10 septembre 2009
Christian Poveda, una vida loca

Après l’assassinat au Salvador mercredi dernier du photographe et réalisateur français Christian Poveda, qui s'apprêtait à sortir en France le 30 septembre un documentaire exceptionnel sur les gangs du Salvador, je vous propose de revenir sur le parcours d’un homme engagé à travers l’hommage que lui rend Reporters sans frontières.

"La profession perd un homme aux fortes convictions humanistes,
alliées à une grande rigueur journalistique"
alliées à une grande rigueur journalistique"
En Espagne, en France, en Amérique latine et ailleurs, toute la profession est en deuil d’un confrère qui a payé de sa vie le prix de son travail au service de l’information. Assassiné dans la nuit du 2 au 3 septembre 2009 au Salvador, le documentariste franco-espagnol Christian Poveda consacrait depuis quelque temps ses reportages aux “Maras”, ces bandes ultraviolentes qui sévissent en Amérique centrale et ont tué d’autres collègues. Christian Poveda avait réalisé un film sur le sujet, dont la sortie en France est prévue le 30 septembre 2009.
Ami proche de Christian Poveda , le journaliste Alain Mingam,
membre du conseil d’administration de Reporters sans frontière, se souvient :
membre du conseil d’administration de Reporters sans frontière, se souvient :
“Christian était le fils de républicains espagnols réfugiés en France. C’est aussi de ses origines qu’il tenait de fortes convictions humanistes, auxquelles il est toujours resté fidèle. Christian avait effectué des reportages au Chili sous la dictature de Pinochet, au Nicaragua et au Salvador. Il était très engagé dans ses sujets mais ce n’était pas un homme de parti pris.
La TigriaNom : Argentina Marisol Pacas - surnom : La Tigria
Date et lieu de naissance : 5-10-1978 à San Miguel - niveau d'études : 6e - mère de 3 filles, elle attend
un enfant d'El Diablo. Sa mère meurt lorsqu'elle a 4 ans. Elle grandit de maison en maison dans la famille,
chez des amis. Seule, elle commence à travailler à l'âge de 10 ans. A 22 ans, elle intègre la Mara 18
par amour pour El Diablo. Elle a purgé une peine de huit mois de prison pour vol. Elle espère pouvoir
partir aux Etats-Unis pour que ses filles aient un meilleur avenir. Crédit photo CHRISTIAN POVEDA/AGENCE VU
Date et lieu de naissance : 5-10-1978 à San Miguel - niveau d'études : 6e - mère de 3 filles, elle attend
un enfant d'El Diablo. Sa mère meurt lorsqu'elle a 4 ans. Elle grandit de maison en maison dans la famille,
chez des amis. Seule, elle commence à travailler à l'âge de 10 ans. A 22 ans, elle intègre la Mara 18
par amour pour El Diablo. Elle a purgé une peine de huit mois de prison pour vol. Elle espère pouvoir
partir aux Etats-Unis pour que ses filles aient un meilleur avenir. Crédit photo CHRISTIAN POVEDA/AGENCE VU
Ses convictions humanistes allaient justement de pair avec une grande rigueur professionnelle. Il avait une démarche authentique, un incroyable faculté à s’immiscer dans l’univers qu’il filmait, sur des sujets aussi divers que le sida en France, le collectif Ras l’front ou les Maras salvadoriens. Pour lui, la force du montage primait sur la force du commentaire.
C’est ainsi qu’il restituait l’humanité d’individus comme les ‘mareros’, aussi monstreux que soient leurs actes. L’implication personnelle de Christian dans son sujet lui a même valu d’être approché par les gangs, qui espéraient en faire un médiateur.”
Pourtant, la guerre entre les deux principaux groupes de “Maras”, la “Mara 18” et la “Mar Salvatrucha” a fait plus de 3 700 victimes au cours de l’année 2008. Le nom de Christian Poveda s’ajoute désormais à la longue liste des victimes de cette violence.
El MalignoNom : Saul Elias Carpio - surnom : El Maligno
Date et lieu de naissance : 8-10-1979 à Chachualpa - niveau d'études : 4e - profession : mécanicien et électricien.
Il a grandi avec sa mère, femme de ménage, et n'a aucun souvenir de son père. Il intègre la Mara Salvatrucha
à l'âge de 15 ans. Condamné à une peine de quinze ans pour meurtre, il est depuis 1999 au centre pénitentiaire
de Quezaltepeque. A sa sortie de prison, il aimerait se réinsérer dans la société et se chercher une vie nouvelle
aux Etats-Unis. Crédit photo CHRISTIAN POVEDA/AGENCE VU
Date et lieu de naissance : 8-10-1979 à Chachualpa - niveau d'études : 4e - profession : mécanicien et électricien.
Il a grandi avec sa mère, femme de ménage, et n'a aucun souvenir de son père. Il intègre la Mara Salvatrucha
à l'âge de 15 ans. Condamné à une peine de quinze ans pour meurtre, il est depuis 1999 au centre pénitentiaire
de Quezaltepeque. A sa sortie de prison, il aimerait se réinsérer dans la société et se chercher une vie nouvelle
aux Etats-Unis. Crédit photo CHRISTIAN POVEDA/AGENCE VU
Christian Poveda, 54 ans, a été retrouvé sans vie dans la nuit du 2 au 3 septembre, une balle dans la tête, près de son véhicule, sur une route entre Apopa et Tonacatepeque, dans le canton de Rosario, une région rurale au nord de la capitale. Selon la police, il rentrait d’un tournage dans “La Campanera”, à l’est de San Salvador.
Parcours d’un homme du risque
Christian Gregorio Poveda Ruiz était né en France le 12 janvier 1955. Il s’était fait connaître comme photojournaliste avec un reportage sur la lutte du Front Polisario, dans le Sahara occidental. Il avait publié par la suite de nombreux reportages et documentaires, présentés dans des festivals et diffusés par plusieurs télévisions. Christian Poveda s’était rendu pour la première fois au Salvador dans les années 1980 pour y couvrir la guerre civile (1980-1992), comme photographe pour le Time magazine et correspondant de presse pour des médias français et d’autres agences internationales. Dans les années 1990 il y était revenu, s’intéressant au phénomène des bandes armées. Il avait également couvert les guerres d’Iran, d’Irak et du Liban.
Extrait du filmLa Vida Loca
Diffusé pour la première fois en 2008, le documentaire “La Vida Loca”, consacré à la “Mara 18”, a été réalisé par Christian Poveda après seize mois passés au contact des gangs du quartier “La Campanera”, dans l’est de San Salvador.
El DiabloNom : Edgar Mauricio Ramos Galdamez - surnom : El Diablo
Date et lieu de naissance : 14-11-1976 à Santa Ana - niveau d'études : bac - profession : mécanicien.
En Amérique centrale, on les appelle les "maras". Importés des ghettos hispaniques de Los Angeles,
ces gangs de jeunes sèment la terreur au Salvador, asphyxié par douze années de guerre civile.
Portraits de membres de la Mara Salvatrucha et de la Mara 18, les deux principales bandes rivales
qui se livrent une lutte sans objet et sans merci. Crédit photo CHRISTIAN POVEDA/AGENCE VU
Date et lieu de naissance : 14-11-1976 à Santa Ana - niveau d'études : bac - profession : mécanicien.
En Amérique centrale, on les appelle les "maras". Importés des ghettos hispaniques de Los Angeles,
ces gangs de jeunes sèment la terreur au Salvador, asphyxié par douze années de guerre civile.
Portraits de membres de la Mara Salvatrucha et de la Mara 18, les deux principales bandes rivales
qui se livrent une lutte sans objet et sans merci. Crédit photo CHRISTIAN POVEDA/AGENCE VU
Ses images sont crues, dérangeantes : les membres des gangs abattus en pleine rue, les cadavres d’adolescents, les proches qui pleurent sur les cercueils, les jeunes femmes au visage recouvert de tatouages. Selon les médias locaux, Christian Poveda a lui-même été témoin de sept homicides pendant le tournage. Trois des tués étaient des protagonistes du documentaire et d’autres membres de “Mara 18”, qui apparaissent dans le film, ont été arrêtés pendant la réalisation du film.
“La Vida Loca” est également un témoignage critique des méthodes musclées utilisées par la police contre cette jeunesse perdue. Subtil, il admet que les gangs sèment la terreur mais décrit aussi les jeunes mareros comme des êtres captivants et représentatifs de la fracture de la vie familiale. Il cherche à montrer comment les conditions socio-économiques, selon lui négligées, poussent les jeunes Salvadoriens vers le crime.

“Nous devons comprendre pourquoi un enfant de 12 ou 13 ans rejoint un gang et donne sa vie pour lui”, déclarait Christian Poveda dans une interview au quotidien salvadorien en ligne El Faro. Déjà diffusé dans plusieurs pays (Espagne, Mexique, Argentine, Allemagne et Hongrie), le film n’a jamais été projeté en salle au Salvador.
• Portfolio de Christian Poveda pour Le Monde2 « Au Salvador, le gang à fleur de peau »
• Sur le site d'Etonnants voyageurs, un portrait
• Secrets de tournage autour du documentaire
Miss You
11:30 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : photographie, salvador






Commentaires
J'ai suivi cette histoire tragique au travers de divers articles qui ont été consacrés à Christian Poveda à la suite de son assassinat. Il est effectivement allé dans des endroits extrêmement dangereux pour en ramener des séquences incroyables si j'en juge par la bande-annonce de "La vida loca". Elle reflète de façon effrayante le degré de violence qui règne au sein de ces gangs et qui pèse sur toute la population des lieux où ils sévissent.
Sur France-Info, sa productrice racontait le tout dernier coup de fil échangé avec Christian Poveda quelques heures avant sa mort. Il lui disait que pour la première fois il avait peur. Elle lui répondait de tout arrêter et de rentrer en France. Et il répondait "Non, ce n'est pas la peine, je ne risque rien."
Ecrit par : Anna Galore | 10 septembre 2009
J'avais envie de saluer ce reporter, comme tous ceux qui vont très loin dans le danger, et même jusqu'à exposer leur vie, pour rapporter des images et des témoignages, que nous ne pourrions pas voir sans eux, et qui apportent des réponses ou de nouveaux angles à nos questions, qui contribuent à une meilleure connaissance, une meilleure compréhension du monde et des autres.
Parmi les articles et interviews de lui glanés sur le net, je retiens ses deux déclarations :
- Il faut savoir filmer sans interagir dans le déroulement des évènements. " Malgré cela, il est très difficile de voir mourir des adolescents que l'on a côtoyés et filmés pendant plusieurs mois, et cela quelles que soient leurs activités. Cela laisse des traces... "
- " Un dimanche matin, le téléphone m'a réveillé, m'annonçant l'assassinat de La Chucky, 18 ans et enceinte de 6 mois. L'appel signalait que son corps gisait encore dans une des rues de Soyapango. Je suis parti à sa recherche, sans caméra, comme un fou. Pendant plus de deux heures, j'ai fait le tour de la ville et de toutes ses instances, pour finalement la trouver bien vivante en train de faire son marché... J'avais complétement oublié mon film pour me retrouver, un instant, dans la situation d'un père désespéré qui recherche son enfant. "
L'humain n'est jamais loin de la caméra, le reporter de guerre (qu'elle soit militaire ou civile ou encore comme ici guerre de gangs) n'est pas voyeur : il est le témoin. Merci à lui, merci à tous ceux qui le sont.
Ecrit par : Miss You | 10 septembre 2009
Merci, Miss, de nous rappeler que les reporters, photographes et cinéastes, nous apportent leurs témoignages, souvent au péril de leurs vies. Ils nous plongent aussi de plus en plus dans l'horreur... Je commence à me demander si l'on vit mieux "informé" qu'"ignorant"... Puisqu'au fond, rien ne change, à part notre moral, toujours plus "en berne"...
Ecrit par : ramses | 11 septembre 2009
Ramsès, c'est un des aspects du choix que soulevait Anna dans son mot d'accueil http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2009/09/09/ouvrir-les-fenetres.html
C'est vrai que l'information est souvent sombre, voire épouvantable. Pourtant elle permet aussi d'essayer de comprendre, de connaître. Sans les cris d'alerte d'ONG, mis en image par des photoreporters, je ne sais pas si on aurait réalisé l'étendue des horreurs au Darfour. Comment serait née la mobilisation et les protestations ? Je me demande.
Je crois que chacun trouve sa "limite", préférer ne pas voir ou savoir sans "creuser" et c'est juste humain. Je le fais par exemple en regardant le moins possible les vidéos comme celles des poussins broyés vivants ou les boeufs des entrepôts Charal.
C'est aussi pour cette raison que je ne suis pas retournée à "Visa pour l'image" ces deux dernières années.
Mais je serai moins affirmative que toi sur le fait que rien ne change : il y a des changements, même s'ils sont souvent trop lents, trop petits, trop insuffisants. C'est aussi en ouvrant les yeux et les oreilles qu'on les repère. Et chacun d'eux, c'est un petit espoir qui fait du bien au moral ;-)
Ecrit par : Miss You | 11 septembre 2009
Miss, parlons-en du Darfour... On a dénoncé les massacres et ça a changé quoi, sur le plan pratique ? Omar El-Bechir défie la communauté internationale, il fait fouetter les femmes qui portent un pantalon et personne ne bouge... Alors, à quoi bon ? A moins que derrière cette débauche d'images repoussantes, il n'y ait un message subliminal : "Ne vous plaignez pas, c'est pire ailleurs..." ?
Ecrit par : ramses | 12 septembre 2009
" "Ne vous plaignez pas, c'est pire ailleurs..." ?
Message subliminal de la part de qui ? des reporters ? je refuse d'y croire ! ils ne sont (et c'est déjà énorme) que les témoins qui rapportent les images. "Il faut savoir filmer sans interagir dans le déroulement des évènements" disait Christian Poveda.
Ce qu'il s'ensuit (ou pas) après n'est plus entre leurs mains. L'incapacité à neutraliser ensuite les agissements d'un dictateur est terriblement regrettable (et le mot est faible) ne peut pas à mon avis justifier qu'ils cessent de témoigner, même si les images sont parfois (souvent) épouvantables.
Message subliminal de la part de qui ? des dictateurs qui laissent les photos quitter le territoire ? j'ai du mal à le croire mais je me trompe peut être.
Ecrit par : Miss You | 12 septembre 2009
Informations-Pétition Assassinat du photo-journaliste et réalisateur Christian Poveda (La Vida Loca)
Octobre2010
Bonjour,
Peut-être avez vous connu Christian Poveda, amicalement ou professionnellement, ou bien vu son film documentaire "La Vida Loca".
Sinon vous avez été informé par les médias de son assassinat au Salvador, septembre 2009 peu de temps avant la sortie de son film en France.
Un an après son meurtre, il ne reste que le souvenir de cette triste disparition, et la cause dans sa version officielle est pour nous confuse et peu convaincante. Elle serait du à la violence sauvage de jeunes pandilleros de la maras 18 (gang salvadorien présent dans plusieurs pays d'Amérique centrale et aux Usa).
Ceci est une fable
La police salvadorienne avec ses nombreuses arrestations de suspects, les déclarations difficilement crédibles des responsables de l'enquête, la durée de celle-ci (plus d'un an et toujours l'attente d'une date de jugement), n'ont fait qu'accumuler nos doutes sur les autorités salvadoriennes de vouloir révéler l'entière vérité sur cet assassinat.
Christian était un ami de longue date, nous avions travaillé ensemble plusieurs fois. J'ai donc suivi le dossier de son assassinat, et me suis intéressé au contexte politique et (narco-) économique de ce pays le Salvador. Afin d'essayer de comprendre quels étaient ces "intérêts ou secteur puissants", comme on dit prudemment au Salvador, qui avaient décidé de la mort d'un ami.
Cette fable qui continue d'être racontée: Christian Poveda aurait été descendu par les pandilleros de la 18 qu'il avait côtoyé durant deux ans et filmé dans son documentaire "La Vida Loca", risque le temps aidant de devenir la vérité juridique souhaitée.
Christian était gênant, son travail de journaliste remettait bruyamment en cause, la police, la justice, hommes politiques et derrière les réels bénéficiaires des profits (narco-trafic, commerce et trafic d'armes, sociétés privés de sécurité) qui génèrent et utilisent cette délinquance violente des maras.
Vous trouverez dans le pdf ci-joint (impossible par cette connexion voir link plus bas) une partie de l'argumentaire qui remet en cause les "12 mois d'investigations" de l'enquête de la police salvadorienne et leur version officielle de cet assassinat.
Un dossier est en ligne sur le site Chien Guevara:
http://forget.e-monsite.com/rubrique,enquete-sur-la-mort-de-poveda,1130230.html
( voir pdf Bilan d'un an d'enquête)
ou
http://forget.e-monsite.com/rubrique,dossier-salvador,1130224.html
Une pétition est en ligne:
Pour la remise en cause de l'enquête judiciaire sur le meurtre de Christain Poveda ( journaliste assassiné au Salvador le 02/09/2009)
ou son lien court
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=8265
Merci par avance de l'attention que vous porterez à la lecture de ce dossier, et aussi suivant vos possibilités de relayer ces informations.
Oct 2010 / Amis de Christian Poveda
mail: amisdepoveda@gmail.com
Ecrit par : Amis de Christian Poveda | 31 octobre 2010
Merci pour tous ces liens qui apportent un nouvel angle sur la disparition de Christian Poveda.
Pour sa famille et ses proches, j'espère que la vérité se fera un jour malgré tous les obstacles qui se dressent devant elle.
Bonne chance pour votre combat. Tenez nous au courant.
Ecrit par : Miss You | 31 octobre 2010
"Un dossier est en ligne sur le site Chien Guevara"
Un site passionnant. Merci pour cette découverte et bien sûr, pétition signée pour que la vérité soit faite sur cette affaire.
anti
Ecrit par : anti | 31 octobre 2010
Ce soir sur Canal+ pour les abonnés :
http://www.cesoirtv.com/programme/3897790/la-vida-loca.php
Mardi 09 novembre 2010 - 22h25 - 00h00 (Durée : 1h35)
"La Vida Loca"
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Genre : Film documentaire
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Pays : Espagne - Colombie - Date de sortie : 2009
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Réalisateur(s) : Christian Poveda
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Résumé :
Lors de l'enterrement de l'un des leurs, les membres de la Mara 18, un gang des banlieues de San Salvador, chantent et prient avec ferveur et dévotion mais la mort est leur quotidien. Agés d'à peine 20 ans, ces jeunes «pandilleros» ne font que survivre dans des quartiers ultraviolents où l'existence est faite de séjours en prison, de trafics de drogue et d'assassinats commandités. La place de la réinsertion, et plus encore celle de l'espoir, est mince pour Chucky, El Banban, El Duende et les autres, tatoués jusqu'au visage de l'appartenance à la Mara...
Ecrit par : Miss You | 09 novembre 2010
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