26 octobre 2009

César, le Rhône pour mémoire

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Le musée départemental Arles Antique expose jusqu'au 19 septembre 2010 les trésors issus de vingt ans de recherche archéologique dans le Rhône, avec en vedette un désormais fameux buste en marbre de César remonté des eaux en 2007.







"On a affaire à un portrait qui a peut-être été offert à la cité entre le moment du premier passage de César en 49 avant Jésus-Christ et 46, le moment où il va fonder la ville", explique Luc Long, commissaire général de l'exposition César, le Rhône pour mémoire, présentée à la presse vendredi.

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Tête d'affiche, la sculpture vient clore un parcours muséographique qui chemine au milieu de quelque 500 pièces sorties des eaux tumultueuses du fleuve par les chercheurs du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm).

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L'exposition remonte le fleuve depuis son embouchure et son avant-port maritime jusqu'à l'actuel emplacement de la ville d'Arles, où était installé dans l'Antiquité un port commercial et fluvial.

Dans les premières salles, c'est cette activité économique que l'on découvre. Multiples amphores, restes des navires (au total, une quinzaine d'épaves ont été trouvées), lingots de fer ou de plomb ainsi que différents objets du quotidien (bagues, outils, semelles, petites statuettes ou céramiques ciselées) évoquent le fourmillement économique de la cité.

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Le visiteur fait un petit détour par un espace sombre où vidéos et sons lui font découvrir les plongeurs pendant leurs fouilles, rendues compliquées par le manque de visibilité, le très fort courant, la pollution... et les attaques de silures venant mordre les palmes des archéologues.

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"Notre fil conducteur c'était de donner en permanence le sentiment d'accompagner l'archéologue dans toutes les phases de son métier, de décrire cette aventure depuis le site des fouilles jusqu'à la restauration et la présentation des pièces", a expliqué Pierre Berthier, directeur de l'agence avignonnaise Saluces, responsable de la scénographie.

Dans la Arles antique, arrivaient des cargaisons venues de toute la Gaule, d'Europe, d'Orient ou d'Afrique : Le vin de Catalogne, l'huile de Crète... Mais la cité n'était pas qu'un port.

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Et c'est ce qu'ont découvert les chercheurs en 2007 alors qu'ils étaient prêts à abandonner les fouilles, ayant "l'impression d'avoir fait le tour".

Les objets qu'ils commencent à découvrir alors - morceaux de colonnes, frises, éléments de mausolée - évoquent une toute autre cité "ornée, monumentale", "façade ostentatoire destinée à montrer la richesse et la puissance de Rome", explique M. Long.

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Et c'est au fil de ces nouvelles recherches que vont être retrouvées les pièces les plus splendides, rassemblées dans la dernière salle de l'exposition, "le saint des saints", résume le commissaire général.

Outre le buste star, le public pourra notamment y découvrir une statue de Neptune en marbre de près de 1,80 mètre de hauteur (IIIe siècle après JC), la statue en bronze dite du "captif", un homme aux mains liées dans le dos, un genou à terre (Ier siècle avant JC) ou encore un bas-relief représentant une allégorie de la victoire, en bronze doré.

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"2009 a permis de nouvelles et très belles découvertes qui laissent penser que l'on n'a pas atteint le fond des réserves de ce grand musée naturel qu'est le fleuve", promet M. Long.

Après l'exposition, les pièces devraient prendre une place de choix au sein des collections permanentes du musée dont le directeur, Claude Sintes, espère à terme "une extension".



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Commentaires

J'avais vu à la TV une émission (des racines et des ailes ?) qui montrait ces fouilles dans le Rhone. Une émission passionnante !

C'est impressionnant ce travail de fourmi de chercheurs et se dire que ces trésors étaient là depuis des années et des années !

Ecrit par : Catherine | 26 octobre 2009

Oui, incroyable en effet. Ce qui veut dire qu'il en reste encore plein à découvrir !

Ecrit par : Anna Galore | 26 octobre 2009

Très belle découverte et état exceptionnel de conservation.

Ave Caesar et coup de chapeau aux archéologues !

Ecrit par : ramses | 26 octobre 2009

"Ce qui veut dire qu'il en reste encore plein à découvrir !"

Exactement ce que j'ai pensé en lisant la une de la Gazette de Nïmes qui titrait sur cette expo ce matin.

http://www.zette.fr/lib/scripts/getUnes.flashlib.php?ville=2

anti

Ecrit par : anti | 26 octobre 2009

En plus des merveilles découvertes, j'aime beaucoup l'idée du musée qui met le visiteur dans les conditions des fouilles "par un espace sombre où vidéos et sons lui font découvrir les plongeurs pendant leurs fouilles, rendues compliquées par le manque de visibilité, le très fort courant, la pollution... et les attaques de silures venant mordre les palmes des archéologues.

Le Rhône n'a pas fini de dévoiler ses secrets :-)

Ecrit par : Miss You | 26 octobre 2009

"Ce qui veut dire qu'il en reste encore plein à découvrir ! "

Oui ! Et dire que lorsque j'étais plus jeune, enfin, très très jeune, j'adorais l'Egypte et ses mystères et je rêvais de devenir archéologue. Mais, va savoir pourquoi, je me suis mise en tête que tout était déjà découvert et que ce n'était pas un métier d'avenir... Quand j'y pense !!!

Ecrit par : Catherine | 26 octobre 2009

Tu pourrais te reconvertir ou rejoindre un club d'amateurs ;-)

Ecrit par : Miss You | 26 octobre 2009

Bonjour, votre article est très interessant et bien illustré: cette exposition est prolongée jusqu'au 2 janvier 2011étant donné son grand succès.
a bientôt Jocelyne ARTIGUE

Ecrit par : artigue | 06 juillet 2010

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