27 décembre 2009
Tour d’Europe en expos
De Londres à Vienne, de Madrid à Amsterdam, l’automne et l’hiver ont été riches en manifestations culturelles.
Il ne reste que quelques jours pour en profiter !
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(Andy Warhol, 1974, David Hockney./ DR)
LONDRES, Tate Modern
L’art du business ?
L’art contemporain en a souvent fait sa devise,
avec plus ou moins de talent, tant que l’économie lui souriait.
L’aphorisme d’Andy Warhol (TAG Andy Warhol) selon lequel « Good business is the best art » plane comme une prédiction cynique
sur les générations qui lui ont succédé.
Les « provocations » des précurseurs, la Factory de Warhol le coloriste,
le Pop Shop génial de Keith Haring sur Lafayette Street gardent leur fraîcheur.
Puis le fil se casse.
Le visiteur a le nez sur la série sexe « Made in Heaven » de Jeff Koons avec la Cicciolina.
Il rit encore des jumeaux qui posent devant deux Spot Paintings identiques de Damien Hirst.
Vive les Anciens !
Jusqu’au 17 janvier.
Sur le blog "Jeff Koons - Improbables rencontres"
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(Paysage avec Madeleine la pénitente, 1613, Juan Bautista Maíno/Coll. Part. /Museo del Prado)
MADRID - Un caravagesque chez Velázquez
Le Prado réunit quasiment toute la production de Juan Bautista Maíno.
Soit une trentaine d’œuvres de ce peintre du Siècle d’or, né en 1581,
mort en 1649,
qui fut l’un des artistes les plus admirés par la cour de Philippe IV
(c’était même le professeur de ce dernier lorsqu’il était enfant)
mais ensuite ignoré par l’histoire de l’art.
Pourquoi ?
Sans doute parce que la façon de Maíno de traiter la couleur,
la lumière et les textures a plus à voir avec l’art italien qu’espagnol.
Face à la sobriété de Velázquez, Zurbarán ou Ribera,
la profusion de détails et les contrastes chromatiques de ses compositions, essentiellement religieuses,
viennent du Caravage et des Carrache.
Jusqu’au 17 janvier 2010.
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(Rouge et blanc, 1899-1900, Edvard Munch./VBK Wien 2009/The Munch Museum/The Munch Ellingsen Group/Munch-museet, Oslo)
VIENNE - Leopold Museum
Munch, maître de l’étrange - « Edvard Munch et l’étrange » commence par The Nightmare (Le Cauchemar),
tableau de Füssli qui fit sensation en 1782 à la Royal Academy de Londres,
parmi les Reynolds et les Gainsborough.
Pour parler d’étrange, concept si prégnant au tournant du siècle
et thème cher à Sigmund Freud,
le Musée Léopold convoque Edvard Munch,
auteur du Cri et de l’Autoportrait en enfer,
Norvégien tourmenté dont les baisers ressemblent à des morsures (Vampire).
James Ensor et ses masques pastel,
Egon Schiele et ses amants tordus aux muscles verdâtres,
Alfred Kubin, Gustave Moreau et Odilon Redon
rejoignent ces artistes de la vision.
Jusqu’au 18 janvier .
(Sur le blog : TAG Vienne)
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(Thomas, 1987, Robert Mapplethorpe./DR)
FLORENCE - Galleria dell'Accademia
La Renaissance de Mapplethorpe –
Audacieux retour aux sources à la Galleria dell’Accademia de Florence.
Dans ce sanctuaire de la Renaissance,
voici pour la première fois un artiste du XXe siècle,
un photographe, un Américain.
Le sulfureux Robert Mapplethorpe (1946-1989), photographe de l’underground new-yorkais,
fit scandale par ses nus à la beauté formelle et à l’érotisme cru
(Cultural Wars).
L’historien de l’art Jonathan K. Nelson a disposé ses tirages plus classiques
au noir et blanc velouté face aux œuvres de Michel-Ange
qui les ont inspirés (111 œuvres, dont 93 de Mapplethorpe).
Les nus masculins trouvent un écho immédiat
dans le David ou le Prisonnier de Michel-Ange.
La musculature des corps et la charpente des visages
(Patti Smith, Philip Glass, Andy Warhol)
parlent tous de sculpture.
Jusqu’au 10 janvier 2010.
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(Fête du rédempteur, 1899,
Maurice Prendergast /Williams College Museum of Art, Williamstown/Guggenheim Venice)
VENISE - Des aquarelles sur la lagune
Ses feuilles d’une subtile opalescence semblent trempées
dans l’eau des canaux.
L’Américain post-impressionniste Maurice Prendergast
est à l’honneur à la Fondation Guggenheim.
Aquarelles mais aussi huiles et monotypes,
tous créés au cours de deux voyages (1898-1899 et 1911-1912).
Leur délicatesse et leur élégance calme viennent du symbolisme,
des nabis et de Whistler.
L’ensemble - des vues suggestives de la vie quotidienne,
des calli, campi et des ponts - reflète l’attraction romantique exercée par la Sérénissime
jusqu’aux plus lointaines contrées du Nouveau Monde.
Jusqu’au 3 janvier 2010.
(Sur le blog : TAG Venise)
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AMSTERDAM - Avercamp, sur un polder gelé (DR)
L’automne cherche l’hiver ? Il le trouve à Amsterdam.
Pour la première fois, le Rijksmuseum présente une rétrospective des œuvres de Hendrick Avercamp,
le plus célèbre peintre de paysages d’hiver « hollandais » du XVIIe siècle.
Il n’y a pas plus pittoresque que ces couples de patineurs,
ses enfants qui se lancent des boules de neige ou ces voiliers montés sur skis. Au fait, qui organisera une grande exposition sur le thème de la neige dans la peinture ?
Suggérons un titre : « Blanc ».
Celles d’Avercamp figureront à coup sûr en bonne place.
Jusqu'au 15 février 2010.
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(Standard Station, Ed Ruscha, 1966/Collection privée)
LONDRES - La Hayward Gallery, Southbank Centre,
organise une formidable rétrospective du peintre californien Ed Ruscha,
qui a créé les icônes du paysage mental américain.
Jusqu’au 10 janvier 2010.
Par Valérie Duponchelle et Éric Biétry-Rivierre pour Le Figaro
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Miss You
11:30 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : peinture, andy warhol, jeff koons, vienne, venise, freud






Commentaires
.. Si j'avais vraiment assez d'argent, je pense que je passerai mon temps à voyager autour de la planète pour peindre et voir les expos.. Miss ta note est une effluve de ce rêve!
Ecrit par : sapotille | 28 décembre 2009
Peindre, je ne sais pas faire mais je partage un morceau de ton rêve Sapotille ;-)
Chaque note "expo" en est un avant-gout, ma façon de les visiter un peu.
Ecrit par : Miss You | 29 décembre 2009
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