02 décembre 2009

Le piment, répulsif à … éléphants !

Une info comme je les aime ou quand l’ingéniosité permet de pallier une vraie difficulté (la destruction de récoltes et la famine qu’elle implique à moyen terme), tout en respectant la vie de l’animal et en permettant à l’homme de vivre de son travail.



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Mâle (Okavango)




Si les éléphants du nord du Botswana ravissent les touristes, ils sont loin d'être aussi populaires auprès des fermiers locaux qui ont développé une nouvelle arme pour les tenir à distance de leurs cultures: des haies de piments.


Ce pays quasi désertique d'Afrique australe compte environ 150.000 pachydermes, particulièrement nombreux autour des paradis touristiques que sont le delta de l'Okavango ou le parc Chobe, où ils piétinent sans façon les plantations vivrières.


Pour les éloigner sans mettre leur vie en danger, les autorités ont découvert les vertus des piments rouges, dont la forte odeur écoeure les éléphants. Le gouvernement organise depuis peu des formations pour populariser leur usage.






"Nous enseignons aux villageois les méthodes pour se servir des piments contre les éléphants, qui sont un vrai souci notamment parce qu'ils détruisent leurs plantations", explique à l'AFP Gaseitsiwe Masunga, un responsable de la faune dans le nord du Botswana.

Ils apprennent ainsi que les piments peuvent servir de tampon autour des champs de maïs et de sorgho, une autre céréale alimentaire: si les éléphants s'avancent vers les jeunes pousses appétissantes dans les cultures, ils écrasent les solanacées et en libèrent l'insupportable parfum.





De quoi décourager les plus tenaces des pachydermes, qui retiennent à jamais la leçon donnée par leurs muqueuses inflammées.
Les piments peuvent aussi être broyés pour imprégner des tissus ensuite tendus sur les clôtures. Ils peuvent aussi être mélangés à des bouses qui, une fois séchées, brûlent en dégageant une fumée très épicée.

"Ce programme est intéressant parce qu'il permet de faire d'une pierre deux coups, souligne M. Masunga. Les condiments constituent en eux-mêmes une source de revenus. Après les récoltes, les villageois pourront les vendre sur le marché local et à l'international."

Kgagiso Moruti, 44 ans, du village de Eretshe (nord), a suivi l'un de ces séminaires et se dit convaincu par la démarche. "A moins d'une catastrophe naturelle, les récoltes devraient être meilleures cette année, dit-il. Jusqu'à présent les éléphants étaient un problème mais on a appris à répondre à cette menace."

Et d'ajouter avec confiance: "nous sommes sûrs de recueillir le fruit de nos travaux."





Si la nouvelle arme s'avère efficace, Tapelo Tawana, un fermier de 38 ans, pense pouvoir nourrir ses proches et gagner un peu d'argent en vendant les piments. "Nous utiliserons cet argent plus que nécessaire pour les besoins de la famille", prévoit-il.

Des schémas similaires ont porté leurs fruits dans les pays voisins de Namibie et de Zambie, où les petits agriculteurs étaient également menacés par les pachydermes en maraude, selon la coordinatrice du programme "Conservation International", Anna Songhurst.

"Ca a marché dans ces pays. Si les villageois appliquent ce qui leur a été enseigné, il n'y a aucune raison que cela échoue au Botswana,", assure-t-elle.


Source Le Point


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Commentaires

Trop mimi la dernière photo !

Et je note donc que si un éléphant m'embête, il suffit que j'aie du piment sur moi pour l'éloigner. Ca tombe bien, j'adore ce qui est pimenté (tiens ? mais alors... c'est pour ça qu'il n'y a aucun éléphant dans le jardin !!!)

Sérieux, espérons que les Australiens trouveront une solution analogue pour repousser les milliers de chameaux qu'ils veulent abattre parce qu'ils s'approchent trop des habitations à la recherche d'eau.

Ecrit par : Anna Galore | 02 décembre 2009

"Trop mimi la dernière photo !"
Je trouvais aussi, je l'ai trouvé sur .... un blog du PS : ça m'a fait éclater de rire, un rien m'amuse ;-)

Ecrit par : Miss You | 02 décembre 2009

Excellent !

Ecrit par : Anna Galore | 02 décembre 2009

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