25 octobre 2009

Fellini au Jeu de Paume

fellinihuit.jpg

Federico Fellini sur 8 ½ - 1963
Photographie de tournage de Tazio Secchiaroli
© David Secchiaroli




Fellini, la Grande Parade
du 20 octobre 2009 au 17 janvier 2010


Le musée du Jeu de Paume rend hommage à Federico Fellini,
à l'approche des 50 ans de La Dolce Vita
.



Le musée parisien propose une exposition qui décortique le foisonnant processus créatif du réalisateur italien, avec des photos, des dessins, des affiches, des extraits de films et d'interviews, des bouts d'essai (jusqu'au 17 janvier).





L'exposition est couplée avec une rétrospective Fellini à la Cinémathèque française (21 octobre-20 décembre).


anitafontaine.jpg

Anita Ekberg, La Dolce Vita - 1960
Photographie de tournage
Collection Christoph Schifferli, Zurich, DR



Les oeuvres exposées au Jeu de Paume évoquent quelques-unes des oeuvres majeures de Fellini, dont Huit et demi (1963), et parallèlement les principaux ressorts de son imaginaire.

Partant des origines, les débuts de Fellini (1920-1993) comme caricaturiste de presse, l'exposition détaille ses sources d'inspiration et certains de ses thèmes récurrents : le cirque, le music-hall, les rêves, lles souvenirs d'enfance, les médias et, bien sûr, les femmes.


fellinimarcello.jpg

Fellini trouve en Marcello Mastroianni un véritable « double cinématographique ».
Ils collaboreront sur de nombreux films ensemble, notamment la "La Dolce vita", "8 ½" ou "Intervista".
Federico Fellini et Marcello Mastroianni, sur le tournage du film "8 ½", 1963.
Photographie de tournage de Tazio Secchiaroli © David Secchiaroli




"Son psychanalyste lui avait dit: 'Vous dessinez très bien, vous rêvez beaucoup : dessinez donc vos rêves !' Et, pendant trente ans, Fellini a dessiné ses fantasmes de femmes", des croquis réunis dans Le livre des rêves (Gallimard, 2007), raconte Sam Stourdzé, le commissaire de l'exposition.





Toute en blondeur sensuelle, la Suédoise Anita Ekberg se baignant dans la fontaine de Trévi incarne un idéal inaccessible dans La Dolce Vita, comme Claudia Cardinale, fascinante apparition dans Huit et demi.

Mais le cinéma de Fellini, inspiré par la caricature, met en scène une galerie de silhouettes féminines aux formes généreuses et aux attitudes outrancières.


fellinidessin.jpg

Rêve du 1er avril 1975
Livre des Rêves
Dessin de Federico Fellini
© Fondazione Federico Fellini, Rimini



Serge Toubiana, le directeur de la Cinémathèque française, souligne que "les femmes sont très importantes dans son cinéma : il les adore, il sait très bien les filmer, son regard est d'une justesse parfaite. Il veut des gueules proches du dessin animé, il cherche dans la vie réelle une dimension élastique, c'est une forme d'anthropologie qui est à l'oeuvre", selon lui.


photographes.jpg

Les photographes à l'arrivée de Federico Fellini à Cannes, "La Dolce Vita", 1960.
Photographie de tournage Collection Christoph Schifferli, Zürich, DR


Le terme « paparazzi » vient d'un personnage du film La Dolce vita nommé Paparazzo,
un journaliste photographiant des célébrités (Source Wiki).




marcellof.jpg

Marcello Mastroianni sur le tournage de 8 ½ - 1963
Photographie de Paul Ronald
© Archivio Storico del Cinema / AFE



Celui qui débuta comme assistant de Roberto Rossellini s'est souvent mis en scène à travers son double à l'écran, l'acteur Marcello Mastroianni, qui campe un cinéaste en mal d'inspiration dans Huit et demi.







Un article :

Au Jeu de paume, rêves, fantasmes et mise en scène de soi du Monde.

couvlivre.jpg




Un livre :

« Le Livre de mes rêves » de Federico Fellini.

De la fin des années 1960 à 1990, Federico Fellini a retranscrit et illustré chacun de ses rêves...

Anecdotes de sa vie privée et fantasmes érotiques, doutes existentiels ou esthétiques, descriptions satiriques ou émues du monde intellectuel et artistique de l'Italie d'après-guerre...

Ce livre reproduit le manuscrit original des séquences illustrées par ce grand maître du cinéma, ancien dessinateur dans un hebdomadaire humoristique, dans lesquelles on retrouve toute la jubilation fantasmagorique de ses chefs-d' oeuvre.

Et l'une de ses critiques : « Dans la tête de Fellini» par Les Inrocks.



giuliettamasina.jpg

Giulietta Masina
(Crédit photo)



Je ne veux rien démontrer,
je veux montrer.

Federico Fellini



Miss You

Commentaires

Merci de ce merveilleux voyage dans l'imaginaire "cinématographié" de Federico Fellini ... J'ai évoqué Satyricon que j'aime infiniment ici : http://www.antiochus.org/article-22591857.html
Amitiés Miss You
Antiochus

Ecrit par : Antiochus | 25 octobre 2009

Hello Antiochus :-)

Je trouve qu'il y a du Gargantua dans Fellini, sa façon de tourner, de croquer à pleines dents dans les petits et grands moments de vie, dans l'histoire et les histoires. Ses univers me fascinent, un peu comme ceux de Visconti d'une façon plus poétique, plus désespérée aussi, pour ce dernier.

Ecrit par : Miss You | 25 octobre 2009

Federico Fellini, Marcello Mastroianni, Anita Ekberg, Giulietta Masina... Des génies qui ont marqué définitivement l'histoire du cinéma. Ils font partie de ma jeunesse ! Merci, Miss, de cette belle remise en perspective.

Ecrit par : ramses | 25 octobre 2009

Un plaisir partagé Ramsès :-)

Ecrit par : Miss You | 25 octobre 2009

Écrire un commentaire