07 février 2010

"100.000 ans de beauté"

Depuis plus de 100.000 ans, la quête de beauté obsède les hommes. Le corps humain est au centre de toutes les attentions ; ses transformations se font le miroir d'une époque et d'une société.

Démonstration au travers de "100.000 ans de beauté", collectifs publiés en 2009 chez Gallimard


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Résumé de l'ouvrage


'100.000 ans de beauté' est né d'un constat : la quête de beauté obsède l'espèce humaine depuis plus de cent mille ans et le corps humain est son médium privilégié. Modelage du corps et définitions de canons, soins et applications de couleurs, coiffures et ornements, nudité et vêtements, l'extravagante variété de ces signes forme un langage qui dit l'appartenance culturelle, le genre, l'époque, l'âge et le statut social.

Malgré l'extrême diversité des gestes et des idées, une certaine universalité des enjeux psychologiques et sociaux guide cette quête d'embellissement. L'ouvrage se consacre à la quête humaine de beauté à travers les âges et les civilisations, de la Préhistoire à nos jours, avec une réflexion prospective portant sur le XXIe siècle.

Plus de 300 auteurs, de 35 nationalités différentes, ont collaboré à ce grand projet qu'ils soient anthropologues, archéologues, artistes (photographes, peintres, sculpteurs, plasticiens, cinéastes), chimistes, conservateurs de musées, critiques d'art, écrivains, ethnologues, historiens, journalistes, médecins, paléontologues, philosophes, psychiatres, sociologues... (Source Evene)

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La Préhistoire, les débuts de la beauté.
L'homme préhistorique consacrait déjà du temps à la beauté, à "sa" beauté.
Il se passionnait pour les couleurs, se paraît d'ornements, rêvait et dessinait les formes de son corps.
Ainsi, il a distingué les genres et établi une hiérarchie
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Séduire jusque dans la mort
L'homme confère une esthétique à la mort, allant jusqu'à l'humaniser. Il affectionnait tout particulièrement les rituels funéraires.
Ces "crânes humains" (- 9.500 à - 9.000 ans) ont été remodelés avec de la terre et de la chaux,
puis dorés à l'ocre jaune et au bitume noir
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© L.Dugué/Mission El-Kowm-Mureybet/Ministère des Affaires étrangères, France

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Des corps fantasmés
Les figures féminines, appelées "Vénus", représentent les premiers corps fantasmés qui ont nourri l'obsession de l'éros et de la beauté des sociétés préhistoriques.
Ici, à gauche, la Vénus de Grimaldi (- 27.000) et la Dame de Brassempouy (- 23.000).
© Jean-Gilles Berizzi /RMN

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La beauté maîtrisée
Au Paléolithique supérieur, les objets et les décors, dans les grottes, prennent des formes magistrales.
Ici, La Femme à la corne de bison (- 25.000), en Dordogne
©Erich Lessing/Akg-images


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L'Antiquité, la beauté posée comme repère.
Durant l'Antiquité, et dans les quatre coins du monde, la beauté devient une manifestation du goût et de l'identité.
Elle nourrit les pensées philosophiques, religieuses, les mythes et les rituels (fards, parfums).



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La Grèce, le beau élevé au rang d'idéal
La Grèce a érigé l'ordre et l'harmonie en principes premiers : l'extérieur reflète l'intérieur ; l'apparence, l'identité.
Ici Scène de purification.
© Gianni Dagli Orti/Musée Provincial Sigismondo Castromediano, Lecce, Italie

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Rome, le corps transfiguré
Des esthétiques et des pratiques singulières émergent à Rome. Le corps est valorisé : la pudeur, la pureté, le rayonnement deviennent des critères de beauté.
Ici, Jeunes Filles au bikini ou la beauté sportive faite femme.
© Gianni Dagli Orti/The Art Archive

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Les Olmèques, fondateurs des pratiques de beauté aztèques
Les Olmèques sont à l'origine les pratiques aztèques, en particulier celle de la déformation du crâne, dès l'enfance, qui vise à allonger le front. Issue d'un mythe maya, cette manipulation est quasi systématique.
Ici, avec le masque mortuaire de Pakal, le roi
© Michel Zabé/AZA


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L'Âge classique, la mondialisation de la beauté.
L'ère classique est une période où la créative ne cesse de se renouveler.
La science progresse et les recettes de beauté foisonnent.
La mode traverse les continents.
C'est le début de la mondialisation de la beauté.



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Dar al-Islam, un monde musulman où la beauté éclate
Les canons de beauté et ses pratiques en terre musulmane, en Dar al-Islam, divergent. L'hygiène des hammams, le raffinement des soins ou le henné y sont tout aussi divers que variés.
Ici Harun Al-Rachid, Calif Abbrasside
© Josse/Leemage

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L'Europe médiévale, la beauté déchirée
D'abord magnifiée, la beauté du corps en Europe médiévale est ensuite condamnée : la chair entraînerait les dérives du mal...
Ici, les cils et les sourcils épilés de la jeune femme symbolisent une beauté idéale.
© La Collection/Artothek

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La France du Roi-Soleil aux Lumières
Dans la France du XVIIe-XVIIIe siècle, la beauté est une construction artificielle qui reflète la hiérarchie sociale. Mais elle se personnifie.
Ici, La Toilette (F. Boucher). Malgré les artifices, la beauté se doit d'imiter la nature.
© La Collection/Artothek


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La modernité et l'individualisme.
L'individu revendique son intériorité, sa différence et se met en scène avec ses luttes contre le racisme,
pour l'égalité ou la libération sexuelle.
Conséquence ?
La quête de la beauté change de direction
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Développement des techniques et du narcissisme
Dès la moitié du XIXe siècle, la beauté humaine se nourrit des progrès scientifiques et industriels. Se transformer n'est plus immoral. Ainsi, la beauté se démocratise et s'affirme comme une construction sociale.
Ici, Elizabeth Taylor se contemplant.
© Rue des Archives/BCA

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La beauté, instrument de l'idéologie
Au XXe siècle, la beauté devient une idéologie. Et les nouveaux médias la propulsent sur le devant de la scène : régner, c'est séduire.
Ici, Flower Power (1970), naissance d'une idéologie non violente. Démocratisée, la beauté est donc aussi instrumentalisée.
© Rue des Archives/AGIP

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Entre différence et universalisme
Le XXe siècle, c'est l'occidentalisation du monde et de la beauté. Cette dernière est éphémère, au risque de se perdre dans un conformisme.
Ici, l'exotisme de Fathma (tribu des Ouled Nail) nourrit les fantasmes occidentaux.
© Lehnert & Landrock, Le Caire

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L'hypernarcissse
Demain, avec le nouveau monde virtuel, l'homme devrait se déchirer entre légèreté de l'être et hypercontrôle de soi. Notre corps devrait subir des métamorphoses infinies et notre regard n'en sera que plus sévère.
Ici, Narcisse, Le Corps mutant (Veillet, Bottero).
© Patrick Veillet/Eric Bottero

L'intégralité du diaporama est ici et les légendes des photos sont signées Suliane Favennec.

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Miss You

Commentaires

Une bien belle idée, qui rappelle forcément 30000 ans d'art mais sous l'angle particulier de la beauté.

http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2009/01/24/30-000-ans-d-art.html

Ecrit par : Anna Galore | 07 février 2010

C'est marrant hier soir je discutais avec une amie (celle qui écrit) d'un livre qu'elle lit en ce moment sur la laideur dans l'Art à travers les âges. J'ai pris un option sur le livre O.O apparemment c'est très intéressant.

Ecrit par : Netsah | 07 février 2010

"Depuis plus de 100.000 ans, la quête de beauté obsède les hommes. Le corps humain est au centre de toutes les attentions ; ses transformations se font le miroir d'une époque et d'une société."

Alors là, je suis complètement le public cible. Cette recherche permanente et son sens symbolique m'intrigue au plus haut point. On en avait parlé un peu au sujet de la note sur les peuples de l'omo :

http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2008/09/27/les-peuples-de-l-omo.html

"un livre qu'elle lit en ce moment sur la laideur dans l'Art à travers les âges"

Intéressant. Qu'est-ce que la laideur ? Et partant, on retombe sur qu'est-ce que la beauté ? Et mieux encore comme question qui tue : qu'est-ce que l'Art ?

anti

Ecrit par : anti | 07 février 2010

Je dirais même plus : Qu'est-ce que ?

Anna, hein ?

Ecrit par : Anna Galore | 07 février 2010

La laideur ce n'est pas en opposition à la beauté selon moi dans l'Art. Le culte de la laideur est très particulier, ce n'est pas laid dans le sens raté, qui manque de beauté. La beauté c'est l'esthétisme, qui plaît à regarder. L'Art c'est la création d'un homme qui fait passer un message, un sentiment à l'observateur.

Netsah, Que ?

Ecrit par : Netsah | 07 février 2010

Mmmmm trop bien de vous lire.

"L'Art c'est la création d'un homme qui fait passer un message, un sentiment à l'observateur."

J'aime beaucoup cette définition, mais je me demande si le message est necessaire pour qu'il y ait création. Je la ressens d'abord comme un ressenti.

Si la création va jusqu'à se faire message, elle est encore plus riche, mais je pense qu'elle existe par elle-même.

Ecrit par : Miss You | 07 février 2010

Le message reçu n'est pas nécessairement le message émis. Il doit bien y avoir message émis, ne serait-ce - a minima - qu'une information sur l'émetteur et la nécessité qu'il a eue d'exprimer "cela".

Ecrit par : monilet | 08 février 2010

Tout est langage.... beauté laideur indifférence.. maintenant c'est quoi "est"?
arf pô pu m'empêcher... ;-)

Quand même que de souvenirs ces inter-minables prises de bec au sujet de la bÔOté?? mdr.. à chacun son chat (.....) et pis voilà!

Ecrit par : sapotille | 08 février 2010

Certaines ont le chien ;)

Ecrit par : monilet | 08 février 2010

Tu me bottes Moni!
(ps: calmez vous madame, c'est juste pour faire mousser cette stupide blague à propos du chat botté etc..)

Ecrit par : sapotille | 08 février 2010

"Il doit bien y avoir message émis, ne serait-ce - a minima - qu'une information sur l'émetteur et la nécessité qu'il a eue d'exprimer "cela"."

complètement d'accord, même si ce n'est pas le message reçu, il y a forcément une intention dans la création artistique, un plaisir de création à faire passer à l'autre..

Sinon pour la beauté, je ne croie pas à la théorie philosophique d'une beauté universelle. Chacun à sa vision de l'esthétisme, surement dessinée par des souvenirs du passé encrés dans notre mémoire. On a tous un passé différent, je pense donc qu'on a tous une notion de la beauté différente.

Ecrit par : Netsah | 08 février 2010

"une intention dans la création artistique, un plaisir de création à faire passer à l'autre.."

Certes, Netsah, l'intention esthétique est très importante ; je la crois pourtant soumise - et donc qqpart moins forte - que la nécessité de dire qqch, de le sortir de soi, et aussi de le dire sous la forme que l'on choisit (tout en sachant que l'on peut rester ouvert à des suggestions "d'améliorations de forme" proposées par autrui).
C'est seulement ce que je pense pour l'instant.

Ecrit par : monilet | 09 février 2010

Toute création artistique comporte un message... Souvent connu de l'auteur seul... A chacun de le décrypter selon sa sensibilité... La beauté est quelque chose d'abstrait, qui ne répond à aucun critère. Pour certains, ce sera un aspect purement physique, pour d'autres une construction intellectuelle, un rayonnement de l'âme... Gainsbourg avait eu une formule qui me parait bien résumer tout ceci : "La beauté cachée se voit sans délai..." Chaque être humain recèle une part de beauté...

Ecrit par : ramses | 09 février 2010

Anti, elle en a pris une grosse part :-)

Anna, lay lady lay

Ecrit par : Anna Galore | 09 février 2010

" Gainsbourg avait eu une formule qui me parait bien résumer tout ceci : "La beauté cachée se voit sans délai..." Chaque être humain recèle une part de beauté......"

... la beauté émane du regard .. La beauté a ceci d'indicible qu'elle est, je pense, l'union même du regard et de ce qui est vu...Elle est sans doute "essentiellement" rencontre..

Ecrit par : sapotille | 09 février 2010

Entièrement d'accord... Il est rare qu'une personne "cumule" autant...

Ecrit par : ramses | 09 février 2010

"... la beauté émane du regard .. La beauté a ceci d'indicible qu'elle est, je pense, l'union même du regard et de ce qui est vu...Elle est sans doute "essentiellement" rencontre.."

Excellent, Sapotille ! Cette réflexion doit conduire à traverser le miroir... Peu de gens y parviennent... Ou même éprouvent le désir de savoir ce qui est caché derrière...

Ecrit par : ramses | 09 février 2010

Sur le plan de l'humain, elle peut être éphémère (cette rencontre ou façon de voir).

Ecrit par : monilet | 09 février 2010

Monilet, bonjour !

La passion a tendance à "surexposer" la pellicule...

Ecrit par : ramses | 09 février 2010

"Excellent, Sapotille ! Cette réflexion doit conduire à traverser le miroir..."

Merveilleuse Sapotille qui possède ce don rare de savoir si bien s'exprimer.

Ta réflexion Ramsès, me rappelle ce que j'écrivais dans une note portant sur "L'envers du décor" :

"l’envers du décor, quel que soit l'angle d'approche privilégié, nous parle de passer de l'autre côté du miroir, d'aller au-delà de ce qui se donne à voir, à lire, à déchiffrer, à entendre, de confronter l'apparence trompeuse à ce qu'elle cache, bref, de traquer les stratégies, les mécanismes de la tromperie et de l'illusion sous toutes ses formes."

http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2008/08/13/l-envers-du-decor.html

anti, qui a aussi à lire l'endroit du décor ;-)

Ecrit par : anti | 09 février 2010

Ca marche bien quand l'envers vaut l'endroit, hé hé !!!!!

Ecrit par : monilet | 09 février 2010

Ca marche bien quand l'envers vaut l'endroit, hé hé !!!!!

Ecrit par : monilet | 09 février 2010

mci m'dame.. je rougis. et ..
" l'endroit du décor ;-)
"ouich!!! Et une chtite note sur Raphaël E.???


"Sur le plan de l'humain, elle peut être éphémère (cette rencontre ou façon de voir)."
a dit Moni.
Oui je pense qu'il ne peut en être autrement tant que nous sommes encore capables d'absence de conscience (dans le sens de sa profondeur) et, je pense que çà va durer encore un peu sans doute, tant que nous serons des humains.. LOL

Ecrit par : sapotille | 09 février 2010

Pour moi la beauté ne vient pas forcément du regard... La beauté est une sensation qui nous ravît ou nous émeut... Une mélodie, une situation, un moment, une âme, peuvent être autant de définitions de ce qu'est la beauté.

On a cinq sens, et la beauté est perceptible par au moins trois de ces sens... plus un autre sens qui pourrait être le ressenti inconscient. L'imperceptible et l'invisible peuvent être beaux dans certaines conditions.

Quand dans un commentaire précédent j'ai dit "La beauté c'est l'esthétisme, qui plaît à regarder" je parlais en référence à l'Art dont on parle dans cet article. C'est la beauté telle qu'on l'entend quand on parle de beauté DANS l'Art et pas de beauté DE l'Art.

Ecrit par : Netsah | 09 février 2010

Oui Netsah. J'aurais dû préciser "regard" au sens large, englobant toutes les ouvertures possibles vers "l'autre"(?? d'ailleurs.. ;-))

"je parlais en référence à l'Art dont on parle dans cet article. C'est la beauté telle qu'on l'entend quand on parle de beauté DANS l'Art et pas de beauté DE l'Art."
Oui encore!!! mais on a un peu élargi le sujet.. on s'est laissés emporter..

Ecrit par : sapotille | 09 février 2010

Sapotille, Netsah,

C'est bien de se laisser "emporter" sur un sujet comme ça, qui va bien au-dela de l'Art, à mon avis.

Ecrit par : ramses | 09 février 2010

"C'est bien de se laisser "emporter" sur un sujet comme ça, qui va bien au-dela de l'Art, à mon avis."

Complètement d'accord, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai participé à cette échappée ^^

Ecrit par : Netsah | 09 février 2010

C'est vraiment magnifique de pouvoir ainsi converser à distance, nous tous, de milieux, de sexes et d'âges si différents... on ne pouvait pas encore faire celà il y a peu !!!

Ecrit par : sapotille | 09 février 2010

Magnifique, en effet. On finirait presque par ne plus s'en rendre compte tellement c'est devenu (techniquement) banal.

Et je peux te dire que fournir un espace comme ce blog à vos/nos débats n'est pas la moindre de nos fiertés.

Ecrit par : Anna Galore | 09 février 2010

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