15 février 2010

Des tags contre le racisme

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Le tag et le graffiti s'engagent.

À l'initiative de SOS Racisme, le palais de Tokyo expose gratuitement, jusqu'à ce soir,

une cinquantaine de toiles des plus grands artistes internationaux du genre.

Elles obéissent toutes à un même thème : "Touche pas à mon pote".

À l'issue de l'exposition, le 15 février, une vente aux enchères sera organisée.

Le prix de la première mise en vente est de 1.000 euros.

Les profits des oeuvres de ces 57 "chevaliers de la rue" seront reversés à l'association SOS Racisme.

Parmi les initiateurs de l'opération, Alain Dominique Gallizia, dont l'exposition "Tag" au Grand Palais fut un succès.

Pour l'occasion, il met également à disposition son atelier de Boulogne-Billancourt et rassemble les artistes et les oeuvres.

Le but ? Former une chaîne de solidarité.

Après le combat de la rue, place donc à celui de la fraternité et de l’égalité. (Source)






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BLITZ - TODAY OR NOT 2BE, 2009
Peinture à la bombe
Pour Blitz, tout commence en 1982 quand il obtient le pass universel de la RATP, une clé nommée 11.01,
qui ouvre sans exception toutes les portes du métro, des placards aux passages entre stations.
Il possède également les cartes confidentielles de la RATP des stations désaffectées et des accès cachés.
Commence alors pour lui une exploration souterraine de Paris. Le métro se livre à lui…

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BRONER - L'ECOLE DE PARIS,
Peinture à la bombe et peinture acrylique
Né en 1971, Edouard Broner commence le graffiti à l'âge de 17 ans dans l'Underground parisien.
Il pense le graffiti comme un langage sophistiqué ayant sa propre grammaire, ses propres expressions et messages cachés.
Membre de "l'Ecole de Paris Graffiti", il s'est opposé au dénigrement de ce genre artistique.
Pour lui, le graffiti est une forme d'art dans la tradition de la peinture européenne bien que non conventionnelle.
Ses peintures expriment ses émotions profondes
en explorant ses propres peurs, ses chagrins et ses joies par le biais de références et d'imageries contemporaines.
Ses oeuvres sont un clin d'oeil aux origines du graffiti américain
et des allusions à la tradition de la peinture moderne et de l'art contemporain.

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CHAZE - WALL-SMART,
Peinture à la bombe, marqueurs
Né à Paris en 1972, Chaze a découvert le graffiti en 1987.
Immédiatement captivé par ce nouvel art urbain,
il fait ses armes dans les couloirs, stations et entrepôts du métro parisien sous le nom de Stem.
En 1991, avec ses "collègues" Oeno et Gary,
il deviendra un des deux premiers taggers à être incarcéré en France pour avoir fait la une des medias de l'époque.
En effet, la prestigieuse station de métro "Louvre" a été repeinte par Stem et ses deux associés.
Peu après, Stem change de nom et devient Chaze …

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COLORZ - TICKET CHIC,
Peinture à la bombe et acrylique
Colorz ne cherche pas à s'illustrer mais à retranscrire sur toile l'énergie de la rue.
Véritable autodidacte, il s'est forgé, au fil des murs et des trains, un style et une signature "old school"
qui lui est propre et qui demeure une référence du graffiti vandale français.
Référent influent, c'est malgré lui qu'il a acquis sa notoriété nationale et internationale.
Avec une moyenne de cinquante tags par jour, Colorz a su marquer nos esprits…

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FENX - BKEHTKM
Peinture à la bombe, marqueurs
Frappé par le virus Graffiti à la fin des années 80, Fenx s'évertue depuis à faire vivre l'univers urbain qui l'entoure.
Il défend le côté authentique du Graffiti, celui qui se pratique en dehors des terrains vagues, dans la rue…

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FRIDRIKS - RED DISTRIC
Peinture acrylique
Katrin Elisabet Fridriksdottir aka Katrin Fridriks est née à Reykjavik en Islande, le 9 août 1974.
Elle vit entre le Grand Duché du Luxembourg et Paris.
Le travail de Katrin Fridriks nous fait découvrir un univers visuel et un langage dans lesquels se croisent
la calligraphie japonaise, l'expressionnisme abstrait et une certaine inspiration graffiti à travers des concepts d'installations dans une esthétique colorée résolument moderne.
Les éléments naturels tels que l'eau, la terre, l'air et le feu, de même que l'énergie cosmique, sont des sources d'inspiration.
Ses peintures révèlent une puissance qui peut être aussi éruptive que les volcans de sa terre natale ou les rues de la mégalopole.

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GHOST - SANS TITRE
Peinture à la bombe, marqueurs
Ghost est né dans le Bronx au milieu des années 1960.
Il développe sa technique unique via son investissement dans le mouvement graffiti new yorkais
où il est reconnu pour son style original et ses combinaisons de couleurs vives.
Contrairement à la plupart des autres artistes de ce mouvement, Ghost ne prépare jamais son travail à l'avance
préférant créer dans l'improvisation.
Pendant des années, l'artiste se consacre à la déformation des lettres de l'alphabet :
il est à la fois dessinateur et inventeur. La similarité avec le dessin animé amuse autant qu'il perturbe.
Cette technique de déformation a véritablement influencé sa création et a transformé l'alphabet en un vocabulaire de formes.
Ses personnages hauts en couleurs sont un clin d'oeil aux maîtres du surréalisme et aux comics underground.
Ils font la personnalité de l'artiste.

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GOZE - SANS TITRE
Peinture à la bombe, marqueurs
Autodidacte de la rue et de l'aérosol,
l'artiste graffiti-peintre et photographe Goze, né en 1971 à Paris, fait ses premiers pas dans le graffiti en 1984, à treize ans.
Goze gravite dans son propre univers artistique cosmique où ses peintures prennent toute leur dimension sous la lumière noire.

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HORFE - SANS TITRE
Peinture à la bombe, marqueurs
Horfe commence très jeune à transformer les espaces à l'abandon proches de chez lui en espaces de jeux et d'expression.
Pour lui, la peinture de rue est synonyme d'un investissement à 100% de lui-même.
Ce qu'il désire, c'est "être sa peinture", ne faire qu'un avec les quartiers.
Toujours à la recherche de nouveaux lieux et recoins des rues de Paris, sa ville,
il continue de s'inspirer des graffitis des années 80, des dessins-animés et de l'univers du skate-board.

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KONGO - SANS TITRE
Peinture à la bombe
Né en 1969, Kongo vit et travaille entre Paris, Hongkong et la Guadeloupe.
Membre du crew MAC, Kongo est un artiste-peintre autodidacte qui a su, en l'espace d'une quinzaine d'années, s'imposer dans le champ artistique et culturel français, européen et mondial. Véritable activiste, Kongo est de ceux qui défendent sans relâche le graffiti et contribue à en faire une discipline connue et reconnue à sa juste valeur. Il a ainsi participé à de nombreux festivals sur le plan national et international. Il est le co-fondateur du festival Kosmopolite, premier festival international de graffiti à Bagnolet en France.

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JON ONE - SANS TITRE
Peinture acrylique, encres, marqueurs
D'origine dominicaine, Jon One est né à Harlem à New York en 1963.
Il débute dans le monde du graffiti à 17 ans grâce à son ami d'enfance White Man,
en taggant les murs et les trains de son quartier, puis ceux de tout New York.
Il s'installe à Paris en 1987 puis débute son activité de peintre sur toile
dans un atelier à l'Hôpital Ephémère avec A-One, Sharp et Ash,
sans pour autant abandonner le graffiti.

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POES - SANS TITRE
Acrylique, marqueurs
Né en 1983 à Paris, Poes grandit à La Défense en même temps que les tours et les tunnels, sans télévision,
mais avec des romans et des bandes-dessinées.
Avec plus de dix ans de pratique et de nombreux voyages "graffiti" à Berlin, New-York Istanbul ou Belgrade,
son style est propre et identifiable.
Son univers, celui de formes arrondies aux couleurs vives parfois fluo, est poétique et désinvolte,
inspiré de références littéraires et oniriques.

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RAMMEL-ZEE - ATOMIC NOTE
Peinture à la bombe, marqueurs, collages
Né en 1974 dans le Queens à NYC, il commence à 14 ans sa carrière de tagueur.
Il se livre à la guerre des mots sur les lignes de métro, au point de devenir un "Gothic Soldier"
adepte d'un futurisme, mélange d'onirisme et de science-fiction.
Ses compositions, toujours différentes, sont faites aussi bien de collages d'objets guerriers
que de photos de personnages ou de coupures de presse, le tout enrobé dans un jet de bombe aérosol.
En 1982 il devient célèbre avec le film culte "Wild Style" où il peint des métros avec Dondi et Revolt.
Dès 1983, il expose à la Galerie Sydney Janis avec Dondi, A-One, Crash et Toxic. Avec ce dernier et Basquiat, qu'il fréquente depuis longtemps, il fonde les "Hollywood Africans"
et Basquiat fera la pochette légendaire de son disque de rap.
Il chante toujours, déguisé en personnage de ses tableaux,
avec un costume et un masque guerrier à la hauteur de ses délires, à jamais roi de la mise en scène et de la composition

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YEEMD - ALPHAORANGE
Peinture à la bombe
Originaire de l'Est Parisien, Yeemd dont le père est dessinateur, prend goût à l'écriture, à la calligraphique et à la couleur.
Le mouvement graffiti arrive dans les années 80 à Paris
et Yeemd s'intéresse très rapidement à cette tendance longtemps marginale et incomprise.
Dès 1986, la rue est son terrain de jeux.
Il graff sur les murs puis progressivement sur les métros parisiens et les catacombes un peu plus tard.
L'adrénaline, l'illégalité le font planer.
Il réalise ses premières toiles au début des années 90.
Il n'a pourtant jamais perdu de vue que le graffiti est signe de liberté et d'expression






Miss You

Commentaires

"Le graffiti est signe de liberté et d'expression". Lorsqu'ils sont aussi beaux que ceux de Broner, j'adhère à cet art des Chevaliers de la Rue!

Depuis longtemps déjà ma ville a laissé des espaces aux tagueurs. Certains sont superbes et apportent une note de couleur bienvenue au milieu du béton.

L'idée de cette expo puis vente aux enchères au profit de SOS Racisme est tout simplement géniale.

Ecrit par : valentine | 15 février 2010

Du beau, du bon, du généreux, bravo !

Ecrit par : Anna Galore | 15 février 2010

Le succès de l'expo Tag au Grand Palais est impressionnant et montre que les regards changent sur les tags. Comme j'adore cette forme d'expression depuis très longtemps, je trouve ça tip top.

Je ne sais pas quel sera le succès de la vente mais je trouve l'idée très très sympa :-)

Et j'aime bien ces liens, ces partages, entre des hommes autour d'une idée, d'une conviction.

"Touche pas à mon pote" a été ma première manif : pfiouuuu le temps file !

Ecrit par : Miss You | 15 février 2010

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