17 septembre 2009
Femmes que j'aime, le nouveau spectacle d'Elrik Fabre-Maigné
Le nouveau spectacle de notre ami Elrik Fabre-Maigné sera un florilège de la Poésie Féminine en France, en compagnie de femmes qu'il aime, au bénéfice des Mamans d'Enfants hospitalisés. Nous relayons bien volontiers cette info ici.


Voici les oeuvres qui seront interprétées :
1) Quand revient Marie de son verger (Traditionnel)
2) Fin’Amor (Dame de Castelloza)
3) A l’entrée du temps clair (Anonyme)
4) Voici le temps froid venu (Azalais de Porcairages)
5) Quand je vois les prés fleurir (Anonyme)
6) Chanson (Béatrice de Die)
7) Une jeune fillette I (Traditionnel)
8) Sonnet pour sa bouche (Catherine des Roches)
9) Une jeune fillette II (Traditionnel-Servane Solana)
10) Qu'une femme auteur est à plaindre ! (Constance de Théis)
11) A la claire fontaine (Traditionnel)
12) Les roses de Saadi (Marceline Desbordes-Valmore)
13) N’écris pas (Marceline Desbordes-Valmore-Julien Clerc)
14) L’Argent (Delphine de Girardin)
15) Chanson de cirque (Louise Michel)
16) La torche (Marie Nizet)
17) Voici la Saint Jean (Traditionnel)
18) Enfant, pâle embryon (Cécile Sauvage)
19) La chanson d’Ida (Boudu les cops)
20) Eve-Poème du lait (Marie Noël)
21) L’escalier de verre (Louisa Paulin-Servane Solana)
22) Chant de la passion (Marie Noël)
23) Je trahirai demain (Marianne Cohn)
24) Non à la guerre ! (Clémentine)
25) Colchiques dans les près (Francine Cockenpot)
26) Le vent du printemps (Angèle Vannier-Servane Solana)
27) L’éternelle chanson (Rosemonde Gérard)
28) Quelqu’un… (Louisa Paulin)
29) Choisir ma mort (Benoîte Groult)
30) La femme des longues patiences (Andrée Chédid)
31) Le bonheur du jour (Hélène Cadou)
32) La valse à 30 ans (Boudu les cops)
Avec des musiques de Servane Solana, Véronique Dubuisson, Muriel Erdody, Bernadette Mouillerac et des arrangements de Bénédicte Primault.
13:30 Publié dans Anna bloGalore | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : eric fabre-maigné






Commentaires
Quel beau programme, tout en générosité. Bravo à lui et à tous ceux qui l'accompagnent dans cette jolie démarche.
"N'écris pas" est probablement l'un des plus beaux textes à mon goût que Julien Clerc ait interprété.
L'auteur en est Marceline Desbordes-Valmore, une poétesse au parcours fascinant http://fr.wikipedia.org/wiki/Marceline_Desbordes-Valmore
"Les Séparés"
N’écris pas. Je suis triste, et je voudrais m’éteindre.
les beaux étés sans toi, c’est la nuit sans flambeau.
J’ai refermé mes bras qui ne peuvent t’atteindre,
Et frapper à mon coeur, c’est frapper au tombeau.
N’écris pas !
N’écris pas. N’apprenons qu’à mourir à nous-mêmes
Ne demande qu’à Dieu… qu’à toi, si je t’aimais!
Au fond de ton absence écouter que tu m’aimes,
C’est entendre le ciel sans y monter jamais.
N’écris pas !
N’écris pas. Je te crains ; j’ai peur de ma mémoire;
Elle a gardé ta voix qui m’appelle souvent.
Ne montre pas l’eau vive à qui ne peut la boire.
Une chère écriture est un portrait vivant.
N’écris pas !
N’écris pas ces doux mots que je n’ose plus lire:
il semble que ta voix les répand sur mon coeur;
Que je les vois brûler à travers ton sourire;
Il semble qu’un baiser les empreint sur mon coeur
N’écris pas !
Ecrit par : Miss You | 17 septembre 2009
Hier soir, j'ai relu plusieurs cartes que Clorinda m'avait écrites pour le Nouvel An, mon anniversaire...
Elles se trouvaient dans un classeur que je n'avais pas ouvert depuis longtemps et cette note arrive juste après... C'est exactement ce que j'ai ressenti.
Ecrit par : ramses | 17 septembre 2009
Suite à ma demande, Elrik vient de me préciser qui est la dame qu'on voit sur l'affiche :
"C'est Marceline Desbordes-Valmore qui a écrit aussi Les roses de Saadi (grand poète persan) d'où les fleurs.
Elle a eu une vie très dure de saltimbanque, connu la misère, la perte de plusieurs de ses enfants, l'abandon, mais elle a toujours gardé courage et tendresse. Ce poème que je te joins est adressée à sa petite fille, mais je trouve qu'il est une belle métaphore de la Poésie."
Les roses de Saadi
J'ai voulu, ce matin, te rapporter des roses;
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les nœuds trop serrées n'ont pu les contenir.
Les nœuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées.
Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir;
La vague en a paru rouge et comme enflammée :
Ce soir, ma robe encore en est toute embaumée…
Respires-en sur moi l'odorant souvenir.
Ecrit par : Anna Galore | 17 septembre 2009
Fabuleux tout ce qu'il fait cet ami...
Le texte de "N'écris pas" suivi de tes mots Ramses, est très émouvant.
L'affiche me faisait penser aux toiles de Séraphine de Senlis. Drôle de destin aussi.
http://www.seraphine-lefilm.com/e2.html
anti
Ecrit par : anti | 17 septembre 2009
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