28 septembre 2009
Fin des poursuites contre Jestina Mukoko
Une bonne nouvelle dans tout le glauque de l’actualité
Fin des poursuites
contre la militante des droits de l'homme zimbabwéenne Jestina Mukoko
contre la militante des droits de l'homme zimbabwéenne Jestina Mukoko
La Cour suprême du Zimbabwe, siégeant en tant que Cour constitutionnelle, a invalidé, lundi 28 septembre, les poursuites pour terrorisme pesant sur la défenseure des droits de l'homme Jestina Mukoko.
"A travers ses agents, l'Etat a violé les droits constitutionnels de la plaignante à tel point que les poursuites doivent être abandonnées", a déclaré le juge Godfrey Chidyausiku, le président de la Cour suprême.
Directrice de l'association Zimbabwe Peace Project, Jestina Mukoko avait été arrêtée en décembre après avoir dénoncé les manœuvres du régime du président Robert Mugabe lors des élections en 2008.
Gardée au secret pendant plusieurs semaines, elle avait finalement été accusée d'avoir participé à un complot pour renverser le chef de l'Etat.
Personnalité très médiatique, Jestina Mukoko avait été arrêtée en même temps qu'une vingtaine de militants de l'opposition, avant que le président Mugabe et son rival historique Morgan Tsvangirai ne s'allient en février au sein d'un gouvernement d'union nationale.
La militante zimbabwéenne avait été libérée sous caution en mars, mais avait contesté son arrestation et exigé un abandon des poursuites devant la Haute Cour de justice, qui avait renvoyé l'affaire devant la Cour suprême.
Lors de l'audience, en juin, le parquet avait reconnu que ses droits avaient été bafoués lors de son arrestation.
Les bailleurs de fonds du Zimbabwe, pays enfoncé dans un profond marasme économique, ont posé comme condition à l'octroi d'une aide une amélioration sensible de la situation des droits de l'homme dans le pays.
Le Monde.fr avec l’AFP
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Miss You
13:48 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note






Commentaires
"A travers ses agents, l'Etat a violé les droits constitutionnels de la plaignante à tel point que les poursuites doivent être abandonnées", a déclaré le juge Godfrey Chidyausiku, le président de la Cour suprême.
Waow ! Il ne mâche pas ses mots, monsieur le Juge ! Grand respect pour lui, d'être aussi courageux et à cheval sur la loi face à un pouvoir qui la foule régulièrement aux pieds.
Ecrit par : Anna Galore | 28 septembre 2009
"Les bailleurs de fonds du Zimbabwe, pays enfoncé dans un profond marasme économique, ont posé comme condition à l'octroi d'une aide une amélioration sensible de la situation des droits de l'homme dans le pays."
Cet abandon de poursuites n'est pas tout à fait exempt d'arrières-pensées...
Ecrit par : ramses | 28 septembre 2009
Autrement dit, ces bailleurs de fonds vont contribuer à (1) apporter une aide économique à un pays en crise économique profonde et (2) améliorer les droits de l'homme dans ce même pays.
C'est magnifique, non ?
Ecrit par : Anna Galore | 28 septembre 2009
"Cet abandon de poursuites n'est pas tout à fait exempt d'arrières-pensées..."
J'oserai dire peu importe, ce qui compte c'est le résultat : un peu plus de droits de l'homme dans un pays où ils brillent par leur absence.
Jusque là, les protestations "humanistes" seules n'avaient eu que très peu (pour ne pas dire aucun) d'écho ou d'influence sur une dictature sanglante. Si les menaces économiques sont plus efficaces (et il semblerait qu'elles le soient), alors yalla !
Chapeau bas messieurs les juges de la Cour Suprême !!
Ecrit par : Miss You | 28 septembre 2009
Miss et Anna,
Je vous suis bien, mais je constate que dans les pays très pauvres, où la démocratie est en gros respectée (par exemple au Burkina Faso), les bailleurs de fonds sont absents !
Par contre, en Egypte, les USA distribuent chaque année 2 milliards €, afin de sauvegarder les apparences d'une démocratie...
Autrement dit, si l'on est très pauvres et "dans les clous", on peut crever !
Ecrit par : ramses | 29 septembre 2009
Je n'ai jamais voulu laissé entendre que les bailleurs de fonds étaient des chevaliers blancs prêts à mettre de l'argent partout où les droits de l'homme étaient bafoués. Les bailleurs de fonds mettent de l'argent là où ils pensent que cela va leur apporter à terme un avantage (et si possible un profit, ce ne sont pas des mécènes).
Dans le cas du Zimbabwe, il se trouve que ça tombe bien. Ce pays est pauvre en raison de sa gestion calamiteuse par un dictateur mais riche par ses ressources naturelles. L'intérêt de corriger la première pour accéder plus efficacement aux secondes est une évidence bien comprise. A terme, tout le monde y gagne, donc je m'en réjouis.
Mais tu as raison, dans un pays pauvre parce que sans ressource d'aucune sorte ET stable donc sans danger pour ses voisins, les mêmes bailleurs de fonds n'ont aucune raison de bouger le petit doigt. Leur action n'a rien à voir avec la morale ou la solidarité ou toute autre valeur de ce genre, nous sommes bien d'accord.
Ecrit par : Anna Galore | 29 septembre 2009
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