tous.
Sous la direction artistique de Fanny Molliens, avec la bénédiction de Toulouse-Lautrec et Fellini, les compagnons permanents, Le Chant du dindon pousse sa gueulante joyeuse et discordante. Un cri de ralliement communicatif.
(Source Le Monde)

Source photos
1. rasposo.net
2. vivre à Chalon.com
3. Saint-Lo ma ville.com
4. 2.bp.blogspot.com
5. Le populaire.fr
6. uzes.24hactus.com
7. ouest france
Actuellement au Festival de théâtre de rue d'Aurillac jusqu’au 22 août, la tournée 2009 continue ici programme de la tournée.
Le cirque est un langage universel permettant
d'exprimer par le corps des sentiments et des émotions extrêmes,
il est le seul capable de les transmettre physiquement au spectateur,
au même titre que la musique et la poésie s'adressant à l'âme.
L'audace ou la beauté de certaines acrobaties, alliées à l'expression de sentiments,
ne sont plus alors des démonstrations de prouesses,
mais l'expression physique d'émotions vraies que l'on fait partager au spectateur.
Fanny Molliens
d'exprimer par le corps des sentiments et des émotions extrêmes,
il est le seul capable de les transmettre physiquement au spectateur,
au même titre que la musique et la poésie s'adressant à l'âme.
L'audace ou la beauté de certaines acrobaties, alliées à l'expression de sentiments,
ne sont plus alors des démonstrations de prouesses,
mais l'expression physique d'émotions vraies que l'on fait partager au spectateur.
Fanny Molliens
Miss You
11:30 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cirque






Commentaires
Ca a l'air vraiment sympa à voir. La première photo est géniale.
Ecrit par : Anna Galore | 18 août 2009
Il faut soutenir les petits cirques afin de garder notre âme d'enfant...Merci de nous faire découvrir cette famille. Les photos sont magnifiques. Souhaitons leur une belle tournée
Ecrit par : valentine | 18 août 2009
"ALES (30)
Le Cratère - Scène Nationale d'Alès / co-accueilli avec la Verrerie d’Alès Cévennes - Pôle Cirque Région Languedoc-Roussillon
tél : 04 66 52 52 64
19h le 5, 21h le 6, 20h30 le 7, 17h le 8"
Ben voilà : du 5 au 8 novembre. Vendu. Réééééééééééééééééééééééééééééé ???????????????????????? Tu nous feras une place à côté de ta cheminée ?
anti
anti
Ecrit par : anti | 18 août 2009
Tout ce que j'ai lu à propos de ce cirque me le rend attachant.
J'aime beaucoup la citation de la directrice artistique : la magie du cirque, sa poésie aussi.
Ecrit par : Miss You | 18 août 2009
Le cirque est l'un des derniers lieux conviviaux qui existent encore. Merci, Miss, de nous le rappeler (je ne sais comment tu fais pour dénicher tous ces sujets attachants, qui nous permettent d'appréhender le Monde "autrement").
Ecrit par : ramses | 22 août 2009
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