25 mars 2010
Demain, c'est bien aussi !
Ce jeudi,
c'est la journée mondiale de la procrastination,
l'art de tout remettre au lendemain.
Et vous, que reportez-vous sans cesse ?
c'est la journée mondiale de la procrastination,
l'art de tout remettre au lendemain.
Et vous, que reportez-vous sans cesse ?
Flick'r/Rennett Stowe "Demain, j'arrête."
Remettre au lendemain ce qui peut-être fait le jour même, c'est l'art de la procrastination.
Une jeune maison d'édition, Anabet, a déclaré le 25 mars comme journée mondiale de la procrastination.
Devoir à rendre, rapport à boucler, facture à payer, robe à aller chercher chez le teinturier...
Au total, 20 à 30% de la population serait sujette au phénomène (étude de Passig et Lobo). Chez les étudiants, cette activité accaparerait jusqu'à un tiers du temps de veille quotidien.
"La procrastination c'est une défense immunitaire face à une société extrêmement rude, un moyen positif de se défendre des assauts du monde contemporain", affirme David d'Equainville, fondateur des éditions Anabet qui édite le livre "Demain c'est bien aussi.
"C'est l'occasion d'appuyer sur la touche pause", précise-t-il.
Si lever le pied peut être un soulagement, cette habitude peut se révéler difficilement supportable pour l'entourage.
Les procrastinateurs ne sont pas exemptés de bonnes manières. "Ne pas promettre", "annuler à temps", "exiger des échéances" sont les conseils que recommandent le livre.
La procrastination peut même entraîner de lourdes conséquences matérielles. "Je connais des gens qui tous les ans paient 10% de pénalités faute de régularisation auprès des impôts, explique Cécile De france, psychologue comportementaliste. Moi-même je renvoie la déclaration toujours au dernier moment !"
A l'inverse, certaines tâches n'impliquent pas qu'on les réalise dans l'immédiat.
"Contracter des assurances superflues", "ranger des dossiers dans son ordinateur" ou "essuyer la vaisselle" peuvent être remis au lendemain sans avoir mauvaise conscience pour autant, explique le guide.

Miss You
11:15 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : on se fait du bien






Commentaires
c'est marrant que tu parles 'd'Art de la procrastination" car en fait la procrastination c'est surtout un problème psychologique. Moi j'ai des phases de procrastination par exemple et c'est plutôt pénible.. D'un coup j'ai plus envie de rien faire, je reporte tout jusqu'au dernier moment et donc forcément je stress à mort et je me chope toutes les saloperies dû au stress, et je peux rien y faire.. C'est autre chose que la paresse, c'est maladif, et c'est souvent confondu avec la dépression. La seule solution que j'ai trouvé pour l'instant c'est d'avoir une petite amie qui me booste à travailler, d'aller me forcer à me coucher plus tôt et de prendre des vitamines :D Parceque même la technique de fixer des plannings n'a aucun effet sur moi dans ces phases.
Le seul avantage c'est qu'avec les années j'ai appris à travailler dans l'urgence, et rapidement et efficacement (ce qui énervait mes camardes d'école :D quand j'étais un des meilleurs en travaillant 2 ou 3h le dernier jours alors qu'ils bossaient depuis 2 semaines sur un sujet :D). Heureusement aussi que j'ai la notion du respect qui me permet d'avoir des coups de boost pour finir ce que je dois finir, même si c'est au dernier moment, quand ça concerne quelqu'un d'autre que moi.
Ecrit par : Netsah | 25 mars 2010
"l'art de tout remettre au lendemain."
Il ne faut pas remettre au lendemain ce qu'on peut faire le surlendemain.
Sinon, j'ai un point commun (de plus) avec toi, Netsah : celui de pouvoir faire certaines choses très vite... ce qui me permet d'avoir plein de temps libre :-)
Anna, no stress
Ecrit par : Anna Galore | 25 mars 2010
Ah ! La belle réflexion que voila ! Et la vidéo... Sublime...
Autant le dire tout de suite, je suis un procrastinateur convaincu... Ma devise a toujours été "Pourquoi remettre au lendemain ce que l'on peut faire le surlendemain ?"
En fait, ce n'est pas tout à fait cela... Je fais un tri entre ce qui ne peut souffrir aucun délai (que j'exécute en temps et en heure)... et le reste (qui représente la part des tâches la plus importante).
Par expérience, je me suis rendu compte qu'une bonne part de cette seconde partie "en attente" se dégonfle d'elle-même sans intervention... (ce n'était pas important, voire futile et une action se serait révélée plus néfaste que l'inaction).
Cette "prise de distance" va de pair avec une devise qui m'a toujours été chère : MiniMax... Minimum d'efforts, maximum d'efficacité...
Porter tous ses efforts sur l'essentiel, et pour le reste... Il est urgent d'attendre !
Ecrit par : ramses | 25 mars 2010
Anna,
Nous avons posté en même temps, mais je vois, une fois de plus, que nous sommes proches dans les idées !
Netsah,
J'ai aussi remarqué que les femmes étaient d'excellents "boosters" !
Ecrit par : ramses | 25 mars 2010
Efficience et procrastination sont diamétralement opposées ! La procrastination c'est pas ne pas faire, c'est faire des tas de choses en lieu et place de ce qu'il conviendrait de faire, c'est usant pour les personnes sujettes à ce trouble, car c'en est un comme souligne Netsah !
"C'est l'occasion d'appuyer sur la touche pause", précise-t-il.
Ben pour la vidéo, j'pense qu'il vaut mieux appuyer sur play ;-)
anti
Ecrit par : anti | 25 mars 2010
Trop bien de vous lire tous.
Autant pour le boulot ou quand d'autres sont concernés, j'arrive "facilement" à faire face en temps et en heures, autant quand ça ne concerne que moi, je procrastine parfois et alors très fort.
Comme le dit Anti, c'est faire des tas de choses en lieu et place de ce qu'il conviendrait de faire : exemple typique à la maison, je pars sur l'idée d'une chose précise à faire (lessiver la cuisine) et pourtant il me faudra plusieurs heures pour m'y mettre effectivement parce qu'avant de m'y mettre je me serais lancée dans 100 trucs pas directment liés, qui ne font que retarder et surtout qui auraient pu attendre une autre fois.
Avant de lessiver les murs, je me serais lancée dans la préparation d'un plat long (en me disant "quitte à salir -genre le poulet qui gicle du gras sur la cuisinière et les murs autour-, autant le faire avant de lessiver plutôt qu'après"), dans le tri de l'armoire de cuisine, dans le brossage des trucs en osier ("qui sècheront au soleil pendant que je frotte"), dans le lancement d'une lessive ("qui sèchera pendant que je continue de frotter"), dans le nettoyage du frigo et du congel ("quitte à attaquer le grand nettoyage, autant le faire en une seule fois..." sauf qu'une journée ne suffit pas et que je me retrouve en plein boum un week-end entier et que le dimanche, je suis encore plus frac que le vendredi.
"Ben pour la vidéo, j'pense qu'il vaut mieux appuyer sur play ;-)" Mdrrrr
Ecrit par : Miss You | 25 mars 2010
Merci anti pour la précision. C'est vrai que c'est avant tout ça le problème.. Quand j'ai des phases de procrastination je ne fais pas rien de la journée, quand j'ai écrit que je n'avais envie de rien faire, je voulais dire en rapport avec ce que je dois faire.
C'est pas comme quand je suis atteint de flemmingite aïgue, maladie ô combien connue dans le sud de la France :D
Je fais plein d'autres choses, souvent pas très utiles ni productives, au lieu de faire ce que j'ai à faire, au moment où je devrais le faire.
Ecrit par : Netsah | 25 mars 2010
Pour en revenir à l'efficience et au traitement urgent de certaines choses, j'ai remarqué que le fait de le remettre à plus tard entraînait symétriquement un effort exponentiel... Ce qui aurait pu être résolu en quelques minutes, voire quelques heures, va devenir inextricable plus le temps passe...
Il ne faut donc pas se tromper dans le choix des priorités... Ni "faire l'autruche" à mauvais escient... Parfois, il est aussi "urgent d'agir"...
Ecrit par : ramses | 25 mars 2010
le problème c'est que la procrastination est pathologique, elle apparaît souvent pendant les études (c'est mon cas) ou dès qu'une personne se retrouve avec des responsabilités de travail ou une décision importante à prendre.
Donc le fait de ne pas se tromper sur ses priorités c'est plus facile à dire qu'à faire... :D C'est une maladie sans traitement, qui marche au stress de dernière minute et à l'adrénaline, et dont on devient surement, inconsciemment, dépendant. Ce n'est pas simplement le "pourquoi faire aujourd'hui ce que l'on pourrait faire demain" ou faire l'autruche, le terme psychologique de 'procrastination' c'est quand ça devient maladif et récurrent.
Ecrit par : Netsah | 25 mars 2010
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