12 janvier 2010

L’Outrenoir de Pierre Soulages

Pour aller à la rencontre d’un peintre, Pierre Soulages, que j’aime particulièrement et dont les toiles exposées de façon permanente au Pavillon Fabre de Montpellier m’ont fascinée, je vous propose une interview portrait.

Soulages ou quand le noir se fait lumière ... ou quand les reflets se font mouvements ... ou quand s'approcher puis s'écarter de la toile, la transforme et lui donne un autre corps, invitant à un nouveau voyage...


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Le Centre Pompidou célèbre ce révolutionnaire français de l'abstraction,
né dix ans avant Warhol, peintre contemporain
adulé du grand public.



Né le 24 décembre 1919 à Rodez, Pierre Soulages a fêté ses 90 ans avec sa rétrospective à Beaubourg, depuis le 14 octobre. Rencontre avec un homme remarquable à l'accent léger, un colosse gentil aux yeux d'ardoise, un homme libre, sûr de son art et en quête perpétuelle. Un fils du pays d'Oc qui parle sans faux-semblants, qui regarde toujours Paris et son petit monde avec une réserve amusée.


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Peinture 260 x 202 cm,
Huile sur toile - 19 juin 1963
(Collection Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Diffusion RMN © Adagp, Paris 2009)



LE FIGARO. - Vous avez été élu comme l'artiste contemporain par excellence dans le « Palmarès du XXe siècle » du Figaro. Surpris d'être tant aimé ?

Pierre SOULAGES. - J'en suis très heureux. Quand on aime ce que je fais, cela compte. Ce n'est pas ma faute, c'est ma chance. À ma première exposition en 1947, quand j'ai accroché mes toiles sombres avec du noir - à l'époque, la peinture était ocre pâle ou rouge, jaune et bleu -, elles se voyaient comme des mouches dans un verre de lait. Picabia a dit que ma peinture était la meilleure du Salon des surindépendants.

J'ai rencontré peu après ce petit monsieur aux phrases souvent terribles. Je n'aimais pas ses tableaux d'après les images des magazines, mais j'aimais ses écrits sur la peinture, si intelligents, si captivants. « Les grandes peintures noires, c'est vous ? », a-t-il demandé en me regardant de haut en bas. J'avais 27 ans. Quand il a su mon âge, il a ri : «Je vais vous dire ce que Pissarro m'a dit, un jour que je le rencontrais sur le motif : avec l'âge que vous avez et avec ce que vous faites, vous n'allez pas tarder à avoir beaucoup d'ennemis ! »


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Peinture 202 x 327 cm, Huile sur toile - 17 janvier 1970
(Collection particulière Archives Pierre Soulages, Paris (photo François Walch) © Adagp, Paris 2009)



Un mot qui venait de Pissarro jusqu'à moi en traversant toute l'histoire de l'art, je n'en revenais pas. La prédiction ne s'est pas vérifiée. J'ai eu beaucoup d'amis. Les ennemis, je n'en tiens pas compte. Picabia disait : «Ceux qui parlent mal de moi dans mon dos ne parlent qu'à mon cul !» (rires).

Votre première émotion artistique ?
Conques. J'y étais allé enfant avec ma mère et je tremblais de peur devant la statue de sainte Foy, son regard, sa quantité d'ors et de pierres. Bien plus tard, un professeur de lycée nous y a emmenés et a voulu nous démontrer la maladresse des sculpteurs romans. J'étais furieux : ce n'était pas maladroit, cela me touchait. J'étais là, à un point précis du transept, absolument transporté par ce que j'étais en train de voir. La musique des proportions, l'espace architectural, l'émotion.


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Peinture 324 x 181 cm - Polyptique (4 éléments de 81 x 81 cm, superposés),
Acrylique/toile - 19 février 2009
(Collection particulière Archives Pierre Soulages, Paris (photo Georges Poncet) © Adagp, Paris 2009)



Le refus de l'ornement ou déjà le noir ?
À 5 ans, j'aimais déjà le noir, je préférais tremper mon pinceau dans l'encrier plutôt que dans les couleurs. Une cousine plus âgée, morte à 102 ans, a raconté à Pierre Encrevé, auteur de mon catalogue raisonné, que je dessinais un jour, noir sur blanc, « de la neige ». Mon explication avait fait rire toute la famille, ce qui m'a sans doute humilié puisque ce n'était pas une provocation. J'ai dû essayer de rendre le papier plus blanc par le contraste. Rien de sophistiqué comme dans les paysages de neige de Monet ou de Sisley.

Je me sentais directement concerné par des choses plus élémentaires. Du noir à côté d'une couleur sombre : elle cesse d'être sombre. J'ai commencé à réfléchir à la peinture assez tôt, sans le savoir. J'aimais peindre.

conques2.jpg Conques



Quand je suis retourné à Conques, j'ai compris qu'il y avait une chose importante dans la vie : l'art. Je trouvais que les adultes perdaient leur vie à la gagner, que leurs comportements étaient étranges : ils ne pensaient qu'au dimanche et le dimanche venu, ne savaient pas quoi en faire. Je ne serai pas de ces gens-là.

Quels sont vos principes d'artiste ?
J'ai compris très tôt que l'artiste était celui qui était attentif à ce qu'il ne sait pas, à l'inverse des artisans qui savent quoi et comment faire. Mes racines, je les trouve avant le Quattrocento et sa peinture « illusionniste ».

Même si j'admire Giotto et les chefs-d'œuvre nés dans son sillage, ce qui m'intéresse est ailleurs. Je citerai saint Jean de la Croix : « Pour toute la beauté, jamais je ne me perdrai. Sauf pour un je-ne-sais-quoi qui s'atteint ou qui se rencontre. » Il y a de l'effort, du hasard et une rencontre. L'artiste ne sait pas toujours ce qui va se faire, c'est indépendant de sa volonté et, souvent, le plus intéressant de son œuvre.


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Peinture 146 x 114 cm,
Huile sur toile -1950
(Collection Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Diffusion RMN © Adagp, Paris 2009)



N'est-ce pas l'idée de la grâce ?
Peut-être, oui. J'ai eu plusieurs de ces accidents miraculeux. Je suis en train de rater un tableau. Je suis un marécage noir. Le noir a tout recouvert. Je me dis : « Enfin, tu n'es pas masochiste ! Si tu travailles depuis des heures, tu as une raison. » Alors, je suis allé dormir.

Je suis revenu reposé et j'ai vu que je ne travaillais plus avec du noir, mais avec des états de lumière qui réfléchissent le noir, la couleur qui est la plus grande absence de lumière. Je l'ai appelé « Outrenoir » à l'image d'outre-Manche, pour désigner un autre pays au-delà de la frontière.

Peut-être s'exprime là la personne la plus primitive qui existe en soi et qui renvoie à l'artiste des églises romanes, au peintre du Moyen Age ou à celui des cavernes qui crée directement de ses mains dans la nuit même.


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Peinture 324 x 181 cm,
Polyptyque (4 éléments de 81 x 181cm, superposés), Acrylique/toile- 14 mars 1999
(Collection particulière Archives Pierre Soulages, Paris (photo Jean-Louis Losi) © Adagp, Paris 2009)



Vos souvenirs de provincial qui débarque à Paris ?
Mon premier atelier à Paris était rue Schoelcher, près de Montparnasse. Sont venus habiter Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, juste à l'étage au-dessous. Je les ai souvent croisés dans le quartier, j'ai surtout entendu Sartre parler haut et fort à 3 heures du matin, sa voix résonnait dans le couloir. Mais je ne peux pas dire que je les ai bien connus, ni que nous étions amis ni d'ailleurs que j'avais le moindre élan envers eux. Ils ont voulu me faire participer à leurs actions, contre la guerre de Corée, je crois. Je n'ai pas trouvé que la peinture était un bon moyen d'action politique, je n'ai pas suivi.

Non que j'aie jugé Beauvoir comme une pétroleuse. Le collectif n'est pas mon tempérament. Je fuis tous les groupes, tous les chefs. Même en histoire de l'art, les regroupements n'ont pas de sens. Prenez les impressionnistes. Ce qu'ont en commun Manet et Pissarro, Monet et Renoir n'a pas d'intérêt puisque c'est partagé.


conques3.jpg Conques



Ce qui est intéressant est ce qu'ils ont d'unique, d'irremplaçable, c'est ce pourquoi je les aime. Les regrouper, c'est bon pour les sociologues, les écrivains et les historiens. Car l'on transforme ainsi l'œuvre en document. Et une œuvre est le contraire d'un document. Dans l'histoire de la sociologie, on s'aperçoit que les meilleurs documents sont de mauvais tableaux (rires). Lévi-Strauss prisait par-dessus tout les paysages de Joseph Vernet parce qu'il y voyait mille connections… Moi, j'aime bien les chefs-d'œuvre (rires).

Le monde vrai d'un grand peintre
Quand il n'est pas à Sète, dans le pays de soleil qui va bien à ce couple généreux, Pierre Soulages vit et travaille à Paris avec Colette, aussi petite qu'il est grand, femme-oiseau « rencontrée aux Beaux Arts à Montpellier, (son) amie, (sa) complice depuis soixante-sept ans ».


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Peinture 324 x 362 cm, Polyptyque C (4 éléments de 81 x 362 cm, superposés),
Huile sur toile - 1985
(Collection Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Diffusion RMN © Adagp, Paris 2009)



Ancrage pure rive gauche, entre Seine et montagne Sainte-Geneviève, dans l'entrelacs des immeubles biscornus du vieux Paris où les pièces se superposent. L'atelier est vide, rétrospective à Beaubourg oblige. La demeure, voisine, ne cède en rien au décorum et au superfétatoire, comme on peut s'y attendre du peintre du « noir-lumière ». Du blanc.

Un splendide triptyque noir où le pinceau, fabriqué artisanalement par l'artiste avec un bout de métal ou de cuir, a creusé des sillons, tous semblables, tous différents. Des pastels de Hans Hartung, « échanges entre artistes », qui témoignent de son amitié fraternelle avec l'artiste blessé à la guerre.


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Brou de noix - 65 x 50 cm, 1948
(Collection Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Diffusion RMN © Adagp, Paris 2009)



Une tête de mort aztèque sculptée dans le granit qui souligne l'amour de l'art depuis la nuit des temps. Mais aussi Miro, poète des formes et des couleurs, et surtout Courbet, « fantastique peintre, virtuose, novateur », qui vaut tous les bijoux du monde. Et des livres, lus, reposés, pensés. Un monde simple et beau d'amateur et d'esthète.



conques9vitraildesoulag.jpg Conques







« Pour moi, la peinture n'est pas une représentation, ni même un langage ou un message.
Je ne veux rien dire. Je veux peindre.
La peinture est « chose » où les sens viennent se faire et se défaire.
Appelez ça méditation, ce que vous voulez.
Je peins d'abord pour moi.
Mais une peinture n'est vivante que si elle est vue par d'autres.
Et si d'autres, en la regardant, s'y investissent
. »

(Pierre Soulages)



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Goudron sur verre 45.5 x 76.5 cm - 1948
(Collection particulière Archives Pierre Soulages, Paris (photo DR) © Adagp, Paris 2009)



Miss You

Commentaires

J'adore Soulages, c'est le seul peintre abstrait et adepte du monochrome que j'aime.
Soulages c'est : comment montrer à tout le monde que la couleur noire n'existe pas.

Ecrit par : Netsah | 12 janvier 2010

Exactement :-)

J'ai longtemps hésité à faire une note sur son travail sur le blog parce que, malgré la taille des photos, elles ne reflètent pas l'impact des toiles quand on les voit en "vrai" de tout près ou de plus loin et l'attraction très forte que les tableaux exercent, donnant envie de toucher, de froler les superpositions de peinture, de se fondre dans les lignes et enchevètrements.

Ecrit par : Miss You | 12 janvier 2010

C'est vrai... faut absolument les voir en vrai ! c'est très impressionnant. Mais bon ça fait plaisir quand-même sur l'écran ^^

Je me souviendrai toujours de la tête de ma prof de croquis de nu qui demandait à tous les élèves qui était leur "maitre" en art pour qu'on s'en inspire.. Et tout le monde très original : Picasso, Dali, Van Gogh, etc etc... et moi je dis Soulages et je lui ai rendu un raisin (le format de papier pas le fruit) peint tout en noir avec juste un peu de pastel blanc pour faire les impacts de lumière striés sur le corps du model xD Meilleure note de l'année O.O wouhou ! et la prof dans la poche pour quelques semaines xD

Ecrit par : Netsah | 12 janvier 2010

Il m'est difficile de parler du ressenti que me procure le travail de Soulages . Il transmet une émotion profonde. Je le qualifierais de sculpteur de lumière et de noirs .
Encore plus qu'au musée Fabre, l'exposition de Beaubourg est d'une dimension spirituelle . On aimerait être seul dans l'endroit ou peu nombreux. Une exposition qui inspire calme et paix.

J'ai aussi retenu cette réflexion de Picabia dans un autre registre . Elle me plait bien.
«Ceux qui parlent mal de moi dans mon dos ne parlent qu'à mon cul !»

Ecrit par : Colors | 12 janvier 2010

"On aimerait être seul dans l'endroit"

Au Musée Fabre, c'était mon cas (je ne compte pas le surveillant bien sûr). Toute seule ! Un des plaisirs d'être à l'ouverture des musées.
Je n'ai pas vu l'expo de Beaubourg mais on m'en a dit le plus grand bien ;-)

Ecrit par : Miss You | 12 janvier 2010

"Meilleure note de l'année O.O wouhou ! et la prof dans la poche pour quelques semaines xD"

Excellent :D

Ecrit par : Miss You | 12 janvier 2010

Tellement heureuse de lire ta note Miss! Pour moi Soulages, c'est un coup de foudre. Et ce n'était pas gagné d'avance. La première fois que j'ai vu ces tableaux, je n'ai en fait rien vu du tout, que du noir! Mais alors après, ouahou! La lumière sort des ténèbres, instant magique.

Pour la dimension spirituelle Colors, va à Conques. Le rendu de la lumière qui transparaît de ses vitraux est unique. J'ai encore à l'esprit les sensations que j'ai pu ressentir dans cette Basilique.

Je ne savais pas qu'il avait découvert Conques déjà enfant et je comprends pourquoi il y a investi tant de lui-même.

Tu as raison Miss, sa peinture est très charnelle. C'est tout ce que j'aime dans une oeuvre: l'envie de la toucher! Merci pour cette belle note, je vais me la relire.

Ecrit par : valentine | 12 janvier 2010

"Pour la dimension spirituelle Colors, va à Conques"
Conseil mémorisé. Merci Valentine.
Je ne situais pas vraiment le lieu. C'est fait.

Ecrit par : Colors | 12 janvier 2010

« Une peinture est une organisation, un ensemble de relations entre des formes (lignes, surfaces colorées) sur lesquels viennent se faire et se défaire les sens qu’on lui prête » (catalogue Expo Stuttgart 1949)

« C’est le public seul qui décide de sa signification : telle est la liberté du spectateur »

« Mes peintures n’ont rien à voir avec le monochrome. Mon instrument n’est pas le noir mais la lumière réfléchie par le noir, ce qui entraine une foule de conséquences sur le champ mental de celui qui regarde. Si l’on trouve que ces peintures sont seulement noires, c’est qu’on ne les regarde pas avec les yeux mais avec ce que l’on a dans la tête. Le noir n’est pas une couleur mais un matériau qui révèle la lumière. »

Signé : Pierre Soulages

Ecrit par : Miss You | 12 janvier 2010

Les vitraux de Conques me "parlent" plus que les "noirs"... Sans doute un état d'esprit passager... J'aime aussi beaucoup "1950".

Merci Miss, de cette note fort bien documentée.

Ecrit par : ramses | 12 janvier 2010

Valentine, j'ai pensé à toi en préparant cette note et j'ai mis à mon programme "à voir absolument" l'Abbatiale de Conques depuis que tu nous en parlé sur la note http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2009/12/14/michael-kenna-objectif-silence.html

Voici un lien pour une visite virtuelle de l'abbatiale http://www.ecliptique.com/conques/ , en attendant...

Ramsès, rien ne vaut de voir les toiles en face : le noir s'y fait lumière :-)

Ecrit par : Miss You | 13 janvier 2010

: ) Encore merci Miss

..J'ai mis à mon programme "à voir absolument" l'Abbatiale de Conques...
Visite à faire aux beaux jours: rien que la région vaut qu'on s'y attarde...En plus des vitraux de Soulages, l'Abbatiale détient un reliquaire de Ste Foy la Grande admirable.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbatiale_Sainte-Foy_de_Conques

Ecrit par : valentine | 13 janvier 2010

"Visite à faire aux beaux jours"

Comme ça, tu pourras mettre tes Birkenstocks :-)

Ecrit par : Anna Galore | 13 janvier 2010

Absolument, en version décapotable :-)

Ecrit par : Miss You | 13 janvier 2010

: ))) MDR too much!

Ecrit par : valentine | 13 janvier 2010

J'ai beaucoup cette exposition. De façon tout à fait inattendue je me suis sentie "dedans" alors même que je redoutais les surfaces lisses et noires... Quelques impressions de plus sur:

http://regards-curieux.blog.lemonde.fr/2009/12/24/soulages-et-la-lumiere-du-noir-exposition-au-centre-pompidou/
Par ailleurs j'ai visité Conques et j'ai été très impressionnée par les vitraux d'une blancheur laiteuses qui laissent pénétrer une lumière bleutée... à voir, c'est vrai.

Ecrit par : Regards curieux | 19 janvier 2010

j'aime bien la vision de vos regards ...
et votre blog est vraiment intéressant.. merci!

Ecrit par : sapotille | 19 janvier 2010

Merci de votre passage ici et des regards que vous êtes venus partager avec nous.

Ecrit par : Miss You | 20 janvier 2010

J'ai visité ce dimanche l'exposition à Paris. J'en parle sur mon blog syluanis.over-blog.com
Si on peut partager nos impressions.

Ecrit par : syluanis | 25 janvier 2010

Très beau commentaire en effet sur votre blog, merci de votre passage ici :-)

Ecrit par : Miss You | 26 janvier 2010

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