20 février 2010
« Les grandes espérances » / « Great expectations »

Grâce à Ramsès (merci à lui), j’ai découvert un film dont je n’avais jamais entendu parler auparavant et qui continue, plusieurs semaines après l’avoir vu, à me tourner dans la tête.
Preuve qu’il m’a marqué et aussi qu’il a soulevé de nombreuses questions.
La force d’un amour d’enfance, la fidélité à ses propres rêves ou leur trahison, le choix qu’on fait de sa vie, l’incidence, parfois sous estimée, des autres sur les chemins que l’on choisit ou que l’on refuse de suivre, l’influence du temps et des années sur ce que l’on pensait être essentiel…
Du film lui-même, j’ai beaucoup aimé la musique, la part d’ambigüité de chacun des personnages, comme autant de facettes, la place du dessin et de la peinture, la rencontre des époques et des lieux, un Ethan Hawke, terriblement humain, une Anne Bancroft, phénoménale et baroque, un De Niro, explosif mais trop rare. Une maison aussi, souvenir d'un temps révolu, semi écroulée dans laquelle la nature a repris tous ses droits.
Avant d’être un film, « Great Expectations » a (comme souvent) d’abord été un roman.
Avec ce film, j’ai enfin découvert un peintre, Francesco Clemente.
Je vous propose d’aller à leurs rencontres.
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Un livre
Les Grandes Espérances ou De grandes espérances (Great Expectations)
de Charles Dickens
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Un livre
Les Grandes Espérances ou De grandes espérances (Great Expectations)
de Charles Dickens
L'œuvre est publiée pour la première fois sous forme de feuilleton de décembre 1860 à août 1861, dans le magazine All the Year Round, et paraît ensuite en trois volumes chez l'éditeur londonien Chapman & Hall, en 1861.

Très populaire, traduit dans de nombreux pays, ce roman a connu plusieurs adaptations cinématographiques et inspiré à son tour différents créateurs.
L’histoire
Élevé, à la mort de ses parents, par sa sœur et son mari, Pip semble promis à l'existence obscure d'un jeune villageois sans fortune.
Dès les premières pages, le destin de Pip bascule lorsqu'il se voit obligé d'aider un forçat évadé, Abel Magwitch, à se libérer de ses chaînes. Puis son existence est bouleversée une seconde fois quand il fait la connaissance de l'étrange Miss Havisham, qui vit recluse dans son manoir de Satis House en compagnie de sa fille adoptive, Estella, au nom prédestiné, dont la froide beauté exalte et désespère tout à la fois le jeune garçon.

Lorsqu'une série de circonstances exceptionnelles permet à Pip de recevoir l'éducation d'un gentilhomme et d'espérer entrer en possession d'une immense fortune (l'expression « grandes espérances » désigne une promesse d'héritage), le jeune homme y voit l'occasion rêvée de conquérir l'inaccessible Estella.
Pip se rend donc à Londres et oublie ses anciens amis. Surtout, au fil des années, il renie le milieu modeste dont il est issu. Enfin, lorsqu'il découvre l'identité du mystérieux bienfaiteur à qui il doit tous les changements survenus dans sa vie, ses illusions s'évanouissent, de même que ses « espérances ». C'est en adulte, formé par l'expérience, qu'il reprend le chemin de son village et de Satis House.
Les thèmes
Roman de l'initiation, de la découverte de l'existence, le livre se terminait dans sa première version par un dénouement tragique.
Puis, sur les conseils de ses amis les romanciers Wilkie Collins et Edward Bulwer-Lytton, l'auteur a imaginé une fin plus optimiste.
Tout comme dans Oliver Twist ou David Copperfield, Dickens met en scène un narrateur très jeune, luttant contre l'adversité, aux prises avec des événements qui le dépassent. Et, de même que dans le reste de son œuvre, il peint le portrait de personnages hauts en couleur tout en tissant une intrigue riche en rebondissements et en coups de théâtre.
Ici, cependant, ces personnages jouent un rôle particulier au sens où les plus importants d'entre eux interviennent de plusieurs manières dans les multiples péripéties de l'action, parfois sous des identités ou des appellations différentes. Magwitch, Compeyson, Miss Havisham, Estella elle-même jouent plusieurs rôles à la fois, sans que le narrateur – et donc le lecteur – s'en aperçoive sur le moment.

Loin de pouvoir se définir en termes de « bons » ou de « méchants » comme il est d'usage dans le roman-feuilleton du XIXe siècle, ils apparaissent plus nuancés, plus contradictoires, voire plus ambigus à mesure que se succèdent les retournements de situation. Et, de son côté, Pip n'échappe pas non plus à cette ambivalence.
Le thème du temps, peut-être plus qu'ailleurs dans l'univers romanesque de Dickens, intervient constamment au long du récit. Il est symbolisé d'abord par le personnage de Magwitch, le forçat évadé qui vient réclamer justice (et l'on peut penser au Jean Valjean des Misérables de Victor Hugo, au Vautrin de la Comédie humaine de Balzac, au Dantès du Monte-Cristo de Dumas ou même au bagnard du Signe des Quatre de Conan Doyle), mais aussi, d'une manière spectaculaire, par l'omniprésence de Miss Havisham, l'éternelle fiancée éternellement vêtue de sa robe de mariée, qui arrêta jadis toutes les horloges de sa demeure et appartient désormais aux grands mythes populaires de la littérature britannique.
Sorti en 1998, c’est la quatrième adaptation du roman de Dickens à l'écran.
Elle avait précédemment été réalisée en 1934 par Stuart Walker, puis en 1946 par David Lean (avec John Mills et Alec Guinness), et enfin par Joseph Hardy (avec Michael York, Sarah Miles et James Mason) en 1974.
Avec Ethan Hawke, Gwyneth Paltrow, Anne Bancroft, Robert De Niro, … (casting complet)
Adaptation moderne du célèbre roman de Charles Dickens transposée à notre époque, ayant pour cadre la Floride ou le Pip de Dickens est devenu Finn et son oncle forgeron un patron pêcheur. Comme dans le roman l'enfant va sauver un forçat évade, geste qui changera sa destinée.

Quand la fortune viendra il pensera qu'il la doit à une vieille dame excentrique dont il égayait l'existence quand il était enfant. La maison de Ms. Dinsmoor est le Cà d'Zan, demeure construite à Sarasota, Floride, en 1924 par le magnat du cirque John Ringling et sa femme Mable.

Dans le film, toutes les oeuvres que l'on attribue au peintre Finnegan Bell's sont réalisées par un artiste Italien : Francesco Clemente, dont certains portraits peuvent rappeler ceux d'Egon Schiele.
Son portrait
L'artiste peintre italien Francesco Clemente naît à Naples le 23 mars 1952.
Il est un des artistes de la Transvanguardia à l'instar de Sandro Chia et Enzo Cucchi.

En 1964, Francesco Clemente publie plusieurs poèmes sous le titre "Castelli di Sabbia".
En 1967, Francesco Clemente étudie au Liceo Classico Umberto de Naples.
Il y obtient son diplôme en 1970. La même année il s'installe à Rome et étudie l'architecture à l'Università degli Studi di Roma.
Il rencontre un certain nombre d'artistes dont Cy Twombly et Alighiero Boetti, qui influencent son oeuvre.

Sa première exposition solo se déroule à la Galleria di Valle Giulia à Rome en 1971.

Depuis la décennie 70, Francesco Clemente produit une oeuvre riche, complexe et variée.
Son portrait expressif du corps humain et son utilisation des matériaux traditionnels
se dégagent radicalement de l'esthétique conceptuelle qui domine le panorama de la fin des années 60 et des années 70.

Sa sensibilité itinérante, qui le pousse à voyager en permanence en Italie, en Inde et à New York,
ainsi que dans le Sud-ouest américain et aux Caraïbes,
apparaît clairement reflétée dans son oeuvre dans la mesure où la culture de chaque lieu le stimule et diversifie son iconographie.

Depuis 1973, Francesco Clemente passe une partie de l'année en Inde,
pays à la culture hétérogène pour laquelle il ressent une grande affinité.
En prenant comme point de départ l'héritage mystique de ce pays et les arts contemporains,
il y trouve la liberté de travailler simultanément avec différents thèmes et techniques.

Lors de la Biennale de Venise de 1980, l'iconographie variée de Clemente attire l'attention internationale
et contribue au retour, à ce moment, de l'expressionnisme.

En 1981, poussé par la diversité ethnique et culturelle de la ville de New York,
Francesco Clemente s'y installe définitivement avec sa famille.
Il produit ses premières huiles de grand format au cours de l'hiver 1981-1982
et entreprend une série de portraits de personnes qui visitent son atelier.

Francesco Clemente participe à de nombreux projets de collaboration,
en travaillant avec Jean-Michel Basquiat et Andy Warhol à un ensemble de peintures
et en illustrant les poésies de Robert Creeley, Allen Ginsberg et John Wieners,
entre autres.
Crédit photos et illustrations Internet
L'artiste peintre italien Francesco Clemente naît à Naples le 23 mars 1952.
Il est un des artistes de la Transvanguardia à l'instar de Sandro Chia et Enzo Cucchi.

En 1964, Francesco Clemente publie plusieurs poèmes sous le titre "Castelli di Sabbia".

En 1967, Francesco Clemente étudie au Liceo Classico Umberto de Naples.
Il y obtient son diplôme en 1970. La même année il s'installe à Rome et étudie l'architecture à l'Università degli Studi di Roma.
Il rencontre un certain nombre d'artistes dont Cy Twombly et Alighiero Boetti, qui influencent son oeuvre.

Sa première exposition solo se déroule à la Galleria di Valle Giulia à Rome en 1971.

Depuis la décennie 70, Francesco Clemente produit une oeuvre riche, complexe et variée.
Son portrait expressif du corps humain et son utilisation des matériaux traditionnels
se dégagent radicalement de l'esthétique conceptuelle qui domine le panorama de la fin des années 60 et des années 70.

Sa sensibilité itinérante, qui le pousse à voyager en permanence en Italie, en Inde et à New York,
ainsi que dans le Sud-ouest américain et aux Caraïbes,
apparaît clairement reflétée dans son oeuvre dans la mesure où la culture de chaque lieu le stimule et diversifie son iconographie.

Depuis 1973, Francesco Clemente passe une partie de l'année en Inde,
pays à la culture hétérogène pour laquelle il ressent une grande affinité.
En prenant comme point de départ l'héritage mystique de ce pays et les arts contemporains,
il y trouve la liberté de travailler simultanément avec différents thèmes et techniques.

Lors de la Biennale de Venise de 1980, l'iconographie variée de Clemente attire l'attention internationale
et contribue au retour, à ce moment, de l'expressionnisme.

En 1981, poussé par la diversité ethnique et culturelle de la ville de New York,
Francesco Clemente s'y installe définitivement avec sa famille.
Il produit ses premières huiles de grand format au cours de l'hiver 1981-1982
et entreprend une série de portraits de personnes qui visitent son atelier.

Francesco Clemente participe à de nombreux projets de collaboration,
en travaillant avec Jean-Michel Basquiat et Andy Warhol à un ensemble de peintures
et en illustrant les poésies de Robert Creeley, Allen Ginsberg et John Wieners,
entre autres.
Crédit photos et illustrations Internet
Miss You
13:45 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : films, livres, peinture






Commentaires
Merci Miss, de cette belle note sur ce film que j'ai beaucoup aimé.
Elle se conclue, de façon inattendue, sur une étude de la peinture de Francesco Clemente (effet Kiss cool !) fort intéressante.
On peut avoir de nombreuses visions de ce film à facettes... La scène du baiser des deux enfants a frôlé la censure aux USA... J'y vois pour ma part une recherche de pureté originelle... Les plus belles histoires d'amour sont les amours impossibles... Le désir vaut-il mieux que le plaisir ?
Les images sont d'un grand esthétisme, la musique est magnifique, l'histoire pas banale... Et pourtant, ce film n'a pas eu le succès qu'il aurait mérité (il a même été boudé par la critique).
Ce qui m'a personnellement interpellé, ce sont ces instants de la vie où tout bascule en une fraction de seconde... Hasard ou destin ?
Ecrit par : ramses | 21 février 2010
Ravie qu'elle te plaise :-) Tant promis, tant tenu !
La peinture de Clemente est probablement l'une des sensations qui m'a suivie plusieurs jours après avoir vu le film. Pour moi, elle en fait partie intégrante. Paradoxalement, je ne suis pas sure de l'aimer. Disons qu'elle a fortement résonné en moi.
Un film à multiples facettes : oui. A multiples ressentis, aussi. Déroutant et séduisant. Surprenant et poétique. Charmeur et agaçant.
A voir !
Ecrit par : Miss You | 21 février 2010
"Charmeur et agaçant"... Un peu comme une sirène ? Ou alors un bourdon...
Ecrit par : ramses | 21 février 2010
"Un peu comme une sirène ?"
Oui :-) :-)
Ecrit par : Miss You | 22 février 2010
"Tant promis, tant tenu !"
Il y a aussi "con promis, chose dûe", mais là je divague...
Ecrit par : ramses | 22 février 2010
????????????
Ecrit par : Miss You | 22 février 2010
"mais là je divague..."
Et ça fait beaucoup pour la Méditerranée ;-)
anti
Ecrit par : anti | 22 février 2010
Anti,
Tu as raison, j'aurais dû dire "je m'égare" (d'Austerlitz).
Miss,
Il s'agit d'un "private joke" entre moi et moi... Une réponse à la sirène... Bref, n'y vois aucune allusion malveillante...
Ecrit par : ramses | 23 février 2010
Non non aucune malveillance suspectée, y pas de raison ;-) juste un grand moment d'interrogation, d'où mes ??????
Ecrit par : Miss You | 23 février 2010
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