13 janvier 2010
« Le Soliste / The Soloist »
Après le violon du « Concert», le piano de Jane, c’est au tour d’un violon et d'un violoncelle. Il y a des séries comme ça ;-)
J’avoue être bien tentée, même si les critiques sont partagées.
Jamie Fox, Robert Downey Jr, pas mal non comme casting ?
Joe Wright ? J’avais adoré « Orgueil et préjugés ».
Les thèmes ? Eternels !

Réalisé par Joe Wright
Avec Jamie Foxx, Robert Downey Jr., Catherine Keener, … (casting complet)
Titre original : The Soloist
Long-métrage américain, britannique. Genre : Drame, Biopic
Durée : 1h57 min
Synopsis : Steve Lopez est dans une impasse. Le journal pour lequel il travaille est en pleine crise, son mariage est un échec, et le temps où il aimait son métier de journaliste est bien loin. Et puis un jour, dans la rue, il entend de la musique.
Un étrange vagabond, Nathaniel Ayers, joue de toute son âme, et même si son violon n'a que deux cordes, une émotion unique surgit. Pour Steve, l'étonnant violoniste est d'abord un bon sujet pour sa chronique, et il va peu à peu percevoir tout le mystère qui entoure ce personnage.
Le journaliste décide de sortir Ayers de la rue et de le rendre au monde de la musique. Alors qu'il s'acharne à sauver la vie de ce sans-abri hors norme, Steve Lopez se rend peu à peu compte que c'est finalement Ayers qui, à travers sa passion dévorante, son obstination à rester libre et ses tentatives courageuses pour nouer des liens avec les autres, va profondément le changer...
Un film d'époque
Joe Wright a pour le moment réalisé deux films en costumes. Il estime néanmoins que Le Soliste est un film d'époque : "C'est le portrait d'un homme amoureux fou de Beethoven, ce qui est aussi mon cas, et celui de mon fidèle compositeur Dario Marianelli.
De plus, à mes yeux, comme mes deux films précédents, c'est un film d'époque : nous sommes en 2005, la tragédie de Katrina vient de se produire, la guerre en Irak n'a pas encore autant dérapé"

Des figurants authentiques
Pour ce qui est des rôles de figuration, le réalisateur Joe Wright a fait le choix de trouver des personnes authentiques vivant dans le quartier où se déroule le film. Pour lui, les figurants étaient le coeur du film et son lien avec le monde réel. Il était donc primordial d'être le plus réaliste possible.
Ainsi pour dénicher une centaine de figurants parmi les sans-abris, la coordinatrice de casting Maryellen Aviano a organisé une série d'auditions libres dans plusieurs centres d'accueil.
Cette dernière confie : "En trente-deux ans de carrière, je n'ai jamais vu de figurants aussi enthousiastes. La communauté a adhéré avec un élan formidable au projet parce que Joe Wright a passé plusieurs mois à travailler avec eux et les a invités à partager avec lui leur expérience et ce qu'ils vivaient et éprouvaient. Le film était pour eux une chance de se faire entendre et de montrer toutes les ressources dont ils peuvent faire preuve."

Une histoire vraie
Le film s'inspire d'une histoire vécue et emprunte d'ailleurs les noms réels de ses personnages.
En réalité, le scénario est tiré du livre que Steve Lopez a écrit sur son histoire, intitulé The Soloist: A Lost Dream, an Unlikely Friendship, and the Redemptive Power of Music.
Pas si vraie que ça
Le vrai Steve Lopez a été dépeint dans le film comme un homme divorcé, ce qu'il n'a jamais été.
Cependant, même s'il admet l'aspect dérangeant du décalage, Lopez préfère voir le film se construire sur une base dramatique plutôt que de coller à tout prix à la réalité.
Il ne se plaint donc pas de ce changement.

Une langue commune : la musique
Le film entend exploiter un sujet fort : comment deux hommes aussi dissemblables que Steve Lopez et Nathaniel Ayers ont-ils pu développer des liens d'amitié, une amitié si forte qu'elle a changé leur vie ?
La réponse réside peut-être dans leur capacité à communiquer à un niveau plus profond que celui de la parole : par la force inexplicable de la musique.

Joe Wright affirme : "Le spectre des émotions suscitées par la musique de Beethoven est extraordinairement large. Sa musique contient toutes les émotions humaines, tous les sentiments. Je crois aussi que Beethoven est un personnage fascinant, dans cette histoire particulièrement, parce qu'il avait lui-même à surmonter de grandes difficultés personnelles, dont le handicap de la surdité."
Pour écrire la musique du film, largement inspirée par les Troisième et Neuvième Symphonies de Beethoven, Joe Wright a retrouvé le compositeur Dario Marianelli, qui avait été nommé à l'Oscar pour son travail sur "Orgueil et préjugés" et avait obtenu l'Oscar et le Golden Globe pour "Reviens-moi".
Joe Wright et Dario Marianelli, 3ème !
Si Le Soliste est la troisième réalisation de Joe Wright (en revanche, c'est sa première à Hollywood), ce film marque également la troisième collaboration entre le cinéaste et le compositeur Dario Marianelli.
Honoré aux Oscars pour la bande originale de Reviens-moi du même Joe Wright, on a notamment pu remarquer le talent musical de Marianelli à travers les bandes originales des Frères Grimm de Terry Gilliam ou encore V pour Vendetta de James McTeigue.
Un Los Angeles "néo-réaliste"
Le réalisateur avait une vision particulière de l'esthétique du film.
Pour approcher au mieux cette vision, Joe Wright s'est entouré d'une équipe de collaborateurs en grande partie britanniques, avec qui il avait déjà travaillé. Il a retrouvé notamment le directeur de la photo Seamus McGarvey, un Irlandais nommé à l'Oscar pour les images lyriques de Reviens-moi.

Celui-ci explique : "Joe et moi avons d'abord pensé à un style visuel très simple et dépouillé. Nous avons évoqué les réalisateurs britanniques réalistes, John Schlesinger et son Macadam Cowboy, et aussi les néo-réalistes italiens parce que je pense que ce film, bien que plus grandiose que la réalité, possède aussi par certains côtés ces éclairs lyriques qui étaient la marque des néo-réalistes."
Un choix difficile
"J'ai décroché le rôle quand Will Smith l'a refusé, et même là, il a fallu que je me batte pour l'emporter", révèle Jamie Foxx.
Au nom de la mère
Jamie Foxx a un lien très particulier au film et à son personnage : "Ma mère est schizophrène, je devine donc ce qui peut se passer chez quelqu'un qui a une douzaine de voix dans la tête... Je comprends que seule la musique apporte à Nathaniel la sérénité. M'immerger dans cette folie est très éprouvant, mais ce film changera nos préjugés face à la schizophrénie et à la clochardise..."
Abonné au journal
Robert Downey Jr. n'en est pas à son premier rôle de journaliste puisqu'il a joué plusieurs fois ce type de rôle, notamment dans le Zodiac de David Fincher. Au sujet du rôle, Joe Wright explique : "Le casting de Robert Downey Jr. était tout aussi vital que celui de Jamie Foxx.

Lorsque j'ai commencé à travailler sur Le Soliste, il m'a semblé que Nathaniel était le personnage extraordinaire du film, mais j'ai vite réalisé que Steve l'était tout autant. C'est le Monsieur-tout-le-monde du film, le personnage qui nous ressemble.
Steve est quelqu'un qui n'a jamais su s'engager auprès des autres, et il aborde cette relation avec Ayers en se mettant en tête qu'il peut le sauver, mais c'est finalement lui qui sera changé par cette expérience. Robert était capable d'apporter une fantastique humanité et une intelligence incisive à ce personnage."
Un géant sur le tournage
Robert Downey Jr. confie qu'un grand réalisateur était présent sur le tournage... et pas pour rien : "Nous avons tourné un plan dans un tunnel de Downtown, où j'offre un violoncelle à Jamie Foxx qui se met illico à en jouer au milieu du trafic urbain. C'est un plan à la grue incroyable, à la fin duquel toute l'équipe, y compris Steven Spielberg venu nous rendre visite ce jour-là, s'est levé pour applaudir Joe Wright !"
De l'autre côté de la rue
Plutôt que d'assister au tournage d'une scène du film à laquelle il avait été invité, le vrai Nathaniel Ayers a préféré s'installer sur le trottoir en face du studio pour jouer du violoncelle.

Bonne séance !
Miss You
11:15 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : films, violon






Commentaires
Waow ! Ca a l'air extrêmement tentant, en effet ! Jamie Foxx est un acteur absolument génial, à voir et revoir dans Collateral et encore plus dans Ray où il est hallucinant. Robert Downey Jr n'est pas n'importe qui non plus (pour les afficionados, essayez de retrouver les épisodes d'Ally McBeal où il a joué entre deux cures de désintox ou des séjours en prison alors qu'il essayait de décrocher de je ne sais plus quelle drogue dure).
Et cette histoire, vraie en plus, quel sujet ! La rencontre du début me rappelle un peu Once - très beau film également.
Ecrit par : Anna Galore | 13 janvier 2010
ça a l'air bien o.o j'irai le voir ^^
Ecrit par : Netsah | 13 janvier 2010
En lisant la référence à Once, je n'arrivais plus à me souvenir si je l'avais vu, pourtant il me semblait "familier". La réponse est non je ne l'ai pas vu mais j'avais en tête la note d'Anti http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2009/03/19/once.html . Tout s'explique !
Hier soir en vérifiant les salles pour Invictus, j'ai découvert que Le Soliste était en salles déjà depuis le 23/12. J'étais complétement passée à côté ou alors il n'a eu que très peu de buzz autour de lui.
Bref, pour un peu, je le ratais ;-)
J'aime bien avoir plusieurs séances ciné en vue :-) 3 cette semaine, et nous ne sommes que mercredi.
Ecrit par : Miss You | 13 janvier 2010
Le thème est très beau, tout comme l'histoire. Forcément, la musique est enchanteresse, toutefois, la bande annonce m'a un peu refroidie. Dommage.
Peut-être que vos commentaires me réchaufferont si vous allez le voir.
anti
Ecrit par : anti | 13 janvier 2010
Je crois que je vais sortir de mon trou pour ce film...
Ecrit par : sapotille | 14 janvier 2010
"La réponse réside peut-être dans leur capacité à communiquer à un niveau plus profond que celui de la parole : par la force inexplicable de la musique"...
J'ai découvert cela aussi... La musique délivre des messages que l'on ne pourrait exprimer autrement... Vieille technique de Gainsbourg, qui fait dire à ses chanteuses fétiches (Jane Birkin, Isabelle Adjani, Catherine Deneuve, France Gall, Vanessa Paradis...) les mots qu'il voulait entendre ! On n'est jamais si bien servi que par soi-même !
Ecrit par : ramses | 14 janvier 2010
Très beau film, avec pour moi un grand coup de coeur au rôle et à l'interprétation de Robert Downey Jr., le journaliste qui tient une chronique "Cap à l'ouest". Son personnage est d'une sobriété très juste, simplement humain, jusque dans ses faiblesses et ses erreurs, ses coups de gueule et son engagement dans une cause, un combat qui le dépasse.
Jamie Foxx est excellent dans son rôle aussi, mais ce n'est pas une aussi grande surprise.
Outre le thème de l'amitié, le film pose la question des limites à vouloir aider un autre, et jusqu'où ne pas aller trop loin, pour ne pas empiéter sur la liberté ou en tout cas le choix de vie de cet autre.
Autre thème essentiel : Les solutions apportées aux US et en l'occurence à Los Angeles pour remédier aux difficultés des sans abri, les "homeless", semblent bien ridicules et inhumaines (ils sont toujours plus chassés du centre ville, vers des quartiers de plus en plus reculés, pour se retrouver sous les ponts des voies rapides d'accès à la ville, au milieu de nulle part) et les fonds qui sont attribués à leur assistance bien minables, mais je ne crois pas qu'en France, on ait trouvé mieux à ce jour
Quant à la musique, magnifique ! Rien d'autre à dire qu'écouter : c'est une des très rares fois où personne ne s'est levé avant la toute fin du générique, prolonger l'émotion encore un peu...
Petit clin d'oeil : ce film est à voir par tous ceux qui ont des gros soucis avec les ratons laveurs dans leur jardin ; c'est assez rare en centre ville je vous l'accorde mais au cas où ... j'ai maintenant la solution ;)
A voir !
Ecrit par : Miss You | 17 janvier 2010
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