20 octobre 2009

We Want Miles : le jazz face à sa légende

Grâce à Ramsès et merci à lui :-) qui m'a parlé de cette expo, je vous propose d'aller à la rencontre ou redécouverte du monde incroyablement riche de Miles Davis à l'occasion de la rétrospective qui lui est consacrée à La Villette. Des photos, des notes, des mots, des dessins, des pochettes, des rencontres, une légende !


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Les (r)évolutions musicales de Miles Davis exposées à Paris


De tous les monstres sacrés du jazz, vivants ou morts, Miles Davis (1926-1991) est probablement celui qui se prête le mieux à une exposition ambitieuse, telle celle qu'organise la Cité de la musique, à Paris, du 16 octobre au 17 janvier 2010.


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Dans les studios de la Columbia
lors de l'enregistrement de Porgy and Bess (1958).
Courtesy of Sony Music Entertainment



Tout chez lui y concourt : la diversité de ses approches musicales, du bop des années 1940 à la rencontre du hip-hop et du jazz, au début des années 1990 ; sa reconnaissance par un large public, qui va au-delà des amateurs de musique, est une autre raison de l'exposer ; sa manière de styliser, de mettre en scène ses actes artistiques, de devenir ainsi un personnage et non plus uniquement un musicien.



L'exposition "We Want Miles. Miles Davis : le jazz face à sa légende" est une réussite. Parce qu'on y entend la musique de Miles Davis autant qu'on la voit. En présentant ainsi les "évolutions-révolutions" du trompettiste, Vincent Bessières, le commissaire, évite le travers d'une présentation fétichiste dans laquelle se sont perdues d'autres tentatives de montrer la musique au musée.

Il y a bien des trompettes, dont une Martin, modèle Magna des années 1950, vernie d'un bleu-vert de flamme, et des instruments de ses orchestres comme un clavier Fender électrique et une guitare basse Fodera Monarch Deluxe, utilisés pour l'enregistrement de Tutu : tout cela établit l'étroite corrélation de la musique de Miles Davis avec les mutations technologiques.

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Quelques costumes, des partitions, des écrits, aussi. Comme ce reçu, sur un bout de papier froissé, d'une avance pour l'enregistrement de la musique du film Ascenseur pour l'échafaud, de Louis Malle, et signée "Miles Davis, motherfucker" (que l'on peut traduire par "enfoiré"). Présentés avec soin, discrètement, au bon endroit, ces objets ne sont pas ceux d'un culte.



Ce fils d'un chirurgien-dentiste d'East Saint Louis (Illinois) est passé maître dans l'art du clair-obscur. Dans une scénographie volontairement noire, "We Want Miles" est une exposition serpentine, en circonvolutions, construite de manière chronologique, de sa rencontre avec ses idoles et maîtres du be-bop (Dizzy Gillespie et Charlie Parker, en 1944) à l'un des ultimes concerts, à la Grande Halle de La Villette, en juillet 1991, en passant par le succès planétaire de Tutu, album électrique composé en 1986 par Marcus Miller.

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Présenté au printemps au Musée du quai Branly, à Paris, "Le siècle du jazz" avait pour propos de dévoiler les liens entre le jazz et les arts plastiques. "We Want Miles" s'en démarque, et si deux tableaux de Jean-Michel Basquiat sont accrochés, Bird of Paradise (1984) et Horn Players (1983), c'est pour mieux expliciter l'univers du trompettiste, fasciné par Dizzy Gillespie et Charlie Parker, comme l'était lui-même le peintre.



Les pochettes de disques de la grande époque du graphisme 33-tours (Birth of the Cool, 1949-1954, lettrages des années Prestige, luxe de l'esthétique Columbia à partir de 1959), les affiches psychédéliques des années 1970, figurent sur les murs noirs pour mieux étayer un propos musical capturé dans une série de "sourdines", cabines circulaires qui enveloppent le son et évitent le principal travers d'expositions consacrées à la musique : la cacophonie. Outre ces espaces, "We Want Miles" fournit des bornes d'écoute au casque pour les mélomanes affûtés.

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Salle Pleyel novembre 1970 @AFP



"We Want Miles" a ce mérite de dévoiler l'oeuvre et le personnage de Miles Davis dans sa continuité. Car chacune de ses périodes que l'on a pu penser "de rupture" a été en fait annoncée par la précédente, ainsi que le souligne une déambulation ouverte de l'exposition, sur deux niveaux.

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Seule vraie rupture, et encore, celle du passage de l'acoustique à l'électricité.
En haut, les années acoustiques, en bas, les années électriques ; en haut, le noir et blanc, une imagerie poussée du jazz dans la nuit ; en bas, la couleur, la pleine lumière, la starification.

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On y verra Miles Davis boxer, filmé par son ami dessinateur Corky McCoy (auteur de la pochette funk d'On the Corner, immense, sur l'un des murs). Miles avait composé, en 1970, la bande originale d'un documentaire sur le boxeur engagé Jack Johnson, et retrouvé une conscience noire inflexible grâce à la boxe et aux arts de la rue.



"We Want Miles" est aussi la première exposition d'envergure dédiée à la dernière star du jazz, dont les archives sont peu exploitées, contrairement à celles de John Lennon, Serge Gainsbourg ou Jimi Hendrix, objets de précédentes expositions à La Villette. Celles de Miles Davis sont aux mains de ses amis musiciens, de sa fille Cheryl, de son fils Erin, deux de ses quatre enfants qui vivent en Californie, et de son neveu Vince Wilburn.

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Pour Paris, qui fut un lieu important dans la vie de Miles Davis, ils ont prêté des partitions que l'ont croyait perdues, des lettres, des photographies. Il y a celles, très belles, des sessions d'enregistrement pour Columbia avec le musicien Gil Evans, le Blanc avec le Noir, concentré, respectueux.

Le Monde


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« Ce que je sais, c’est que l’année après ma naissance,
une violente tornade ravagea St. Louis. […]
Peut-être suis-je encore animé par son souffle puissant.
Il faut du souffle pour jouer de la trompette.
Je crois au mystère et au surnaturel ;
or s’il y a quelque chose d’à la fois mystérieux et surnaturel,
c’est bien une tornade
».
(Miles Davis)


*
**
*



* Jazz

* Diaporama du Monde

* Un film bientôt ?

* «Miles Davis, architecte musical et chercheur d'or»


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© Sony Music Entertainement



Un très très grand merci à Ramsès, pour tout !

Miss You

Commentaires

Fantastique musicien, en effet, mais également incroyable découvreur de talents. Le nombre d'instrumentistes virtuoses tous azimuths qui sont passés par chez lui avant de devenir célèbres par eux-mêmes est impressionnant : John McLaughlin, Keith Jarrett, Chick Corea, Tony Williams, Herbie Hancock et les pierres angulaires de Weather Report Wayne Shorter et Joe Zawinul, pour ne citer qu'eux.

Mon préféré de ses CD reste Tutu, d'une sérénité exceptionnelle (en hommage à Desmond Tutu, bien sûr). J'ai vu Miles sur scène à Toulouse, l'un de ses tout derniers concerts, magnifique et émouvant.

Ecrit par : Anna Galore | 20 octobre 2009

J'aime vraiment beaucoup, beaucoup Miles Davis, tout comme cet autre trompetiste : Armstrong ;-). Ce qu'il a pu faire me fascine et ce qu'il fut aussi.

La musique qu'il a composée pour Louis Malle... un régal.

Pour l'anecdote, lu sur 20 minutes :

"(...)Ailleurs, dans les murs en vinyles se reflètent les photos et vidéos savamment agencées. On surprend le regard de Jeanne Moreau dans Ascenseur pour l'échafaud ou l'entraînement d'un boxeur. Miles Davis s'est inspiré des yeux de la première pour la musique du film de Louis Malle et des mouvements du second pour sa gestuelle scénique, entre précision et improvisation. La grâce et le punch, tout Miles."

http://www.20minutes.fr/article/355367/Culture-Miles-Davis-une-legende-contee-sans-sourdine.php

"Mon préféré de ses CD reste Tutu"

Magnifique. Quelle chance tu as d'avoir pu entendre autant de montres sacrés sur scène.

anti

Ecrit par : anti | 20 octobre 2009

C'est grâce à toi Ramsès si j'ai un semblant de culture musicale Jazz. Je n'ai jamais eu la chance de voir Miles Davis sur scène. Evidemment Tutu. J'ai vu Marcus Miller en concert l'an dernier au festival Jazz de Montreux, tout jeune lorsqu'il a composé Tutu et qui a toujours le feu sacré! Mais aussi la partie plus ancienne avec son extraordinaire concert de Stockholm en 1960, accompagné par John Coltrane et Sonny Stitt que par contre j'ai eu la chance de voir en concert il y a peu au Victoria Hall de Genève. Le bonhomme n'est plus tout jeune mais moment mémorable où l'homme et le saxo ne font qu'un.....

Ecrit par : valentine | 20 octobre 2009

Une musique qui colle à ma palette de bleus. Kind of blue est toujours aussi étonnant.
Dans un autre registre , grâce à l'envie que suscite ton article Miss, je redécouvre Doo -Bop. Quel souffle.

Ecrit par : Colors | 20 octobre 2009

Bonjour à tous !

Merci à vous,ramses & miss you,pour ce magnifique reportage( j'ai été sur le dernier lien("une vrai mine d'or") vraiment complet super!!!).
J'ai ressorti mes cd de milles davis et je pense que je vais passez le reste de la journée avec lui!!!
Comme vous le dites si bien Miss you :"...Sa reconnaissance par un large public,qui va au-delà des amateurs de musique,..."dont je fais parti ;j'aime sa musique pour ce qu'elle est ,un merveilleux voyage de l'esprit,un bain de jouvence...
Je finirais par cette phrase qui correpond bien à vous et votre blog: "Le savoir c'est la liberté,l'ignorance c'est l'esclavage." Signé Milles Davis bien sûr!!!!

Ecrit par : Magnus-blanc | 20 octobre 2009

"Le savoir c'est la liberté,l'ignorance c'est l'esclavage."

Excellente ! Et je dirais même plus : L'ignorance c'est l'esclavage, (de) le savoir, c'est la liberté.

anti

Ecrit par : anti | 20 octobre 2009

"Une musique qui colle à ma palette de bleus"

Une phrase qui me fait penser à celle-ci de Willy Ronis :

" Bach m'a appris la rigueur de la composition. Mes photos superposent souvent plusieurs mélodies".

anti

Ecrit par : anti | 20 octobre 2009

Voilà une note de plus en plus bleue et qui ne donne pas du tout le blues. C'est un bonheur de vous lire.

Ecrit par : Miss You | 20 octobre 2009

Mille merci, Miss, pour cette superbe note, accompagnée de très belles photos et vidéos de Miles Davis.

Deux dates clefs dans la carrière de ce musicien créatif, qui a contribué à l'évolution de la musique de jazz :

1949 "Birth of the cool" (sorti chez Capitol dix ans plus tard), un style résolument nouveau après les années "be-bop" de Charlie Parker et Dizzy Gillespie,

1986 "Tutu", qui marque une nouvelle révolution, par son style très particulier et l'introduction d'instruments électroniques.

La fin des années 50 est très riche en enregistrements, à la fois pour Columbia et pour Prestige, dans les célèbres studios de Rudy Van Gelder à Hackensack (New Jersey).

Très jeune, je me suis passionné pour la musique de Miles Davis et j'ai acquis ses 33 tours au fur et à mesure de leur parution. Mes préférés sont "Walkin'", "'Round about midnight" (composition du pianiste Thelonius Monk, autre génie), "Miles ahead", "Milestones" et "Kind of blue", tous sortis entre 1957 et 1959. Je l'ai vu une seule fois en concert, en Allemagne, en 1959.

La musique d'"Ascenseur pour l'échafaud" a été enregistrée en "live" en une nuit à Paris, en visionnant les rushes de Louis Malle. Jeanne Moreau n'a pu résister au charme de Miles !

Miles a beaucoup souffert de la ségrégation raciale aux USA, c'est pourquoi il adorait Paris, où personne ne faisait allusion à sa couleur de peau. Pannonica de Koenigswarter, la richissime bienfaîtrice des jazzmen, demanda à trois cents d'entre eux quels étaient leurs trois vœux. Miles Davis n'en formula qu'un, glaçant, et qui disait tout de la condition des noirs : « Être blanc »... Je me rends compte avec le recul que la musique de Miles a été un long cri de désespoir...

La tonalité très particulière de la trompette de Miles Davis tient au fait qu'il utilisait beaucoup la "sourdine", que son jeu était d'une grande sobriété (c'est perceptible dans la vidéo de "So what" avec John Coltrane) et que ses thèmes étaient souvent en "mineur", ce qui conférait une grande nostalgie à sa musique.

Ma vie a été bercée de la musique de Miles Davis et de tous les jazzmen aujourd'hui disparus, à l'exception notable de l'infatigable Sonny Rollins, de Benny Golson et Wayne Shorter (Jazz Mesengers d'Art Blakey). Une page de l'histoire de la musique s'est tournée, il reste heureusement les enregistrements et quelques vidéos...

Une belle bio de Miles Davis sur Wiki, très précise sur le plan discographique :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Miles_Davis

Merci encore, Miss, de cette belle rétrospective, qui donne fort envie de découvrir l'expo de La Villette.

Ecrit par : ramses | 20 octobre 2009

"Je me rends compte avec le recul que la musique de Miles a été un long cri de désespoir..."
Magnifiquement triste et terriblement belle à la fois.

Merci à toi :-)

Ecrit par : Miss You | 20 octobre 2009

J'ai dit une énormité: Sonny Stitt est mort! C'est Sonny Rollins que j'ai vu en concert! Décidemment je n'ai pas encore atterri de mes vacances....Désolée

Ecrit par : valentine | 21 octobre 2009

Pour celles et ceux qui ont le câble, la chaîne Mezzo diffuse ce soir à 20h30 un concert de Miles Davis au Festival International de Jazz de Montréal 1985.

Concert de jazz.
Durée : 60 mn.
Stéréo.

Avec : Miles Davis (trompette), John Scofield (guitare), Robert Berg (saxophone), Robert Irving (claviers), Daryl Jones (basse), Steve Thorton (percussions), Vince Wilburn (batterie).

Rediffusions : 00h01 - Dimanche 22/11, 17h00 - Vendredi 27/11 et 04h00 - Mardi 1/12.

anti

Ecrit par : anti | 19 novembre 2009

Merci de l'info, Anti, je vais regarder ce concert !

Ecrit par : ramses | 19 novembre 2009

John Scofield est un remarquable guitariste. Je connais moins les autres mais je ne doute pas qu'ils soient d'un excellent niveau également, si Miles les a choisis.

Ecrit par : Anna Galore | 19 novembre 2009

J'ai regardé le concert de Miles sur Mezzo, c'était à Monréal en 1985. Malheureusement pas sa meilleure période, à mon avis. Il était en pleine recherche "électro", qui conduisit à l'admirable "Tutu". Quand même, ça m'a fait très plaisir de revoir Miles "en chair et en os". Merci encore !

Ecrit par : ramses | 19 novembre 2009

Votre article est magnifique
L'expo es t super mais manque d'espace vital par rapport à l'affluence.
a bientôt
Jocelyne ARTIGUE

Ecrit par : artigue | 28 novembre 2009

Merci, c'est très gentil et merci de votre passage ici.

C'est toujours intéresant d'avoir l'avis de personnes qui ont pu voir l'expo. A bientôt :-)

Ecrit par : Miss You | 29 novembre 2009

Bonjour Jocelyne,

Merci de votre commentaire. Votre avis en matière d'art et/ou d'exposition est toujours très intéressant.

anti

Ecrit par : anti | 29 novembre 2009

J'ai donc visité l'expo samedi, j'en avais très envie, car je me suis intéressé très jeune à l'oeuvre de Miles Davis dès ses premiers albums. J'y ai passé 3 heures, de 13h à 16h et il n'y avait pas foule... Par contre, à la sortie, il y avait beaucoup de monde aux caisses (le mieux est de réserver sur internet et d'imprimer le ticket d'entrée, ça évite de faire la queue...).

Il y a deux niveaux, le premier comprend ce qui, pour moi, a été la période flamboyante de Miles, jusqu'à "Ascenseur pour l'échafaud". On y retrouve les premiers enregistrements avec Charlie Parker et la pléiade de 33 tours avec les pochettes originales de Columbia, Prestige et Blue Note. De très belles photos, notamment de l'ensemble des jazzmen qui ont fait la tournée triomphale de 1949 à la Salle Pleyel, que les Européens découvraient pour la première fois. D'autres avec Juliette Gréco et Jeanne Moreau... Quelques lettres, partitions, reçus de cachets (celui de la musique "d'Ascenseur pour l'échafaud" a été particulièrement maigre... 1000€ et environ 200.000 Francs (2.000 NF), que Miles a signé en ajoutant "Motherfucker"...)

Au niveau inférieur, changement de décor... Ce sont les années "électriques" avec des synthés, des amplis, des tenues de scène excentriques, des cachets atteignant 10.000€ par concert... Miles roulait en Ferrari, mâchait en permanence un chewing-gum, il était méconnaissable, devenu une mégalo-star. A part "Tutu", qui est assûrement très abouti, je n'aime pas trop ses 20 dernières années sur le plan musical... Elles lui ont pourtant assuré un succès planétaire. Le clou de l'expo est une présentation en auditorium de la vidéo de son dernier concert, justement à La Villette, environ 4 mois avant son décès dans un Hôpital de New-York. Il avait 65 ans... Le soir de sa mort, toutes les lumières de Brooklyn se sont éteintes...

La baronne Pannonica « Nica » de Koenigswarter (née Rothschild), qui fut la mécène de tous les jazzmen, a demandé à 300 d'entre eux de formuler 3 voeux... Miles Davis n'en émit qu'un seul : "être blanc"... Ces deux mots sont terribles...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pannonica_de_Koenigswarter

Miles Davis fut l'un des plus grands jazzmen de tous les temps, au parcours atypique. Il me manque...

Merci encore, Miss, de cette très belle note, tu lui as rendu un bel hommage.

eMmA, qui m'a accompagné, lui a aussi consacré une très belle note...

http://emmacollages.over-blog.com/article-on-n-est-riche-que-de-ses-amis-40138656-comments.html#comment52066366

Ecrit par : ramses | 01 décembre 2009

Mmmmmmmmmm merci Ramsès pour ce joli billet de voyage, voyage dans le monde de Miles, voyage à travers l'expo et à travers le jazz. Des impressions, des anecdotes, une belle rencontre d'internautes avec eMmA, c'est un vrai plaisir de te lire.

"Le soir de sa mort, toutes les lumières de Brooklyn se sont éteintes..." Poignant hommage.

Ces 3 voeux me font penser à un génie que j'aime beaucoup, en chemise tahitienne ;-)

Si je devais en formuler 3 maintenant après t'avoir lu, ce serait :

- continuer à découvrir ou retrouver des univers de musique et de mots à travers les notes de ce blog,

- qu'elles permettent à leur façon de nouvelles rencontres "en vrai" d'internautes qui partagent ce que nous aimons ici (je pense notamment aux magnifiques rencontres à l'occasion de l'anniversaire du blog, à celles de ce week-end avec Mireille et Bruno lors du vernissage de Michel, à la jolie re-rencontre avec Sapo au Quai Branly, à celles avec Kathy et Attawalpa, Lama Jampa, les merveilleux moines du Ladakh... et encore tout plein d'autres qui m'échappent pour le moment)

- qu'elles participent au plaisir de vous lire et de vous retrouver sur le blog, riches de ces partages et de ces souvenirs de sourires et de rires.

Merci Ramsès, tellement !

Ecrit par : Miss You | 01 décembre 2009

Très beau commentaire, en effet, Ramses. Un régal de te lire, une fois de plus.

Miss, tes trois voeux correspondent à trois choses que tu as déjà. Tu es donc exaucée :-)

Ecrit par : Anna Galore | 01 décembre 2009

Yes !! ça, c'est fait :-)

Ecrit par : Miss You | 01 décembre 2009

"Merci encore, Miss, de cette très belle note, tu lui as rendu un bel hommage.
eMmA, qui m'a accompagné, lui a aussi consacré une très belle note..."

Et toi, un magnifique commentaire vibrant d'émotion ;-)

anti

Ecrit par : anti | 01 décembre 2009

A la lecture de ces notes et commentaires, je pars travailler la joie au coeur.
Mes trois voeux :
- continuer à recevoir de la joie tous les jours
- continuer à donner de la joie tous jours
- continuer à avoir conscience d'être chanceuse
Je vous embrasse,
eMmA

Ecrit par : eMmA | 02 décembre 2009

Trop bien les vœux Emma !

anti, pareil !

Ecrit par : anti | 02 décembre 2009

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