14 janvier 2010

17 291 espèces menacées d'extinction

Echo en images à la note 2010, Année internationale de la biodiversité en France.




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L'année internationale de la biodiversité débutait ce mardi.

17 291 espèces sur les 47 677 espèces végétales et animales répertoriées sont menacées d’extinction,
selon la dernière mise à jour de la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Et parmi elles :



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L’hydrosaure des Philippines (Hydrosaurus pustulatus),
catégorisé comme espèce «vulnérable», est menacé par la perte de son habitat.
Ses petits sont chassés intensivement pour le commerce d’animaux de compagnie
et la consommation locale.
© Mark Wheeler

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La Mantelle à oreilles noires vit à Madagascar
dans une zone sévèrement menacée par l'agriculture, l'exploitation de bois et de charbon.
Et par son commerce à destination des collectionneurs.
© Franco Andreone

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Le chat pêcheur est une espèce de félin
qui se rencontre généralement à Sumatra et à Java.
Capable de pêcher facilement des poissons, grâce à ses pattes légèrement palmées,
il ne vit qu'à proximité de l'eau.
Or en Asie du sud-ouest, près de la moitié des zones humides sont menacées par l'occupation humaine,
l'assèchement pour les cultures, la pollution...
Autre menace pour ce félin, la surpêche.
© Mathieu Ourioux

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La libellule géante (Chlorocypha centripunctata),
que l’on trouve dans le sud-est du Nigeria et le sud-ouest du Cameroun,
est considérée comme «vulnérable» et est menacée par la destruction des forêts.
© Kai Schütte

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«Toussaintia orientalis» est un arbuste qui pousse en Tanzanie et au Kenya.
Et qui pourrait bien avoir déjà disparu. Une très grande partie de la forêt
où il pousse a été détruite sous l'effet de l'expansion agricole.
© Quentin Luke

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En 2005, le milieu ornithologique identifie en Colombie une espèce de colibri jusqu'ici inconnue :
l'«érione à gorge bleue» ou «érione d'Isabelle».
L'espèce est gravement menacée par la déforestation et la culture illégale de coca.
© Alex Cortes / BirdLife International.

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Le crapaud de jet de Kihansi (Nectophrynoides asperginis)
est passé du statut de «en danger critique d’extinction» à «éteint à l’état sauvage».
Cette espèce, localisée uniquement dans les chutes du Kihansi en Tanzanie,
était autrefois nombreuse, avec une population d’au moins 17.000 membres.
Son déclin est dû à la construction d’un barrage en amont des chutes du Kihansi,
qui a dévié 90% du débit original d’eau de la gorge.
Enfin, la chytridiomycose, une maladie des plantes,
est probablement responsable de l’achèvement définitif de la population de crapauds dans la région.
© Tim Herman

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Puntius denisonii est une espèce vulnérable
répertoriée dans quatre rivières seulement de l'ouest de l'Inde,
région dont la biodiversité est malmenée par la déforestation, l'urbanisation, les projets hydro-électriques...
Ce poisson souffre aussi d'être très recherché pour les aquariums.
© Michał Zalewski

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Le varan de Panay (Varanus mabitang),
aux Philippines, considéré comme «en danger»
et qui vit dans un territoire extrêmement localisé est doublement menacé :
par la perte de son habitat du fait de l’agriculture et de l’exploitation forestière
et par les humains qui le chassent pour sa chair.
© Tim Laman

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La Reine des Andes (Puya raimondii),
dans la catégorie «en danger», est présente au Pérou et en Bolivie.
Cette plante ne produit des semences qu’une fois par cycle de vie de 80 ans, avant de mourir.
Le changement climatique empêche déjà probablement sa capacité à fleurir ;
en outre le bétail qui se déplace librement piétine ou mange les jeunes plantes.
© Diefreundin

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Le zèbre de Grévy (Equus grevyi) est le plus grand de tous les zèbres.
C'est un habitant des savanes d'Éthiopie, de Somalie et du nord du Kenya.
Il est également menacé d'extinction.
Confrontée à la raréfaction de l'eau, à la chasse et à la maladie, sa population a décliné de 50% ces 18 dernières années.
On dénombre aujourd'hui 750 adultes.
© Jesse Hull

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St Helena Redwood (Trochetiopsis erythroxylon) est un arbre de l'île de Sainte-Hélène.
Quand les colons sont arrivés sur l'île,
l'espèce a été intensivement exploitée pour son bois et son écorce utilisée pour teindre le cuir.
En 1718, elle se faisait déjà rare, et les choses ont empiré plus tard avec les débuts de l'exploitation du lin.
Au milieu du XXe siècle, il ne restait plus qu'un arbre, ancêtre de tous les plants cultivés aujourd'hui.
© Rebecca Cairns-Wicks

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L'âne sauvage d'Asie (Equus hemionus) est passée en 2008
de la catégorie «vulnérable» à «en danger» :
sa population a chuté de plus de 50% ces 16 dernières années et continue à décliner,
braconnée ou chassée par l'agriculture.
Cette espèce était autrefois répandue en Asie, de la Chine à la Turquie.
Aujourd'hui, on ne les trouve plus qu'au sud de la Mongolie et dans le nord de la Chine.
L'une des sous-espèce a aujourd'hui totalement disparu. (source photo)


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Sauf indication contraire, les photos et légendes proviennent du diaporama de Libé.




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Commentaires

Certains philosophes et scientifiques nous répètent que « si nous ne sauvons pas les animaux, comment pourrons-nous nous sauver nous-mêmes? » Mieux connaître et comprendre les animaux, c'est aussi mieux se connaître soi-même. La volonté de protéger les animaux et la nature en général démontre la valeur d'une société. Et si nous voulons tendre vers le développement optimal de nos ressources, il faut y parvenir non seulement d'un point de vue économique ou social, mais aussi sur des fondements plus environnementaux. C'est la vision du développement durable, celle-là même qui nous dicte d'utiliser nos ressources naturelles sans excès, pour le bien des générations futures qui en souhaiteront aussi les bénéfices.

Ecrit par : déguisement | 02 août 2010

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