02 février 2010

Amazone, un monde en suspens

Parce que j’aime l’eau et les fleuves, j’ai eu envie de revenir sur une exposition dédiée à l’Amazone : « de Belém à Bélen : Un monde en suspens » à l’Espace Dupon.

Elle est malheureusement terminée, mais je ne résiste pas au plaisir de vous en montrer quelques clichés.

Leur auteur est un photographe, Patrick Bard, que je découvre avec gourmandise. Je vous invite à aller faire un tour sur son site. Le voyage y est riche.


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L’exposition




L’Amazone n’est pas un fleuve, c’est le fleuve. Impossible de restituer en mots un tel géant.

Remonter l’Amazone, c’est décrire la vie des cargos mixtes qui le sillonnent. C’est aussi voyager au cœur des problématiques environnementales et énergétiques de la planète : peuples autochtones confrontés à l’orpaillage sauvage en Guyane et ailleurs, peuples de l’eau abandonnés à leur sort, chassés toujours plus loin par les grands propriétaires terriens avides de terres où cultiver le soja.

L’Amazone traverse un monde blessé. Mais encore sauvable.

Montrer les blessures, mais aussi la beauté de ce monde-là, qui peut et doit être sauvegardé, tel est le but de cette exposition.

Porter un regard sur un monde en suspens (Source)


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Jose Gualinga durant la fête de la lance.
Ce leader Sarayaku a été distingué en 2008 parmi 20 défenseurs de droits humains dans le monde par Amnesty International
aux côtés d'autres personnalités comme la Birmane Aung San Suu Kyi (TAG Aung San Suu Kyi).
Sarayaku, Equateur 2009.




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La communauté Caboclo de ce Bourg du Para était constituée d'Indiens accultures.
Devant la perte de leur identité, mais surtout devant le recul des terres boisées face aux exploitations agricoles et à la déforestation,
en 1999, ils ont décidé de récupérer leur identité autochtone Borari.




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Petronila baigne son bébé de 4 ans.
Ici, l'on vit humblement de culture autarcique, de récoltes de l'acai, le fruit d'un palmier amazonier et de pêche.
Les habitants des communautés Caboclos ont souvent été abandonnés par les gouvernements brésiliens successifs de l'histoire brésilienne.




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A 9 heures de vedette ou 3 jours de « lancha » (petit bateau motorisé),
San Pablo fait partie de ces communautés isolées près des trois frontières (Brésil, Colombie, Pérou) sur l'Amazone.




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Le jour des fleurs, les chasseurs décorent la place dans l'attente de la fête de la lance.
Le peuple Kichwa de Sarayaku est en lutte pour la préservation de son territoire.








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Le photographe



Son site




Photojournaliste, écrivain, Patrick Bard a notamment travaillé sur la banlieue, les frontières et les routes.


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Forêt inondée sur le rio Negro.
Brésil, 2006




Son premier roman, « La frontière », a reçu le prix Michel Lebrun (2002), le prix Brigada 21 (Espagne, 2005) et le prix Ancres Noires 2006.


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Alter Do Chio, "la Forêt enchantée" ou forêt inondée (d’Igapo), sur le rio Tapajos, l’un des grands affluents de l’Amazone.
Brésil, 2006



Membre de la Maison de photographes Signatures, il a récemment publié « Carnets d’Europe » (2005), « Le Chemin de l’Inca » (2006) et « Les routes du Che » (2007) aux éditions du Seuil.


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Forêt primaire près de Sao Domingo sur le rio Tapajos,
Brésil 2006



Il mène par ailleurs un travail personnel sur la problématique de l’eau en Amazonie et sur les peuples autochtones des Amériques.


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Lizzeth appartient à l’ethnie Pemon qui vit à cheval sur le Brésil et le Vénézuela,
dans cette région de hauts plateaux au nord de l’Amazonie
dans le parc national de Canaïma, Vénézuela 2007




Son travail photographique a été exposé au Centre Pompidou, à la Grande Halle de la Villette etc. Il a récemment participé à l’exposition « Frontières » (Museum de Lyon, CCCB de Barcelone, 2007).



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Sur le rio Negro, près de Manaus, la « Gaiola » au mouillage,
Etat d’Amazonas, Brésil 2006




Avec son épouse et collaboratrice, Marie-Berthe Ferrer, il arpente l’Amérique Latine depuis de nombreuses années et ses œuvres ont été acquises par de nombreux musées.


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Fête Borari à Alter Do Chio,
Brésil 2006






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A lire, pour prolonger le voyage, un reportage


« En descendant l’Amazone »


«Le radar, on ne nous l'a installé qu'au début des années 1990. Jusque-là, on faisait avec le compas, mais surtout avec ça.» Et Altair de Oliveira Corrêa, seul maître à bord après Dieu sur le Santarém, de se toucher le nez. Le flair, c'est-à-dire l'intuition, voilà ce à quoi il fait allusion, mais aussi l'expérience, acquise durant trente-deux ans de navigation sur ce fleuve qui aura été toute sa vie.

Son fleuve, c'est l'Amazone, l'un des cours d'eau mythiques de la planète. Avec son gigantesque bassin et ses affluents majeurs, le Tapajós, le Negro ou le Solimões, il forme un monde en soi, brassant des milliards de litres d'eau, de légendes et d'histoires d'hommes jetés dans un des hauts lieux aventureux du Nouveau Monde.

Le voyage par les airs ne concernant que quelques élus, l'immense majorité des habitants de la région ont le fleuve comme seul moyen de déplacement (la suite est ici).


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Rio Negro, entre l’Orénoque et l’Amazone : lessive à Praya Grande.
Etat d’Amazonas, Brésil, 2006




Miss You

Commentaires

Très belles photos, surtout la dernière, une pure merveille.

Ecrit par : Anna Galore | 02 février 2010

Beau voyage sur l'Amazone.

Les photos noir et blanc ont souvent un mystère que n'ont pas celles en couleurs...

Ecrit par : ramses | 02 février 2010

"Les photos noir et blanc ont souvent un mystère que n'ont pas celles en couleurs..."

je ne l'aurais pas mieux dit. C'est totalement vrai.

Merci Miss pour partager avec nous ce magnifique voyage. Les photos, sont une fois de plus, renversantes comme à chacune de tes notes.

Ecrit par : Netsah | 02 février 2010

Ben, merci Netsah, ça fait chaud au coeur :-) Mais tout le mérite revient au mossieur de grand talent qu'est ce photographe.

J'adore la dernière, je la trouve incroyable.

Ecrit par : Miss You | 02 février 2010

Ce soir sur France 3 : http://www.cesoirtv.com/programme/2701686/vu-du-ciel.php

20h35 - 22h15 (Durée : 1h40)

Vu du ciel - Pour que vivent les grands fleuves

Genre : Documentaire Environnement

Pays : France - Date de sortie : 2008

Réalisateur(s) : Xavier Lefebvre, David Perrier

Résumé :
Désireux de témoigner de la fragilité des ressources en eau, Yann Arthus-Bertrand parcourt la planète. Il débute son périple en Argentine, où son intérêt pour le barrage de Yacireta irrite les autorités. Poursuivant son tour du monde, il gagne la France, la Chine, le Botswana, découvre la mer d'Aral, hier menacée, aujourd'hui en train de renaître, puis les Etats-Unis, notamment New York, où des millions d'individus ont de l'eau potable grâce à la forêt. Du delta de l'Okavango aux Indiens Guaranis, un peuple du fleuve Parana, Yann Arthus-Bertrand photographie l'eau vue du ciel, partout dans le monde.

Ecrit par : Miss You | 03 février 2010

A propos de l'Amazone, j'ai reçu comme certains d'entre vous ce mail d'Avaaz :

Chers amis,



Le géant pétrolier Chevron pourrait bientôt perdre un procès historique portant sur la pollution toxique dont il est à l'origine en Amazonie -- Soutenons les habitants de la forêt amazonienne pour que leur combat soit victorieux et reconnu par l'opinion publique et par la loi. Faisons pression sur le nouveau PDG de Chevron pour que l'entreprise nettoie la région et cesse de promouvoir de telles exploitations polluantes:



La justice équatorienne s'apprête à rendre son jugement final dans le procès opposant le géant pétrolier Chevron aux populations indigènes d'Amazonie équatoriale qui, avec courage, demandent à la multinationale des réparations pour les millions de tonnes de déchets toxiques déversés dans la forêt.



Si Chevron se voit contraint de débourser des milliards en guise de réparations, ce sera un grand pas en avant dans le combat visant à mettre les entreprises polluantes face à leurs responsabilités. Voyant venir la défaite, le géant pétrolier a lancé une ultime campagne de lobbying agressif pour faire échouer la procédure judiciaire.

Mais le tout nouveau PDG John Watson sait que l'image de marque de l'entreprise est ternie par cette affaire et il craint de plus en plus les effets que pourrait avoir une grande campagne de dénonciation -- c'est donc le moment de faire monter la pression! Signez la pétition appelant Watson et Chevron à nettoyer les dégâts causés en Equateur, elle leur sera remise directement ainsi qu'aux actionnaires et aux médias américains. Cliquez ci-dessous pour agir:

http://www.avaaz.org/fr/chevron_toxic_legacy/?vl

Des mobilisations citoyennes comme celle-ci ont permis ces dernières années de faire évoluer l'activité des plus grandes entreprises du monde. Mais la plupart des multinationales du pétrole et du gaz ont dépensé chaque année des centaines de millions de dollars pour des actions de lobby et de relations publiques visant à réorienter les politiques énergétiques et climatiques, et à récuser leurs responsabilités en terme d'environnement et de droits humains. Chevron fait partie des plus grands délinquants en la matière.

De 1964 à 1990, Texaco, filiale de Chevron, a délibérément déversé des millions de tonnes de déchets toxiques liés à l'exploitation pétrolière en Amazonie équatorienne. Puis l'entreprise s'est retirée sans procéder au nettoyage nécessaire suite à cette pollution. Craignant une condamnation judiciaire imminente, Chevron a recours à des machinations légales ainsi qu'à de puissantes agences de relations publiques et de lobbying pour réduire ses détracteurs au silence et se détourner de ses responsabilités, alors que l'entreprise est à l'origine d'un gigantesque désastre environnemental et humain.

L'entreprise Chevron a juré plus d'une fois qu'elle refuserait de payer pour le nettoyage de la région, même si une cour de justice venait à l'ordonner, affirmant que “nous nous opposerons à cette décision jusqu'à ce que l'enfer gèle. Et même sur la banquise, nous continuerons à nous battre contre cette décision.” Dernière stratégie en date: pousser le gouvernement américain à faire pression sur l'Equateur pour qu'il enterre l'affaire.

Nous ne pouvons pas assister à ce déni de justice de la part de Chevron sans rien faire -- à nous de lancer une mobilisation massive pour aider les habitants de la forêt amazonienne à obtenir justice face l'opinion publique et face à la loi. Cliquez ici pour signer la pétition et aidez-nous à remettre personnellement au nouveau patron de Chevron John Watson un message qu'il ne pourra pas ignorer:

http://www.avaaz.org/fr/chevron_toxic_legacy/?vl

Des citoyens en Equateur et partout dans le monde sont entrain d'unir leurs efforts pour faire face à l'une des plus grandes et des plus polluantes entreprises du monde. Si nous gagnons, ce sera un pas décisif vers une réelle responsabilité sociale et environnementale que les grandes entreprises ne pourront nier à l'avenir. Faisons entendre notre voix et passons le message autour de nous!

Avec espoir et détermination,

Luis, Paula, Benjamin, Pascal, Paul, Alice, Ricken, Graziela et toute l'équipe d'Avaaz

PS - Cette campagne fait partie de la grande mobilisation lancée par Amazon Watch, Rainforest Action Network et d'autres organisations de protection de l'environnement et de défense des droits humains partout dans le monde.

Ecrit par : Miss You | 05 février 2010

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