29 novembre 2009
"De Byzance à Istanbul" au Grand Palais

Dans le cadre de la Saison de la Turquie en France,
le Grand Palais présente "De Byzance à Istanbul",
du 10 octobre 2009 au 25 janvier 2010.
"Sublime porte" entre l’Europe et l’Asie,
la ville de Byzance qui devient Constantinople, puis Istanbul,
appartiendra tour à tour
à la Grèce antique, à l’Empire romain, à l’Empire byzantin, à l’Empire ottoman,
puis à la Turquie.
L’exposition retrace l’histoire de cette cité où chaque culture s’épanouit dans l’héritage des précédentes.
le Grand Palais présente "De Byzance à Istanbul",
du 10 octobre 2009 au 25 janvier 2010.
"Sublime porte" entre l’Europe et l’Asie,
la ville de Byzance qui devient Constantinople, puis Istanbul,
appartiendra tour à tour
à la Grèce antique, à l’Empire romain, à l’Empire byzantin, à l’Empire ottoman,
puis à la Turquie.
L’exposition retrace l’histoire de cette cité où chaque culture s’épanouit dans l’héritage des précédentes.
Byzance, devenue Constantinople puis Istanbul, est depuis sa fondation un lieu de croisements et un point de rencontre des cultures. Sa situation géographique en fait un carrefour continental autant que maritime, comme le confirment les fouilles entreprises en 2004 lors du creusement du tunnel sous-marin du futur métro.
Chronologique, l’exposition décrira les différentes phases de l’histoire de la Ville. Occupé depuis la période paléolithique, le site devient, par le Bosphore, le théâtre de flux migratoires importants depuis les Balkans vers l’Anatolie.
Plaque d’iconostase : Paon (IXe-Xe siècle)
Paris, musée du Louvre
© Photo RMN / Martine Beck-Coppola
Paris, musée du Louvre
© Photo RMN / Martine Beck-Coppola
L’existence d’un port, attestée depuis huit mille ans, est la marque d’une place commerciale éminente et prospère, centre d’une voie nord-sud. L’économie et la vie quotidienne de Byzance, fondation grecque au VIIe siècle avant Jésus-Christ, sont déterminées par la position de la ville. L’occupation romaine ne modifie pas cette identité, mais y ajoute l’activité propre à la présence de garnisons.

Vue du port de Constantinople,
Aivazovskii Ivan (1817-1900)
Paris, musée du Louvre
Aivazovskii Ivan (1817-1900)
Paris, musée du Louvre
En 330, à la suite de la scission entre les empires romains d’Orient et d’Occident, la ville devient capitale sous le nom de Constantinople, en hommage à l’empereur Constantin. Sa position de centre commercial, politique, militaire et religieux se renforce jusqu’à la fin du Moyen Âge.
Des groupes ethniques variés se mêlent toujours. La ville antique modernisée : le port, les murailles, les artères, le forum ; l’hippodrome, le palais, Sainte-Sophie, se complète des implantations vénitienne et génoise de Galata.
L’« invasion latine » qui se produit au cours de la quatrième croisade instaure le droit occidental entre 1204 et 1261, avant une restauration puis la chute devant le Sultan Mehmet II en 1453, à la suite du déclin de l’Empire autour la cité.
Mehmet II le Conquérant veut faire de la Ville un point de domination sur l’est et l’ouest, et la capitale d’un nouvel empire musulman. Son règne et ceux de ses successeurs, tels Bayezid II, Selim Ier et Soliman Ier le Magnifique, voient la conversion des édifices chrétiens, au premier rang desquels Sainte-Sophie, pour répondre aux usages de l’Islam.
De même, la construction du nouveau palais et d’un fort sur la côte est du Bosphore, l’apparition des mosquées et des medressa résultent d’une politique continue de grands travaux. A l’image de l’extension de l’Empire Ottoman, le visage de la ville se transforme. Néanmoins, des communautés chrétiennes demeurent et la cité reste cosmopolite.
Du côté du pouvoir, les cérémonies officielles, les processions, les fêtes religieuses, les parties de chasse, les réceptions d’ambassadeurs et les grands événements princiers ont laissé de nombreux témoignages et de multiples représentations. La vie quotidienne des stambouliotes nous est également connue par les objets propres aux métiers, au commerce, à la musique, aux transports terrestres et maritimes, aux pratiques religieuses, etc.
Le rapprochement lent et progressif d’Istanbul avec l’occident aboutit à une transformation des usages militaires et sociaux. Cette évolution s’observe particulièrement bien à travers le vêtement et l’expansion de la ville le long du Bosphore, dont les rives accueillent notamment les palais nouveaux de Dolmabahçe, Beylerbeyi et Çırağan.
L’exposition rassemble environ trois cents objets des collections publiques turques, françaises et internationales. En Epilogue, une place privilégiée sera réservée au port de Théodose (connu aussi comme l'l'Eleuthérion, dont je vous avais parlé ici) récemment découvert sur le site de Yenikapi, au centre d’Istanbul, future station du métro qui reliera les rives européenne et asiatique du Bosphore.
• Parcours virtuel
• D’autres photos de l’expo
Belle visite !
Miss You
15:30 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : musées, turquie














Commentaires
Ce soir, en troisième partie des "Des racines et des ailes "consacrées aux "bâtisseurs de l'histoire" depuis l'Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris.
Au sommaire :
- Une école au coeur de l'histoire
C'est l'une des plus prestigieuses écoles d'art d'Europe. Au coeur de Saint-Germain-des-Prés, cette vénérable institution qu'est l'Ecole nationale supérieure des Beaux-arts est certes un lieu chargé d'histoire mais aussi un vivier de l'art contemporain.
- Chefs-d'oeuvre en héritage
Le territoire français est constellé de bâtiments anciens qui constituent un patrimoine unique. La cathédrale Notre-Dame de Paris, le Verrou de Blaye ou l'opéra Garnier font l'objet de restaurations importantes. Les passionnés d'histoire et d'architecture effectuent de nouvelles découvertes.
- De Byzance à Istanbul
Mimar Sinan est un architecte de génie à qui la Turquie doit ses plus beaux bâtiments du XVIe siècle.
Ecrit par : Miss You | 09 décembre 2009
Ah oui ! J'avais lu ça dans le programme TV ! C'est pas encore ce soir que j'arriverai à prendre un bain !
anti, pas encore douchée...
Ecrit par : anti | 09 décembre 2009
A moins d'un bain turc ?
Ecrit par : Miss You | 09 décembre 2009
Joli ! Mais, j'vois pas trop comment... Attaaaaaaaaa... Anna ? J'suis coincée dans les escaliers en colimaçon avec le grand écran... tu peux v'nir s'te plééééééééééééééééé !
antiMac Gyver
Ecrit par : anti | 09 décembre 2009
Et tu crois qu'on va prendre un bain turc dans un escalier en colimaçon avec un écran ?
On ne serait pas mieux dans la baignoire, sans écran ?
Anna, Leroy Merlin
Ecrit par : Anna Galore | 09 décembre 2009
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